
Alexandre Devecchio
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Rédacteur en chef service débats @Le_Figaro et @FigaroMagazine. Editos matinale Europe 1 week-end. Débats sur @CNews.
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« Le renvoi vendredi des onze accusés devant les assises pour le meurtre de Thomas, à Crépol, avec la circonstance aggravante de racisme anti-Blancs, marque un tournant. En même temps que la fin d’un tabou, c’est la reconnaissance d'un fléau dont, selon les sondages, 70 % des Français admettent l'existence. Mais que ni les médias ni la justice ne voulaient reconnaître jusqu’ici. […] Depuis les émeutes de 2005, ils nous parlent de relégation sociale, de discriminations, de ghettos. Jamais de sécession culturelle. Or cette sécession a une conséquence dont on parle trop peu : l'exil de millions de Français, de toutes origines, qui se sont sentis chassés de chez eux et étrangers dans leur propre pays. Et Crépol montre que cette partition n'est plus circonscrite aux cités de Marseille ou de Seine-Saint-Denis. Le glissement du côte à côte au face à face s'opère désormais partout. Jusque dans un village de la Drôme. Aucune île de l'archipel français n'est plus tout à fait à l'abri… » Mon édito du jour sur Europe 1, consacré au récent tournant dans la tragédie de Crépol ! 📎
Alexandre Devecchio87,297 görüntüleme • 13 gün önce

Bruno Le Maire : « Je propose que nous remettions en cause le principe de l'emploi à vie dans la fonction publique. Dans l'Éducation nationale, est-ce qu'on a besoin d'embaucher tout le monde pour la durée entière de sa mission ? C'est très hypocrite parce que ce qu'on fait actuellement, c'est qu'on multiplie les contractuels parce qu'on ne veut pas assumer la remise en cause du principe de l'emploi à vie dans la fonction publique pour donner plus de souplesse, de meilleures rémunérations aux salariés et une plus grande efficacité de l'État. » 📎
Alexandre Devecchio43,616 görüntüleme • 7 gün önce

Je ne prédis évidemment pas l’issue de l'élection présidentielle, mais je pense qu’un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon correspond à la logique de l’histoire, notamment en raison de l’affaissement idéologique du centre - qui ne propose plus rien -, doublé d’un affaissement démographique des catégories socio-électorales qui le portaient, auquel s’ajoute l’absence d’une incarnation politique claire. --- Merci à France 5 de m'avoir invité hier dans "C Ce soir" à débattre sur le thème "Présidentielle 2027 : l'élection la plus radicale ?" 📎
Alexandre Devecchio112,608 görüntüleme • 24 gün önce

« Le président de la République a tout fait pour être sur la photo, comme s’il espérait que l’aura du Pape rejaillisse sur lui. S’il a affirmé jadis qu’il n’y avait pas de culture française, Emmanuel Macron ne peut ignorer que nos compatriotes, catholiques ou pas, sont attachés à la marque chrétienne de leur pays. C’est tout le paradoxe. Malgré les déchirements, l’anticléricalisme, la diabolisation de l’Eglise et de notre passé, la France reste indissociable de ses clochers et de ses cathédrales. On ne la comprend pas sans Chateaubriand, Péguy ou Bernanos. En 1980, au Bourget, Jean-Paul II demandait : « France, fille aînée de l'Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » Ce week-end, sa jeunesse a répondu oui. » Mon édito du jour sur Europe 1. 📎
Alexandre Devecchio44,051 görüntüleme • 12 gün önce

« L’affaire Jordan Bardella vient fragiliser le parti en ce début de campagne. D'abord parce qu’elle ramène le RN à ses vieux démons. Elle semble donner raison à ceux qui répètent que la dédiabolisation n'est qu'une façade. Ensuite parce qu'elle touche Bardella lui-même. Jusqu'ici, c'était le visage jeune et rassurant du parti. […] Rien ne bouge, néanmoins. Dans le dernier sondage Ifop, Marine Le Pen reste indéboulonnable, entre 33 et 35 %. […] Les Français font la part des choses. Que ces propos détestables soient authentiques ou non, ils ne reflètent en rien les positions actuelles du RN, ni celles de Jordan Bardella. Et puis personne n'est dupe. Mediapart traque les supposés antisémites d'il y a treize ans… mais ferme les yeux sur l'antisionisme radical d'une partie de l'extrême gauche. Et sur l'antisémitisme islamiste, celui qui tue. Aujourd'hui, beaucoup de Français, à commencer par les Français juifs, ont davantage peur de cette extrême gauche que du RN. Et les violences autour des blocus de lycées ne font que renforcer cette inquiétude face à LFI. Enfin, l’antifascisme ne fonctionne plus. Les Français sont lassés de cette rhétorique anachronique, à géométrie variable, qu'on leur sert depuis quarante ans. La ficelle est trop grosse et trop usée. Le RN est porté par une vague. Une vague très profonde, comme celles qui ont porté d'autres leaders populistes en Europe et en Occident. On l'a vu avec Trump aux États-Unis, on le voit aujourd’hui avec l’AFD : les affaires, les polémiques, les dérapages glissent sur eux. C'est d'abord une vague d'adhésion. Sur la sécurité, sur l'immigration, mais aussi sur la souveraineté, les idées du RN sont devenues majoritaires. Et c'est aussi une vague de dégagisme. Les partis traditionnels n'ont pas su répondre aux problèmes des Français. Aux yeux d’une grande partie de ces derniers, ils sont disqualifiés. Pire : ils sont jugés responsables du déclin. Une affaire, même grave, ne suffira pas à faire cette lame de fond. » Mon édito du jour sur Europe 1 !
Alexandre Devecchio18,215 görüntüleme • 4 gün önce

🚀Le débat Le Figaro Magazine que j’ai eu la chance d’animer entre Sarah Knafo et Bruno Le Maire, sur le thème « Qui sont les responsables du casse du siècle ? », a déjà été visionné par plus de 500 000 personnes. À retrouver dès maintenant, en intégralité, sur YouTube ! 📎
Alexandre Devecchio16,992 görüntüleme • 4 gün önce

Les habitants des banlieues ne se résument pas aux jeunes gens qui jettent de l’acide, cassent des camions de pompiers et se cagoulent pour manifester. Il y a aussi des lycéens dont les parents se lèvent tôt et qui font des efforts essentiels. Si je suis très hostile au mouvement en cours et à la manière dont il est mené, c’est aussi parce que je suis sincèrement soucieux du sort de ces quartiers-là. Les militants professionnels qui gravitent autour d’eux ne font que les desservir et les invisibiliser.
Alexandre Devecchio23,764 görüntüleme • 7 gün önce

Éric Zemmour : « Il y a une hiérarchie entre voir le peuple de souche français devenir minoritaire sur son sol et être remplacé par un peuple d'une autre civilisation, et le fait de rembourser à des créanciers une dette de plus en plus importante. […] On n'est plus, aujourd'hui, dans les mécanismes d'immigration traditionnels (intégration, assimilation, etc.), mais dans l'affrontement de deux peuples et le remplacement de l'un par l'autre, avec toute la violence qui s'exprime à travers eux : les vols, les viols, les trafics de drogue, qui ne sont pas de la délinquance, contrairement à ce que disent les politiques et les médias, mais des actes de guérilla entre deux peuples qui se disputent une même terre. » 📎
Alexandre Devecchio210,951 görüntüleme • 3 ay önce

Je m’amuse de constater, Benoît Hamon, que sur l’immigration et le travail, vous partagez le point de vue d'Édouard Philippe. Pour ma part, je me sens davantage proche de François Ruffin - et même de Karl Marx - pour qui l’immigration sert d'armée de réserve du capital. On fait venir en France des travailleurs destinés à occuper des emplois mal rémunérés et souvent pénibles. Il est illusoire de penser que l'on sauvera notre modèle social ainsi ! Je rappelle qu'il y a deux fois plus d'immigrés au chômage que de Français, et que le ratio cotisations/prestations sociales des immigrés est négatif. L'immigration coûte donc davantage à l'État qu'elle ne lui rapporte ! 📎
Alexandre Devecchio291,781 görüntüleme • 5 ay önce

« On parle beaucoup des problèmes dans les établissements scolaires de banlieue, mais il existe aussi une réalité de la France rurale et périphérique dont on ne parle presque jamais : celle d’une France qui ne brûle pas ses lycées, qui ne casse pas, qui n’agresse pas ses professeurs et qui, pour le coup, connaît de vraies difficultés d’accès à l’éducation. Proportionnellement, moins de moyens sont consacrés à cette France-là qu’à celle des banlieues. Ne laissons donc pas croire que c’est Germinal en banlieue, que la France ne fait rien pour ses « quartiers », ou qu’ils seraient abandonnés au racisme systémique et aux violences policières. J’y ai moi-même été scolarisé et peux en témoigner. » Un grand merci à France 5 de m’avoir invité à débattre, hier dans CCeSoir, sur le thème « Blocages lycéens : naissance d’un mouvement politique ? » 📎
Alexandre Devecchio15,895 görüntüleme • 7 gün önce

On a beaucoup parlé, ces derniers jours, du poids des inégalités. PISA ne montre néanmoins pas seulement un effondrement du niveau scolaire des élèves issus des milieux les plus modestes, mais un effondrement qui touche tout le monde ! Cela me terrifie, car un pays dont la population n’est plus suffisamment éduquée est un pays qui, nécessairement, décline. La première égalité à défendre doit être celle du souci de l’excellence pour tous : précisément tout ce que nous avons détricoté, ces dernières décennies, au nom même de l’égalitarisme.
Alexandre Devecchio15,189 görüntüleme • 7 gün önce

Éric Zemmour : « La guerre civile me hante. Je la vois arriver de façon évidente. Mais ce n'est pas moi qui la provoque, cher François Bayrou. Je pense qu'elle a déjà commencé. Quand vous voyez les francocides, c'est-à-dire le nombre incalculable de petits Français qui se font massacrer à la machette ou au couteau par des arabo-musulmans ou des Africains, j'appelle ça le début de la guerre civile. [...] La Saint-Barthélémy de 1572 n'est que l'acmé d'une guerre qui a commencé cinquante ans plus tôt, entre les Catholiques et les Protestants. Je pense que nous sommes dans la même situation et que nous avons commencé une guerre de religions, qui débute [aujourd'hui] par des guérillas. » 📎
Alexandre Devecchio170,329 görüntüleme • 3 ay önce

David Lisnard : « L'ambition européenne doit être totalement réécrite et réinventée, en reprenant les positions du général de Gaulle. Il n’avait pas renoncé au traité de Rome, il voulait une Europe démocratique, laissant le choix aux nations. Le problème de l’Europe aujourd’hui, c’est qu’elle n’a pas réussi à faire d’alliances en son sein pour porter de grands projets. Donc à la place, elle invente des régulations et s’enorgueillit de cela. C’est comme s’il y a plus de cent vingt ans, on avait regardé les autres inventer et produire l’automobile, et que nous étions heureux d’être les premiers à inventer le code de la route. Dans cette Europe, le souci, c’est que les pays, donc les peuples, n’ont plus la main, que la Commission décide de tout. L’Union européenne a dit « voilà ce que l’on accepte que les autres fassent en dessous ». Et on pâtit de cette approche condescendante, ce n’est plus acceptable aujourd’hui. » 📎
Alexandre Devecchio264,712 görüntüleme • 5 ay önce

🔴« Comme le révèlent les indiscrétions du Figaro, dans l’entourage d’Emmanuel Macron, certains affirment que le président pense sérieusement à dissoudre l’Assemblée nationale peu de temps avant la présidentielle afin de faire coïncider l’élection du futur président avec celle des députés. L’objectif serait d’empêcher le successeur d’Emmanuel Macron de décider de la temporalité des législatives et de permettre au président de rester, jusqu’au bout, le maître des horloges. Emmanuel Macron, qui redoute une victoire de Marine Le Pen ou Jordan Bardella à la présidentielle, voudrait ainsi priver un éventuel futur président RN de trouver une majorité. A défaut de faire obstacle à l’entrée de la droite nationaliste à l’Elysée, il s’agirait de l’entraver dans l’exercice du pouvoir. […] Cela révèle l’incroyable inconséquence du président de la République et de ceux qui l’entourent. Emmanuel Macron et ses proches semblent envisager l’exercice du pouvoir comme une partie de poker dont ils seraient les joueurs. Et peu leur importe si leurs coups foireux conduisent le pays vers l’abîme. Cela traduit également un enfermement psychologique. Seuls des dirigeants complètement déconnectés peuvent imaginer ce genre de décision. Enfin, cela montre un très grand mépris pour la démocratie et les Français. La volonté d’empêcher par tous les moyens Marine Le Pen ou Jordan Bardella de gouverner, quand bien même ces derniers seraient élus légitimement, s’apparente à une véritable tentative de coup d’Etat juridique. Cela s’inscrit dans la stratégie de nominations tous azimuts du président de la République, qui entend ainsi verrouiller tous les postes clés du pouvoir. Du bilan d’Emmanuel Macron, les historiens retiendront peut-être qu’il a détruit la Ve République et cédé à la tentation illibérale. » Mon édito du jour sur Europe 1.
Alexandre Devecchio167,008 görüntüleme • 3 ay önce

David Lisnard : « Plus on a fait de règles, plus on a régulé le logement, moins on a fabriqué de logements ! On parlait de Pompidou tout à l’heure. De son temps, la France comptait 48 millions d’habitants, et on construisait 500.000 logements neufs par an. Aujourd’hui, on a la loi SRU, la loi climat et résilience, on a l’impôt sur la fortune immobilière, et on produit 280.000 logements par an. Le problème est avant tout dans cette bureaucratie, qui résulte précisément de l’excès de régulation, qui est pour moi le contraire de la liberté ! » 📎
Alexandre Devecchio246,738 görüntüleme • 5 ay önce

« Parisiens ou métropolitains pour la plupart, les journalistes vivent dans une bulle close, très éloignés de la France profonde. Ils n'ont rien vu venir des Gilets jaunes et refusent de comprendre les ressorts du vote Le Pen. Pour résoudre le problème, il faut diversifier le recrutement en ouvrant les portes à des profils sociologiques et géographiques différents. Tant que nos rédactions resteront le miroir exclusif de la bourgeoisie urbaine, les médias ne raconteront pas la France. Il est temps de briser l'entre-soi pour que la majorité des Français se sente enfin représentée. » Mon édito du jour sur Europe 1.
Alexandre Devecchio38,026 görüntüleme • 26 gün önce

J’ai été scolarisé, à dix ans d’intervalle, dans le même collège que Jordan Bardella à Saint-Denis et j’ai, comme lui, des origines italiennes. Indépendamment des idées politiques, je ne peux pas m’empêcher de le regarder avec sympathie. Je trouve positif que l’on puisse venir du 93 et connaître une telle ascension. Son parcours montre que la méritocratie fonctionne bien, tout comme l’assimilation dès lors que les conditions de celle-ci sont réunies. 📎
Alexandre Devecchio245,721 görüntüleme • 8 ay önce

Non, Laurence De Cock, le Puy du Fou n’invisibilise en rien les classes populaires. Ce parc, largement fondé sur le bénévolat, fait vivre toute une région et réunit des acteurs comme des spectateurs dont certains sont très modestes. On ne peut imaginer meilleur divertissement populaire ! Je ne serais pas choqué qu’il existe des spectacles de sensibilité de gauche en Seine-Saint-Denis. Même si je ne suis pas dupe de l’agenda politique des architectes de ce projet, financé à grand renfort d’argent public, cela fait partie de la création artistique. Contrairement à vous, en revanche, je ne crois pas qu’intégrer les personnes issues de l’immigration implique d’abandonner le roman national. Au contraire : le meilleur moyen de faire communier des personnes, quelles que soient leurs origines, c’est de leur faire partager notre belle histoire de France. 📎
Alexandre Devecchio13,614 görüntüleme • 10 gün önce

🔴 « Moins de 650 000 enfants sont nés en France en 2025, soit 24 % de moins qu'en 2010. Notre fécondité s'est effondrée à 1,56 enfant par femme, rendant le solde naturel négatif pour la première fois depuis 1945. Dans le débat sur la réforme des retraites, la démographie, c'est l'éléphant au milieu du couloir dont personne ne veut parler. […] Le verrou financier se situant au moment d'accueillir le troisième enfant, Oscar Bockel propose une prime massive de 40 000 euros au troisième bébé. Une politique nataliste massive, inspirée de l'esprit de 1945, dont le coût global s'élèverait à 8 milliards d'euros en incluant des places de crèche et de nouveaux droits en entreprise. C'est une somme, certes, mais dérisoire face aux centaines de milliards dépensés pour colmater les brèches d'un système qui vieillit. Et c’est le prix à payer pour redonner à la France sa vitalité et éviter demain de remplacer nos écoles par des maisons de retraite. » Mon édito du jour sur Europe 1, consacré à l’ouvrage d’Oscar BOCKEL « La bombe de la dénatalité », tout juste paru aux Éditions du Cerf. 📎
Alexandre Devecchio34,588 görüntüleme • 1 ay önce