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Jean-François Le Drian

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🇫🇷 🇨🇩 La vérité ne dépend pas de qui l'énonce, mais des faits eux-mêmes. L'étiquette ne fait pas l'essence. L'UE est le tombeau de la France. One-man army.

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Kagame est le plus grand falsificateur de l’histoire contemporaine. Le récit officiel du FPR énonce une seule vérité : le génocide de 75 % des Tutsi de l’intérieur, soit 500 000 personnes, et non le million de tutsi brandi effrontément par le régime criminel de Kigali. Sur la genèse de cet effroyable génocide contre ces Tutsi de l’intérieur, que Kagame méprisait tant, que de mensonges ! Considérant ces Tutsi comme corrompus par le régime Habyarimana, Kagame ne fit rien fait pour les sauver. Il est l’un des plus grands négationnistes de l’histoire, niant avoir ordonné le massacre de centaines de milliers de civils hutu non génocidaires avant, pendant et après le génocide des Tutsi. Kagame est aussi celui qui provoqua directement ou indirectement, la mort de millions de Congolais. Le mythe selon lequel il aurait mis fin au génocide des Tutsi en 1994 en « vainquant les forces génocidaires » est une construction narrative soigneusement édifiée, mais qui s’effondre face aux faits. Promu par le régime policier de Kigali et repris naïvement par certains observateurs internationaux, ce mythe simplifie les dynamiques complexes de la guerre civile rwandaise ayant conduit au génocide. La nature des combats du FPR, son refus stratégique du cessez-le-feu et les exactions qu’il a commises avant, pendant et après le génocide démontent cette fable. Le FPR savait pertinemment que sa stratégie de conquête pré-génocide rendait le massacre des Tutsi inévitable. Pourtant, il a priorisé la conquête d’un pouvoir sans partage sur l’arrêt des tueries. Ainsi, Kagame n’a jamais été le « sauveur ». Sans lui, le génocide n’aurait pas eu lieu. Dans cette même veine manipulatrice, le discours officiel du FPR présente ses victoires militaires comme une lutte contre les « forces génocidaires », un terme englobant les milices Interahamwe et les éléments extrémistes des Forces Armées Rwandaises (FAR). Or, les FAR, engagées dans une guerre civile contre le FPR depuis 1990, étaient une force militaire conventionnelle, et non les principaux acteurs des tueries génocidaires, largement orchestrées par les Interahamwe. Ces milices, opérant avec des armes légères (machettes, fusils rudimentaires) dans des contextes locaux, étaient éloignées des fronts où le FPR affrontait les FAR. Le 30 avril 1994, Kagame s’oppose à une intervention de l’ONU, déclarant cyniquement que le génocide est « pratiquement achevé » et que les Tutsi restants ont soit péri, soit fui. Cette position révèle que la survie des Tutsi n’était pas sa priorité. Avant le génocide, le FPR s’était déjà livré à des massacres massifs. En février 1993, l’APR exterminait des dizaines de milliers de civils hutu, dépassant largement les tueries de représailles contre les Tutsi à cette date, provoquant l’exode d’un million de réfugiés. Avant le génocide, Kagame a tout fait pour semer le chaos, rendre le pays ingouvernable et attiser les tensions ethniques, utilisant le sang comme levier pour légitimer sa conquête. Après avoir déclenché lui-même la fureur génocidaire, Kagame subordonna tout cessez-le-feu à des conditions qu’il savait irréalisables, notamment l’arrêt des massacres. Cette exigence, moralement justifiable en apparence, était irréaliste dans le contexte de la guerre civile. Les massacres, perpétrés dans le cadre d’un programme dit d’« autodéfense civile », étaient une réponse directe à l’offensive de l’APR et à l’escalade du conflit. Exiger la fin des massacres sans mettre un terme au conflit armé équivalait à poser une condition impossible. En imposant ces exigences irréalisables, Kagame a donné l’apparence d’accepter un cessez-le-feu tout en poursuivant ses objectifs militaires. Enfin, c'est bien Kagame qui déclencha la fureur génocidaire en assassinant le Président du Rwanda.

Kagame est le plus grand falsificateur de l’histoire contemporaine. Le récit officiel du FPR énonce une seule vérité : le génocide de 75 % des Tutsi de l’intérieur, soit 500 000 personnes, et non le million de tutsi brandi effrontément par le régime criminel de Kigali. Sur la genèse de cet effroyable génocide contre ces Tutsi de l’intérieur, que Kagame méprisait tant, que de mensonges ! Considérant ces Tutsi comme corrompus par le régime Habyarimana, Kagame ne fit rien fait pour les sauver. Il est l’un des plus grands négationnistes de l’histoire, niant avoir ordonné le massacre de centaines de milliers de civils hutu non génocidaires avant, pendant et après le génocide des Tutsi. Kagame est aussi celui qui provoqua directement ou indirectement, la mort de millions de Congolais. Le mythe selon lequel il aurait mis fin au génocide des Tutsi en 1994 en « vainquant les forces génocidaires » est une construction narrative soigneusement édifiée, mais qui s’effondre face aux faits. Promu par le régime policier de Kigali et repris naïvement par certains observateurs internationaux, ce mythe simplifie les dynamiques complexes de la guerre civile rwandaise ayant conduit au génocide. La nature des combats du FPR, son refus stratégique du cessez-le-feu et les exactions qu’il a commises avant, pendant et après le génocide démontent cette fable. Le FPR savait pertinemment que sa stratégie de conquête pré-génocide rendait le massacre des Tutsi inévitable. Pourtant, il a priorisé la conquête d’un pouvoir sans partage sur l’arrêt des tueries. Ainsi, Kagame n’a jamais été le « sauveur ». Sans lui, le génocide n’aurait pas eu lieu. Dans cette même veine manipulatrice, le discours officiel du FPR présente ses victoires militaires comme une lutte contre les « forces génocidaires », un terme englobant les milices Interahamwe et les éléments extrémistes des Forces Armées Rwandaises (FAR). Or, les FAR, engagées dans une guerre civile contre le FPR depuis 1990, étaient une force militaire conventionnelle, et non les principaux acteurs des tueries génocidaires, largement orchestrées par les Interahamwe. Ces milices, opérant avec des armes légères (machettes, fusils rudimentaires) dans des contextes locaux, étaient éloignées des fronts où le FPR affrontait les FAR. Le 30 avril 1994, Kagame s’oppose à une intervention de l’ONU, déclarant cyniquement que le génocide est « pratiquement achevé » et que les Tutsi restants ont soit péri, soit fui. Cette position révèle que la survie des Tutsi n’était pas sa priorité. Avant le génocide, le FPR s’était déjà livré à des massacres massifs. En février 1993, l’APR exterminait des dizaines de milliers de civils hutu, dépassant largement les tueries de représailles contre les Tutsi à cette date, provoquant l’exode d’un million de réfugiés. Avant le génocide, Kagame a tout fait pour semer le chaos, rendre le pays ingouvernable et attiser les tensions ethniques, utilisant le sang comme levier pour légitimer sa conquête. Après avoir déclenché lui-même la fureur génocidaire, Kagame subordonna tout cessez-le-feu à des conditions qu’il savait irréalisables, notamment l’arrêt des massacres. Cette exigence, moralement justifiable en apparence, était irréaliste dans le contexte de la guerre civile. Les massacres, perpétrés dans le cadre d’un programme dit d’« autodéfense civile », étaient une réponse directe à l’offensive de l’APR et à l’escalade du conflit. Exiger la fin des massacres sans mettre un terme au conflit armé équivalait à poser une condition impossible. En imposant ces exigences irréalisables, Kagame a donné l’apparence d’accepter un cessez-le-feu tout en poursuivant ses objectifs militaires. Enfin, c'est bien Kagame qui déclencha la fureur génocidaire en assassinant le Président du Rwanda.

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Il ne fait guére de doute que Willy (William) Manzi est bien né au Rwanda en 1982 d'un père rwandais et d'une mére ougandaise comme l'indique les motivations d'un jugement canadien en date du 12 avril 2005 suite d'une demande d'asile datant de 2002. Source : Ce même document officiel énonce : "En conséquence, il était, de par sa naissance, citoyen rwandais en vertu de la citoyenneté rwandaise de son père (droit du sang – jus sanguinis) et du fait qu’il est né au Rwanda (droit du sol – jus soli). Il était également né citoyen ougandais en raison de la citoyenneté ougandaise de sa mère (droit du sang – jus sanguinis). Il a vécu au Rwanda de 1982 à 1988, puis en Ouganda avec ses parents de 1988 à 1996." Nous avons donc un Rwandais qui s'auto-attribue le titre de "Vice-gouverneur du Nord Kivu". Evidemment, les médias rwandais, racontent une toute autre histoire. Le Willy Manzi qui déclare avoir pour idole Paul Kagame ne serait pas le Willy Manzi du jugement. Voici le storytelling du journal en ligne rwandais IGIHE : "Né en 1985 au Sud-Kivu, la petite enfance de Ngarambe a été marquée par la persécution. En tant que Tutsi congolais, il a subi une discrimination systémique dans un pays où les communautés parlant le kinyarwanda sont depuis longtemps considérées comme des étrangers. Le génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda voisin a déclenché une vague de violence qui s’est propagée en RDC, forçant la famille de Ngarambe à fuir alors qu’il n’avait que huit ans. « Ils nous traquaient », se souvient-il, décrivant comment son oncle a été brutalement tué et son père a disparu après avoir été capturé par les forces gouvernementales. Ngarambe, sa mère et ses frères et sœurs ont enduré une marche épuisante de 400 kilomètres, l’emprisonnement et la famine avant d’atteindre des camps de réfugiés au Rwanda. La vie dans des camps comme Mudende et Nkamira a apporté d’autres traumatismes. En 1997, des attaques contre Mudende ont fait des milliers de morts, laissant Ngarambe, alors âgé de 12 ans, hanté par le bruit des balles. « Il ne me reste plus rien à craindre », dit-il, expliquant comment ces expériences ont forgé sa résilience. Après des périodes passées dans le camp ougandais de Nakivale, Ngarambe s’est réinstallé au Canada en 2013, où il a construit une vie stable avec sa femme et ses trois enfants. Pourtant, le sort de son peuple ne l’a jamais quitté." Chacun pourra remarquer à quel point ce récit construit par des communiquants coche toutes les cases du storytelling mais contredit ces déclarations de 2002. Surtout, il n'existe aucune trace publique ou judiciaire d'une demande d'asile spécifique de Manzi Ngarambe au Canada en 2013. La seule demande d'asile documentée et publiquement accessible concernant un individu portant ce nom est celle de 2002 (arrivée au Canada le 27 août 2002 via les USA, après un passage au Kenya). Il s'agit de l'affaire Manzi v. Canada, jugée en appel fédéral en 2005. Dans cette décision, William Manzi Ngarambe se déclarait citoyen rwandais (né en 1982 au Rwanda, père rwandais, mère ougandaise), craignant des persécutions au Rwanda. Il serait trés simple pour Willy Manzi de prouver que l'histoire racontée par le journal IGIHE n'est pas une invention. Il suffirait qu'il publie les documents officiels canadiens liés à sa demande d'asile. Mais il ne le fera pas parce que ces documents sont ceux déjà accessibles au public et révélent une histoire qui ne correspond pas à la fable du Journal IGIHE. Les documents publics démontrent aussi une fraude évidente. En 2002, Manzi affirmait "craindre des persécutions de la part des autorités rwandaises en raison de ses opinions politiques imputées et de son appartenance à un groupe social particulier." Il prétendait également "être une personne à protéger, car il risquait d’être soumis à la torture, de voir sa vie menacée...au Rwanda" La conclusion évidente c'est que Manzi n'est guére plus qu'un proxy rwandais.

Il ne fait guére de doute que Willy (William) Manzi est bien né au Rwanda en 1982 d'un père rwandais et d'une mére ougandaise comme l'indique les motivations d'un jugement canadien en date du 12 avril 2005 suite d'une demande d'asile datant de 2002. Source : Ce même document officiel énonce : "En conséquence, il était, de par sa naissance, citoyen rwandais en vertu de la citoyenneté rwandaise de son père (droit du sang – jus sanguinis) et du fait qu’il est né au Rwanda (droit du sol – jus soli). Il était également né citoyen ougandais en raison de la citoyenneté ougandaise de sa mère (droit du sang – jus sanguinis). Il a vécu au Rwanda de 1982 à 1988, puis en Ouganda avec ses parents de 1988 à 1996." Nous avons donc un Rwandais qui s'auto-attribue le titre de "Vice-gouverneur du Nord Kivu". Evidemment, les médias rwandais, racontent une toute autre histoire. Le Willy Manzi qui déclare avoir pour idole Paul Kagame ne serait pas le Willy Manzi du jugement. Voici le storytelling du journal en ligne rwandais IGIHE : "Né en 1985 au Sud-Kivu, la petite enfance de Ngarambe a été marquée par la persécution. En tant que Tutsi congolais, il a subi une discrimination systémique dans un pays où les communautés parlant le kinyarwanda sont depuis longtemps considérées comme des étrangers. Le génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda voisin a déclenché une vague de violence qui s’est propagée en RDC, forçant la famille de Ngarambe à fuir alors qu’il n’avait que huit ans. « Ils nous traquaient », se souvient-il, décrivant comment son oncle a été brutalement tué et son père a disparu après avoir été capturé par les forces gouvernementales. Ngarambe, sa mère et ses frères et sœurs ont enduré une marche épuisante de 400 kilomètres, l’emprisonnement et la famine avant d’atteindre des camps de réfugiés au Rwanda. La vie dans des camps comme Mudende et Nkamira a apporté d’autres traumatismes. En 1997, des attaques contre Mudende ont fait des milliers de morts, laissant Ngarambe, alors âgé de 12 ans, hanté par le bruit des balles. « Il ne me reste plus rien à craindre », dit-il, expliquant comment ces expériences ont forgé sa résilience. Après des périodes passées dans le camp ougandais de Nakivale, Ngarambe s’est réinstallé au Canada en 2013, où il a construit une vie stable avec sa femme et ses trois enfants. Pourtant, le sort de son peuple ne l’a jamais quitté." Chacun pourra remarquer à quel point ce récit construit par des communiquants coche toutes les cases du storytelling mais contredit ces déclarations de 2002. Surtout, il n'existe aucune trace publique ou judiciaire d'une demande d'asile spécifique de Manzi Ngarambe au Canada en 2013. La seule demande d'asile documentée et publiquement accessible concernant un individu portant ce nom est celle de 2002 (arrivée au Canada le 27 août 2002 via les USA, après un passage au Kenya). Il s'agit de l'affaire Manzi v. Canada, jugée en appel fédéral en 2005. Dans cette décision, William Manzi Ngarambe se déclarait citoyen rwandais (né en 1982 au Rwanda, père rwandais, mère ougandaise), craignant des persécutions au Rwanda. Il serait trés simple pour Willy Manzi de prouver que l'histoire racontée par le journal IGIHE n'est pas une invention. Il suffirait qu'il publie les documents officiels canadiens liés à sa demande d'asile. Mais il ne le fera pas parce que ces documents sont ceux déjà accessibles au public et révélent une histoire qui ne correspond pas à la fable du Journal IGIHE. Les documents publics démontrent aussi une fraude évidente. En 2002, Manzi affirmait "craindre des persécutions de la part des autorités rwandaises en raison de ses opinions politiques imputées et de son appartenance à un groupe social particulier." Il prétendait également "être une personne à protéger, car il risquait d’être soumis à la torture, de voir sa vie menacée...au Rwanda" La conclusion évidente c'est que Manzi n'est guére plus qu'un proxy rwandais.

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L’Argent du Sang : Le Rwanda Blanchit ses Crimes dans les Stades. Le Rwanda, maître du cynisme, a perfectionné un art abject : piller et blanchir. Son arme ? Un argent sale, arraché aux entrailles martyrisées du Congo, trempé dans le sang des innocents. Cet argent, fruit de l’exploitation féroce des minerais, des ressources naturelles volées sans scrupule, alimente une machine criminelle. Le Rwanda, avec une hypocrisie glaçante, recycle cet argent souillé à travers une vitrine mondiale : le football. Les plus grands clubs – le Real Madrid, l’Atlético de Madrid, Manchester United, le PSG – ne sont plus des temples du sport. Ils sont devenus les complices serviles, les instruments dociles, les pantins d’un Rwanda qui lave son argent immonde sous les projecteurs des stades. Chaque contrat de sponsoring, chaque logo rwandais placardé sur leurs maillots, chaque campagne publicitaire est une insulte aux millions de victimes congolaises. C’est un crachat au visage de l’humanité, un pied-de-nez à la justice. À vous, propriétaires de l’Atlético, du PSG, de Manchester United, écoutez cette vérité qui brûle : vos clubs sont des blanchisseries de luxe pour un régime qui prospère sur le chaos ! Vos empires footballistiques, que vous prétendez dédiés à la passion et à l’honneur, reposent sur des charniers. Chaque transfert astronomique, chaque salaire mirobolant, chaque trophée brandi est entaché du sang d’enfants esclaves, de familles décimées, de terres pillées. Vous osez parler de « valeurs » et de « fair-play » alors que vos coffres débordent de l’argent du crime ? Honte à vous ! Vos stades sont des autels dressés à la cupidité, vos maillots des linceuls pour la morale. Le monde regarde, et il jugera. Le Rwanda qui peine à nourrir sa propre population ne sponsorise pas vos équipes : il achète votre silence, votre complicité, votre âme. Réveillez-vous, ou l’histoire vous condamnera ! Atlético de Madrid Atlético de Madrid 🇧🇷🇵🇹 أتلتيكو مدريد 아틀레티코 마드리드 🇰🇷| アトレティコ・デ・マドリー 🇯🇵|* Atlético de Madrid 🇮🇩 Atlético de Madrid Femenino Atleti Academia Paris Saint-Germain Paris Saint-Germain. @PSGBrasilI باريس سان جيرمان Paris Saint-Germain PSG Japan Paris Saint-Germain/PSG Féminines PSG Judo PSG Handball Paris Saint-Germain MUnitedFRMédias

L’Argent du Sang : Le Rwanda Blanchit ses Crimes dans les Stades. Le Rwanda, maître du cynisme, a perfectionné un art abject : piller et blanchir. Son arme ? Un argent sale, arraché aux entrailles martyrisées du Congo, trempé dans le sang des innocents. Cet argent, fruit de l’exploitation féroce des minerais, des ressources naturelles volées sans scrupule, alimente une machine criminelle. Le Rwanda, avec une hypocrisie glaçante, recycle cet argent souillé à travers une vitrine mondiale : le football. Les plus grands clubs – le Real Madrid, l’Atlético de Madrid, Manchester United, le PSG – ne sont plus des temples du sport. Ils sont devenus les complices serviles, les instruments dociles, les pantins d’un Rwanda qui lave son argent immonde sous les projecteurs des stades. Chaque contrat de sponsoring, chaque logo rwandais placardé sur leurs maillots, chaque campagne publicitaire est une insulte aux millions de victimes congolaises. C’est un crachat au visage de l’humanité, un pied-de-nez à la justice. À vous, propriétaires de l’Atlético, du PSG, de Manchester United, écoutez cette vérité qui brûle : vos clubs sont des blanchisseries de luxe pour un régime qui prospère sur le chaos ! Vos empires footballistiques, que vous prétendez dédiés à la passion et à l’honneur, reposent sur des charniers. Chaque transfert astronomique, chaque salaire mirobolant, chaque trophée brandi est entaché du sang d’enfants esclaves, de familles décimées, de terres pillées. Vous osez parler de « valeurs » et de « fair-play » alors que vos coffres débordent de l’argent du crime ? Honte à vous ! Vos stades sont des autels dressés à la cupidité, vos maillots des linceuls pour la morale. Le monde regarde, et il jugera. Le Rwanda qui peine à nourrir sa propre population ne sponsorise pas vos équipes : il achète votre silence, votre complicité, votre âme. Réveillez-vous, ou l’histoire vous condamnera ! Atlético de Madrid Atlético de Madrid 🇧🇷🇵🇹 أتلتيكو مدريد 아틀레티코 마드리드 🇰🇷| アトレティコ・デ・マドリー 🇯🇵|* Atlético de Madrid 🇮🇩 Atlético de Madrid Femenino Atleti Academia Paris Saint-Germain Paris Saint-Germain. @PSGBrasilI باريس سان جيرمان Paris Saint-Germain PSG Japan Paris Saint-Germain/PSG Féminines PSG Judo PSG Handball Paris Saint-Germain MUnitedFRMédias

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‼️ Pour comprendre ce discours fascisant, il faut comprendre que Tito Rutaremara entend par «Rwandais» exclusivement les Tutsi. Les civils hutu exterminés par le M23/RDF à Rutshuru en juillet 2025 n’existent pas dans son monde. Ce criminel affirme entre les lignes que les Banyamulenge sont d’abord des Tutsi rwandais, donc des Tutsi. De deux choses l’une : soit ce discours insensé, pure déclaration de guerre contre la RDC, procède d’un suprémacisme tutsi débridé, assumé et sans filtres ; soit cet individu veut attiser une haine contre les Banyamulenge qu’il rêve de voir se transformer en violence criminelle pour crier ensuite au génocide. En fait, les deux causes se conjuguent. Jugez vous-même cet extrait destiné à conditionner et militariser son auditoire : « ...Vous restez ici, à passer votre temps sur Internet, alors qu’il y a un pays là-bas… des gens (M23) se battent. Je m’en fous que vous me signaliez ou non. Levez-vous, prenez les armes, aidez le M23 et libérez le Congo. Le Congo est à vous. Comme j’ai l’habitude de vous entendre dire : “Notre chez-nous, c’est Mulenge”. Votre chez-vous, c’est aussi le Congo. Libérez le Congo. Les autres (M23) se battent. J’ai entendu quelqu’un dire : batons-nous pour nos droits. Oui, c’est vrai. Mais ne vous battez pas seulement pour vos droits, allez libérer le Congo. Le Congo est à vous. Vous êtes Congolais, mais d’origine rwandaise. Je rigole quand vous vous appelez Banyamulenge. Banyamulenge, ce n’est qu’un village. Le fait est que vous êtes Rwandais mais aussi Congolais. Comme il y a des Rwandais à Mulenge, à Masisi, à Rutshuru. Et il y a aussi des Rwandais dans une partie de l’Ouganda. Vous [Banyamulenge] êtes Rwandais que vous le vouliez ou non, mais aussi le Congo est à vous. J’entends toujours les gens vous appeler Banyamulenge. Vous n’êtes pas Banyamulenge mais Rwandais. Point final. Vous êtes Rwandais comme moi... » Ce discours est le produit d'un nationalisme ethnique expansionniste et un suprémacisme identitaire assumé. Il ne parle ni de droits des minorités, ni de protection, ni de citoyenneté. Il ordonne aux jeunes de prendre les armes, d’aller « mourir pour libérer le pays », d’aider le M23 et de s’emparer du Congo parce que « le Congo est à vous ». On nie d’abord l’identité congolaise des Banyamulenge (« vous n’êtes pas Banyamulenge, vous êtes Rwandais, point final »), puis on leur dit que le Congo leur appartient. C'est la logique du peuple élu comme les aryens inventés par Hitler: on est Tutsi, donc on a vocation à conquérir et à dominer. C’est l’inverse exact d’un discours de cohabitation. C’est un appel à la guerre ethnique et à l’expansion. Kigali affirment depuis des années que les Banyamulenge sont des Congolais à part entière, que le Rwanda ne revendique aucun territoire congolais, que le soutien au M23 est nié et que toute accusation d’irrédentisme tutsi n’est que propagande. Or le texte dit exactement le contraire. Ce discours dément frontalement la position officielle de Kigali. Il révèle une vision ethnique pure et dure : les Tutsi du Congo ne sont pas des Congolais d’origine tutsie ; ce sont des Tutsi en territoire congolais, et le Congo leur revient de droit. On ne peut pas dire « ils sont Congolais » devant la communauté internationale et tenir un discours qui proclame « vous êtes Tutsi, le Congo est à vous, prenez les armes ». Le texte établit une logique de supériorité ethnique. L’origine tutsie confère un droit supérieur sur le sol congolais. On ne parle pas d’égalité de citoyens. On parle de conquête et non d'un appel à la protection d’une communauté menacée. C’est un manifeste irrédentiste et militariste qui nie la nationalité congolaise des Banyamulenge tout en revendiquant le Congo pour les Tutsi. Si de tels propos circulent dans les cercles de pouvoir rwandais, ils montrent que derrière le discours diplomatique se cache une vision ethnique de domination territoriale.

Jean-François Le Drian

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Le 6 avril 1994, l'avion des présidents rwandais et burundais était abattu alors qu'il approchait l'aéroport de Kigali. Cette vidéo nous montre un Kagame qui perd le contrôle et dérape sans trop s'en rendre compte. Face à Kagame, le journaliste affirme : "Mais vous n'aviez pas le droit d'abattre l'avion et de l'assassiner." Il répond : "J'avais le droit de me battre pour mes droits" Le journaliste lui pose alors un autre question : "Aviez vous le droit d'assassiner le Président ? " Et il répondra : "non, mais étant la partie adverse que je combattais, il était possible qu'il puisse facilement mourir ". Dans son fameux livre, le général Dallaire qui vécut le génocide de l'intérieur relate son entretien du 2 avril 1994 avec Kagamé, soit 4 jours avant l’assassinat du Président Hutu : "Jamais je ne l'avais vu aussi sombre. Il a simplement ajouté que nous étions à la veille d'un cataclysme et qu'une fois enclenché, aucun moyen ne permettrait de le contrôler." Le 31 décembre 2013, Patrick Karegeya, ancien membre du FPR et chef des services de renseignements extérieurs du Rwanda de 1994 à 2004 qui souhaitait témoigner pour confirmer l'implication de Paul Kagamé dans la destruction de l'avion présidentiel fut également assassiné. Une dizaine de jours après son assassinat en Afrique du Sud, le président Paul Kagamé prononça un discours levant toute ambiguité quant au commanditaire de ce crime en s'exprimant ainsi : « Quiconque trahit le pays en paiera le prix. Si vous décevez le pays, si vous souhaitez du mal à son peuple, vous finirez par en subir les conséquences. Il ne reste qu'à savoir comment. » En France lors d'une procès des auteurs présumés du double assassinat des présidents rwandais et burundais, le juge bruguiére considérera comme établie la piste du FPR de Kagame. Avec l'arrivée d'un Sarkozy sous influence US et décidé à rétablir des liens avec le Rwanda, l'affaire fut confiée au juge Trévidic qui sur la base d'une expertise acoustique de couverture effectuée en France et en dépit d'éléments de preuve et de témoignages accablants, parvint à obtenir le non lieu exigé par la raison d'État mise au service du déshonneur national.

Jean-François Le Drian

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JF_LE_DRIAN's profile picture

Beaucoup d’entre vous ont dû, comme moi, visionner et revoir à plusieurs reprises cet entretien accordé par Paul Kagame à Stephen Sackur sur la BBC, le 7 décembre 2006. Comme c'était le cas pour moi, vous n'avez pas pour la plupart d'entre vous, préter attention à une phrase particulière pourtant trés lourde de signification. Lorsque Sackur lui lance : « Mais vous n’aviez pas le droit d’abattre son avion et de l’assassiner ! », Kagame répond d’abord : « Eh bien, j’avais le droit de me battre pour mes droits ! » Puis, il ajoute un peu plus loin pour expliquer qu'il était possible dans le contexte qu'ils puissent lui et le président Habyarimana mourir : « Je dis que c'était une situation où une guerre était en cours » Cette formule, qui ne m’avait jamais vraiment frappé, mérite pourtant d’être écoutée puis méditée avec attention pour comprendre son extraordinaire portée. Pourquoi ? Parce que le 6 avril 1994, le Rwanda n’était pas en guerre. La guerre civile avait officiellement pris fin huit mois plus tôt, le 4 août 1993, avec la signature des accords d’Arusha. Ces accords, négociés sous l’égide de l’Organisation de l’Unité Africaine, de la Tanzanie, de la France et d’autres acteurs internationaux, prévoyaient un cessez-le-feu définitif, la mise en place d’un gouvernement de transition à base élargie, le partage du pouvoir, l’intégration des forces armées et le retour des réfugiés. Le 6 avril, le pays se trouvait à la veille de la mise en œuvre concrète de cette transition : les derniers arrangements de la coalition étaient en cours de finalisation à Kigali, et la MINUAR (Mission des Nations Unies pour l’assistance au Rwanda) était déployée pour accompagner le processus de paix. En affirmant « Nous étions en guerre », Paul Kagame ne décrit donc pas la réalité factuelle du moment. Il révèle, involontairement, sa propre grille de lecture : pour lui, les accords d’Arusha n’avaient jamais mis fin au conflit. Ils n’étaient qu’une parenthèse tactique, une étape qu’il convenait de rompre au moment jugé opportun. La paix n’avait donc pas été intégrée dans sa stratégie ; la guerre, elle, n’avait jamais cessé d’être considérée par lui comme l’ultime moyen d’accéder au pouvoir non partagé qu’il appelait de ses vœux — ce pouvoir qui reste encore aujourd’hui sa propriété exclusive. Ce constat est d’autant plus éclairant que, quatre jours seulement avant l’attentat, le général Roméo Dallaire avait rencontré Kagame. Il en est ressorti profondément troublé : « Jamais je ne l’avais vu aussi sombre. Il a simplement ajouté que nous étions à la veille d’un cataclysme et qu’une fois enclenché, aucun moyen ne permettrait de le contrôler. » Ainsi, entre la déclaration publique de 2006 et l’avertissement privé de 1994, le même état d’esprit apparaît : celui d’un acteur qui n’a jamais considéré la paix signée comme contraignante. Cette analyse, développée avec précision par Jean-Marie Ndagijimana, nous invite à confronter les paroles aux faits et les dates aux déclarations. Elle ne relève pas de la conjecture, mais d’un décryptage rigoureux des mots prononcés par Kagame lui-même.

Jean-François Le Drian

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La culture de l'élite rwandaise glorifierait l’impénétrabilité et érigerait le mensonge en vertu. "Ubwenge" désigne la capacité à réfléchir, comprendre, agir avec astuce et discernement. Dans certains contextes culturels, ce terme prend une dimension plus stratégique, parfois associée à la ruse, à la subtilité ou à l’habileté à naviguer dans des situations complexes. Cela inclut l’art de communiquer de manière indirecte ou de dissimuler ses véritables intentions pour atteindre un objectif – une pratique valorisée dans certains aspects de la tradition rwandaise. Kagame excelle dans l’art de l’aveu à demi-mot. Il dit les choses quand il en ressent le besoin, mais jamais pleinement. Il faut apprendre à écouter entre ses mots. Le 3 février 2025, interrogé par CNN sur la présence de troupes rwandaises en RDC, il répond : « Je ne sais pas » et ajoute : « Mais si vous me demandez s’il y a un problème au Congo qui concerne le Rwanda et si le Rwanda fera tout pour se protéger, ma réponse est oui, à 100 %. » Une réponse délibérément ambivalente : un « non » en surface, un « oui » entre les lignes. En 2019, revenant sur l’assassinat de son opposant Seth Sendashonga, Kagame déclare publiquement : « Il est mort parce qu’il a franchi une ligne rouge. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, et je ne m’excuserai pas à ce sujet. » Un aveu implicite, dont l’objectif est clair : intimider. En 2014, après l’assassinat de Patrick Karegeya, Kagame s’exprime une dizaine de jours après le crime : « Quiconque trahit le pays en paiera le prix. Si vous décevez la nation, si vous voulez du mal à son peuple, vous en subirez les conséquences. Reste à savoir comment. » Là encore, un aveu voilé, doublé d’une menace explicite envers ses opposants. Et puis, il y a cette célèbre interview à la BBC où Kagame, une fois de plus, laisse entendre à demi-mot qu’il fut le commanditaire de l’assassinat du président Habyarimana – un événement qui déclencha le génocide de 1994. (vidéo 👇) Dans son livre, Dallaire relate un entretien avec Kagame le 2 avril 1994, quatre jours avant l’attentat contre l’avion présidentiel : « Jamais je ne l’avais vu aussi sombre. Il a simplement ajouté que nous étions à la veille d’un cataclysme et qu’une fois déclenché, rien ne pourrait l’arrêter. » Kagame savait donc que la destruction de l’avion plongerait le pays dans le chaos. Plus récemment, dans un discours prononcé le dimanche 16 mars 2025, dans le cadre du programme « Kwegera Abaturage » (Se rapprocher des citoyens), Kagame réaffirme sa détermination à protéger le Rwanda face aux menaces extérieures. « Il n’y a rien de pire que la tragédie que nous avons surmontée, a-t-il lancé. C’est pourquoi nous ne devons pas craindre de parler, de nous battre pour nous-mêmes et contre ceux qui veulent nous détruire. » Dans ce même discours, il ajoute, avec une rhétorique ambiguë : « Des gens sont partis, sont arrivés du Rwanda. Ce n’est pas le Rwanda qui a commencé. Mais ceux qui ont déclenché cela l’ont cherchée. Dans une guerre, ça va et ça vient. Certains, qui se disent Rwandais, se sont identifiés comme tels. Ce n’est pas le Rwanda qui les a envoyés là-bas. Ce n’est pas le Rwanda qui a conduit des Rwandais à Kisoro en Ouganda, ni à Masisi ou Rutshuru en RDC. […] Si vous offrez aux gens leur ‘liberté’, ils vous défendront. C’est ce feu de motivation dont je parle. » Une défense subtile, qui rejette la responsabilité tout en justifiant l’action. Le 12 mars 2025, son ministre des Affaires étrangères adopte un ton similaire lors d’une interview à la RTBF : « Il est normal que le Rwanda prenne des mesures pour protéger sa population. » Dans la même phrase, il rejette toute implication territoriale : « Qui a pris des territoires à l’est de la RDC – Goma, Bukavu ? C’est le M23, un mouvement congolais. Le Rwanda, comme je l’ai expliqué, ne prend pas de territoires là-bas. » Un double langage maîtrisé, fidèle à la stratégie de Kagame.

Jean-François Le Drian

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Cette séquence exceptionnelle à diffuser encore et encore est extraite d'une rare interview de Kagame (actuel président d'un pays agresseur) réalisée par la BBC dans laquelle il avoue à demi-mots l’assassinat de l’ancien président rwandais qui fut l'élément déclencheur de la fureur génocidaire. Le 6 avril 1994, l'avion des présidents rwandais et burundais était abattu alors qu'il approchait l'aéroport de Kigali. 5 semaines avant cet attentat, le co-pilote du Falcon, Jean-Pierre Minaberry, avait adressé une lettre à son employeur indiquant "nous savons qu'ils ont des missiles (le FPR) et nous étudions des départs à basse altitude." Face à Kagame, le journaliste de la BBC affirme : "Mais vous n'aviez pas le droit d'abattre l'avion et de l'assassiner." Kagame répond : « J'avais le droit de me battre pour mes droits. » Le journaliste lui pose alors une autre question : « Aviez-vous le droit d'assassiner le Président ? » Kagame : "non, mais étant la partie adverse que je combattais, il était possible qu'il puisse facilement mourir." Dans son fameux livre, le général Dallaire, qui vécut le génocide de l'intérieur, relate son entretien du 2 avril 1994 avec Kagamé, soit 4 jours avant l’assassinat du président hutu : "Jamais je ne l'avais vu aussi sombre. Il a simplement ajouté que nous étions à la veille d'un cataclysme et qu'une fois enclenché, aucun moyen ne permettrait de le contrôler. Ainsi, Paul Kagame savait pertinemment que l'attentat qu'il avait planifié déclencherait un véritable génocide. Le TPIR (Tribunal Pénal International pour le Rwanda) finalement, malgré le rapport Hourigan, refusera de statuer sur le double assassinat, et ce, pour les raisons invoquées par Carla Del Ponte : "Mon prédécesseur, Louise Arbour, avait étudié les tenants et les aboutissants de l'attentat et conclu que, même si l'accusation pouvait démontrer que c'étaient des Tutsis qui avaient abattu l'avion, il serait difficile de poursuivre les auteurs présumés devant le Tribunal, car, si assassiner un président est bel et bien un crime, ce n'est pas nécessairement un crime de guerre, et la juridiction du Tribunal était limitée aux crimes de guerre." "L'accusation, pensais-je, ne pouvait prouver que l'assassinat du président Habyarimana était un crime de guerre uniquement si elle parvenait à démontrer que les personnes qui avaient abattu son avion l'avaient fait en sachant pertinemment que cet acte déclencherait un génocide dont ils pourraient tirer un bénéfice politique." Kagame ne fit strictement rien pour stopper le génocide faisant passer la conquête d'un pouvoir sans partage au dessus du sauvetage des Tutsi Rwandais qui ne valaient pas grand chose à ces yeux par rapport aux Tutsi réfugiés en Ouganda. Le mobile était évident pour le FPR : Générer le chaos et provoquer la guerre civile. Si les accords d'arusha avaient été appliqués (ce que ne souhaitait surtout pas Kagame), Kagame n'aurait jamais obtenu un pouvoir sans partage. En France, lors du procès des auteurs présumés du double assassinat des présidents rwandais et burundais, le juge Bruguière considérera comme établie la piste du FPR de Kagame. Avec l'arrivée d'un Sarkozy sous influence US et décidé à rétablir des liens avec le Rwanda, l'affaire fut confiée au juge Trévidic qui, sur la base d'une expertise acoustique de couverture effectuée en France et en dépit d'éléments de preuve et de témoignages accablants, parvint à obtenir le non-lieu exigé par la raison d'État mise au service du déshonneur national. Aujourd'hui, la France doit annuler tous ces partenariats avec l'État paria du Rwanda et se rapprocher de nos amis congolais qui souffrent du fait de l'agression territoriale caractérisée perpétrée par le Rwanda. NB : Une armée qui recule ne pas récupérer les dépouilles des militaires d'une armée qui avance. Cela explique pourquoi, malgré les pertes massives de l'armée rwandaise, peu de corps sont visibles.

Jean-François Le Drian

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Il y a 31 ans jour pour jour, le 22 avril 1995, Paul Kagame ordonnait le massacre de Kibeho. Des témoins oculaires – soldats australiens de l’UNAMIR et personnel de Médecins Sans Frontières - conclurent à un bilan de plus de 8 000 civils, parmi lesquels des femmes, des enfants et des vieillards, sauvagement assassinés dans une indifférence lourde de la communauté internationale. Source : Ce bain de sang, loin d’être un incident isolé, n’était qu’un prélude aux horreurs qui allaient marquer le règne de Kagame, un homme que les Anglo-Saxons choisirent d’installer au pouvoir et de glorifier comme le «réconciliateur» qu’il ne fut pas, fermant les yeux sur son véritable visage : celui du plus grand criminel de masse contemporain. Responsable de massacres de masse au Rwanda, avant, pendant et après le génocide, de millions de morts et de pillages systématiques dans l’Est de la République démocratique du Congo, ainsi que d’assassinats extraterritoriaux, Kagame a bâti son pouvoir sur le sang, la violence et l’impunité. La communauté internationale, elle, obnubilée par son image artificielle de sauveur providentiel, refusde reconnaître ses crimes contre l’humanité. Avec un cynisme effroyable, elle fit mine de ne pas connaître les exactions contre les Hutus, documentées dès 1994 dans des rapports longtemps occultés, pour ne pas « minimiser » le génocide, comme si des crimes de masse pouvaient occulter d’autres crimes de masse. Faut-il rappeler que les Tutsis de l’intérieur furent les victimes de ce génocide et non les Tutsis venus d’Ouganda qui prétendent les représenter tout en leur déniant le droit de dire leur vérité, surtout lorsqu’elle ne s’inscrit pas dans le narratif biaisé soutenu par le régime depuis des décennies à coup d’influence et d'assassinats ? Une question demeure : est-il légitime de masquer des crimes contre l’humanité, voire un génocide, commis par le camp que l’on a choisi de soutenir, sous prétexte que le «remède» serait toujours préférable au mal ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Face aux 550 000 Tutsis de l’intérieur victimes du génocide de 1994, le « remède » incarné par le régime de Kagame a engendré une hécatombe bien plus vaste : au moins cinq millions de morts en trois décennies (fourchette basse), principalement dans l’Est du Congo. Ces pertes humaines, d’une ampleur terrifiante, ne peuvent plus être reléguées au rang d’«effets collatéraux». Les premiers signaux de cette tragédie étaient pourtant clairs. Un câble de l’ambassade américaine de Bujumbura faisait état dès août 1994 de massacres de masse. Source : Le 14 octobre 1994, le rapport Gersony, enterré pendant des années, dénonçait les exactions de l’Armée patriotique rwandaise (APR) de Kagame. Source : Il révélait des « tueries soutenues et systématiques » de civils Hutus dans des zones dépourvues de toute résistance armée. Le rapport décrivait des « tueries aveugles à grande échelle » d’hommes, de femmes, d’enfants, de malades et de vieillards, suivant un mode opératoire effroyable : des populations entières, attirées sous de faux prétextes à des « réunions communautaires » sur la « paix » ou la « distribution de nourriture », étaient massacrées par des tirs de mitrailleuses, enfermées dans des bâtiments où des grenades étaient lancées, ou exécutées à l’arme blanche. Plus tard, les enquêtes secrètes du TPIR à travers d’autres sources viendront confirmer le rapport Gersony. Le doute n’est aujourd’hui plus permis. Sources 320 pages : L’Occident, en occultant ses atrocités, en refusant de juger un homme dont les crimes rivalisent avec les pires génocides du XXe siècle, a trahi ses propres valeurs. Cette complicité par le silence est une tache indélébile sur la conscience internationale. Il est temps de briser l’impunité, de rendre justice aux millions de victimes et de cesser de glorifier ce monstre tristement encore vivant.
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Il y a 31 ans jour pour jour, le 22 avril 1995, Paul Kagame ordonnait le massacre de Kibeho. Des témoins oculaires – soldats australiens de l’UNAMIR et personnel de Médecins Sans Frontières - conclurent à un bilan de plus de 8 000 civils, parmi lesquels des femmes, des enfants et des vieillards, sauvagement assassinés dans une indifférence lourde de la communauté internationale. Source : Ce bain de sang, loin d’être un incident isolé, n’était qu’un prélude aux horreurs qui allaient marquer le règne de Kagame, un homme que les Anglo-Saxons choisirent d’installer au pouvoir et de glorifier comme le «réconciliateur» qu’il ne fut pas, fermant les yeux sur son véritable visage : celui du plus grand criminel de masse contemporain. Responsable de massacres de masse au Rwanda, avant, pendant et après le génocide, de millions de morts et de pillages systématiques dans l’Est de la République démocratique du Congo, ainsi que d’assassinats extraterritoriaux, Kagame a bâti son pouvoir sur le sang, la violence et l’impunité. La communauté internationale, elle, obnubilée par son image artificielle de sauveur providentiel, refusde reconnaître ses crimes contre l’humanité. Avec un cynisme effroyable, elle fit mine de ne pas connaître les exactions contre les Hutus, documentées dès 1994 dans des rapports longtemps occultés, pour ne pas « minimiser » le génocide, comme si des crimes de masse pouvaient occulter d’autres crimes de masse. Faut-il rappeler que les Tutsis de l’intérieur furent les victimes de ce génocide et non les Tutsis venus d’Ouganda qui prétendent les représenter tout en leur déniant le droit de dire leur vérité, surtout lorsqu’elle ne s’inscrit pas dans le narratif biaisé soutenu par le régime depuis des décennies à coup d’influence et d'assassinats ? Une question demeure : est-il légitime de masquer des crimes contre l’humanité, voire un génocide, commis par le camp que l’on a choisi de soutenir, sous prétexte que le «remède» serait toujours préférable au mal ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Face aux 550 000 Tutsis de l’intérieur victimes du génocide de 1994, le « remède » incarné par le régime de Kagame a engendré une hécatombe bien plus vaste : au moins cinq millions de morts en trois décennies (fourchette basse), principalement dans l’Est du Congo. Ces pertes humaines, d’une ampleur terrifiante, ne peuvent plus être reléguées au rang d’«effets collatéraux». Les premiers signaux de cette tragédie étaient pourtant clairs. Un câble de l’ambassade américaine de Bujumbura faisait état dès août 1994 de massacres de masse. Source : Le 14 octobre 1994, le rapport Gersony, enterré pendant des années, dénonçait les exactions de l’Armée patriotique rwandaise (APR) de Kagame. Source : Il révélait des « tueries soutenues et systématiques » de civils Hutus dans des zones dépourvues de toute résistance armée. Le rapport décrivait des « tueries aveugles à grande échelle » d’hommes, de femmes, d’enfants, de malades et de vieillards, suivant un mode opératoire effroyable : des populations entières, attirées sous de faux prétextes à des « réunions communautaires » sur la « paix » ou la « distribution de nourriture », étaient massacrées par des tirs de mitrailleuses, enfermées dans des bâtiments où des grenades étaient lancées, ou exécutées à l’arme blanche. Plus tard, les enquêtes secrètes du TPIR à travers d’autres sources viendront confirmer le rapport Gersony. Le doute n’est aujourd’hui plus permis. Sources 320 pages : L’Occident, en occultant ses atrocités, en refusant de juger un homme dont les crimes rivalisent avec les pires génocides du XXe siècle, a trahi ses propres valeurs. Cette complicité par le silence est une tache indélébile sur la conscience internationale. Il est temps de briser l’impunité, de rendre justice aux millions de victimes et de cesser de glorifier ce monstre tristement encore vivant.

Jean-François Le Drian

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Cinq jours seulement après l’assassinat de Patrick Karegeya, ancien chef des services de renseignement extérieur du Rwanda, Louise Mushikiwabo publiait ce tweet : « Ce n’est pas comment on commence, c’est comment on finit. Cet homme s’est déclaré lui-même ennemi de mon gouvernement et de mon pays, et tu t’attends à ce que j’aie pitié de lui ? » Cette réaction glaçante intervenait alors que l’opposant avait été étranglé dans une chambre d’hôtel en Afrique du Sud. Elle révélait déjà une posture où la loyauté au régime primait sur toute considération humaine élémentaire. Lors d’une interview tendue sur DW Conflict Zone, face à Tim Sebastian qui évoquait cet assassinat et les accusations récurrentes d’éliminations extrajudiciaires de dissidents par le régime Kagame, Louise Mushikiwabo se retrouve acculée. Elle nie toute implication du gouvernement rwandais tout en justifiant implicitement la violence d’État : Tim Sebastian : Le 1er janvier 2014, le colonel Patrick Karegeya a été étranglé dans une chambre d’hôtel en Afrique du Sud. Votre gouvernement l’a-t-il fait tuer ? Louise Mushikiwabo : Non. Ce n’est pas le sujet. […] Je ne pense pas que le gouvernement du Rwanda ait été déclaré coupable de quoi que ce soit. Lorsque le journaliste lui rappelle que, deux semaines après le meurtre, le président Kagame avait publiquement évoqué les « conséquences » pour ceux qui trahissent le Rwanda, elle assume sans détour : « Exactement ! Si tu t’en prends à mon pays, je m’en prends à toi. […] Tous les gouvernements s’en prennent à leurs ennemis. » Poussée dans ses retranchements, elle finit par invoquer l’exemple d’Oussama Ben Laden pour justifier l’action rwandaise, avant de qualifier Karegeya de simple « fugitif » qui « avait trahi son pays » et devant donc « en assumer les conséquences ». Elle conclut : « Ceux qui choisissent de trahir leur pays […] doivent savoir qu’il y aura des conséquences. Ce n’est pas à nous de pleurer pour quelqu’un qui s’est déclaré ennemi du Rwanda et de son peuple. » Cette défense, loin de reposer sur un État de droit clair et transparent, révèle une rhétorique qui banalise l’élimination physique des opposants en la présentant comme une nécessité. La comparaison avec Ben Laden apparaît particulièrement maladroite : elle assimile un ancien haut responsable rwandais en exil à un terroriste international et expose surtout une conception où la raison d’État justifie tout, y compris l’exécution extrajudiciaire. Louise Mushikiwabo, l'apparatchik, excelle dans la loyauté inflexible au régime de Kigali. Mais ce genre de sortie met cruellement en lumière les limites morales d’une idéologie qui sacrifie systématiquement la cohérence éthique et le respect du droit, à la défense inconditionnelle d'un pouvoir autoritaire et brutal.

Jean-François Le Drian

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Louise Mushikiwabo a été élue secrétaire générale de l’OIF le 12 octobre 2018 lors du sommet d’Erevan. Elle a officiellement pris ses fonctions le 3 janvier 2019 pour un mandat initial de quatre ans. Elle a été réélue pour un second mandat le 20 novembre 2022 à l’issue du sommet de Djerba (Tunisie), où elle était candidate unique. Au printemps 2023, soit plus de quatre ans après son arrivée, les résultats d’un sondage interne (réalisé fin 2022 – début 2023 auprès du personnel) ont révélé un climat de travail préoccupant : - 44 % des répondants estimaient avoir été victimes de harcèlement moral ; - 9 % mentionnaient du harcèlement sexuel ; - 15 % déclaraient avoir été témoins de fraudes ou d’irrégularités. Cette consultation a mis en évidence une culture du silence, un management jugé toxique par une large partie des employés et un fort sentiment d’insécurité psychologique au sein de l’organisation. En réaction, le Canada, par la voix de la ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly, a annoncé le 2 avril 2023 la réduction de sa contribution volontaire à l’OIF de 3 millions CAD pour au moins un an. La raison officiellement invoquée : les résultats « troublants » du sondage et la politique de tolérance zéro du Canada en matière de harcèlement. Cette décision, inédite dans l’histoire récente de l’OIF, s’inscrivait dans un contexte plus large de tensions avec Ottawa (notamment autour du non-renouvellement du poste d’administrateur canadien Geoffroi Montpetit). Depuis 2019, l’OIF traverse donc une crise de crédibilité et de gouvernance sous la direction de Louise Mushikiwabo : 👉 Accusations récurrentes de politisation excessive (liens forts avec Kigali), tensions ouvertes avec le Canada, départs inhabituels de cadres, restructurations controversées et dégradation marquée du climat interne. Le style de management autoritaire et parfois brutal attribué à Louise Mushikiwabo est souvent comparé, dans les cercles critiques, à celui d’Inès Mpambara, figure influente de l’appareil rwandais. Ancienne Directrice de Cabinet au sein du Bureau du Président Paul Kagame pendant de nombreuses années, Inès Mpambara a été nommée en juillet 2025 Ministre en charge des Affaires du Cabinet au sein du Bureau du Premier ministre — une position qui lui confère, de fait, une autorité supérieure sur le gouvernement. Au Rwanda, Inès Mpambara est particulièrement connue pour : - Humilier ou réprimander publiquement (ou en petit comité) ministres, hauts fonctionnaires et directeurs lors de réunions à la présidence, souvent avec des termes durs ou dégradants ; - Exercer un contrôle très strict sur l’agenda présidentiel et les accès, ce qui lui a valu une réputation de crainte (et parfois de forte hostilité) au sein de l’administration. Ce parallèle, fréquemment évoqué dans les milieux critiques de Kigali et de la diaspora, vise à souligner un certain « style » managérial importé ou partagé au sein de certaines institutions dirigées par des figures proches du pouvoir rwandais. Au-delà de ce motif déjà suffisant pour ne pas renouveler Louise Mushikiwabo, l’enjeu principal est ailleurs : confier à nouveau le secrétariat général de la Francophonie reviendrait à remettre entre les mains du régime autoritaire de Kigali un puissant instrument d’influence internationale, de blanchiment de ses crimes et de légitimation de l’agression territoriale en cours dans l’est de la RDC. Cela offrirait surtout à Paul Kagame une respectabilité diplomatique qu’il ne mérite pas. La France, s’étant déjà suffisamment compromise avec le scandaleux rapport Duclert — dont les conclusions avaient été en grande partie annoncées et « vendues » à l’avance par Emmanuel Macron à Paul Kagame en échange de services bien connus de tous —, doit absolument soutenir une candidature congolaise.

Jean-François Le Drian

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Il est intolérable et indécent que Louise Mushikiwabo puisse briguer un troisième mandat à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie. Cette candidature constitue une insulte aux principes que l’OIF prétend incarner. La Déclaration de Bamako, acte fondateur de la Francophonie politique, est pourtant claire : « Francophonie et démocratie sont indissociables ». Elle impose aux États membres des élections libres, fiables et transparentes, le respect réel de la liberté de la presse et d’expression, la liberté d’association et d’opposition, ainsi que la protection contre les violations graves des droits humains et les prises de pouvoir par la force. Or, le Rwanda que représente Louise Mushikiwabo – ancienne ministre des Affaires étrangères et fidèle porte-parole du régime Kagame – incarne depuis plus de trente ans l’exact contraire de ces exigences. Classé dans les tréfonds des classements de Reporters sans frontières, ce régime pratique l’étouffement systématique de la presse, les disparitions forcées d’opposants et de journalistes, une surveillance généralisée de la population, et des élections transformées en plébiscites sans concurrence réelle. Tout candidat sérieux capable de menacer Kagame en est systématiquement exclu, emprisonné ou éliminé. Pire : le Rwanda est régulièrement accusé par des rapports convergents d’experts de l’ONU, de Human Rights Watch et d’autres organisations crédibles d’apporter un soutien direct et décisif au groupe armé M23 en République démocratique du Congo. Présence de troupes rwandaises sur le sol congolais, participation à des offensives meurtrières, massacres de civils, déplacements massifs de populations, recrutements forcés : les faits sont accablants et documentés depuis des décennies, de la première guerre du Congo jusqu’aux récentes conquêtes de Goma, Bukavu et Uvira. Les dénégations rwandaises ne tiennent plus face à l’accumulation des preuves. Trente ans de rapports, de témoignages, de traces satellitaires et d’enquêtes indépendantes ne peuvent être balayés par les discours Bullshit habituels de Kagame. Dès lors, comment une représentante de ce système peut-elle prétendre, avec la moindre crédibilité, incarner la Secrétaire générale chargée de promouvoir et de faire respecter la Déclaration de Bamako ? Comment pourrait-elle exiger des autres États le respect de la démocratie et des droits humains quand son propre pays les piétine quotidiennement, y compris en agressant militairement un voisin francophone ? Louise Mushikiwabo n’aurait jamais dû obtenir un premier mandat. Qu’elle en sollicite un troisième relève de l’insulte. L’OIF ne peut plus se permettre d’être dirigée par l’émissaire d’un régime qui bafoue ouvertement les valeurs qu’elle est censée défendre. Accepter ce renouvellement ne serait pas une simple erreur de jugement : ce serait un déni de réalité assumé et une trahison explicite des engagements solennels de Bamako. La Francophonie mérite mieux que cette hypocrisie institutionnalisée. Sur les crimes du Rwanda 👉 lire la Requête introductive d'instance de la RDC contre le Rwanda devant la CIJ :

Jean-François Le Drian

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1/4 : À l’heure où le régime de Kigali s’apprête une nouvelle fois à exploiter la rente mémorielle du génocide, la mémoire des victimes, il est important de rappeler que les auteurs de l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président Juvénal Habyarimana n’ont toujours pas été condamnés. Pourtant, de nombreux éléments matériels, balistiques et testimoniales convergent fortement vers une responsabilité du Front patriotique rwandais (FPR) Paul Kagame. Sans cet attentat, il est très probable qu’aucun génocide d’une telle ampleur ne se serait déclenché au Rwanda à ce moment précis. Depuis ses années, le concept creux d'idéologie génocidaire est instrumentalisé par le régime à travers la production de séquences marketées sur les discours de haine, visant à renforcer ce leurre sémantique. Or comme l'a démontré Lee Ann Fujii, dans Killing Neighbors (2009), ce n'est pas la «haine ethnique» qui provoqua le génocide et les massacres mais la «peur ethnique» exploitée par les élites. La radio RTLM eut un impact limité – moins de 15 % des mobilisations directes selon Straus – et seuls 3 % des tueurs connaissaient les « Dix Commandements hutu ». A lire : 👇 On peut rappeler le changement soudain de position de la procureure du TPIR, Louise Arbour. Dans un premier temps, elle avait accueilli favorablement le mémorandum de l’enquêteur Michael Hourigan (1997), qui recueillait des témoignages directs d’anciens membres du FPR impliquant Kagame et son entourage dans l’organisation de l’attentat. Quelques jours plus tard, elle a pourtant ordonné de cesser toute investigation sur ce dossier et considéré qu’il ne relevait pas de la compétence matérielle du TPIR. Les pressions du FPR et des États-Unis eurent raison du procureur qui fut contrainte d'obtempérer. Enfin, on peut considérer que Paul Kagame lui-même fit des semi-aveux implicites sur le sujet lors d'une interview désormais bien connue. Plusieurs anciens proches du FPR, dont Théogène Rudasingwa (ancien secrétaire général du FPR et ambassadeur), ont rapporté que Kagame leur avait confié, dès juillet 1994, sa responsabilité personnelle dans l’attentat, avec un certain détachement. Ces déclarations, relayées dans des interviews et des ouvrages, renforcent l’idée que, dans les cercles internes du FPR, cette implication était un « secret de Polichinelle ». En résumé, plus de trente ans après les faits, l’attentat reste non élucidé judiciairement, mais les éléments matériels et les témoignages les plus directs et concordants orientent très probablement la responsabilité vers le FPR et Paul Kagame. Les pressions politiques, les sabotages d’enquêtes (notamment via des conseillers français auprès du Rwanda à l’époque) et les rapports contradictoires ont entretenu le flou. Pourtant, la question simple « à qui le crime profitait-il le plus ? » trouve ici une réponse évidente : à ceux qui ont pris le pouvoir dans la foulée et tout fait pour que le TPIR soit empêcher d'enquêter. Une véritable enquête internationale indépendante, avec accès complet aux archives encore classifiées, reste la seule manière d’établir la vérité au-delà des instrumentalisations mémorielles. Il faut rappeler qu’en 1995, lors des premières commémorations, l’expression « Itsembabwoko n’itsembatsemba » (génocide et massacres) faisait référence à la fois au génocide perpétré contre les Tutsi et aux massacres de Hutu accusés de complaisance avec le FPR, les deux catégories étant alors considérées comme inséparables. Cette formule incluait explicitement les souffrances des Hutu, avant que la mémoire officielle ne se focalise uniquement sur les victimes tutsi. En effet, dès l’année suivante (1996), la logique de réconciliation vola en éclats. Les victimes hutu furent purement et simplement invisibilisées. La ségrégation mémorielle venait de commencer, en même temps que l’instrumentalisation des commémorations. A lire en commentaire : Ce que le rapport balistique ne dit pas :

Jean-François Le Drian

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Le spin dictator et criminel de masse à ses heures perdues, se révèle tel qu’il est… Le vernis craque. Derrière l’image du visionnaire, soigneusement marketée à l’international, on aperçoit ici clairement le militaire autoritaire qui n’a jamais vraiment quitté le mode « commandement ». Kagame ne demande pas poliment aux ministres et gouverneurs d’améliorer leurs performances. Il les engueule comme un sergent-chef qui passe un savon à ses sous-officiers après un exercice raté. « Même debout, vous n’écoutez pas… Vous méritez d’aller faire un cross à l’entraînement… Ou alors démissionnez, et allez faire vos saloperies ailleurs. » C’est cru. C’est volontaire. Ça doit faire mal. C’est une séance d’humiliation publique destinée à ce que le message passe une bonne fois pour toutes. Michela Wrong avait raison sur ce point : Kagame a toujours pratiqué l’humiliation, soit directement, soit par procuration à travers des proches ou des proxies. Inès Mpambara, son alter ego féminin, semble prendre aussi un réel plaisir à rabrouer les ministres et à donner des ordres même au Premier ministre. Quand un chef d’État s’adresse à son gouvernement comme un sergent-chef à des bleus, on est très loin d’une gouvernance démocratique normale. Dans ce système, la loyauté personnelle et la peur de la disgrâce remplacent le débat d’idées et la responsabilité institutionnelle. Le fameux « deliver or step aside » (« délivre ou dégage ») est sans doute efficace à court terme. Mais il produit aussi de dirigeants terrifiés, conformistes, qui n’osent plus prendre d’initiatives ni dire la vérité au pouvoir. Au final, cette scène est fascinante parce qu’elle est authentique. Kagame ne joue pas la comédie du leader « bienveillant » ou « consensuel ». Le vernis du progressisme affiché se fissure, laissant apparaître l’ancien chef rebelle du FPR qui continue de diriger son pays comme une unité en opération permanente. Ça marche… pour l’instant. Mais quand le cœur sombre du commandant aura cessé de battre et de vouloir, que deviendra la machine qu’il a forgée dans la peur et la discipline ? Est-ce que tout s’effondrera, faute d’avoir formé des leaders capables de penser et de décider par eux-mêmes ?

Jean-François Le Drian

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L’accord de paix signé à l'instant, ce 4 décembre 2025 à Washington entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame, sous l’égide de Donald Trump, prétend clore plus de trente ans de conflit à l’est de la RDC. Or Paul Kagame ne signe jamais un accord sans en maîtriser les failles. Par conséquent, sa signature risque d’engager que ceux qui croient encore à sa bonne foi. La manipulation constitue le cœur de sa méthode politique depuis trente ans. Le prétexte officiel reste la menace des FDLR. Pourtant, cette menace n’existe plus de manière existentielle pour le Rwanda : Kigali la maintient vivante parce qu’elle reste un argument utile. En conservant les FDLR dans les zones occupées par le M23, le Rwanda empêche physiquement les FARDC d’agir sur deux fronts à la fois et transforme ainsi la neutralisation de ces groupes en mission impossible. Kigali impose donc délibérément des conditions que la RDC ne peut remplir tant que le M23 occupe le terrain. Cette exigence sert uniquement à discréditer Kinshasa et à justifier la présence continue des forces rwandaises ou de leurs proxies. Et quand le prétexte FDLR ne suffit plus, Kigali sort l’argument historique : le Kivu appartiendrait « ancestralement » au Rwanda. Cette affirmation repose sur une réécriture complète de l’histoire. Le royaume Nyiginya n’a jamais contrôlé durablement le Kivu. Sous Rwabugiri, certaines chefferies payaient un tribut épisodique ; ces liens se sont effondrés dès la mort du roi en 1895. Ces conquêtes furent éphémères, jamais consolidées. Le mot « Rwanda » lui-même signifie « élargissement » ou « expansion » dans la langue ancienne : il décrit un processus, non un territoire éternel. Quand les Allemands arrivent en 1894, puis les Belges, le royaume Nyiginya ne maîtrisait même pas l’ensemble du Rwanda actuel. Ce sont les Belges qui, pour des raisons administratives, étendirent l’autorité tutsi sur les périphéries du pays et figèrent les frontières définitives. L’idée d’un « Grand Rwanda » naturel n’a aucun fondement historique sérieux ; elle sert uniquement de carburant idéologique à l’expansionnisme de Kigali. Paul Kagame excelle dans l’art de transformer l’histoire en arme politique. Il reproduit, avec les moyens modernes, la vieille logique impérialiste du royaume Nyiginya : avancer masqué, signer des papiers, puis rendre leur application impossible pour conserver la main. La RDC n’a donc qu’une seule option réaliste : exploiter chaque virgule de cet accord pour gagner du temps, renforcer massivement son armée et se préparer à stopper définitivement les appétits impérialistes de Kigali. L’histoire a déjà montré que la patience stratégique finit toujours par l’emporter sur la ruse lorsqu’elle s’appuie sur la force.

Jean-François Le Drian

19,744 次观看 • 10 个月前

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Qui va lui fermer sa bouche putride ? Qui va neutraliser politiquement ce criminel de masse (Kagame) ? Que font ceux qui en ont le pouvoir ? RDC/UKRAINE : L’hypocrisie occidentale : une indignité absolue : L’Occident démontre une duplicité révoltante dans sa politique étrangère, oscillant entre indignation sélective et complaisance criminelle. Ukraine vs RDC : deux poids, deux mesures 👉 En Ukraine : - L’Occident hurle au scandale face à un hypothétique plan américain, rejeté par les Européens, qui accepterait des gains territoriaux russes. - Toute concession à la Russie est qualifiée de "violation du droit international", méritant sanctions et condamnation unanime. - Pourtant, des voix critiques, étouffées, rappellent que l’escalade ukrainienne fut orchestrée par les néoconservateurs américains et leurs relais européens. 👉 En RDC : - Le Rwanda annexe méthodiquement l’est du Congo via son bras armé, le M23/RDF - Aucune provocation congolaise ne justifie cette agression territoriale éhontée. - Kigali déploie actuellement des renforts massifs pour finaliser l’annexion d'une partie du Kivu. - Contrairement au Donbass où une partie de la population choisit la Russie, au Kivu, le M23 est très majoritairement perçu comme un envahisseur. 👉 Le silence coupable et assourdissant de l’Europe Où sont les embargos sur les armes contre le Rwanda ? Où sont les sanctions économiques contre Kigali ? Où sont les condamnations officielles des dirigeants européens ? Rien. Le néant. Ce double standard empeste !

Jean-François Le Drian

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