
Gil Rivière-Wekstein
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Rédacteur d’Agriculture & Environnement. Décrypte les politiques agricoles et le lobby écolobio (pesticides, OGM, irrigation…). Inventeur du terme «agribashing»
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L'angle mort du débat sur les retenues d'eau. • Un ouvrage de stockage, c'est un point d'eau permanent dans un paysage qui en manque. Oiseaux d'eau, amphibiens, libellules, végétation de berge s'y installent. • En sécheresse, c'est parfois le seul point d'eau accessible à la faune sur des kilomètres. • On les décrit comme des atteintes à la nature. Ils créent des milieux humides là où il n'y en avait plus – dans un pays qui a perdu les deux tiers de ses zones humides en un siècle (OFB). • Le champ irrigué joue le même rôle : plus frais qu'un sol nu en canicule, sol vivant, refuge pour les insectes, les vers de terre et le petit gibier. • On oppose irrigation et biodiversité. En été, sur le terrain, c'est souvent l'inverse. ➡️ Et le chiffre qui devrait clore le débat : selon le BRGM, substituer les prélèvements d'été par du stockage hivernal augmenterait le débit estival jusqu'à +40% sur certains tronçons. Au moment de l'année où la rivière en manque le plus. ➡️ On oublie aussi que l'accès à cette eau est conditionné : réduction des pesticides, plantation de haies, corridors écologiques. #Biodiversité #Irrigation #VieDesSols #Eau
Gil Rivière-Wekstein71,018 Aufrufe • vor 4 Tagen

Pourquoi les retenues d'eau ne se construisent pas en France. Ce n'est pas technique. • Le constat fait consensus : l'eau tombe en hiver, les cultures en ont besoin en été. Il faut en retenir une part. • La réalité : 400 projets de retenues bloqués, pour l'essentiel pour des raisons administratives et contentieuses. • Trois causes. Le contentieux – chaque autorisation est attaquée. Le principe de non-régression – un décret facilitant les retenues collinaires annulé par le Conseil d'État. Les SAGE – des règles locales plus dures que la loi. • Le cœur du problème : faute de hiérarchie explicite dans le code de l'environnement, l'eau pour la nature pouvait primer sur l'eau pour produire. • Correction 1 : la loi précise qu'aucune sous-priorité ne prime sur les autres. L'eau agricole passe au même niveau juridique que l'eau pour le milieu. • Correction 2 : harmonisation nationale. Un SAGE ne peut plus être plus contraignant que la loi pour les retenues jusqu'à 3 ha. Retenues collinaires de nouveau possibles en zone humide de moins d'1 ha. ➡️ Et un cap inédit : 1 milliard de m³ stockés en plus d'ici 2035, un doublement inscrit dans la loi. ➡️ Le blocage n'était pas technique. Il était juridique. Il se corrige. Ces corrections ne sont pas tombées du ciel : ce sont précisément les demandes que portaient les irrigants dans le débat sur la loi d'urgence agricole. Elles ont été obtenues au terme d'un travail parlementaire, pas concédées, et validées par le Conseil constitutionnel. #Eau #Irrigation
Gil Rivière-Wekstein13,079 Aufrufe • vor 1 Tag

Mythe n°5 : "La France manque d'eau : il faut réduire l'irrigation." Vraiment ? Comparons les chiffres européens. • La France est le 2ᵉ pays d'Europe par l'abondance de ses ressources hydriques (après la Norvège). Ce n'est pas une opinion – c'est la géographie. • Taux de mobilisation de l'eau en Europe : 🇫🇷 France : 20% 🇩🇪 Allemagne : 25% 🇪🇸 Espagne : 29% 🇮🇹 Italie : 32% L'Italie utilise 60% de plus que la France. Personne ne dit que l'Italie "vole l'eau". • L'eau que la France ne stocke pas en hiver part dans la mer. Ce n'est pas vertueux, c'est inefficace. • La solution : stocker en hiver, recycler, dessaler là où c'est pertinent. Pas restreindre. Gérer. #Eau #Agriculture #Irrigation • Et côté pratique, même constat. Part de la SAU irriguée en 2016 : Grèce 23,6%, Italie 20,2%, France 6,8%. Moyenne UE : 5,9%. Surfaces équipées : Espagne 3,6 M ha, Italie 4,1 M ha, France 2,8 M ha. (Eurostat) • Nos voisins irriguent 3 à 4 fois plus intensément que nous, sur des territoires plus secs et plus petits. Et ils prennent les marchés que nous abandonnons. ➡️ Et la comparaison la plus parlante, ce sont les ouvrages. En 25 ans : France 5 à 10 M de m³ de nouvelles réserves. Maroc : environ 2 Mds de m³. Espagne : environ 22 Mds d m³ de stockage. ➡️ Rapportée aux 500 Mds de m³ de pluie que reçoit la France chaque année, notre capacité de stockage agricole équivaut à quelques heures de précipitations. Ce ne sont pas nos ressources qui nous distinguent. Ce sont nos ouvrages. #Eau #Irrigation Annie Genevard Ministère Agriculture et Souveraineté alimentaire Min. Ecologie Territoire Transports Ville Logement Irrigants de France
Gil Rivière-Wekstein60,065 Aufrufe • vor 6 Tagen

L'irrigation favorise les "gros agriculteurs" ? Les données disent l'inverse. • Entre 2000 et 2010 : exploitations irrigantes -22%, non irrigantes -27%. Les fermes qui irriguent ont mieux résisté. Ce n'est pas une coïncidence. • Pourquoi ? Une récolte prévisible = revenu prévisible = survie de l'exploitation. Sans irrigation, une mauvaise année peut être la dernière. Pour une ferme familiale sans trésorerie, c'est existentiel. • L'irrigation ouvre l'accès aux filières contractuelles : fraises, melons, pruneaux, semences, maraîchage. Ce sont des milliers d'emplois ruraux à haute valeur ajoutée. Interdire l'irrigation = importer ces produits. • Les semences de maïs hybride du Sud-Ouest, les pruneaux d'Agen, les melons du Quercy – tout ça, c'est de l'eau. Restreindre l'eau, c'est détruire des filières identitaires. • FNSEA & Irrigants de France, mars 2026 : « Nos productions décrochent les unes après les autres, sans qu'aucune solution structurelle ne soit mise en œuvre. » Derrière -22% et -27%, il y a des fermes qui ferment. ➡️ Sur le cas érigé en symbole par les opposants : dans les Deux-Sèvres, 202 exploitations irrigantes sur 300 sont engagées. À Sainte-Soline, les 26 fermes participantes ont une taille économique similaire ou inférieure à la moyenne régionale. ➡️ Et tous les agriculteurs du secteur, raccordés ou non, profitent de l'allègement des restrictions estivales. #Irrigation #Irrigants #Eau
Gil Rivière-Wekstein29,973 Aufrufe • vor 3 Tagen

Mythe n°4 : «Il est préférable de laisser l'eau dans la nappe plutôt que de la stocker en surface.» L'objection la plus fréquente mérite une vraie réponse. • Parce que toutes les nappes ne se ressemblent pas. Nappe inertielle (Picardie) : l'eau circule lentement, la nappe est une excellente réserve naturelle. Stocker en surface n'aurait aucun sens. • Nappe réactive, fissurée ou karstique (Poitou) : l'eau circule vite et n'y séjourne qu'un mois environ avant de rejoindre l'océan. La nappe déborde l'hiver et se vide seule à l'approche de l'été. • Conséquence directe : le pompage hivernal n'a pas d'effet sur le niveau estival de la nappe. Cette eau part de toute façon à la mer. • Les alternatives ? La recharge artificielle est inutile sur une nappe déjà saturée à 100%. Les retenues collinaires supposent un relief absent des plaines. Le prélèvement en rivière en crue abîme le matériel. • Ordres de grandeur (BRGM, Deux-Sèvres) : remplir les retenues = 1,3% de la pluie efficace hivernale, et -1% sur le débit des cours d'eau. Aucun prélèvement autorisé si la nappe est trop basse. • Patrick Lachassagne, président du Comité français d'hydrogéologie : dire qu'une retenue n'est pas soutenable «n'est factuellement pas vrai», l'impact est «très site-dépendant». ➡️ La question n'est pas s'il faut stocker. C'est où, et dans quelle nappe. #Hydrogéologie #Eau #Irrigation Annie Genevard Ministère Agriculture et Souveraineté alimentaire Min. Ecologie Territoire Transports Ville Logement Irrigants de France
Gil Rivière-Wekstein53,703 Aufrufe • vor 7 Tagen

L'eau n'est pas du pétrole. Et ça change tout au débat sur l'irrigation. ➡️ Quand on brûle du pétrole, il disparaît. Quand on utilise de l'eau, elle continue son cycle. 1,4 milliard de km³ sur Terre depuis 3,8 milliards d'années. Stable. Constante. ➡️ L'eau prélevée par l'agriculture s'évapore, transpire, remonte, retombe en pluie. L'irrigation ralentit le cycle, elle ne le brise pas. C'est de la physique, pas de la politique. ➡️ Et si on stockait mieux ? 3 sources : la pluie hivernale (retenues), l'eau recyclée (eaux usées traitées), l'eau de mer (dessalement, inexistant en France continentale). Or on choisit plutôt de restreindre. ➡️ Le vrai problème n'est pas le manque d'eau. C'est l'absence de politique de gestion intelligente. #Irrigation #Eau
Gil Rivière-Wekstein73,978 Aufrufe • vor 13 Tagen

Ce qu'on ne vous dit pas sur l'eau et l'agriculture en France. • La France reçoit 180 milliards de m³ de pluie efficace. L'agriculture prélève 3 milliards de m³/an. Soit 1,7% de la ressource. Pas exactement le pillage qu'on décrit. • Et sur ces 3 Mds de m³ prélevés, 75% retournent dans l'atmosphère via les plantes. L'eau ne disparaît pas : elle suit un cycle naturel fermé depuis 3,8 milliards d'années. • L'agriculture est le 4ᵉ usage préleveur d'eau en France (10%). Avant elle : le refroidissement des centrales (45%), les canaux de navigation (20%), l'eau potable (18%). Les canaux prélèvent deux fois plus que toute l'agriculture. ➡️ Pendant deux semaines, on publie les données réelles sur l'irrigation agricole. Sources officielles. Pas de slogans. ➡️ Partagez si vous en avez assez des approximations. #Irrigation #Eau #Agriculture
Gil Rivière-Wekstein78,901 Aufrufe • vor 14 Tagen

L'irrigation et la souveraineté alimentaire. Un lien que personne ne dit assez. • La FAO : 20% des terres irriguées produisent 40% de la nourriture mondiale. 2x plus de nourriture sur 5x moins de surface. L'irrigation est le levier de productivité agricole le plus puissant. • En France : les exploitations irriguées ont perdu 22% de leur nombre entre 2000 et 2010. Les non-irriguées ont perdu 27%. L'irrigation protège les fermes familiales. Ce n'est pas un privilège industriel. • L'aspersion protège les vergers contre le gel printanier. Sans elle, 100% d'une récolte de fruits peut disparaître en une nuit. • Semences, maraîchage, arboriculture, légumes sous label... Ces filières vivent grâce à l'eau. Sans irrigation = importation. La souveraineté alimentaire n'est pas un slogan – c'est une infrastructure. •➡️ Éric Frétillère, président d'Irrigants de France : « Sans eau d'irrigation, il n'y aura plus d'alimentation demain. » Le choix est simple : produire ici, ou acheter ailleurs. #SouverainetéAlimentaire #IrrigationFrance
Gil Rivière-Wekstein28,728 Aufrufe • vor 5 Tagen

Mythe n°3 : l’irrigation, ce serait des méga-bassines, une privatisation et un accaparement de l’eau. Trois mots, un même objectif. La guerre du vocabulaire sur l'eau. • «Méga-bassine». Le terme technique est «retenue de substitution» : un stockage d'hiver qui remplace un prélèvement d'été. L'ouvrage ne prend pas plus d'eau, il la prend à un autre moment. • «Privatisation de l'eau». En droit français, l'eau est un patrimoine commun de la nation. Un agriculteur n'achète pas d'eau : il obtient une autorisation encadrée, limitée, révocable, restreinte dès le premier arrêté sécheresse. • Sur le prix : personne ne paie l'eau, ni l'agriculteur ni le particulier. Ce qui se paie, ce sont les services – captage, potabilisation, distribution, collecte et traitement des eaux usées. L'eau brute d'irrigation n'est ni traitée ni distribuée : elle relève d'une redevance de prélèvement, pas d'un achat. • «Accaparement». L'eau potable reste prioritaire en toutes circonstances. L'agriculture est le 4ᵉ préleveur, 10% des volumes, et la première restreinte en cas de crise. • Alors pourquoi ces mots ? Parce que le débat n'est pas technique. Derrière, il y a un projet idéologique assumé : produire moins. Moins d'élevage, moins de céréales, moins d'irrigation. ➡️ L'eau n'est pas le sujet. Elle est le levier. Quand on remplace un nom par un slogan, ce n'est pas un accident de vocabulaire mais une volonté de manipuler le débat. #Eau #Irrigation Annie Genevard Ministère Agriculture et Souveraineté alimentaire Min. Ecologie Territoire Transports Ville Logement Irrigants de France
Gil Rivière-Wekstein39,842 Aufrufe • vor 8 Tagen

Trois leviers pour mobiliser mieux l'eau en France. Aucun n'est nouveau. • Le stockage hivernal. Chaque hiver, des volumes considérables rejoignent la mer sans avoir servi. Et Explore2 projette environ +20% de pluies hivernales en fin de siècle : la ressource à stocker augmente. • La réutilisation des eaux usées traitées. Elle irrigue sans prélever un litre de plus dans le milieu. L'Espagne et Israël en réutilisent une part importante. La France, une fraction infime. • Le dessalement. Éprouvé depuis des décennies à Chypre, Malte, en Espagne, en Israël. Coût énergétique réel, à assumer. En France continentale : aucune unité en service. Ce n'est pas une filière sous-exploitée. C'est une filière jamais engagée – dans un pays qui a des milliers de km de côtes. ➡️ Ce qui manque n'est ni l'eau ni la technique. C'est la décision. ➡️ L'objection de l'évaporation : « 20 à 60% de l'eau stockée s'évapore ». Le chiffre vient d'une étude sur des lacs nord-américains, mal lue : elle dit 20 à 60% DES PERTES, pas du volume stocké. La perte nette réelle : 2,3 à 5% du volume, 7,7% au plus fort d'une canicule extrême (Académie d'agriculture de France). Loin du gouffre annoncé. ➡️ Et le GIEC inclut explicitement le stockage parmi les solutions d'adaptation – à condition qu'il ne soit pas l'unique réponse. À verser au débat : des travaux de l'université d'Orléans concluent que l'évaporation d'une retenue est inférieure à celle d'une zone humide de surface équivalente. L'argument de l'évaporation, appliqué avec constance, condamnerait aussi les milieux qu'on prétend défendre. #Irrigation #Eau #Dessalement
Gil Rivière-Wekstein10,913 Aufrufe • vor 2 Tagen

Mythe n°2 : «Le maïs boit trop.» Ce que cette phrase ignore. • Le maïs est une plante en C4. Sa photosynthèse limite les pertes d'eau par transpiration, contrairement aux plantes en C3 (blé, tournesol, luzerne). Ce n'est pas de la botanique décorative : c'est ce qui détermine sa consommation. • Chiffres : en conditions non limitantes, environ 40 kg de matière sèche par millimètre d'eau et par hectare pour le maïs, contre 25 kg pour le blé ou le ray-grass, 20 kg pour la luzerne (Barrière, 2001). À biomasse égale, le maïs consomme moins. • Le maïs n'est irrigué qu'environ deux mois par an, de fin juin à fin août. Le reste du cycle : la pluie. • Seul 1 hectare de maïs sur 4 est irrigué en France (grain, semence et fourrage confondus). Les 3 autres poussent à la pluie. • Et ça recule. Surfaces de maïs irriguées : -17% entre 2010 et 2020, quand les surfaces de maïs progressaient de +8%. Part du maïs dans les surfaces irriguées : 49% en 2000 → 41% en 2010 → 33% en 2020. (RGA) • L'irrigation ne pèse qu'un quart dans le maïs. Et elle y recule depuis vingt ans. Le «grand assoiffé» n'existe pas. ➡️ Un fait rarement rapporté : lors des grands incendies de Gironde, les exploitations concernées ont toutes été épargnées, ainsi que les habitations situées près des parcelles de maïs. Un couvert irrigué en plein été ne brûle pas comme un sous-bois sec : il fait coupure. La culture désignée comme le symbole du gaspillage a servi de pare-feu à des maisons et à des fermes. #Maïs #Irrigation #Eau Annie Genevard Ministère Agriculture et Souveraineté alimentaire Min. Ecologie Territoire Transports Ville Logement Irrigants de France
Gil Rivière-Wekstein35,016 Aufrufe • vor 9 Tagen

Mythe n°1 : «L'agriculture gaspille l'eau.» Gaspiller, c'est perdre. Cherchons où l'eau d'irrigation se perd. • Destination 1 : la nourriture. Une part de l'eau est incorporée à la plante (blé, maïs, fruits, légumes) puis devient alimentation humaine, ou fourrage, lait et viande. Pas perdue : devenue nourriture. • Destination 2 : les sols, les nappes, les rivières. Infiltration, recharge du bassin, vie du sol entretenue, résidus de culture restitués. Pas perdue non plus. • Destination 3 : l'atmosphère. 75% repart par évapotranspiration, forme des nuages, retombe en pluie. • Calculez : nourriture, sols, atmosphère. Aucune perte nulle part. Zéro perte, donc zéro gaspillage. • Pour mémoire, qui prélève en France (29,4 Mds de m³, 2023) : centrales 45%, canaux de navigation 20%, eau potable 18%, agriculture 10%, industrie 7%. • Les canaux prélèvent deux fois plus que toute l'agriculture. Personne ne demande de les fermer. ➡️ L'objection à connaître : l'agriculture, c'est 61% de l'eau consommée. Exact, mais prélever ≠ consommer. Sur les prélèvements, elle pèse 10%. Sur la consommation nette, 61%, parce que son eau repart dans la plante et l'atmosphère, pas dans un tuyau de rejet. Elle la rend au cycle, pas au réseau. #Irrigation #Eau Annie Genevard Ministère Agriculture et Souveraineté alimentaire Min. Ecologie Territoire Transports Ville Logement Irrigants de France
Gil Rivière-Wekstein27,146 Aufrufe • vor 10 Tagen

«La France manque d'eau.» Vérifions cette affirmation, chiffre par chiffre. • Combien tombe-t-il d’eau ? 512 Mds de m³ de pluie par an sur la métropole. Environ 40% deviennent de la pluie efficace, soit ~200 Mds de m³ d'eau renouvelable. L'agriculture en prélève 3 Mds. • A-t-il moins plu depuis 10 ans ? Non. 2024 : une des 10 années les plus pluvieuses depuis 1959 (1075 mm, +15%). 2025 : écart de 0% à la normale. Météo-France ne relève aucune tendance marquée sur les cumuls annuels. • Et demain ? Explore2 (Inrae, OFB, Météo-France) : sur les cumuls annuels, «les projections ne s'accordent pas sur le signe des changements». Pas de baisse claire. • Ce qui change : hiver environ +20%, été environ -25%, évapotranspiration +25%, étiages jusqu'à -40% (-60% au Sud). Pas moins d'eau mais de l'eau au mauvais moment. • Un problème de calendrier peut se régler : stockage, drainage, irrigation. Pas par l'interdiction. #Eau #Irrigation Annie Genevard Ministère Agriculture et Souveraineté alimentaire Min. Ecologie Territoire Transports Ville Logement Irrigants de France
Gil Rivière-Wekstein20,037 Aufrufe • vor 11 Tagen

Jean-Luc Mélenchon explique sa stratégie électorale. Pesticides, cours d'eau pollués, cancers : des sujets forts, dit-il, qui font « entrer les gens dans l'anticapitalisme » bien plus efficacement que n'importe quel autre discours. Ce n'est pas la santé publique qui l'intéresse, c'est « l'anticapitalisme ». Les malades ? Une « porte d'entrée » vers un agenda politique. La santé publique comme levier électoral.
Gil Rivière-Wekstein23,546 Aufrufe • vor 2 Monaten

«Je n’en ai rien à faire des 300 producteurs de noisettes» Voilà ce que dit en substance la députée LFI Aurélie Trouvé, en brandissant les peurs sur l’acétamipride. Et cela, après avoir expliqué que la santé et la politisation des maladies est un «vecteur essentiel» et un «levier» pour eux, car «les mobilisations sur les fermes-usines et les mégabassines ne marchaient pas». Bref, une instrumentalisation politique des peurs, dans une émission qui affichait «le capitalisme nous rend malades».
Gil Rivière-Wekstein24,020 Aufrufe • vor 3 Monaten

Suite aux nombreuses réactions sur les réseaux sociaux outrées par la nomination de la militante écologiste Anne Le Strat au poste de directrice déléguée à la "mobilisation de la société" à l’OFB, la députée Christelle Minard (Groupe Droite Républicaine) a interpellé Monique Barbut, la ministre de la Transition écologique, sur ce problème. Cette dernière a annoncé que le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé une enquête sur les modalités du recrutement d’Anne Le Strat. Affaire à suivre…
Gil Rivière-Wekstein37,872 Aufrufe • vor 6 Monaten

Dans son meeting de lancement de campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a parlé d'agriculture... pour marteler que les pratiques de nos agriculteurs étaient à l'origine d'une épidémie de cancers et que nos produits agricoles n'étaient pas sains. Cela confirme mon analyse selon laquelle la gauche radicale va aborder la question agricole sous cet angle.
Gil Rivière-Wekstein16,199 Aufrufe • vor 2 Monaten

Hier soir sur BFM, j'ai pu exposer 3 mesures simples que Gabriel Attal devrait prendre pour éviter un blocage de Paris : 1. Sortir de la politique décroissante du #GreenDeal 2. Fixer des objectifs de production pour assurer la souveraineté alimentaire 3. Moratoire sur les normes environnementales, notamment #Ecophyto Marc Fesneau Arnaud Rousseau Daniel Sauvaitre Eric THIROUIN Franck LABORDE Géraldine Woessner Emmanuelle Ducros
Gil Rivière-Wekstein109,602 Aufrufe • vor 2 Jahren

Sur la réintroduction de l'acétamipride, Annie genevard ne se laisse pas démonter face aux propos outrageants de la députée écologiste Delphine Batho qui, sans surprise, affirme que les pratiques de nos agriculteurs empoisonnent les enfants. Face à cette fabrique de la peur à plein régime, la ministre de l'Agriculture a rappelé que l'EFSA "a décrété admissible le recours à cette substance, autorisée dans 26 des 27 pays de l'Union européenne".
Gil Rivière-Wekstein54,761 Aufrufe • vor 1 Jahr

Outre la scandaleuse nomination de la militante écologiste Anne Le Strat à l'OFB, le sénateur Laurent Duplomb interpelle Mathieu Lefèvre, ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, sur les financements accordés par l'OFB à des associations spécialisées dans l'agribashing, et révélés par Agriculture & Environnement dans le dernier numéro de sa revue. En effet, Générations Futures a reçu la somme de 90.000 euros de l'OFB ces quatre dernières années et France Nature Environnement a reçu 480.000 euros en 2024, dont 150.000 euros pour le fameux programme Sentinelles de la nature, qui incite à dénoncer toutes atteintes supposées à l’environnement.
Gil Rivière-Wekstein28,950 Aufrufe • vor 6 Monaten