
Emmanuel Ruimy
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J’étais passé à côté de cette séquence sidérante d’Emmanuel Todd sur l’Iran. Il évoque un « déjeuner formidable » avec l’ambassadeur pendant que le régime massacre sa population, puis explique, sans ciller, que ces crimes seraient, au fond, imputables à l’Occident. C’est la maladie mentale des intellectuels français : l’arrogance coloniale inversée, où même les bourreaux des autres resteraient des créatures occidentales.
Emmanuel Ruimy172,673 次观看 • 4 个月前

« Je ne suis pas allé à la manifestation du 11 janvier. On savait que quelque chose n’allait pas avec Charlie. Il y a des relents islamophobes (...) Charlie est la pointe avancée du combat pour la supériorité de l'Occident.» Le service public célèbre les Kouachi, 10 ans après.
Emmanuel Ruimy273,880 次观看 • 1 年前

D’accord, l’extrême gauche est ultra violente, mais comme elle est « antifasciste », c’est donc une violence défensive et bienveillante. Un peu comme les camps de concentration socialistes, qui étaient défensifs, contrairement aux camps fascistes, qui étaient vraiment méchants.
Emmanuel Ruimy60,842 次观看 • 3 个月前

Avec ce sketch, Blanche Gardin résume la gauche postmoderne : l’universalisme des Lumières a cédé la place à l’universalisme victimaire, où seule la souffrance légitime l’existence. Pas un hasard si elle est devenue depuis "antisioniste", une identité-oppression par procuration. Là où la gauche classique prônait l’émancipation universelle, la gauche postmoderne ne reconnaît plus que des identités définies par la douleur. Ce n’est plus ce que tu penses qui compte, mais ce que tu endures. Exister politiquement, c’est être opprimé—ou, à défaut, s’annexer une cause souffrante. Cette logique s'inscrit dans la "tribalisation" décrite par Michel Maffesoli : à mesure que s’effondrent idéologies, religions et nations, les individus cherchent des appartenances plus restreintes, plus lisibles—et pour la gauche postmoderne, celles-ci doivent s’articuler autour de la domination. Si tu n’es pas dominé, tu es disqualifié. Blanche Gardin en avait sans doute assez d’être « rien ». Ce sketch date d’il y a déjà quelques années—depuis, elle a trouvé mieux qu’un regard acide sur la société : une cause, une posture, une appartenance. Dès lors, son récent antisionisme radical de Blanche Gardin n’a rien d’une dérive : c’est le point d’arrivée naturel de ce logiciel victimaire. Il offre une appartenance immédiate et un certificat de vertu : nul besoin d’être juif, noir ou trans—il suffit d’être contre Israël pour être adoubé dans la communauté de l’indignation. Ce choix n’a rien d’anodin : il est l’axe nodal du logiciel victimo-identitaire. Plus qu’un engagement, l’antisionisme est un verrou conceptuel, la condition de survie de cette vision du monde. En effet, les Juifs, minorité persécutée par excellence, sont aussi un peuple souverain. Une victime qui refuse de le rester, une anomalie conceptuelle. Dissonance cognitive insupportable pour une vision binaire du monde, où chacun doit être soit oppresseur, soit opprimé. L’erreur 404 de l’idéologie postmoderne. Pour résoudre cette contradiction, il faut donc inverser les rôles. Faire d’Israël l’oppresseur absolu, et des Palestiniens les nouvelles victimes archétypales. Il ne s’agit pas simplement de critiquer Israël, mais d’abolir la contradiction en transformant un peuple qui a survécu au pire en incarnation du mal. Voilà pourquoi le Juif-sioniste doit être accusé d’être un Nazi. C’est une opération mentale nécessaire pour préserver la pureté du schéma oppresseur/opprimé. Si les Juifs ne sont plus des victimes, alors ils doivent devenir des bourreaux. Et ce n’est pas un hasard si ce "combat de substitution" écrase tous les autres chez la gauche radicale. Darfour, Yémen, Ukraine, Ouïghours, pogroms des Rohingyas, massacres en RDC, famine en Afghanistan, épuration ethnique des Tigréens—des tragédies bien réelles, mais reléguées au statut de bruits de fond. Seul Israël cristallise la bataille existentielle du logiciel victimaire, le théâtre où se joue la pureté idéologique. Blanche Gardin n’a donc pas basculé par reflexion, mais par nécessité. Son antisionisme n’est ni un choix, ni une pensée, ni même une opinion : c’est une sortie de secours psychique, le produit mécanique d’une logique identitaire qui ne tolère pas les exceptions.
Emmanuel Ruimy117,167 次观看 • 1 年前

« Pour Charlie, ils ont provoqué et pour l’hyper casher, ils sont juifs, donc victimes nées, mais pour le 13 novembre les gens se sont dit “ça peut être tous le monde" ». Je le dis sans animosité ni procès d’intention, mais ce sont précisément ces phrases qui poussent bien plus de Juifs à partir en Israël que les violences elles-mêmes. Cette impression persistante d’être un citoyen en appendice. Français lorsque le ciel est clair, juif dès que le temps se couvre. Citoyen locataire de la maison nationale, jamais propriétaire du bail symbolique. Républicain universaliste de conviction, je reconnais pourtant le moteur historique du sionisme. Deux logiques qui avancent en tension.
Emmanuel Ruimy57,840 次观看 • 6 个月前

Alma Dufour (LFI) : « Ils s'en prennent aux musulmans qui ont l'audace de croire en Dieu, c'est-à-dire de croire que quelque chose d'autre existe ! » Un parti qui hait l’Occident, adore Dieu et lutte contre Israël. C’est en français, mais l’accent sent fort la milice libanaise.
Emmanuel Ruimy36,931 次观看 • 1 年前
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