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Rafik Smati

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Entrepreneur : https://t.co/YL8ENh7THQ, Dromadaire, Ooprint, Kisseo | Auteur de « Le Nouveau Temps » | Président du think tank Objectif France 🇫🇷🇪🇺🌍🐝

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Ce qui se passe en ce moment en Chine donne le vertige, et contraste avec la médiocrité court-termiste du débat politique français. Un chiffre suffit à mesurer l'abîme qui se creuse : la Chine compte actuellement 7 millions d’élèves en école d’ingénieurs, contre 150 000 en France. 30% des étudiants du supérieur y suivent un cursus d’ingénieur. À Shenzhen, vous entrez dans un FabLab avec une idée le matin et vous en sortez avec un prototype en moins de 24 heures. Les voitures roulent toutes seules, les usines tournent dans l’obscurité, car les robots travaillent seuls et, parfois même, s’auto-répliquent. La Chine n’est plus en train de copier : elle est en train d’écrire l’avenir, rivalisant, voire dépassant, les États-Unis. Dire cela n’est pas louer le modèle chinois, mais regarder un futur qui nous échappe. Car que se passe-t-il chez nous ? On regarde le train passer. On se complaît dans une impuissance publique, où la vision a été remplacée par une gestion technocratique à courte vue. Au lieu d’innover, l’Europe légifère. On empile des normes, comme l’AI Act, pour se protéger de technologies que nous ne savons plus produire. Nous avons mis tous nos joueurs en défense devant nos buts, tétanisés, sans personne pour aller marquer. La France est doucement en voie de tiers-mondisation. En richesse par habitant, nous avons dégringolé de la 5ème à la 26ème place ! Seul le retour à une planification stratégique audacieuse, capable de voir au-delà des échéances électorales, pourra stopper l’hémorragie. Une planification qui ne promet pas des résultats immédiats, mais qui reconstruit des compétences, des filières et une puissance productive sur 10, 15, 20 ans. Surtout, face à la Chine, nous avons encore une carte maîtresse : un marché européen de 450 millions de consommateurs à fort pouvoir d’achat. Il est temps de sortir de la naïveté et de l’arrogance, et d’entrer dans un rapport de force raisonnable et constructif. La Chine veut accéder à notre marché ? Très bien. Mais imposons-lui ce qu’elle nous a imposé pendant trente ans : des joint-ventures, des partenariats actionnariaux et des transferts de technologie. C’est le seul moyen de repasser en attaque et de se projeter, non pas à la prochaine élection, mais à vingt ans. Osons. L’histoire ne sanctionne jamais l’échec : elle sanctionne la médiocrité et l’aveuglement.

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286,797 просмотров • 7 месяцев назад

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Il existe 2 façons de fabriquer des millionnaires. La première consiste à laisser le temps faire son œuvre : un appartement acheté il y a 30 ans, une épargne accumulée pendant toute une vie, des entreprises centenaires qui continuent de distribuer leurs dividendes. La seconde consiste à inventer l'avenir : créer une entreprise, développer une technologie, ouvrir un marché qui n'existait pas hier. C'est ainsi que des entreprises comme Nvidia ont transformé des milliers de salariés en millionnaires grâce à leur participation au capital. D'un côté, une richesse qui récompense principalement le passé. De l'autre, une richesse qui rémunère l'innovation, le risque, la création et l'engagement. Aujourd'hui, en France, une grande partie de nos nouveaux millionnaires doivent leur fortune à l'immobilier ou à l'épargne. Tant mieux pour eux. Mais pour ma part, je veux que la France devienne une machine à créer des fortunes entrepreneuriales. Je veux qu'un ado de Clichy-sous-Bois, de Marseille, de Limoges ou d'un village de la Creuse puisse se dire : « Moi aussi, je peux devenir riche en créant quelque chose d'utile au monde. » Voilà la différence entre une société obsédée par la redistribution de la richesse… et une société qui la crée. Le véritable débat n'est donc pas de savoir combien il y a de millionnaires en France. Il est de savoir si les millionnaires que nous fabriquons sont les héritiers de notre histoire ou les bâtisseurs de notre avenir. Deux visions. Deux modèles. Deux avenirs. C'était hier soir sur le plateau de David Pujadas sur LCI.

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40,043 просмотров • 28 дней назад

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Une idée simple, qui ne coûte rien, mais qui pourrait faire évoluer profondément notre rapport à la dépense publique : Un élève de primaire coûte environ 8 000 euros par an à la collectivité. Une nuit en réanimation peut atteindre 4 000 euros. Un traitement moderne contre le cancer dépasse parfois 100 000 euros par an. Ce qui me frappe, ce ne sont pas les montants. C’est le fait que nous les ignorons ! Nous avons en effet bâti notre modèle social sur l’idée de la gratuité. Et quand quelque chose paraît gratuit, il finit par ne plus avoir de valeur. Nous ne voyons plus ce que l’État nous donne, ni ce qu’il nous demande en retour. La relation est devenue abstraite, presque invisible. Invité chez David Pujadas, j’ai formulé une proposition très simple : qu’en fin d’année, chaque foyer fiscal reçoive une facture sociale détaillant les services publics dont il a bénéficié, et les impôts qu’il a versés. Aucune somme n’aurait à être payée, évidemment. Mais une signature électronique serait demandée. Non pas pour culpabiliser, mais pour prendre conscience. Prendre conscience de la chance immense que nous avons de vivre dans un pays où l’école, la santé, la sécurité et tant d’autres biens essentiels sont accessibles à tous. Prendre conscience, aussi, que cette chance a un prix, et qu’elle mérite d’être protégée, optimisée, pensée avec sérieux. La transparence est la première brique de la responsabilité collective. Et la responsabilité est la condition de la souveraineté. Si nous voulons reprendre le contrôle, tout commence par là.

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302,004 просмотров • 8 месяцев назад

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Il est minuit moins cinq avant l’apocalypse technologique de l’Europe. Et je pèse mes mots. L’obsession pour la régulation, le mépris des élites technocratiques envers les entrepreneurs et la peur de l’avenir nous font décrocher de la grande bataille de l’IA. Pendant que l'humanité se rapproche de l’intelligence artificielle générale et que chaque nouvelle IA surpasse la précédente, l’Europe choisit de se suicider avec un « IA Act » qui bride l’innovation. Les choix politiques sont dictés par la peur et le mépris, au détriment de l’audace et de l’avenir. Ce mélange de peur et de mépris est le même qui nous a fait perdre la course au spatial : il y a 10 ans, le président d’Arianespace se moquait ouvertement de SpaceX et d’Elon Musk. Résultat des courses : un seul lancement pour Ariane en 2024, contre plus de 130 pour SpaceX et un saut technologique historique avec des lanceurs réutilisables. C’est cette même arrogance qui nous fait décrocher de la grande bataille des voitures électriques et autonomes, ou encore de celle des biotechs. C’est elle aussi qui, il y a 30 ans, nous a fait passer à côté de la révolution de l’Internet. Et j’en passe. Mais comment pourrait-il en être autrement dans un pays qui a inscrit dans sa Constitution un mortifère « principe de précaution », qui érige la peur du risque en vertu, aux dépens de l’audace et de l’innovation ? Je suis convaincu que notre salut réside dans l’abandon de ce funeste principe de précaution au profit d’un principe d’audace et de liberté. Cela exige, je vous l’accorde, un véritable choc des consciences. Pourtant, nous n’avons pas à chercher bien loin des exemples de ce dont nous sommes capables : la reconstruction de Notre-Dame et l’organisation des JO ont démontré que, dès lors qu’elle parvient à s’affranchir du monstre technocratique avec des lois d’exception, la France est capable d’accomplir des prouesses qui marquent l’Histoire. Oui, il est minuit moins cinq avant l’apocalypse technologique de l 'Europe. Mais le pire n’étant jamais certain, je continue de croire en la possibilité d’un sursaut. Alors réveillons-nous ! Merci à David Pujadas et à LCI de m’avoir donné hier soir carte blanche pour exprimer ce point de vue, que nous sommes, je crois, nombreux à partager. 24h Pujadas

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JL Mélenchon dit qu’il est immoral d’être milliardaire. Soit. Mais au fond, qu’y a-t-il de plus immoral ? Un milliardaire qui a créé des milliers d’emplois et paie des milliards d’€ d’impôts ? Ou un politicien millionnaire comme lui, qui vit depuis toujours de l’argent public ? Je continue le raisonnement par l’absurde. La fortune de Bernard Arnault a baissé en 2024 : la France se porte-t-elle mieux ? D’autre part, l’Allemagne compte plus de milliardaires que la France : pourquoi donc les salaires sont-ils 15 % plus élevés ? La réalité est que l’atmosphère de lutte des classes qui s’installe dans notre pays est littéralement déconnectée de la réalité de notre monde. Pendant que nous faisons face à des défis majeurs, pendant que les USA et la Chine se disputent la suprématie technologique, certains veulent imposer en France un combat du siècle dernier. Et cela d’autant plus que, toutes les études le démontrent, le partage de la valeur ajoutée entre le capital et le travail n’a connu aucune distorsion depuis 40 ans ! Alors oui, j’ose le dire : nous avons besoin de plus de milliardaires en France, de plus d’entrepreneurs qui prennent des risques et qui réussissent ! Plutôt que de nous enfermer dans des combats idéologiques dépassés, attirons les talents et les capitaux ! Le vrai combat d’une société mature, ce n’est pas d’avoir moins de riches : c’est d’avoir moins de pauvres !

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Trop, c'est trop ! Le ministre de l’Économie Eric Lombard vient d'affirmer que le problème de notre économie n'est pas la fiscalité délirante, mais le manque d'entrepreneurs ! Pardon, mais vivons-nous dans le même pays ? Invité par David Pujadas, je lui réponds. Je lui rappelle que la France compte des millions d'entrepreneurs et de créateurs. Partout dans nos territoires, dans les centres-villes, dans les campagnes, comme dans les quartiers populaires. Beaucoup n'arriveront pas à faire grandir leur boîte. D'autres s'expatrieront. Pourquoi ? Parce que la France est devenue un enfer réglementaire et fiscal. Le nier, a fortiori quand on est le ministre de l’Économie, est une faute. C’est là tout notre drame : plutôt que de créer un environnement propice à la croissance, la puissance publique empile les contraintes. Au lieu d’insuffler un vent de liberté, elle impose des dogmes moralisateurs : « Il faut réguler l’IA », « Le risque, c’est mal », « Musk est fou »… alors que nous devrions être, en Europe, dans un combat pour la puissance. Car oui, l’Europe a des atouts pour mener ce combat : un marché homogène de plus de 500 millions de consommateurs à fort pouvoir d’achat, une géographie bénie des dieux, des infrastructures solides, une présence sur toutes les mers à travers les territoires ultramarins de la France, des ingénieurs parmi les meilleurs du monde… Tout est là. Il ne manque qu’une chose : la volonté de s’affranchir du carcan technocratique, assumer une volonté de puissance, et agir en leader. Sacré défi. Merci à David Pujadas et à LCI de m’avoir donné hier soir l’occasion d’exprimer ce point de vue d’entrepreneur, que nous sommes, je le sais, nombreux à partager.

Rafik Smati

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Faisons une pause. Juste quelques secondes pour sortir du brouhaha politique et regarder ce qui compte vraiment. Nous vivons en temps réel la plus grande métamorphose de l’histoire humaine. IA, bio-réparation, fusion, quantique… L’intelligence devient une ressource, la vie devient programmable, l’énergie devient infinie. Et pendant ce temps, au mépris de toute logique rationnelle, la France s’enlise dans l’immobilisme et la médiocrité politique. Et cela me met dans une colère noire. Parce que je sais que si notre pays retrouvait un leadership digne de son histoire, il pourrait offrir à ses enfants une prospérité qu’aucune génération n’a encore connue. Une nouvelle ère de croissance, plus puissante encore que les Trente Glorieuses. Notre jeunesse ne demande en effet qu’une chose : bâtir le monde qui vient. Inventer plutôt que subir. Oser plutôt qu’administrer. Mais cela suppose un changement radical d’état d’esprit : choisir l’audace plutôt que la peur, l’entrepreneuriat plutôt que la bureaucratie, la création de richesse plutôt que l’obsession de la régulation. Car pendant que nous discutons de nouvelles taxes et de nouvelles normes, les nouveaux maîtres du monde avancent. La Chine et les États-Unis créent, investissent, prennent des risques. Et en Europe, notre premier réflexe est de légiférer, tandis qu’en France, notre première obsession est de taxer. Et malgré tout, je reste convaincu que rien n’est perdu. Nous avons les cerveaux, les ingénieurs, les médailles Fields, la culture scientifique et un rapport Draghi qui nous montre le chemin. Mais nous manquons d’une chose essentielle : le courage politique d’être une puissance d’innovation. Sommes-nous condamnés à devenir les spectateurs de ce siècle ? Ou déciderons-nous enfin d’en redevenir les acteurs ? Ce qui se joue aujourd’hui n’est pas un débat économique ou technologique. C’est un choix de civilisation. Soit nous prenons part à la conquête de l’intelligence, soit nous serons les vassaux de ceux qui l’auront maîtrisée. L’avenir n’attend pas. Et il ne pardonnera rien aux âmes faibles.

Rafik Smati

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