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Alex Boissonneault

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Député d'Arthabaska à l’Assemblée nationale

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En point de presse, Pablo Rodriguez demande à notre chef « de s’élever ». Je me permets simplement de lui rappeler que c’est lui qui multiplie les faussetés et les enflures verbales. Comme lorsqu’il a prétendu que le Parti Québécois considère quiconque n’est pas souverainiste comme « pas Québécois ». C’est aussi M. Rodriguez qui a qualifié nos positions en immigration de « pas humaines », sans avancer le moindre argument. Alors, ses leçons de hauteur, je l’invite respectueusement à les appliquer à lui-même.

En point de presse, Pablo Rodriguez demande à notre chef « de s’élever ». Je me permets simplement de lui rappeler que c’est lui qui multiplie les faussetés et les enflures verbales. Comme lorsqu’il a prétendu que le Parti Québécois considère quiconque n’est pas souverainiste comme « pas Québécois ». C’est aussi M. Rodriguez qui a qualifié nos positions en immigration de « pas humaines », sans avancer le moindre argument. Alors, ses leçons de hauteur, je l’invite respectueusement à les appliquer à lui-même.

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Encore une fois, on avait vu juste, n'en déplaise aux observateurs qui avaient critiqué notre sortie à l'époque. Alors pour rappel, voici un extrait de ce qu'on avait déclaré le 4 mai dernier : « Il est fort probable que le semblant d’ouverture qu’Ottawa pourrait démontrer, sans offrir de changements réels ou durables, se révèle un calcul stratégique visant à freiner l’élan du Parti Québécois à l’approche d’une élection. » Aujourd’hui, Mark Carney confirme que le fédéralisme dit « coopératif » est avant tout une réaction à la force du mouvement indépendantiste au Québec. Il admet que c’est en raison de la perspective d’un référendum que son gouvernement a finalement conclu les négociations avec le Québec dans le dossier des infrastructures, décrits jusqu’à récemment comme « paralysés » par Ottawa, selon les propres mots de Mark Carney. Rien à voir avec de supposés « talents de négociatrice » de Christine Fréchette. Avec Ottawa, tout est toujours une question de rapport de force. Et ce rapport de force, seul le Parti Québécois et le mouvement indépendantiste sont en mesure de l’incarner. Puisque le passé est garant de l’avenir, la suite est facile à prévoir : dès que le Québec baissera la garde, selon le résultat de l’élection du 5 octobre, nous assisterons au retour de la ligne dure d’Ottawa. Ligne dure en matière de laïcité et de protection du français. En immigration ou en matière de citoyenneté. Ligne dure dans les négociations commerciales avec les États-Unis, qui pourront privilégier les intérêts de l’Ontario et de l’Ouest canadien au détriment de ceux du Québec, qu’on parle de la gestion de l’offre, de la forêt ou de l’aluminium. Le Québec mérite d’être traité équitablement, et pas seulement lorsqu’il menace de quitter la fédération. Le Québec mérite qu'on puisse défendre ses intérêts, fussent-ils politiques ou économiques. Le Québec doit se donner les moyens de ses ambitions.

Alex Boissonneault

25,872 görüntüleme • 1 ay önce

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