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Fadila Tatah

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CREATIVE DIRECTOR - Médaillée du CONCOURS LÉPINE. Graphiste Web & Motion Designer. Artiste plasticienne, auteure, compositrice. Membre SACEM / SCCP. ☀️🟩⬜️🟥🦁

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Pardonnez-moi, je reviens sur Brigitte Bardot. Cela m’est resté en travers de la gorge qu’on ait voulu la politiser, alors que la seule chose qui l’animait était son combat contre la cruauté envers les animaux, cruauté dans laquelle l’être humain s’est surpassé. Raciste ? Criminelle morale ? Cruelle ? Qui est cruel ? Celle qui emploie des mots durs pour dénoncer la cruauté, ou ceux qui infligent une souffrance d’une cruauté incommensurable ? Qui est raciste ? Celle qui s’en prend à tous ceux qui font du mal aux animaux sans tenir compte de leur origine, ou ceux qui ne voient en elle qu’une blanche ? Dès les années 1970, elle choque l’opinion en s’attaquant au massacre des bébés phoques au Canada. Des animaux assommés à coups de gourdin, parfois dépecés encore conscients pour leur fourrure. Elle parle de « bouchers », de massacre, de barbarie. Le vocabulaire est brutal parce que la scène l’est. Ce combat marque l’opinion internationale et participe aux restrictions, puis aux interdictions, du commerce de ces produits. À la même période, elle s’indigne du transport des chevaux destinés à l’abattage. Des milliers de kilomètres dans des wagons ou des camions inadaptés, sans eau ni repos, des chutes, des paniques, des fractures. Des chevaux arrivent vivants mais blessés, parfois avec les pattes brisées, laissés à l’agonie. Elle alerte les autorités européennes sur cette cruauté industrielle, invisible, routinière, acceptée. Dans les années 1980 et 1990, elle dénonce l’élevage intensif des vaches laitières : inséminations à répétition, veaux arrachés à la naissance, épuisement physique, boiteries, mammites, animaux traités comme des machines. Pas de scène spectaculaire ici, mais une souffrance quotidienne, silencieuse, normalisée. Elle parle d’une violence lente, installée, rendue acceptable par le rendement. Au même moment, elle s’attaque à l’abattage industriel de la volaille. Des poulets suspendus vivants par les pattes sur des chaînes automatisées, étourdis par électrocution. Elle dénonce les ratés, les animaux mal étourdis qui arrivent conscients à la saignée. Pour elle, c’est l’exemple même d’une cruauté mécanisée, où la cadence prime sur la vie. Elle ne ménage pas davantage les pratiques de tonte intensive des moutons, lorsqu’elles blessent jusqu’au sang, ni les élevages pour la fourrure, visons et renards confinés dans des cages exiguës, mutilés, gazés ou électrocutés pour un produit de luxe inutile. Là encore, elle parle de torture, de barbarie, de honte. Elle s’attaque frontalement aux combats de chiens, réseaux clandestins où des animaux sont dressés à s’entretuer, mutilés, affamés, utilisés comme objets de pari. C’est l’un des combats qui la met le plus hors d’elle, parce que la souffrance est volontaire, organisée, répétée, sans aucun alibi culturel. Elle s’oppose aussi à la corrida, tradition européenne, blanche, chrétienne, sans jamais y faire d’exception. Pour elle, aucun folklore ne justifie la mise à mort ritualisée d’un animal pour le spectacle. Elle dénonce l’agonie érigée en divertissement, sans distinction d’origine, de religion ou de géographie. Enfin, elle rejette l’abattage rituel sans étourdissement. Ce qui la fait réagir plus violemment lors de l’Aïd, c’est l’abattage de masse, concentré sur quelques jours à l’échelle mondiale. Son combat porte sur la méthode et l’ampleur, pas sur l’identité des croyants. La justice lui reprochera la manière de dire, pas le fait de dénoncer la souffrance. Elle a insulté des chasseurs canadiens, des éleveurs européens, des traditions chrétiennes, des industries occidentales, des réseaux clandestins, des pratiques musulmanes… et tous ceux qui pratiquent une cruauté volontaire envers des animaux qui ne leur ont rien fait, qui leur ont fait confiance, qui avaient confiance en notre humanité. Oui, elle a insulté et a été condamnée, et c’est toujours pour la même raison qu’elle était en colère jusqu’à insulter : la souffrance animale. Jamais pour une identité.

Pardonnez-moi, je reviens sur Brigitte Bardot. Cela m’est resté en travers de la gorge qu’on ait voulu la politiser, alors que la seule chose qui l’animait était son combat contre la cruauté envers les animaux, cruauté dans laquelle l’être humain s’est surpassé. Raciste ? Criminelle morale ? Cruelle ? Qui est cruel ? Celle qui emploie des mots durs pour dénoncer la cruauté, ou ceux qui infligent une souffrance d’une cruauté incommensurable ? Qui est raciste ? Celle qui s’en prend à tous ceux qui font du mal aux animaux sans tenir compte de leur origine, ou ceux qui ne voient en elle qu’une blanche ? Dès les années 1970, elle choque l’opinion en s’attaquant au massacre des bébés phoques au Canada. Des animaux assommés à coups de gourdin, parfois dépecés encore conscients pour leur fourrure. Elle parle de « bouchers », de massacre, de barbarie. Le vocabulaire est brutal parce que la scène l’est. Ce combat marque l’opinion internationale et participe aux restrictions, puis aux interdictions, du commerce de ces produits. À la même période, elle s’indigne du transport des chevaux destinés à l’abattage. Des milliers de kilomètres dans des wagons ou des camions inadaptés, sans eau ni repos, des chutes, des paniques, des fractures. Des chevaux arrivent vivants mais blessés, parfois avec les pattes brisées, laissés à l’agonie. Elle alerte les autorités européennes sur cette cruauté industrielle, invisible, routinière, acceptée. Dans les années 1980 et 1990, elle dénonce l’élevage intensif des vaches laitières : inséminations à répétition, veaux arrachés à la naissance, épuisement physique, boiteries, mammites, animaux traités comme des machines. Pas de scène spectaculaire ici, mais une souffrance quotidienne, silencieuse, normalisée. Elle parle d’une violence lente, installée, rendue acceptable par le rendement. Au même moment, elle s’attaque à l’abattage industriel de la volaille. Des poulets suspendus vivants par les pattes sur des chaînes automatisées, étourdis par électrocution. Elle dénonce les ratés, les animaux mal étourdis qui arrivent conscients à la saignée. Pour elle, c’est l’exemple même d’une cruauté mécanisée, où la cadence prime sur la vie. Elle ne ménage pas davantage les pratiques de tonte intensive des moutons, lorsqu’elles blessent jusqu’au sang, ni les élevages pour la fourrure, visons et renards confinés dans des cages exiguës, mutilés, gazés ou électrocutés pour un produit de luxe inutile. Là encore, elle parle de torture, de barbarie, de honte. Elle s’attaque frontalement aux combats de chiens, réseaux clandestins où des animaux sont dressés à s’entretuer, mutilés, affamés, utilisés comme objets de pari. C’est l’un des combats qui la met le plus hors d’elle, parce que la souffrance est volontaire, organisée, répétée, sans aucun alibi culturel. Elle s’oppose aussi à la corrida, tradition européenne, blanche, chrétienne, sans jamais y faire d’exception. Pour elle, aucun folklore ne justifie la mise à mort ritualisée d’un animal pour le spectacle. Elle dénonce l’agonie érigée en divertissement, sans distinction d’origine, de religion ou de géographie. Enfin, elle rejette l’abattage rituel sans étourdissement. Ce qui la fait réagir plus violemment lors de l’Aïd, c’est l’abattage de masse, concentré sur quelques jours à l’échelle mondiale. Son combat porte sur la méthode et l’ampleur, pas sur l’identité des croyants. La justice lui reprochera la manière de dire, pas le fait de dénoncer la souffrance. Elle a insulté des chasseurs canadiens, des éleveurs européens, des traditions chrétiennes, des industries occidentales, des réseaux clandestins, des pratiques musulmanes… et tous ceux qui pratiquent une cruauté volontaire envers des animaux qui ne leur ont rien fait, qui leur ont fait confiance, qui avaient confiance en notre humanité. Oui, elle a insulté et a été condamnée, et c’est toujours pour la même raison qu’elle était en colère jusqu’à insulter : la souffrance animale. Jamais pour une identité.

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Non madame Hassan, les juifs n’ont pas colonisé des terres, ni pillé quoi que ce soit, car il n’y avait rien à piller. Il n’y avait ni État, ni pays, et cela n’a pas commencé en 1948. Et non madame, les Algériens n’ont pas commis de viols de masse. Ce n’est pas comparable au 7 octobre. Le système colonial européen reposait, aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, sur la logique impériale. De nombreux pays se sont illustrés lors de cette période de colonisation : le Portugal, le Royaume-Uni, l’Espagne, la France, les Pays-Bas, l’Allemagne… Alors, parlons de concret avec la naissance d’une ville très connue : Tel Aviv, née en 1909, sur un « no man’s land ». Sur les dunes de sable près de Jaffa, alors simple province de l’Empire ottoman, soixante-six familles juives marquèrent leur temps, défiant la désolation, l’aridité et l’improbable idée qu’une terre ainsi puisse donner naissance à l’une des plus belles villes d’Israël. À cette époque, la « Palestine » n’était ni un pays ni un État : seulement une terre marginale, administrée depuis Istanbul, sans capitale ni frontières définies. Ces familles fuyaient les pogroms et les persécutions d’Europe de l’Est, mais aussi du Maghreb, d’Espagne et des pays arabes. Elles arrivèrent ici après avoir acheté, à des prix exorbitants, ces terrains à de grands propriétaires arabes absents, souvent installés à Beyrouth ou à Damas. Elles ne volèrent personne. Elles trouvèrent un désert, des marécages infestés de malaria. Avec ingéniosité, elles plantèrent des eucalyptus pour assécher les eaux, tracèrent des rues dans le sable, bâtirent des maisons, des écoles, des hôpitaux pour soigner leurs malades. Quelques décennies plus tôt, Mark Twain avait décrit cette contrée comme « désolée » et « silencieuse ». Ce néant, elles le transformèrent en avenir. Ainsi surgit Tel Aviv, la « colline du printemps » : une ville moderne, vivante, prospère — née du travail, de la volonté et du rêve d’un peuple revenu sur sa terre ancestrale. De soixante-six familles à près de cinq millions d’habitants. Ces familles ont construit une terre d’asile pour les juifs persécutés. Aujourd’hui, on les accuse de coloniser ce qu’elles ont acheté et bâti.

Fadila Tatah

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À Madame Tondelier, Il faut croire que vous vous passez le mot entre vous. J’avais déjà réagi lors de la prise de parole de votre collègue Aymeric Caron. Vous autres, députés, qui parlez d’islamophobie et de soutien au port du voile pour fillettes, je réitère : vous êtes une véritable menace pour nous. Vous n’avez pas idée du mal que vous semez dans nos foyers avec votre condescendance. Par pitié, arrêtez de parler de choses que vous ne comprenez pas. —— Mon texte, lors de sa prise de parole sur Sud Radio : Alors, il n’y a pas plus raciste, condescendant, colonialiste que les propos que tient ce député LFI sur Sud Radio : « L’interdiction du port du voile aux enfants, voulue par Gabriel Attal, est une proposition raciste et antirépublicaine. À titre personnel, cela ne me gêne nullement qu’une enfant de 5 ou 6 ans porte un voile. Et peu importe si cela me gêne ou pas. La République, c’est le respect des différences. Va-t-on vérifier, pour chaque famille, ce qui est promu dans l’éducation mise en place par les parents ? Alors je propose qu’on sanctionne les familles qui enseignent le racisme à leurs enfants. » Ce député, censé nous protéger, prétend que proposer une interdiction du port du voile pour protéger les fillettes d’une pratique où leur corps serait sexualisé, est une hérésie – et que c’est islamophobe. Pour rappel, le voile fut prescrit au Moyen Âge, à une époque où il servait à distinguer les esclaves et les prostituées des femmes dites « de bonne famille ». Le voile concernait donc les femmes, pas les fillettes. Aujourd’hui, bien qu’il n’y ait plus d’esclavage, la pratique du port du voile continue sous prétexte de protéger les femmes – je dis bien les femmes – du regard des hommes. Pour les fillettes, il s’agit d’une pratique barbare et arriérée, qui les prive de ce que la République leur garantit : l’égalité entre filles et garçons. Ce n’est donc pas un choix. Il parle d’islamophobie ! Non, monsieur, si une autre religion sexualisait les fillettes, l’interdiction serait tout aussi bienvenue. Critiquer une pratique religieuse, en l’occurrence une pratique de l’islam, est un droit. Critiquer une religion n’est pas un délit. Alors, arrêtez avec votre « islamophobie » à toutes les sauces. Notre devoir est de protéger les enfants – tous les enfants, et c’est plus particulièrement le vôtre. Le port du voile est une hérésie, monsieur. Ce n’est pas son interdiction qui l’est, mais le fait qu’une fillette le porte. Et pour conclure, monsieur : demandez à une fillette si elle préfère porter un voile… ou une robe avec des manches bouffantes, une robe qui tourne. Vous n’avez rien compris. Vous faites du mal à ces enfants. La protection de l’enfance est en danger avec vous. Je m’appelle Fadila, et je ne vous remercie pas. Vous avez démontré, en quelques mots, votre incapacité à protéger les fillettes. Elles non plus ne vous remercient pas. Elles ont aujourd’hui 5 ou 6 ans. Dans quelques années, elles seront grandes, et elles vous diront ce qu’elles pensent de vos propos. Vive la laïcité, vive la liberté de conscience, l’égalité entre filles et garçons, entre femmes et hommes, vive notre République, celle qui protège les enfants. J’accompagne mon message de cette vidéo représentant des jumeaux – une fille et un garçon – et d’une fillette qui a peur du châtiment de la tombe, ainsi qu’un extrait de l’interview ignoble de ce député. Je grave ses mots pour qu’on n’oublie jamais. #voile #fillette #protectionenfance #égalité #laïcité

Fadila Tatah

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Jadis, lorsqu’une femme d’origine maghrébine était représentée sur des affiches, ou pour évoquer « une diversité », c’était, dans l’imaginaire collectif, une femme pulpeuse aux cheveux bouclés. C’est ainsi que notre représentation iconographique trônait… il ne manquait que la danse du ventre 😅. Aujourd’hui, cette représentation est toute autre. Nous sommes désormais voilées. Ce qu’ils n’ont pas réussi à faire dans la vraie vie, ils nous l’imposent dans notre représentation. C’est au rythme de slogans choquants — Beauty is in diversity as freedom is in hijab, autrement dit : la beauté serait dans la diversité comme la liberté serait dans le hijab — que certains activistes surfent sur la vague des combats des femmes iraniennes, enfermées dans le voile et qui militent précisément contre ce port. Ces activistes rêvent d’une société où toutes les femmes seraient voilées et se disent brimés parce que ce voile n’est pas unanimement aimé. Parallèlement, des ONG reprennent cette même rhétorique et n’hésitent pas à diffuser des slogans tels que Hijab should never be forced or banned, affirmant que le hijab ne devrait être ni forcé ni interdit, là encore en prétendu écho aux combats des femmes iraniennes. Cela fait donc un moment que la colère grandit. Elle vise les associations, le Conseil européen, les fournisseurs d’images, certaines municipalités, des communicants, des ONG et, plus largement, de nombreuses institutions. Car aujourd’hui, dès qu’on parle de diversité, on inclut presque exclusivement des femmes voilées pour représenter les femmes d’origine maghrébine, comme si la religion devenait le critère central de cette diversité. Au nom d’une bienveillance oppressive, et sous prétexte de lutter contre « l’islamophobie » — un concept intrinsèquement islamiste —, des personnes, parfois animées des meilleures intentions ou tout simplement noyées dans cette idéologie, nous imposent le hijab jusque dans notre représentation symbolique. Je ne remercierai jamais assez sophia aram, qui m’a dit que cette observation était très pertinente et qu’il fallait que j’en parle. Donc merci, Sophia.

Fadila Tatah

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Aymeric Caron, lors d’une interview sur le film 24 jours, relatant les vingt-quatre jours de torture d’Ilan Halimi, a tenu des propos écœurants. Il dit : « on a affaire avant tout à quelqu’un d’un peu décérébré, un peu fou, qui s’en prend à un juif »… un peu… vingt-quatre jours… Je ne sais pas comment le réalisateur Alexandre Arcady a pu garder son sang-froid face à autant de non-sens, exprimés sous couvert de bienveillance envers les musulmans. Ce qui est dit ici est grave. Pourquoi ce député est-il à ce point obsédé par les musulmans, au point de penser que parler de l’antisémitisme serait un levier pour déclencher la haine des musulmans ? Pourquoi vouloir imposer l’idée qu’une critique de l’islam deviendrait une islamophobie pénalement répréhensible ? Pourquoi entretenir une confusion permanente, alors que l’islamophobie n’est pas synonyme de haine des musulmans ? Pourquoi chercher à minimiser un acte antisémite pourtant clairement établi ? Pourquoi expliquer ce crime comme l’acte d’un simple « fou » qui se serait attaqué à un juif qu’il croyait riche en raison de préjugés, alors que cela correspond précisément à la définition même de l’antisémitisme ? Et pourquoi, surtout, faire sans cesse le lien entre musulmans et antisémites ? Cette confusion, c’est lui qui la construit et c’est lui qui sème le trouble, certainement pas le réalisateur du film 24 jours, ni le film, ni Ilan Halimi. Non seulement il bafoue la volonté de la mère d’Ilan Halimi, qui souhaitait que ce film serve à combattre l’antisémitisme, mais il piétine aussi la mémoire d’un jeune homme qui a subi vingt-quatre jours de torture, parce que l’antisémitisme tue. #antisemitisme #musulmans

Fadila Tatah

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Quand quelqu’un dit : « Nous avons échoué, car sur 11 millions de Juifs, nous n’avons réussi à en exterminer que 6,5 millions », c’est ce qui permet de dire que l’intention était bel et bien d’exterminer tout un peuple. C’est ça qu’on appelle un génocide. Entendre dire que les Juifs sont « en boucle sur la Shoah » est insupportable. Comparer des situations dramatiques, certes, où il y a un grand nombre de victimes à cause de bombardements, c’est oublier que des aménagements et des infrastructures ont été construits pour pouvoir génocider. Cela dépasse le bombardement. Nous sommes dans une logique d’extermination, de génocide. Comment peut-on en arriver à construire des usines, des camps, des entreprises, des hôpitaux pour leurs expériences, des réseaux ferroviaires dédiés au transport de ces malheureux ? Un inventaire d’êtres humains, des rafles, des tris, des sélections, des dépouillements, des êtres humains transformés en sujets pour des expériences médicales, etc. Dans ces wagons de l’enfer, on retrouvait aussi des personnes handicapées, des Tsiganes, et bien d’autres, tous ceux qu’ils considéraient comme des sous-êtres. Une piqûre de rappel pour ceux qui hurlent au génocide en Palestine ? Les cheveux, principalement ceux des femmes, étaient rasés dès l’arrivée ou une fois mortes. Ils étaient triés, conditionnés, envoyés à des usines et utilisés comme matière première industrielle : textiles grossiers, couvertures, feutres, isolants. Des tonnes de cheveux humains ont été retrouvées à Auschwitz. Ce n’était pas symbolique, c’était industriel. Les dents contenant de l’or étaient arrachées aux corps. L’or dentaire était fondu, recyclé et intégré aux réserves du Reich ou réutilisé pour l’effort de guerre. Là encore, rien n’était laissé au hasard. Les cendres, oui, les cendres, faisaient elles aussi partie de cette logique. Après la crémation, elles étaient récupérées et utilisées pour remblayer des routes, des chemins, des terrains, jusqu’à transformer les restes humains en matériau de construction. La mort ne mettait pas fin au processus. C’est ça, un génocide. Une entreprise, une stratégie, un processus de déshumanisation, un objectif : celui d’éradiquer un peuple. Celui qui a parlé d’un « échec » ? Adolf Eichmann. J’étais adolescente quand je l’ai entendu. Il a donné ce chiffre, un chiffre que je ne connaissais pas, et cela m’a glacée le sang. Je regardais cet homme s’exprimer en allemand — langue que je comprends — et son regard était froid, méthodique. Sa bouche était pincée. Il a été l’instigateur, l’un des architectes du plus grand génocide de tous les temps. Mon illustration du jour représente cette petite fille de cinq ans, marchant dignement avec son petit manteau rouge, seule, entourée de soldats. D’après la scène symbolique du film La Liste de Schindler de Steven Spielberg. #antisemitisme #Shoah #genocide

Fadila Tatah

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Cela fait un moment que notre colère grandit, dirigée contre les associations, le Conseil européen, les fournisseurs d’images croyant bien faire, certaines municipalités, des communicants, des ONG, et, plus largement, contre beaucoup d'institutions, car aujourd’hui, dès qu’on parle de diversité, on inclut uniquement des femmes voilées pour représenter les femmes d’origine maghrébine, comme si la religion devenait un critère central de la diversité. Et bien sûr, aucun traitement équivalent n’est réservé aux bouddhistes, chrétiens, juifs... Les autres, eux, ont le droit de n'avoir aucune religion, ou même de ne pas en revendiquer. Au nom d’une bienveillance oppressive et sous prétexte de lutter contre « l’islamophobie » – un concept intrinsèquement islamiste –, des personnes, parfois animées des meilleures intentions ou noyées dans l'idéologie islamiste, nous imposent le hijab. Aujourd’hui, la représentation iconographique de la femme d’origine maghrébine est systématiquement celle d’une femme voilée. Ce qu’ils n’ont pas réussi à réaliser dans la réalité, ils le font désormais dans notre imaginaire collectif : une femme d’origine maghrébine ne peut être qu’une femme voilée. Je tiens à remercier Sophia Aram de m’avoir rappelé l’importance de publier sur cette assignation identitaire qui nous livre une vision biaisée de la femme maghrébine. Grâce à Sophia, j'ai pris mon courage à deux mains pour dessiner cette scène symbolique, où nous partageons ensemble ce voyage émotionnel, où parfois fermer les yeux devient un acte plus facile. J’ai donc créé cette vidéo dans laquelle Sophia et moi nous promenons, passant devant des affiches qui sont un véritable supplice, tant le texte qui y figure est ambigu : « Beauty is in diversity as freedom is in Hijab, understand before judging Muslim woman ! How boring would be the world if everyone would look the same? Bring joy, accept hijab. » Traduction : « La beauté réside dans la diversité, tout comme la liberté réside dans le hijab. Comprenez avant de juger la femme musulmane ! Quel ennui ce serait si tout le monde se ressemblait ? Apportez de la joie, acceptez le hijab. » Le tout, accompagné de papillons et de fleurs, comme pour adoucir et faire passer la pilule. Les textes qui accompagnent les affiches sont une insulte à l’humanité. Non, la liberté ne réside pas dans le hijab ; si tel était le cas, nous porterions toutes le hijab. Le hijab n’est pas un simple accessoire de mode. Selon ces individus, il serait ennuyeux que tout le monde se ressemble, car, d’après eux, le hijab serait un critère de diversité ! Toujours selon eux, le hijab permettrait justement de ne plus se ressembler. Pourtant, que je sache, en Afghanistan et en Iran, elles se ressemblent toutes. Le hijab est un uniforme, et un uniforme a pour particularité d’être... uniforme, non diversifié. On ne nous demande pas toujours si nous allons bien. On nous soutient, on nous encourage énormément, mais qu’est-ce que nous ressentons vraiment lorsque nous lisons ces mots ? Merci à vous. PS : Musique composée par Zamor Glenroy et moi.

Fadila Tatah

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Au tour de Madame Aubry, qui nous demande si nous avons pensé à ce que ressentent ces jeunes filles jetées à la vindicte populaire par l’extrême droite, dans un seul objectif : stigmatiser les musulmans. Oui, nous y avons pensé — à ces fillettes, qui, je le rappelle, ne sont pas des jeunes filles mais des petites filles. Parler d’adolescentes, ça passe mieux quand on veut défendre l’indéfendable. Est-ce qu’elle croit vraiment que les islamistes vont lui confesser qu’ils disent aux fillettes que, si elles ne se voilent pas, elles subiront le châtiment de la tombe ? Est-ce qu’elle sait que ces islamistes terrifient les dits musulmans à coups de hadiths — ceux qui, justement, n’ont jamais lu le Coran ? Ceux qui, depuis plusieurs générations en France, n’ont jamais fait parler d’eux, ne se déguisaient pas dans l’espace public, ne forçaient pas le barrage des écoles pour y imposer le voile… C’étaient pourtant bien des musulmans. C’est comme ça qu’on les appelait. Ils étaient en paix. Personne pour leur rappeler comment pratiquer, ni comment être un “bon” musulman. Ils étaient musulmans comme leurs aïeux, convertis de gré ou de force — nous ne le saurons jamais, mais convertis quand même. Ce silence, qui leur est tant reproché, dû à la répression faite aux apostats, a été — et est encore — leur seule protection, car aucun État au monde n’est capable d’assurer leur sécurité, même pas la France, le pays des libertés. Ces “dits” musulmans voient bien que leurs bourreaux prennent les rênes d’une religion jadis traditionnelle, avec une histoire de transmission, pour en faire une religion de charia, avec des versets dignes de la période des croisades. Grâce à la complicité d’élus, la tradition a été remplacée par la charia. Manon Aubry dénonce la stigmatisation des musulmans alors qu’elle n’est pas fichue de protéger les musulmans maltraités par ces imposteurs de l’islam. C’est comme dire qu’il faudrait protéger les membres de Daesh, d’Al-Qaïda ou les mollahs, sous couvert de religion, parce qu’après tout, ils sont musulmans. Je ne suis pas d’extrême droite, et si je suis sa logique, je serais musulmane. Il n’y a donc que contradictions et errements dans l’esprit de cette élue et de ses collègues. Et moi, Fadila, tout ce que je vois, ce sont des fillettes que ces élus ne savent pas protéger. La plupart des musulmans ne veulent pas que leurs fillettes soient voilées. Alors pourquoi parler en leur nom ? C’est vous, Madame, qui jetez en pâture ces fillettes dans un monde lugubre, sans espoir, sans égalité, sans futur, aux imposteurs de l’islam. Vous leur offrez la possibilité de répandre cet islam terrifiant : celui qui menace, qui punit, qui châtie toute personne qui osera se dresser contre la loi d’Allah, contre la charia, et qui s’infiltre dans chaque foyer musulman. Ce dessin réalisé en 2015 était visionnaire. Je ne pensais pas que cela arriverait. Hier, elles enviaient notre liberté. Aujourd’hui, elles nous regardent la perdre.

Fadila Tatah

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Alors il n’y a pas plus raciste, condescendant, colonialiste que les propos que tient ce député LFI sur Sud Radio : « L'interdiction du port du voile aux enfants, voulue par Gabriel Attal, est une proposition raciste et antirépublicaine. À titre personnel, cela ne me gêne nullement qu'une enfant de 5 ou 6 ans porte un voile. Et peu importe si cela me gêne ou pas. La République, c’est le respect des différences. Va-t-on vérifier, pour chaque famille, ce qui est promu dans l'éducation mise en place par les parents ? Alors je propose qu'on sanctionne les familles qui enseignent le racisme à leurs enfants. » Ce député, censé nous protéger, prétend que proposer une interdiction du port du voile pour protéger les fillettes d’une pratique où leur corps serait sexualisé, est une hérésie – et que c’est islamophobe. Pour rappel, le voile fut prescrit au Moyen Âge, à une époque où il servait à distinguer les esclaves et les prostituées des femmes dites « de bonne famille ». Le voile concernait donc les femmes, pas les fillettes. Aujourd’hui, bien qu’il n’y ait plus d’esclavage, la pratique du port du voile continue sous prétexte de protéger les femmes – je dis bien les femmes – du regard des hommes. Pour les fillettes, il s’agit d’une pratique barbare et arriérée, qui les prive de ce que la République leur garantit : l’égalité entre filles et garçons. Il parle d’islamophobie ! Non monsieur, si une autre religion sexualisait les fillettes, l’interdiction serait tout aussi bienvenue. Critiquer une pratique religieuse, en l’occurrence une pratique de l’islam, est un droit. Critiquer une religion n’est pas un délit. Alors, arrêtez avec votre « islamophobie » à toutes les sauces. Notre devoir est de protéger les enfants – tous les enfants, et c’est plus particulièrement le vôtre. Le port du voile est une hérésie, monsieur. Ce n’est pas son interdiction qui l’est, mais le fait qu’une fillette le porte. Et pour conclure, monsieur : demandez à une fillette si elle préfère porter un voile… ou une robe avec des manches bouffantes, une robe qui tourne. Vous n’avez rien compris. Vous faites du mal à ces enfants. La protection de l’enfance est en danger avec vous. Je m’appelle Fadila, et je ne vous remercie pas. Vous avez démontré, en quelques mots, votre incapacité à protéger les fillettes. Elles non plus ne vous remercient pas. Elles ont aujourd’hui 5 ou 6 ans. Dans quelques années, elles seront grandes, et elles vous diront ce qu’elles pensent de vos propos. Vive la laïcité, vive la liberté de conscience, l’égalité entre filles et garçons, entre femmes et hommes, vive notre République, celle qui protège les enfants. J’accompagne mon message de ce dessin représentant des jumeaux – une fille et un garçon – et d’un extrait de l’interview ignoble de ce député. Je grave ses mots pour qu’on n’oublie jamais. #voile #fillette #protectionenfance #égalité #laicite

Fadila Tatah

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C’est une histoire qui ne veut pas s’arrêter. Christophe Gleizes est toujours en prison, Boualem Sansal à peine relâché. Et là, celui qui a signé l’ouvrage collectif « Katia Bengana, la lycéenne qui a nargué l’islamisme », Allas Di Tlelli, a été arrêté le 30 décembre 2025. Auteur, poète, kabyle, libre penseur (sans doute un peu trop libre), il a visiblement oublié que la liberté de penser — et surtout celle de s’exprimer — est interdite en Algérie, et que même lorsque vous êtes à l’étranger, vous pouvez être condamnés à distance. Ceci me rappelle un dessinateur que j’apprécie beaucoup, dont les dessins sont pleins d’humour, qui a été condamné à trente ans de prison. Trente ans de prison pour des dessins ! Mais sérieusement, comment veulent-ils qu’on les défende ou qu’on les soutienne s’ils sont capables de condamner quelqu’un à trente ans de prison pour un dessin ? Me direz-vous : « d’autres condamnent à mort pour un dessin… » Mes pensées accompagnent donc cet auteur que je ne connais pas. Avoir peur des idées, des mots d’autrui, prouve à quel point un pouvoir peut être fébrile. Merci à lui d’avoir écrit sur la tragédie de celle qui a dit, alors qu’elle n’était qu’une adolescente de seize ans, encore au lycée : « Je porterai la robe kabyle, je ne porterai jamais le hijab. Je préfère mourir plutôt que de le porter. » Je lui rends cet hommage… Elle a été assassinée à la sortie de l’école, sous les fenêtres de sa maison. Sa grande sœur a assisté, depuis la fenêtre, à la mort de sa petite sœur. 🌸🌸🌸 À toi, Katia. Que tu puisses danser pour toujours dans ta robe kabyle. 🌸🌸🌸 Pour tous les parents qui perdent un enfant, j’ai choisi de mettre une musique de Djamel Allam. La chanson s’appelle Ourestrou (ne pleure pas). Elle s’adresse à la maman d’un garçon de 16 ans qui est parti. Il finit par revenir, son corps nu, les yeux ouverts. Il est mort. La chanson dit : ne pleure pas, ton fils va revenir, ne pleure pas, ton fils est revenu. Cette douleur de la perte d’un enfant, cet enfant qui restera à jamais dans les cœurs, est une douleur qu’on ne peut décrire. Viendra le temps où il n’y aura plus assez de larmes qui coulent. Tant que ces enfants ne seront jamais oubliés, ils vivront à travers vous, à travers eux, à travers nous, à travers tous. À Katia

Fadila Tatah

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À quoi ai-je assisté aujourd’hui, en cette Journée internationale des droits des femmes ? J’ai vu la place de la République dégradée et salie par des sauvages. Au loin, nous avons distingué une bande de mecs « armés » de drapeaux palestiniens. Je peine tellement à décrire ce que j’ai vu que je vous raconte cette histoire en deux minutes dans cette vidéo : l’histoire d’une marche placée sous haute protection policière, car ceux qui nous avaient précédés n’étaient que provocation, haine et stupidité. Nous avons donc marché sur leurs traces, où les indices de leur passage jonchaient le sol et les murs de la capitale, dans une atmosphère irrespirable chargée de leur haine : poubelles brûlées, ordures, tags sur pratiquement tous les murs... Merci aux forces de l’ordre, car j’avais très peur de m’y rendre. Je sais de quoi un esprit endoctriné à la haine de l’autre est capable. Ils étaient prêts à tout, et ce n’est que du vent qu’ils ont reçu. Leur haine, surtout leur stupidité - car il n’y a aucune logique à leurs actions - me tétanise. Je suis extrêmement triste de savoir que des élus encouragent ce non-sens. Aujourd’hui, les Palestiniennes continueront d’être sous la tutelle du Hamas, une organisation terroriste qui impose la charia comme mode de vie, car des bobos en ont décidé autrement en soutenant ces djihadistes. Ces mêmes bobos, au comportement de colonialistes qui pensent œuvrer pour le bien de ces femmes, ne font en réalité qu’aggraver leur sort.

Fadila Tatah

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À l’heure où nos gamines nous parlent du châtiment de la tombe si elles ne portent pas le voile parce que des influenceurs, gonflés par l’illusion de leur audience, se prennent pour des guides spirituels, nous voyons réapparaître, sous des habits neufs, une vieille tentation : réintroduire le religieux dans l’espace public, en l’enrobant d’un patriotisme de façade. Désormais, on nous explique que pour bien aimer la France, il faudrait réconcilier sa foi avec la République, comme si l’amour d’un pays se méritait en fonction de la manière dont on croit – ou dont on ne croit plus. Ce que certains proposent, sous couvert d’unité, n’est rien d’autre qu’un glissement inquiétant : faire du croyant pratiquant la nouvelle norme, et de toutes les autres postures – agnostiques, libres penseurs, ex-croyants, apostats – des exceptions tolérées à condition qu’elles se taisent. L’apostat devient suspect. Non parce qu’il menace qui que ce soit, mais parce que son existence même dérange une construction identitaire fragile, fondée sur la fidélité à une origine et non sur l’exercice libre de la conscience. La critique des religions reste permise, nous dit-on, mais à condition qu’elle soit douce, tempérée, respectueuse, presque bénie. Autrement dit, encadrée. Cela n’a plus rien à voir avec la liberté d’expression. C’est l’introduction d’un blasphème officieux, d’un interdit moral masqué sous les habits de la décence républicaine. La République n’a pas à juger de la sincérité d’une foi, ni à encourager sa réforme, ni à exiger de qui que ce soit qu’il aime la France “malgré” son prénom. Elle ne traite pas avec les religions : elle les tient à distance pour protéger la liberté de chacun. Toute tentative de réintroduire un rapport au sacré dans la sphère civique, fût-il “réconcilié” ou “républicain”, constitue une négation de ce principe. Et toute parole qui prétend parler “au nom des musulmans patriotes” en excluant ceux qui ne se reconnaissent plus dans une identité religieuse, revient à assigner, à réduire, à disqualifier. Moi, je ne suis pas une “musulmane de la diversité”. Je ne suis pas là pour réconcilier une religion avec un pays. Je suis citoyenne. Je suis patriote. Point.

Fadila Tatah

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Souvenez-vous, l’an dernier, je vous faisais part d’une rumeur non confirmée : un enseignant aurait demandé à une élève juive ce qu’elle pensait du « génocide à Gaza ». Vu les discours de certains enseignants depuis le 7 octobre 2023, rien ne m’étonne plus. Depuis des mois, dans certaines salles de classe, le mot « génocide » circule à propos de Gaza. On entend qu’il faut « oser le dire », que « l’histoire nous jugera », qu’il ne faut pas attendre les juristes pour affirmer qu’Israël extermine. Ce qui se passe à Gaza est une guerre. Aucune instance internationale — ni la Cour pénale internationale, ni la Cour internationale de justice, ni l’ONU — n’a reconnu un génocide. Et pour cause : selon la Convention de 1948, le génocide suppose l’intention de détruire un peuple en tant que tel. Ce n’est pas une émotion. En Israël, deux millions d’Arabes SONT israéliens. Un véritable génocide commencerait par eux, comme en Allemagne nazie, qui ont exterminé les Allemands juifs. Alors pourquoi ce mot, si lourd, si précis, est-il brandi ici… ? Où étaient ces voix quand la Syrie, le Darfour, le Tigré ou le Yémen s’embrasaient ? En Syrie, le régime Assad a gazé des enfants, affamé des villes, torturé à grande échelle, causant 500 000 morts et plongeant 12 millions de Syriens dans la famine. Au Yémen, selon l’ONU, la guerre a tué 233 000. Au Darfour, en 2023, des milices arabes ont massacré jusqu’à 15 000 civils Masalit. Et pourtant : silence dans les écoles. Pas de minute de silence. Pourquoi ? Parce que ça ne colle pas avec le récit. Parce que dans ces cas-là, les bourreaux sont arabes, pas juifs. Et ça, ça dérange. Cela brise l’image du Palestinien victime et du Juif coupable. Rappelons que le 8 octobre 2023, ces militants criaient déjà au génocide. Dans cette stratégie d’influence, il ne faut surtout pas décevoir un électorat qu’ils manipulent, en les essentialisant à leurs origines. Quand ces enseignants, ces militants ont-ils dénoncé que des milliers de Subsahariens, parfois en situation régulière, ont été arrêtés, battus, expulsés, puis laissés à l’abandon dans le Sahara par les autorités algériennes ? Un racisme anti-noir profondément enraciné en Algérie, où les insultes comme « abd » (esclave) ou « kahlouche » (noiraud) sont courantes ; où Miss Algérie 2019 a été attaquée pour sa couleur de peau. Mais ça, ils n’en parlent pas. Dans les salles de classe, on préfère désigner Israël comme un État génocidaire, où, les Juifs, jadis victimes, sont aujourd’hui accusés d’en commettre un. Cette inversion morale sert un objectif : l’effacement d’Israël. Ce n’est pas une théorie, c’est un projet politique, inscrit noir sur blanc dans la charte du Hamas, de l’Iran, dans les slogans du djihad islamique. Que la rumeur soit vraie ou pas, le résultat est le même. Quand la pédagogie devient militante, qu’elle ne transmet plus des savoirs mais un récit, ce sont les élèves qui sont happés dans une grille identitaire qui les divise, les culpabilise, les enferme. L’enseignant sur Linkeldin qui m’a accusée d’avoir atteint, je cite : « un niveau de dégueulasserie assez incroyable dans une compétition pourtant très relevée... », est ce qui me fait réaliser que tout n’est pas derrière nous. Parler de compétition alors que le sujet c’est la souffrance des personnes, sans faire de tri, ni de compétition. Ma vidéo lui est dédiée : « L’élève au banc des accusés ! La pédagogie ou l’idéologie ? »

Fadila Tatah

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Suite au harcèlement subi à la suite de ma publication sur l’intégration, j’ai réalisé cette vidéo et écrit ce texte que je dédie à toutes ces personnes qui se sont montrées extrêmement ignobles. Moi, Fadila, citoyenne libre, patriote, et universaliste, je dénonce le piège qui se forme lorsqu’on dénonce les assignations identitaires, car elles mènent inéluctablement à l’enfermement identitaire. Elles réveillent les esprits les plus acharnés à vouloir me faire taire. Ce que je n’avais pas vu venir, c’est la présence de reptiles tapis jusque dans nos combats contre l’antisémitisme, contre l’islamisme, pour la défense de nos valeurs républicaines. Ils avancent masqués, mais leur venin est aussi puissant que celui des LFistes et des islamistes dont je connais déjà les dégâts. Laurent Bouvet a trouvé les mots justes. Il écrit : « La tenaille identitaire, c’est le face-à-face qui menace de s’installer entre extrême-droite et islam politique, accaparant et polarisant le débat public… Deux idéologies […] sont les deux faces de la même pièce […]. Elles se ressemblent […] Même haine, surtout, du républicanisme et de l’universalisme philosophique qui l’appuie. » Cette image dit tout. La tenaille identitaire, c’est être prise dans un étau entre deux forces censées s’opposer, mais qui finalement se ressemblent. D’un côté, les racistes. De l’autre, les islamistes. L’un me rejette au nom de mon origine, l’autre m’enferme au nom d’une religion supposée. Et au milieu, je suis broyée. Depuis toujours, je rejette avec force l’assignation identitaire. Mon esprit se nourrit d’un monde imaginaire paisible, beau, poétique. Mais la réalité imposée par les idéologies et les dogmes est tout l’inverse : étroite, laide et cruelle. Voilà la tenaille : deux mâchoires qui semblent ennemies mais qui fonctionnent ensemble, et qui écrasent l’universel. Elles étouffent la République et nous dépossèdent de notre liberté. Moi, je refuse de me laisser piéger par cette mécanique qui broie. Je refuse leurs cases, leurs étiquettes, leurs prisons identitaires. Ma seule fidélité va à la liberté, à la République, et à l’universel : cet espace immense où l’on peut encore respirer, rêver et vivre dignement. #assignation #identitaire #assignationidentitaire

Fadila Tatah

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