
Jean-François Le Drian
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🇫🇷 🇨🇩 La vérité ne dépend pas de qui l'énonce, mais des faits eux-mêmes. L'étiquette ne fait pas l'essence. L'UE est le tombeau de la France. One-man army.
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Regardez jusqu'au bout cette vidéo qui dévoile l’une des innombrables atrocités commises par ces deux déchets humains ci-dessous à gauche. Ces êtres putrides n’ont plus rien à faire sur cette planète. Il est temps que le peuple rwandais se réveille et dépose ces tyrans sanguinaires.
Jean-François Le Drian17,868 views • 19 days ago

Un commentateur résume la scène : « On dirait un gosse qui appelle son pote pour entrer en boîte ». Pitoyable. La fin de cette séquence vient parfaire le ridicule de la situation : « Mais tu sais, après, j’aimerais avoir une courte discussion avec toi et le Qatar sur la situation à Gaza. » Notre fiction de président sait qu’il est entendu par ce policier et veut ainsi lui signifier que lui peut avoir une discussion de grande personne directement avec Trump. Encore et encore, ce mépris qui s’incarne lamentablement dans cette fiction présidentielle débilitante qui n'a que trop duré. Bref, « Malheur à toi, pays, dont le roi est un enfant » (Ecclésiaste).
Jean-François Le Drian137,517 views • 10 months ago

Il est intolérable et indécent que Louise Mushikiwabo puisse briguer un troisième mandat à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie. Cette candidature constitue une insulte aux principes que l’OIF prétend incarner. La Déclaration de Bamako, acte fondateur de la Francophonie politique, est pourtant claire : « Francophonie et démocratie sont indissociables ». Elle impose aux États membres des élections libres, fiables et transparentes, le respect réel de la liberté de la presse et d’expression, la liberté d’association et d’opposition, ainsi que la protection contre les violations graves des droits humains et les prises de pouvoir par la force. Or, le Rwanda que représente Louise Mushikiwabo – ancienne ministre des Affaires étrangères et fidèle porte-parole du régime Kagame – incarne depuis plus de trente ans l’exact contraire de ces exigences. Classé dans les tréfonds des classements de Reporters sans frontières, ce régime pratique l’étouffement systématique de la presse, les disparitions forcées d’opposants et de journalistes, une surveillance généralisée de la population, et des élections transformées en plébiscites sans concurrence réelle. Tout candidat sérieux capable de menacer Kagame en est systématiquement exclu, emprisonné ou éliminé. Pire : le Rwanda est régulièrement accusé par des rapports convergents d’experts de l’ONU, de Human Rights Watch et d’autres organisations crédibles d’apporter un soutien direct et décisif au groupe armé M23 en République démocratique du Congo. Présence de troupes rwandaises sur le sol congolais, participation à des offensives meurtrières, massacres de civils, déplacements massifs de populations, recrutements forcés : les faits sont accablants et documentés depuis des décennies, de la première guerre du Congo jusqu’aux récentes conquêtes de Goma, Bukavu et Uvira. Les dénégations rwandaises ne tiennent plus face à l’accumulation des preuves. Trente ans de rapports, de témoignages, de traces satellitaires et d’enquêtes indépendantes ne peuvent être balayés par les discours Bullshit habituels de Kagame. Dès lors, comment une représentante de ce système peut-elle prétendre, avec la moindre crédibilité, incarner la Secrétaire générale chargée de promouvoir et de faire respecter la Déclaration de Bamako ? Comment pourrait-elle exiger des autres États le respect de la démocratie et des droits humains quand son propre pays les piétine quotidiennement, y compris en agressant militairement un voisin francophone ? Louise Mushikiwabo n’aurait jamais dû obtenir un premier mandat. Qu’elle en sollicite un troisième relève de l’insulte. L’OIF ne peut plus se permettre d’être dirigée par l’émissaire d’un régime qui bafoue ouvertement les valeurs qu’elle est censée défendre. Accepter ce renouvellement ne serait pas une simple erreur de jugement : ce serait un déni de réalité assumé et une trahison explicite des engagements solennels de Bamako. La Francophonie mérite mieux que cette hypocrisie institutionnalisée. Sur les crimes du Rwanda 👉 lire la Requête introductive d'instance de la RDC contre le Rwanda devant la CIJ :
Jean-François Le Drian11,517 views • 1 month ago

Macron, le roitelet de TikTok, après avoir ricané bêtement sur Trump dans une de ses vidéos débiles dont il est si fier, se prend une claque magistrale : Trump n'a même pas pris la peine de l'accueillir à son arrivée à la Maison Blanche. Un magistral vent, bien mérité pour ce président en toc ! Le même qui, se croyait génial, balançant au monde entier sa conversation avec Poutine, histoire de frimer avec son pathétique "Il ne connaît pas le droit, ton juriste." Pitoyable et triste pour notre nation !
Jean-François Le Drian85,585 views • 1 year ago

Washington, 4 décembre 2025. Trump trône au centre de l'attention médiatique. Kagame, lui, est tassé, presque recroquevillé, en position basse, tel un petit garçon craignant une saillie présidentielle susceptible de l'humilier. Une journaliste pose une question à D. TRUMP : « Les troupes rwandaises tuent encore en RDC. Quand partiront-elles vraiment ? » Trump : « Bientôt. Des mois, peut-être des années. Mais l’accord est solide, croyez-moi. » Kagame baisse les yeux. Il sait qu’il ne retirera pas ses troupes, héritières des génocidaires Inkotanyi qui massacrèrent pendant les guerres du Congo des centaines de milliers de civils Hutu et causèrent directement ou indirectement la mort de millions de congolais. Il a déjà décidé d’envoyer plus d’armes et d’hommes au M23 qu’il dirige en secret. Tant que Kagame sera aux commandes, il n’y aura pas de paix en RDC. À chacun d'en tirer les conclusions.
Jean-François Le Drian41,943 views • 8 months ago
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Il y a 31 ans jour pour jour, le 22 avril 1995, Paul Kagame ordonnait le massacre de Kibeho. Des témoins oculaires – soldats australiens de l’UNAMIR et personnel de Médecins Sans Frontières - conclurent à un bilan de plus de 8 000 civils, parmi lesquels des femmes, des enfants et des vieillards, sauvagement assassinés dans une indifférence lourde de la communauté internationale. Source : Ce bain de sang, loin d’être un incident isolé, n’était qu’un prélude aux horreurs qui allaient marquer le règne de Kagame, un homme que les Anglo-Saxons choisirent d’installer au pouvoir et de glorifier comme le «réconciliateur» qu’il ne fut pas, fermant les yeux sur son véritable visage : celui du plus grand criminel de masse contemporain. Responsable de massacres de masse au Rwanda, avant, pendant et après le génocide, de millions de morts et de pillages systématiques dans l’Est de la République démocratique du Congo, ainsi que d’assassinats extraterritoriaux, Kagame a bâti son pouvoir sur le sang, la violence et l’impunité. La communauté internationale, elle, obnubilée par son image artificielle de sauveur providentiel, refusde reconnaître ses crimes contre l’humanité. Avec un cynisme effroyable, elle fit mine de ne pas connaître les exactions contre les Hutus, documentées dès 1994 dans des rapports longtemps occultés, pour ne pas « minimiser » le génocide, comme si des crimes de masse pouvaient occulter d’autres crimes de masse. Faut-il rappeler que les Tutsis de l’intérieur furent les victimes de ce génocide et non les Tutsis venus d’Ouganda qui prétendent les représenter tout en leur déniant le droit de dire leur vérité, surtout lorsqu’elle ne s’inscrit pas dans le narratif biaisé soutenu par le régime depuis des décennies à coup d’influence et d'assassinats ? Une question demeure : est-il légitime de masquer des crimes contre l’humanité, voire un génocide, commis par le camp que l’on a choisi de soutenir, sous prétexte que le «remède» serait toujours préférable au mal ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Face aux 550 000 Tutsis de l’intérieur victimes du génocide de 1994, le « remède » incarné par le régime de Kagame a engendré une hécatombe bien plus vaste : au moins cinq millions de morts en trois décennies (fourchette basse), principalement dans l’Est du Congo. Ces pertes humaines, d’une ampleur terrifiante, ne peuvent plus être reléguées au rang d’«effets collatéraux». Les premiers signaux de cette tragédie étaient pourtant clairs. Un câble de l’ambassade américaine de Bujumbura faisait état dès août 1994 de massacres de masse. Source : Le 14 octobre 1994, le rapport Gersony, enterré pendant des années, dénonçait les exactions de l’Armée patriotique rwandaise (APR) de Kagame. Source : Il révélait des « tueries soutenues et systématiques » de civils Hutus dans des zones dépourvues de toute résistance armée. Le rapport décrivait des « tueries aveugles à grande échelle » d’hommes, de femmes, d’enfants, de malades et de vieillards, suivant un mode opératoire effroyable : des populations entières, attirées sous de faux prétextes à des « réunions communautaires » sur la « paix » ou la « distribution de nourriture », étaient massacrées par des tirs de mitrailleuses, enfermées dans des bâtiments où des grenades étaient lancées, ou exécutées à l’arme blanche. Plus tard, les enquêtes secrètes du TPIR à travers d’autres sources viendront confirmer le rapport Gersony. Le doute n’est aujourd’hui plus permis. Sources 320 pages : L’Occident, en occultant ses atrocités, en refusant de juger un homme dont les crimes rivalisent avec les pires génocides du XXe siècle, a trahi ses propres valeurs. Cette complicité par le silence est une tache indélébile sur la conscience internationale. Il est temps de briser l’impunité, de rendre justice aux millions de victimes et de cesser de glorifier ce monstre tristement encore vivant.
Jean-François Le Drian20,146 views • 3 months ago

Le 6 avril 1994, l'avion des présidents rwandais et burundais était abattu alors qu'il approchait l'aéroport de Kigali. Cette vidéo nous montre un Kagame qui perd le contrôle et dérape sans trop s'en rendre compte. Face à Kagame, le journaliste affirme : "Mais vous n'aviez pas le droit d'abattre l'avion et de l'assassiner." Il répond : "J'avais le droit de me battre pour mes droits" Le journaliste lui pose alors un autre question : "Aviez vous le droit d'assassiner le Président ? " Et il répondra : "non, mais étant la partie adverse que je combattais, il était possible qu'il puisse facilement mourir ". Dans son fameux livre, le général Dallaire qui vécut le génocide de l'intérieur relate son entretien du 2 avril 1994 avec Kagamé, soit 4 jours avant l’assassinat du Président Hutu : "Jamais je ne l'avais vu aussi sombre. Il a simplement ajouté que nous étions à la veille d'un cataclysme et qu'une fois enclenché, aucun moyen ne permettrait de le contrôler." Le 31 décembre 2013, Patrick Karegeya, ancien membre du FPR et chef des services de renseignements extérieurs du Rwanda de 1994 à 2004 qui souhaitait témoigner pour confirmer l'implication de Paul Kagamé dans la destruction de l'avion présidentiel fut également assassiné. Une dizaine de jours après son assassinat en Afrique du Sud, le président Paul Kagamé prononça un discours levant toute ambiguité quant au commanditaire de ce crime en s'exprimant ainsi : « Quiconque trahit le pays en paiera le prix. Si vous décevez le pays, si vous souhaitez du mal à son peuple, vous finirez par en subir les conséquences. Il ne reste qu'à savoir comment. » En France lors d'une procès des auteurs présumés du double assassinat des présidents rwandais et burundais, le juge bruguiére considérera comme établie la piste du FPR de Kagame. Avec l'arrivée d'un Sarkozy sous influence US et décidé à rétablir des liens avec le Rwanda, l'affaire fut confiée au juge Trévidic qui sur la base d'une expertise acoustique de couverture effectuée en France et en dépit d'éléments de preuve et de témoignages accablants, parvint à obtenir le non lieu exigé par la raison d'État mise au service du déshonneur national.
Jean-François Le Drian68,058 views • 1 year ago

Cinq jours seulement après l’assassinat de Patrick Karegeya, ancien chef des services de renseignement extérieur du Rwanda, Louise Mushikiwabo publiait ce tweet : « Ce n’est pas comment on commence, c’est comment on finit. Cet homme s’est déclaré lui-même ennemi de mon gouvernement et de mon pays, et tu t’attends à ce que j’aie pitié de lui ? » Cette réaction glaçante intervenait alors que l’opposant avait été étranglé dans une chambre d’hôtel en Afrique du Sud. Elle révélait déjà une posture où la loyauté au régime primait sur toute considération humaine élémentaire. Lors d’une interview tendue sur DW Conflict Zone, face à Tim Sebastian qui évoquait cet assassinat et les accusations récurrentes d’éliminations extrajudiciaires de dissidents par le régime Kagame, Louise Mushikiwabo se retrouve acculée. Elle nie toute implication du gouvernement rwandais tout en justifiant implicitement la violence d’État : Tim Sebastian : Le 1er janvier 2014, le colonel Patrick Karegeya a été étranglé dans une chambre d’hôtel en Afrique du Sud. Votre gouvernement l’a-t-il fait tuer ? Louise Mushikiwabo : Non. Ce n’est pas le sujet. […] Je ne pense pas que le gouvernement du Rwanda ait été déclaré coupable de quoi que ce soit. Lorsque le journaliste lui rappelle que, deux semaines après le meurtre, le président Kagame avait publiquement évoqué les « conséquences » pour ceux qui trahissent le Rwanda, elle assume sans détour : « Exactement ! Si tu t’en prends à mon pays, je m’en prends à toi. […] Tous les gouvernements s’en prennent à leurs ennemis. » Poussée dans ses retranchements, elle finit par invoquer l’exemple d’Oussama Ben Laden pour justifier l’action rwandaise, avant de qualifier Karegeya de simple « fugitif » qui « avait trahi son pays » et devant donc « en assumer les conséquences ». Elle conclut : « Ceux qui choisissent de trahir leur pays […] doivent savoir qu’il y aura des conséquences. Ce n’est pas à nous de pleurer pour quelqu’un qui s’est déclaré ennemi du Rwanda et de son peuple. » Cette défense, loin de reposer sur un État de droit clair et transparent, révèle une rhétorique qui banalise l’élimination physique des opposants en la présentant comme une nécessité. La comparaison avec Ben Laden apparaît particulièrement maladroite : elle assimile un ancien haut responsable rwandais en exil à un terroriste international et expose surtout une conception où la raison d’État justifie tout, y compris l’exécution extrajudiciaire. Louise Mushikiwabo, l'apparatchik, excelle dans la loyauté inflexible au régime de Kigali. Mais ce genre de sortie met cruellement en lumière les limites morales d’une idéologie qui sacrifie systématiquement la cohérence éthique et le respect du droit, à la défense inconditionnelle d'un pouvoir autoritaire et brutal.
Jean-François Le Drian21,813 views • 4 months ago

Observez le visage de Louise Mushikiwabo, l'apparatchik du régime de Kigali, au moment où elle comprend qu’elle n’obtiendra probablement pas de troisième mandat à la tête de l’OIF. Elle semble être la seule à ne pas applaudir aprés cette déclaration d'Emmanuel Macron en Égypte : “L’épicentre du français se trouve aujourd’hui dans le bassin du fleuve Congo, et non sur les quais de Seine, car c’est là qu’il y a le plus de locuteurs.”
Jean-François Le Drian14,727 views • 2 months ago

Louise Mushikiwabo a été élue secrétaire générale de l’OIF le 12 octobre 2018 lors du sommet d’Erevan. Elle a officiellement pris ses fonctions le 3 janvier 2019 pour un mandat initial de quatre ans. Elle a été réélue pour un second mandat le 20 novembre 2022 à l’issue du sommet de Djerba (Tunisie), où elle était candidate unique. Au printemps 2023, soit plus de quatre ans après son arrivée, les résultats d’un sondage interne (réalisé fin 2022 – début 2023 auprès du personnel) ont révélé un climat de travail préoccupant : - 44 % des répondants estimaient avoir été victimes de harcèlement moral ; - 9 % mentionnaient du harcèlement sexuel ; - 15 % déclaraient avoir été témoins de fraudes ou d’irrégularités. Cette consultation a mis en évidence une culture du silence, un management jugé toxique par une large partie des employés et un fort sentiment d’insécurité psychologique au sein de l’organisation. En réaction, le Canada, par la voix de la ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly, a annoncé le 2 avril 2023 la réduction de sa contribution volontaire à l’OIF de 3 millions CAD pour au moins un an. La raison officiellement invoquée : les résultats « troublants » du sondage et la politique de tolérance zéro du Canada en matière de harcèlement. Cette décision, inédite dans l’histoire récente de l’OIF, s’inscrivait dans un contexte plus large de tensions avec Ottawa (notamment autour du non-renouvellement du poste d’administrateur canadien Geoffroi Montpetit). Depuis 2019, l’OIF traverse donc une crise de crédibilité et de gouvernance sous la direction de Louise Mushikiwabo : 👉 Accusations récurrentes de politisation excessive (liens forts avec Kigali), tensions ouvertes avec le Canada, départs inhabituels de cadres, restructurations controversées et dégradation marquée du climat interne. Le style de management autoritaire et parfois brutal attribué à Louise Mushikiwabo est souvent comparé, dans les cercles critiques, à celui d’Inès Mpambara, figure influente de l’appareil rwandais. Ancienne Directrice de Cabinet au sein du Bureau du Président Paul Kagame pendant de nombreuses années, Inès Mpambara a été nommée en juillet 2025 Ministre en charge des Affaires du Cabinet au sein du Bureau du Premier ministre — une position qui lui confère, de fait, une autorité supérieure sur le gouvernement. Au Rwanda, Inès Mpambara est particulièrement connue pour : - Humilier ou réprimander publiquement (ou en petit comité) ministres, hauts fonctionnaires et directeurs lors de réunions à la présidence, souvent avec des termes durs ou dégradants ; - Exercer un contrôle très strict sur l’agenda présidentiel et les accès, ce qui lui a valu une réputation de crainte (et parfois de forte hostilité) au sein de l’administration. Ce parallèle, fréquemment évoqué dans les milieux critiques de Kigali et de la diaspora, vise à souligner un certain « style » managérial importé ou partagé au sein de certaines institutions dirigées par des figures proches du pouvoir rwandais. Au-delà de ce motif déjà suffisant pour ne pas renouveler Louise Mushikiwabo, l’enjeu principal est ailleurs : confier à nouveau le secrétariat général de la Francophonie reviendrait à remettre entre les mains du régime autoritaire de Kigali un puissant instrument d’influence internationale, de blanchiment de ses crimes et de légitimation de l’agression territoriale en cours dans l’est de la RDC. Cela offrirait surtout à Paul Kagame une respectabilité diplomatique qu’il ne mérite pas. La France, s’étant déjà suffisamment compromise avec le scandaleux rapport Duclert — dont les conclusions avaient été en grande partie annoncées et « vendues » à l’avance par Emmanuel Macron à Paul Kagame en échange de services bien connus de tous —, doit absolument soutenir une candidature congolaise.
Jean-François Le Drian24,959 views • 6 months ago

Cette séquence exceptionnelle à diffuser encore et encore est extraite d'une rare interview de Kagame (actuel président d'un pays agresseur) réalisée par la BBC dans laquelle il avoue à demi-mots l’assassinat de l’ancien président rwandais qui fut l'élément déclencheur de la fureur génocidaire. Le 6 avril 1994, l'avion des présidents rwandais et burundais était abattu alors qu'il approchait l'aéroport de Kigali. 5 semaines avant cet attentat, le co-pilote du Falcon, Jean-Pierre Minaberry, avait adressé une lettre à son employeur indiquant "nous savons qu'ils ont des missiles (le FPR) et nous étudions des départs à basse altitude." Face à Kagame, le journaliste de la BBC affirme : "Mais vous n'aviez pas le droit d'abattre l'avion et de l'assassiner." Kagame répond : « J'avais le droit de me battre pour mes droits. » Le journaliste lui pose alors une autre question : « Aviez-vous le droit d'assassiner le Président ? » Kagame : "non, mais étant la partie adverse que je combattais, il était possible qu'il puisse facilement mourir." Dans son fameux livre, le général Dallaire, qui vécut le génocide de l'intérieur, relate son entretien du 2 avril 1994 avec Kagamé, soit 4 jours avant l’assassinat du président hutu : "Jamais je ne l'avais vu aussi sombre. Il a simplement ajouté que nous étions à la veille d'un cataclysme et qu'une fois enclenché, aucun moyen ne permettrait de le contrôler. Ainsi, Paul Kagame savait pertinemment que l'attentat qu'il avait planifié déclencherait un véritable génocide. Le TPIR (Tribunal Pénal International pour le Rwanda) finalement, malgré le rapport Hourigan, refusera de statuer sur le double assassinat, et ce, pour les raisons invoquées par Carla Del Ponte : "Mon prédécesseur, Louise Arbour, avait étudié les tenants et les aboutissants de l'attentat et conclu que, même si l'accusation pouvait démontrer que c'étaient des Tutsis qui avaient abattu l'avion, il serait difficile de poursuivre les auteurs présumés devant le Tribunal, car, si assassiner un président est bel et bien un crime, ce n'est pas nécessairement un crime de guerre, et la juridiction du Tribunal était limitée aux crimes de guerre." "L'accusation, pensais-je, ne pouvait prouver que l'assassinat du président Habyarimana était un crime de guerre uniquement si elle parvenait à démontrer que les personnes qui avaient abattu son avion l'avaient fait en sachant pertinemment que cet acte déclencherait un génocide dont ils pourraient tirer un bénéfice politique." Kagame ne fit strictement rien pour stopper le génocide faisant passer la conquête d'un pouvoir sans partage au dessus du sauvetage des Tutsi Rwandais qui ne valaient pas grand chose à ces yeux par rapport aux Tutsi réfugiés en Ouganda. Le mobile était évident pour le FPR : Générer le chaos et provoquer la guerre civile. Si les accords d'arusha avaient été appliqués (ce que ne souhaitait surtout pas Kagame), Kagame n'aurait jamais obtenu un pouvoir sans partage. En France, lors du procès des auteurs présumés du double assassinat des présidents rwandais et burundais, le juge Bruguière considérera comme établie la piste du FPR de Kagame. Avec l'arrivée d'un Sarkozy sous influence US et décidé à rétablir des liens avec le Rwanda, l'affaire fut confiée au juge Trévidic qui, sur la base d'une expertise acoustique de couverture effectuée en France et en dépit d'éléments de preuve et de témoignages accablants, parvint à obtenir le non-lieu exigé par la raison d'État mise au service du déshonneur national. Aujourd'hui, la France doit annuler tous ces partenariats avec l'État paria du Rwanda et se rapprocher de nos amis congolais qui souffrent du fait de l'agression territoriale caractérisée perpétrée par le Rwanda. NB : Une armée qui recule ne pas récupérer les dépouilles des militaires d'une armée qui avance. Cela explique pourquoi, malgré les pertes massives de l'armée rwandaise, peu de corps sont visibles.
Jean-François Le Drian53,578 views • 1 year ago

1/4 : À l’heure où le régime de Kigali s’apprête une nouvelle fois à exploiter la rente mémorielle du génocide, la mémoire des victimes, il est important de rappeler que les auteurs de l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président Juvénal Habyarimana n’ont toujours pas été condamnés. Pourtant, de nombreux éléments matériels, balistiques et testimoniales convergent fortement vers une responsabilité du Front patriotique rwandais (FPR) Paul Kagame. Sans cet attentat, il est très probable qu’aucun génocide d’une telle ampleur ne se serait déclenché au Rwanda à ce moment précis. Depuis ses années, le concept creux d'idéologie génocidaire est instrumentalisé par le régime à travers la production de séquences marketées sur les discours de haine, visant à renforcer ce leurre sémantique. Or comme l'a démontré Lee Ann Fujii, dans Killing Neighbors (2009), ce n'est pas la «haine ethnique» qui provoqua le génocide et les massacres mais la «peur ethnique» exploitée par les élites. La radio RTLM eut un impact limité – moins de 15 % des mobilisations directes selon Straus – et seuls 3 % des tueurs connaissaient les « Dix Commandements hutu ». A lire : 👇 On peut rappeler le changement soudain de position de la procureure du TPIR, Louise Arbour. Dans un premier temps, elle avait accueilli favorablement le mémorandum de l’enquêteur Michael Hourigan (1997), qui recueillait des témoignages directs d’anciens membres du FPR impliquant Kagame et son entourage dans l’organisation de l’attentat. Quelques jours plus tard, elle a pourtant ordonné de cesser toute investigation sur ce dossier et considéré qu’il ne relevait pas de la compétence matérielle du TPIR. Les pressions du FPR et des États-Unis eurent raison du procureur qui fut contrainte d'obtempérer. Enfin, on peut considérer que Paul Kagame lui-même fit des semi-aveux implicites sur le sujet lors d'une interview désormais bien connue. Plusieurs anciens proches du FPR, dont Théogène Rudasingwa (ancien secrétaire général du FPR et ambassadeur), ont rapporté que Kagame leur avait confié, dès juillet 1994, sa responsabilité personnelle dans l’attentat, avec un certain détachement. Ces déclarations, relayées dans des interviews et des ouvrages, renforcent l’idée que, dans les cercles internes du FPR, cette implication était un « secret de Polichinelle ». En résumé, plus de trente ans après les faits, l’attentat reste non élucidé judiciairement, mais les éléments matériels et les témoignages les plus directs et concordants orientent très probablement la responsabilité vers le FPR et Paul Kagame. Les pressions politiques, les sabotages d’enquêtes (notamment via des conseillers français auprès du Rwanda à l’époque) et les rapports contradictoires ont entretenu le flou. Pourtant, la question simple « à qui le crime profitait-il le plus ? » trouve ici une réponse évidente : à ceux qui ont pris le pouvoir dans la foulée et tout fait pour que le TPIR soit empêcher d'enquêter. Une véritable enquête internationale indépendante, avec accès complet aux archives encore classifiées, reste la seule manière d’établir la vérité au-delà des instrumentalisations mémorielles. Il faut rappeler qu’en 1995, lors des premières commémorations, l’expression « Itsembabwoko n’itsembatsemba » (génocide et massacres) faisait référence à la fois au génocide perpétré contre les Tutsi et aux massacres de Hutu accusés de complaisance avec le FPR, les deux catégories étant alors considérées comme inséparables. Cette formule incluait explicitement les souffrances des Hutu, avant que la mémoire officielle ne se focalise uniquement sur les victimes tutsi. En effet, dès l’année suivante (1996), la logique de réconciliation vola en éclats. Les victimes hutu furent purement et simplement invisibilisées. La ségrégation mémorielle venait de commencer, en même temps que l’instrumentalisation des commémorations. A lire en commentaire : Ce que le rapport balistique ne dit pas :
Jean-François Le Drian16,650 views • 4 months ago

Beaucoup d’entre vous ont dû, comme moi, visionner et revoir à plusieurs reprises cet entretien accordé par Paul Kagame à Stephen Sackur sur la BBC, le 7 décembre 2006. Comme c'était le cas pour moi, vous n'avez pas pour la plupart d'entre vous, préter attention à une phrase particulière pourtant trés lourde de signification. Lorsque Sackur lui lance : « Mais vous n’aviez pas le droit d’abattre son avion et de l’assassiner ! », Kagame répond d’abord : « Eh bien, j’avais le droit de me battre pour mes droits ! » Puis, il ajoute un peu plus loin pour expliquer qu'il était possible dans le contexte qu'ils puissent lui et le président Habyarimana mourir : « Je dis que c'était une situation où une guerre était en cours » Cette formule, qui ne m’avait jamais vraiment frappé, mérite pourtant d’être écoutée puis méditée avec attention pour comprendre son extraordinaire portée. Pourquoi ? Parce que le 6 avril 1994, le Rwanda n’était pas en guerre. La guerre civile avait officiellement pris fin huit mois plus tôt, le 4 août 1993, avec la signature des accords d’Arusha. Ces accords, négociés sous l’égide de l’Organisation de l’Unité Africaine, de la Tanzanie, de la France et d’autres acteurs internationaux, prévoyaient un cessez-le-feu définitif, la mise en place d’un gouvernement de transition à base élargie, le partage du pouvoir, l’intégration des forces armées et le retour des réfugiés. Le 6 avril, le pays se trouvait à la veille de la mise en œuvre concrète de cette transition : les derniers arrangements de la coalition étaient en cours de finalisation à Kigali, et la MINUAR (Mission des Nations Unies pour l’assistance au Rwanda) était déployée pour accompagner le processus de paix. En affirmant « Nous étions en guerre », Paul Kagame ne décrit donc pas la réalité factuelle du moment. Il révèle, involontairement, sa propre grille de lecture : pour lui, les accords d’Arusha n’avaient jamais mis fin au conflit. Ils n’étaient qu’une parenthèse tactique, une étape qu’il convenait de rompre au moment jugé opportun. La paix n’avait donc pas été intégrée dans sa stratégie ; la guerre, elle, n’avait jamais cessé d’être considérée par lui comme l’ultime moyen d’accéder au pouvoir non partagé qu’il appelait de ses vœux — ce pouvoir qui reste encore aujourd’hui sa propriété exclusive. Ce constat est d’autant plus éclairant que, quatre jours seulement avant l’attentat, le général Roméo Dallaire avait rencontré Kagame. Il en est ressorti profondément troublé : « Jamais je ne l’avais vu aussi sombre. Il a simplement ajouté que nous étions à la veille d’un cataclysme et qu’une fois enclenché, aucun moyen ne permettrait de le contrôler. » Ainsi, entre la déclaration publique de 2006 et l’avertissement privé de 1994, le même état d’esprit apparaît : celui d’un acteur qui n’a jamais considéré la paix signée comme contraignante. Cette analyse, développée avec précision par Jean-Marie Ndagijimana, nous invite à confronter les paroles aux faits et les dates aux déclarations. Elle ne relève pas de la conjecture, mais d’un décryptage rigoureux des mots prononcés par Kagame lui-même.
Jean-François Le Drian10,176 views • 2 months ago

Le spin dictator et criminel de masse à ses heures perdues, se révèle tel qu’il est… Le vernis craque. Derrière l’image du visionnaire, soigneusement marketée à l’international, on aperçoit ici clairement le militaire autoritaire qui n’a jamais vraiment quitté le mode « commandement ». Kagame ne demande pas poliment aux ministres et gouverneurs d’améliorer leurs performances. Il les engueule comme un sergent-chef qui passe un savon à ses sous-officiers après un exercice raté. « Même debout, vous n’écoutez pas… Vous méritez d’aller faire un cross à l’entraînement… Ou alors démissionnez, et allez faire vos saloperies ailleurs. » C’est cru. C’est volontaire. Ça doit faire mal. C’est une séance d’humiliation publique destinée à ce que le message passe une bonne fois pour toutes. Michela Wrong avait raison sur ce point : Kagame a toujours pratiqué l’humiliation, soit directement, soit par procuration à travers des proches ou des proxies. Inès Mpambara, son alter ego féminin, semble prendre aussi un réel plaisir à rabrouer les ministres et à donner des ordres même au Premier ministre. Quand un chef d’État s’adresse à son gouvernement comme un sergent-chef à des bleus, on est très loin d’une gouvernance démocratique normale. Dans ce système, la loyauté personnelle et la peur de la disgrâce remplacent le débat d’idées et la responsabilité institutionnelle. Le fameux « deliver or step aside » (« délivre ou dégage ») est sans doute efficace à court terme. Mais il produit aussi de dirigeants terrifiés, conformistes, qui n’osent plus prendre d’initiatives ni dire la vérité au pouvoir. Au final, cette scène est fascinante parce qu’elle est authentique. Kagame ne joue pas la comédie du leader « bienveillant » ou « consensuel ». Le vernis du progressisme affiché se fissure, laissant apparaître l’ancien chef rebelle du FPR qui continue de diriger son pays comme une unité en opération permanente. Ça marche… pour l’instant. Mais quand le cœur sombre du commandant aura cessé de battre et de vouloir, que deviendra la machine qu’il a forgée dans la peur et la discipline ? Est-ce que tout s’effondrera, faute d’avoir formé des leaders capables de penser et de décider par eux-mêmes ?
Jean-François Le Drian17,078 views • 4 months ago

Dans un récent discours prononcé lors d’un mariage, Kagame faisant référence à l’uniforme porté par un certain Edmond dit ceci : « Cet uniforme qu’il porte a une signification. Autant que possible, ses descendants le porteront aussi. Porter cet uniforme, c’est vouloir que notre pays soit beau, qu’il ne disparaisse pas, comme certains ont tenté de le faire ! » [...] « Sinon, ce qui nous est arrivé, à nous, le pays qui était sur le point d’être dévoré par les chiens, se reproduirait. Vous tous ici présents, veillez à ce que notre pays ne soit plus jamais dévoré par les chiens. » Qui sont ces « chiens » ? Les «chiens» désignent implicitement les Hutu. Cette stigmatisation est particulièrement visible lors des commémorations annuelles du génocide où les Hutu sont désignés comme responsables collectifs de la mort d’au moins 500 000 Tutsi, bien que la grande majorité des Hutu n’aient pas participé aux massacres. Qui est ce « nous » ? Kagame se présente comme le porte-voix des victimes, mais cette posture ne tient pas. Les Tutsi exilés en Ouganda, dont Kagame faisait partie, ont déclenché la guerre civile rwandaise (1990-1994). Loin d’être des victimes, ces exilés ont orchestré des opérations violentes, incluant des massacres, des actes de terreur et des opérations sous faux drapeau, culminant avec l’attentat contre le président Habyarimana, le déclencheur du génocide des Tutsi et des massacres de Hutu perçus comme proches du FPR. Kagame méprisait les Tutsi restés au Rwanda après la révolution hutu de 1959, les qualifiant de "Vipingamizi" (« collaborateurs » en swahili). Pour lui, ces Tutsi de l’intérieur, qu’il considérait comme des traîtres, n’avaient pas plus de valeur que les Hutu. Leur sacrifice ne lui a pas posé de problème de conscience. Aujourd’hui, les postes clés dans l’armée et le gouvernement sont réservés aux Tutsi exilés en Ouganda ou au Burundi avant 1994, reléguant les Tutsi de l’intérieur à des rôles subalternes. Le FPR excelle dans l’art de la désinformation et de la distorsion historique. Comme le note l’historien Antoine Rutayisire, "les relations interethniques étaient alors relativement pacifiques au sein des masses populaires, sans haine ni violence généralisée. " Les revendications sociales des Hutu étaient légitimes, mais les extrémistes des deux camps – Hutu et Tutsi – , après des premières provocations tutsi, ont polarisé la situation. L’élite tutsi de l’époque répondit avec mépris aux revendications Hutu : « Ceux qui réclament le partage du patrimoine commun sont ceux qui ont entre eux des liens de fraternité. Or la relations entre nous (Batutsi) et eux (Bahutu) ont été de tout temps et jusqu’à présent basées sur le servage ; il n’y a donc entre eux et nous aucun fondement de fraternité. » Cette intransigeance a contribué à l’escalade des tensions, menant au chaos. Les tribunaux Gacaca, mis en place après 1994 pour juger les responsables du génocide, ont servi d’instrument de vengeance et d’appropriation des biens. Ces juridictions, contrôlées par le régime, ont amplifié le nombre de prétendus génocidaires à travers des accusations souvent infondées et des témoignages falsifiés. Ce système a permis de consolider le pouvoir d’une minorité tutsi suprémaciste, en maintenant les Hutu dans une culpabilité collective. Pour Kagame, la domination tutsi est présentée comme la seule garantie de paix sociale, ce qui justifie un contrôle absolu du pouvoir par les exilés revenus d’Ouganda. Pourtant, cette posture occulte une réalité tragique : avant, pendant et après le génocide, le FPR a lui-même orchestré des massacres de masse, éliminant autant de Hutu non génocidaires que de Tutsi de l’intérieur tués par les milices hutu. Incapable d’assumer la responsabilité de ses crimes, Kagame ne peut que s’appuyer sur un pouvoir autoritaire pour garantir sa sécurité et celle de son régime. Cette stratégie, loin de promouvoir la réconciliation, perpétue un cycle de méfiance et de division.
Jean-François Le Drian35,082 views • 1 year ago

L’accord de paix signé à l'instant, ce 4 décembre 2025 à Washington entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame, sous l’égide de Donald Trump, prétend clore plus de trente ans de conflit à l’est de la RDC. Or Paul Kagame ne signe jamais un accord sans en maîtriser les failles. Par conséquent, sa signature risque d’engager que ceux qui croient encore à sa bonne foi. La manipulation constitue le cœur de sa méthode politique depuis trente ans. Le prétexte officiel reste la menace des FDLR. Pourtant, cette menace n’existe plus de manière existentielle pour le Rwanda : Kigali la maintient vivante parce qu’elle reste un argument utile. En conservant les FDLR dans les zones occupées par le M23, le Rwanda empêche physiquement les FARDC d’agir sur deux fronts à la fois et transforme ainsi la neutralisation de ces groupes en mission impossible. Kigali impose donc délibérément des conditions que la RDC ne peut remplir tant que le M23 occupe le terrain. Cette exigence sert uniquement à discréditer Kinshasa et à justifier la présence continue des forces rwandaises ou de leurs proxies. Et quand le prétexte FDLR ne suffit plus, Kigali sort l’argument historique : le Kivu appartiendrait « ancestralement » au Rwanda. Cette affirmation repose sur une réécriture complète de l’histoire. Le royaume Nyiginya n’a jamais contrôlé durablement le Kivu. Sous Rwabugiri, certaines chefferies payaient un tribut épisodique ; ces liens se sont effondrés dès la mort du roi en 1895. Ces conquêtes furent éphémères, jamais consolidées. Le mot « Rwanda » lui-même signifie « élargissement » ou « expansion » dans la langue ancienne : il décrit un processus, non un territoire éternel. Quand les Allemands arrivent en 1894, puis les Belges, le royaume Nyiginya ne maîtrisait même pas l’ensemble du Rwanda actuel. Ce sont les Belges qui, pour des raisons administratives, étendirent l’autorité tutsi sur les périphéries du pays et figèrent les frontières définitives. L’idée d’un « Grand Rwanda » naturel n’a aucun fondement historique sérieux ; elle sert uniquement de carburant idéologique à l’expansionnisme de Kigali. Paul Kagame excelle dans l’art de transformer l’histoire en arme politique. Il reproduit, avec les moyens modernes, la vieille logique impérialiste du royaume Nyiginya : avancer masqué, signer des papiers, puis rendre leur application impossible pour conserver la main. La RDC n’a donc qu’une seule option réaliste : exploiter chaque virgule de cet accord pour gagner du temps, renforcer massivement son armée et se préparer à stopper définitivement les appétits impérialistes de Kigali. L’histoire a déjà montré que la patience stratégique finit toujours par l’emporter sur la ruse lorsqu’elle s’appuie sur la force.
Jean-François Le Drian19,739 views • 8 months ago

Qui va lui fermer sa bouche putride ? Qui va neutraliser politiquement ce criminel de masse (Kagame) ? Que font ceux qui en ont le pouvoir ? RDC/UKRAINE : L’hypocrisie occidentale : une indignité absolue : L’Occident démontre une duplicité révoltante dans sa politique étrangère, oscillant entre indignation sélective et complaisance criminelle. Ukraine vs RDC : deux poids, deux mesures 👉 En Ukraine : - L’Occident hurle au scandale face à un hypothétique plan américain, rejeté par les Européens, qui accepterait des gains territoriaux russes. - Toute concession à la Russie est qualifiée de "violation du droit international", méritant sanctions et condamnation unanime. - Pourtant, des voix critiques, étouffées, rappellent que l’escalade ukrainienne fut orchestrée par les néoconservateurs américains et leurs relais européens. 👉 En RDC : - Le Rwanda annexe méthodiquement l’est du Congo via son bras armé, le M23/RDF - Aucune provocation congolaise ne justifie cette agression territoriale éhontée. - Kigali déploie actuellement des renforts massifs pour finaliser l’annexion d'une partie du Kivu. - Contrairement au Donbass où une partie de la population choisit la Russie, au Kivu, le M23 est très majoritairement perçu comme un envahisseur. 👉 Le silence coupable et assourdissant de l’Europe Où sont les embargos sur les armes contre le Rwanda ? Où sont les sanctions économiques contre Kigali ? Où sont les condamnations officielles des dirigeants européens ? Rien. Le néant. Ce double standard empeste !
Jean-François Le Drian19,032 views • 8 months ago

The renewal of Louise Mushikiwabo, former Minister of Foreign Affairs of Rwanda, for a third term as Secretary General of the International Organisation of La Francophonie (OIF) would be not only unacceptable, detestable, and disgusting, but would also constitute an implicit validation of the territorial aggressions and war crimes perpetrated by Rwanda in the Democratic Republic of the Congo (DRC). It would amount to delivering a monumental slap in the face to the DRC and its inhabitants, who have been enduring for decades the consequences of instability orchestrated by Kigali. Indeed, the OIF Secretariat General, under Rwandan leadership, serves as a tool of influence for Rwanda, enabling it to whitewash its mass crimes committed for over three decades in the east of the DRC. Ms. Mushikiwabo, who has held this position since 2019 and was re-elected in 2022, compromises the institution by serving Rwanda's geopolitical interests rather than those of the Francophone community. Supporting her candidacy for a third term, with the election scheduled for November 2026 at the Phnom Penh Summit in Cambodia, would endorse the territorial aggression carried out by Kigali, contribute to whitewashing war crimes in the DRC, and legitimise the illegal exploitation of mineral resources such as coltan and gold. The actions of the Kagame regime, described as potential crimes against humanity by international bodies, have caused millions of deaths and perpetuate instability in the Great Lakes region. Confidential United Nations reports from 2022 to 2025 provide solid evidence of the direct involvement of the Rwandan army alongside the rebel group M23 in attacks against Congolese forces, with support in weapons, recruitment, and training. This support is even now openly claimed by Kigali's police state regime. This truly unprovoked aggression has led to serious violations of international humanitarian law, including massacres, rapes, and forced displacements of populations, potentially constituting war crimes and crimes against humanity. Rwanda uses institutions like the OIF to purchase undue respectability that helps it whitewash these atrocities and project an image of diplomatic stability. While Rwanda has gradually downgraded French in favour of English in its education and administrative systems, Ms. Mushikiwabo's presence at the head of the OIF appears as blatant hypocrisy, mainly serving to increase Kigali's global influence rather than to defend Francophone values. France, a historic pillar of La Francophonie, must not support this renewal, lest it betray its role and the Congolese victims. Once again, the OIF Secretariat General under Rwandan leadership must not serve as a diplomatic vector to mask these exactions. Faced with this situation, Congolese people must mobilise massively, for example by organising demonstrations in front of all the embassies of Francophone member countries in Paris to demand that they firmly oppose a third term for Ms. Mushikiwabo of Rwanda. Once again, renewing Ms. Mushikiwabo would amount to condoning Rwanda's aggression in the DRC and ignoring the suffering of millions of Congolese.
Jean-François Le Drian14,632 views • 6 months ago
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Cet extrait d'interview de Tito Rutaremara (membre fondateur du FPR) par Cléophas Barore porte sur les recrutements du FPR dans les camps de réfugiés et les infiltrations d'éléments du FPR à l'intérieur du Rwanda. Tito Rutaremara : "Dans des camps de réfugiés où il n'y avait que des rwandais, nous pouvions avoir des cellules de 100, 200 ou 300 personnes. Mais à l'intérieur du Rwanda, nous avions décidé qu'une "cellule" ne devait pas comprendre plus de 5 personnes. Ils ne devaient pas se connaitre entre eux. Seul le responsable devait connaitre les membres de chaque cellule." Le journaliste Cléophas Barore : "Cela veut-il dire que vous aussi vous "travailliez"? (Travailler=tuer) Tito Rutaremara : "Oui nous travaillions et nous connaissions certains de ces "infiltrés", nous leur conseillions parfois d'être membres des partis politiques: MRND, MDR, PL et PSD, et d'agir comme eux pour ne pas apparaître comme étant à l'écart." [il admet que parmi les interahamwe, il y avait des infiltrés du FPR] Ses dires accréditent cet extrait du rapport secret du TPIR du 1er octobre 2003 : "En juillet 1992, les premiers commandos soigneusement sélectionnés au sein de l'APR seront entraînés. Ils formeront ce qu'ils ont appelé le "NETWORK". Avec la deuxième promotion, en 1993, "Network" change de nom pour devenir "CDR-Commandos". En 1994, les "CDR-Commandos" sont désormais connus sous le nom de "Technicians". Pendant leur formation, les cours suivants leur ont été dispensés : - Cours "Chimique" où ils ont appris à empoisonner l'eau, à utiliser des produits pharmaceutiques pour tuer. - Cours "Autodéfense" où ils ont appris à tuer avec une corde, un sac plastique, de l'huile injectée dans l'oreille avec une seringue, techniques d'akondoyi et agafuni. - Cours de combat en environnement urbain où ils ont appris l'utilisation de la baïonnette, des armes à feu et des grenades. - Cours de "Génie de terrain" où ils ont appris l'installation de mines, le déminage et l'utilisation de bombes télécommandées. - Cours en renseignement. Les techniciens dépendaient du Haut Commandement du DMI, qui rendait compte au président du Haut Commandement, le général KAGAME. À l'issue de la formation, 3 missions furent assignées à ces techniciens, répartis en trois groupes : 👉 Le premier groupe était chargé de constituer l'escorte du général Kagame. 👉 Le deuxième groupe devait : ▶️ Explorer le terrain (Kigali et environs), chercher des moyens de conduire les troupes de la zone tampon jusqu'à Kigali. ▶️ Pendant la guerre, ses membres servaient de guides pour les bataillons. ▶️ Éliminer les personnes opposées au FPR ou pouvant être des ennemis potentiels du FPR. ▶️ S'infiltrer parmi les Interahamwe. Pour cette tâche, furent sélectionnés ceux qui ressemblaient aux Hutu, parlant français, qui pouvaient passer pour des domestiques, chauffeurs, assistants de pompe, qui pouvaient passer inaperçus. Ces techniciens étaient également chargés de placer des bombes ou des mines dans des lieux publics comme la gare routière, de lancer des grenades dans des résidences, d'assassiner des politiciens. Pendant la guerre, les "technicians" apparaissaient aux côtés des Interahamwe sur des barrages tels que celui de Gatenga (Gikondo-Kigali) et celui du camp Zulu à Nyakabanda près de la station-service SGP de Remera (Kigali). Leur rôle était de participer aux tueries et d'inciter les Interahamwe à commettre davantage de massacres. (Pour obtenir l'étiquette "génocide" ) Parmi les "Technicians" présents sur les barrages tenus par les Interahamwe, quatre ont été identifiés : le Capitaine Kiyago, les lieutenants Hitimasa, Mugisha, Vianney. Durant cette période, ils opéraient en vêtements civils, mais rendaient compte à leur chef basé au CND, le capitaine Herbert Kamugisha, qui à son tour informait le renseignement du 3e bataillon, le major Charles Karamba." Sources :
Jean-François Le Drian25,904 views • 1 year ago