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Gabrielle Siry-Houari

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Conseillère de Paris déléguée lutte contre les VSS dans l’espace public - élue à #paris18, autrice (« La République des hommes » @Edbouquins), économiste

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« Quand il y a des rats, des migrants et des toxicomanes… » : association d’idée limpide de Rudolph Granier ce soir en conseil d’arrondissement du 18e arrondissement de Paris. La droite de Rachida Dati dans toute sa splendeur 🤢

« Quand il y a des rats, des migrants et des toxicomanes… » : association d’idée limpide de Rudolph Granier ce soir en conseil d’arrondissement du 18e arrondissement de Paris. La droite de Rachida Dati dans toute sa splendeur 🤢

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Sur le mythe « il faut légaliser la #GPA en France en l’encadrant pour éviter que cela se fasse à l’étranger dans de pires conditions » : 1. Là où une GPA « encadrée » ou « éthique » existe, comme au UK, on débat désormais de permettre la commercialisation, faute de femmes volontaires pour mettre à disposition leur utérus sans rémunération. L’offre ne satisfait pas la demande donc ça ne peut pas rester « éthique » très longtemps (vidéo 1). 2. Nous sommes dans le cadre d’un marché mondialisé, donc les couples continueront d’aller à l’étranger acheter des GPA : soit faute d’« offre » suffisante en France, soit parce que les conditions leur conviennent mieux à l’étranger. C’est ainsi que beaucoup d’Américains vont acheter une GPA en Ukraine dans les usines à bébés très peu encadrées, alors même que la GPA est légale aux USA (vidéo 2). 3. L’argument principal : celui des principes fondamentaux qui régissent notre vie en société. La pratique de la #GPA doit rester interdite en France pour des raisons (bio)éthiques comme elle l’est aujourd’hui : le corps humain est indisponible et le principe de la dignité humaine fait obstacle à ce qu’une personne soit considérée comme une chose. En l’occurrence, la mère-porteuse, dont le corps est instrumentalisé, et l’enfant à naître, qui est acheté (cf capture d’écran 3). Le consentement, si tant est qu’il puisse être libre, n’y change rien : on n’est pas libre d’aliéner sa propre dignité. Depuis l’abolition de l’esclavage, on ne peut consentir à être esclave (les libéraux à l’époque mettaient aussi en avant la « liberté » et le fait qu’il y ait des volontaires). C’est aussi la raison pour laquelle, même si l’on y consent, on ne peut par exemple pas être « lancé » dans le cadre d’un jeu (cf affaire du « lancer de nain » de Morsang-sur-Orge), ni vendre ses organes. Faudrait-il légaliser la vente d’organes en France parce qu’on pourrait soi-disant mieux l’encadrer qu’à l’étranger ??!

Gabrielle Siry-Houari

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