
France Fanon
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Passionnément antiraciste. La politique m’obsède. La mauvaise foi des autres m’inspire. Actualité, politique & sarcasmes.
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Karim Bouamrane s’est rendu au rassemblement de soutien aux policiers
France Fanon193,544 просмотров • 1 месяц назад

Laurent Nuñez présente sa démission après les violences du 17 octobre. Macron la refuse, mais exige l’abandon de la doctrine que son ministre défendait bec et ongles. Au Macronistan, on reconnaît l’échec d’une politique, mais on garde celui qui l’incarne. L’irresponsabilité érigée en méthode.
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La commission d’enquête parlementaire sur les violences du 17 octobre commence à peine ses travaux que les premières manœuvres politiques font déjà polémique. Ce mercredi, trois rapporteurs ont été désignés à huis clos : Pouria Amirshahi, du groupe écologiste. Roger Vicot, du Parti socialiste. Agnès Firmin Le Bodo, du groupe Horizons, membre du bloc présidentiel. La présidence de la commission revient à Vincent Caure, député Renaissance et ancien conseiller d’Emmanuel Macron à l’Élysée. Et La France insoumise dans tout ça ? Aucun poste de rapporteur. Thomas Portes était pourtant candidat. Après trois tours de scrutin, il s’est retiré pour favoriser l’élection de l’écologiste Pouria Amirshahi face au candidat du Rassemblement national, Michaël Taverne. Autrement dit, LFI a contribué à empêcher le RN d’obtenir un poste de rapporteur, mais se retrouve elle-même sans aucun des trois postes. Thomas Portes dénonce une alliance entre les écologistes, les socialistes et les macronistes pour se partager les responsabilités. L’existence d’un accord préalable destiné à écarter LFI reste à démontrer. En revanche, le résultat des désignations ne souffre aucune contestation. Et ce résultat pose une véritable question démocratique. Car les rapporteurs ne sont pas là pour décorer les bancs de l’Assemblée. Ce sont eux qui conduiront une partie des investigations et rédigeront les conclusions de la commission. Une commission censée faire toute la lumière sur les violences du 17 octobre, les éventuelles défaillances des autorités, les décisions prises en matière de maintien de l’ordre et les responsabilités politiques. On nous promet une enquête pluraliste, indépendante et transparente. Elle sera présidée par un ancien conseiller de Macron, avec trois rapporteurs issus du PS, des écologistes et du bloc présidentiel. Le plus savoureux reste cette conception très particulière du pluralisme parlementaire : trois rapporteurs pour représenter différentes sensibilités, mais aucune place pour LFI. Pour rappel : un article de Mediapart a forcé le camp présidentiel à freiner des quatre fers dans une opération diffamatoire visant à rendre la formation politique responsable des débordements intervenus dans le cadre d’un dispositif policier défaillant.
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