
Henri de Turenne
@Henri2Turenne • 29,264 subscribers
Henri de la Tour d'Auvergne (1611-1675) dit Turenne. Maréchal général des camps et armées du roi. Aujourd'hui est mort un homme qui faisait honneur à l'Homme.
Shorts
Videos

Avec le train de vie professionnel qu'il mène, franchement, c'est un bon investissement. Pas de courses à faire, dépend pas de sa femme pour manger, pas de vaisselle, c'est sur le chemin de son boulot. Il se socialise un peu avec la serveuse et, en plus, il a une remise.
Henri de Turenne348,861 次观看 • 1 个月前
1:55
Sensitive content
This media may contain sensitive content.

La formation en ligne qui domine les champs de bataille des XVIIe et XVIIIe siècles n'est pas une stupidité tactique ni un choix né d'une tradition militaire absurde : elle constituait la réponse la plus efficace aux contraintes de la guerre de l'époque. En déployant les soldats sur plusieurs rangs, elle permettait de maximiser la puissance de feu en faisant tirer simultanément un plus grand nombre d'hommes. Les tirs de volée compensait ainsi la faible précision des mousquets, tandis que la succession des rangs permettait de maintenir un feu continu malgré la lenteur du rechargement. Cette disposition facilitait également le commandement et le maintien de la discipline, éléments essentiels dans des armées où la cohésion faisait souvent la différence entre la victoire et la déroute. Face à une charge de cavalerie, une ligne bien disciplinée peut tenir sa position, voire se former rapidement en carré si la situation l'exige. La généralisation de la baïonnette à douille à la fin du XVIIe siècle (qu'on doit à Vauban) renforce encore l'efficacité de cette tactique, en permettant à l'infanterie de passer instantanément du combat à distance au combat rapproché sans avoir à changer d'arme. Enfin, la ligne présente un autre avantage majeur : elle réduit la vulnérabilité des troupes face à l'artillerie. Contrairement aux énormes blocs compacts de piquiers, comme les tercios espagnols ou les carrés suisses du XVIe siècle, qui offraient des cibles idéales aux boulets de canon, une ligne plus étendue et moins profonde limite considérablement les pertes provoquées par un seul tir. En définitive, la formation en ligne représentait le meilleur compromis entre puissance de feu, discipline, mobilité et résistance aux différentes menaces du champ de bataille. C'est pourquoi elle demeura la tactique dominante jusqu'à la guerre de Sécession, avant que les progrès de l'armement, notamment l'apparition des armes rayées et l'augmentation de la portée ainsi que de la précision des tirs, ne rendent ces formations de plus en plus désuètes.
Henri de Turenne79,663 次观看 • 13 天前