
Gil 🏳️🌈
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La forme la + élémentaire de racisme est de croire en l'existence des races. NonThéiste/Universaliste/ Homosexuel, pas queer, pas cis.
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Radio-Canada dérape royalement. À Radio-Canada, Tout Peut Arriver, même utiliser le sujet de la natalité comme prétexte pour attaquer le Parti Québécois et Paul St-Pierre Plamondon. Plutôt que de débattre des propositions, on prête des intentions grossières et totalement surréalistes pour les condamner. Le point de départ ici était pourtant simple: Audrey Bujold, candidate du PQ, infirmière clinicienne, mère de quatre enfants et détentrice d’un doctorat en sciences de la famille, dit vouloir «lever les obstacles afin d’encourager la natalité». Mais très vite, ça dérape. On commence par associer le mot «natalité» à Emmanuel Macron et au «réarmement démographique», tout en reconnaissant que PSPP «n’a pas utilisé ces termes». Premier sophisme: association par contamination. On colle au PQ un imaginaire politique qu’il n’a pas formulé. Puis on suggère que le discours du PQ renverrait à «la Grande Noirceur» et à l’époque où l’on «obligeait les femmes à faire 12, 13, 14, 17 enfants». Deuxième sophisme: épouvantail historique. Vouloir réduire les obstacles économiques, sociaux ou familiaux à la parentalité n’équivaut pas à vouloir ramener les femmes au rôle de reproductrices forcées. Le passage le plus grossier vient ensuite: les «politiques natalistes de Paul St-Pierre Plamondon» seraient «une manière d’instrumentaliser le corps des femmes» et «d’enfermer les femmes dans leur rôle de mère». Là, on ne critique plus une mesure précise. On prête au PQ des intentions lourdes, autoritaires, sans même en faire la démonstration. Quand, durant l'échange, Guillaume Rousseau mentionne qu'il y a une distinction essentielle entre "forcer les femmes à avoir plus d’enfants" et "permettre aux femmes d’avoir le nombre d’enfants qu’elles souhaitent", cette nuance est rapidement évacuée par #XavierBrouillette. Or c’est précisément là que se trouve le cœur du débat. Si des femmes souhaitent avoir plus d’enfants qu’elles n’en ont réellement, parler de logement, de coût de la vie, de conciliation famille-travail, de services publics et de liberté réelle de choix n’est pas une attaque contre leur autonomie. C’est au contraire une façon de la prendre au sérieux. Mais au lieu de discuter de ça, on enchaîne les procès d’intention: biopouvoir, contrôle de l’utérus, expropriation du corps des femmes, tradwives, famille hétéronormative, Chine, retour des femmes à la maison. C’est une méthode devenue trop fréquente dans certains médias: transformer une proposition politique en menace morale, puis attaquer la menace qu’on vient soi-même d’inventer. On peut être pour ou contre les politiques du PQ. On peut débattre de natalité, d’immigration, de logement et de démographie. Mais encore faut-il débattre de ce qui est réellement proposé, pas d’un fantasme idéologique projeté sur l’adversaire. #DéliresIdéologiques
Gil 🏳️🌈13,533 次观看 • 1 个月前

Je suis estomaqué ici par cette vidéo où l’on entend Boucar Diouf affirmer des faussetés totalement surréalistes sur les hormones, l’hermaphrodisme, le développement sexuel et les nuances que l’on devrait apporter sur ces sujets. 1) «Il y a des femmes qui ont plus de testostérone que les hommes.» Pris littéralement et appliqué à la population générale, c’est faux et profondément trompeur. Chez l’adulte sain, les concentrations de testostérone totale présentent un écart de 10 à 20 fois entre les sexes : les hommes ont des niveaux qui se situent typiquement dans une plage bien supérieure à celle des femmes. Les distributions se chevauchent très peu. Il existe des cas particuliers où l’énoncé peut devenir vrai si l’on compare une femme présentant une hyperandrogénie pathologique (p. ex. tumeur surrénalienne ou ovarienne, hyperplasie congénitale des surrénales, dopage exogène) à un homme atteint d’hypogonadisme sévère (ou sous suppression androgénique). Mais utiliser des extrêmes cliniques spécifiques pour inférer une règle générale sur les catégories sexuelles est malhonnête. Même lorsque certaines femmes ont des androgènes élevés pour leur sexe, elles ne basculent pas pour autant dans un profil endocrinien typique masculin: les fourchettes de référence, la production gonadique, les boucles de rétrocontrôle (axe HPG) et les effets phénotypiques restent sexuellement différenciés. Des exceptions pathologiques n’abolissent pas la règle biologique. Dire «il y a des femmes qui ont plus de testostérone que les hommes» sans préciser qu’il s’agit d’exceptions cliniques comparées à des hommes carencés, c’est confondre l’exception et la norme. 2) «Juste hormonalement, on est tous des hermaphrodites.» Cette affirmation est vraiment gênante venant d’une personne qui veut faire la leçon sur les nuances qu’on doit apporter sur ces questions. Pour rester poli je me limiterai à appeler ça «un abus de langage». Le terme «hermaphrodite» signifie un organisme capable de produire simultanément ou de façon séquentielle des gamètes mâles et femelles. L’espèce humaine est gonochorique: les individus sont mâles ou femelles selon la façon dont leur corps est organisé pour produire un type de gamètes (spermatozoïdes vs ovocytes), indépendamment du fait que leurs tissus synthétisent diverses hormones communes. Aucun humain n’est hermaphrodite. Les sexes se distinguent par le rôle reproductif et des profils hormonaux (niveaux, sources, récepteurs), pas par des hormones “différentes” ou "communes". Les DSD (troubles du développement sexuel) existent, ils sont variés et souvent rares; même dans ces cas, on ne parle pas d’humains «hermaphrodites». L’ovotesticularité vraie est exceptionnelle et ne change pas la règle selon laquelle le sexe se définit par la fonction gamétique. Les hormones ne «font» pas le sexe: elles modulent l’expression des caractères sexuels au sein d’un cadre développemental lui-même sexué (gènes, gonades, canaux, récepteurs, timing pubertaire, etc.). 3) Les nuances de Boucar… Qu’il y ait des nuances dans les profils hormonaux, personne ne le nie. La biologie est pleine de gradients. Mais un gradient au sein d’une catégorie n’est pas une preuve contre l’existence de la catégorie elle-même. Les nuances descriptives ne suppriment pas les catégories fonctionnelles qui structurent la reproduction sexuée. Quand la «nuance» dissout les mots, travestie les concepts en remplaçant la rigueur scientifique par les bons sentiments, elle devient inévitablement idéologie. Dire vrai sur le sexe n’exclut personne. Mentir pour le «déconstruire» est idéologique et crée de nouvelles exclusions. S’il y a quelqu’un ici qui désinforme, c’est malheureusement toi Boucar. Texte de la vidéo ⤵️ «Toute la vie est dans les nuances de gris. Ce n'est pas gauche, droite, homme, femme. Tout ça est dans les nuances de gris. Tout, tout. Tout ce que tu touches dans la vie. Dans la nature et dans les nuances de gris. Quand tu regardes les gens, les masculinistes parlent de la testostérone. C'est la testostérone, puis dominer, puis grossir les muscles. Moi, je leur dis des fois, vous savez, si tu prends les hormones sexuelles, on est tous des hermaphrodites. La testostérone, ce n'est pas une hormone masculine. Non, les femmes aussi en ont. C'est une hormone que tu retrouves chez les femmes aussi. Et ce qui est plus extraordinaire, c'est que la testostérone est synthétisée à partir de la progestérone, qui est une hormone féminine, ce qu'ils disent, une hormone féminine. La progestérone qui permet aux femmes de faire exister les masculinistes. C'est elle qui sert à produire la testostérone. Et il y a des femmes qui ont plus de testostérone que les hommes. Et tu regardes les oestrogènes que les femmes. qui disent qu'ils appellent des hormones féminines, sont fabriquées à partir des androgènes qui sont dites des hormones masculines pour fermer le cycle. Donc, juste hormonalement, on est tous des hermaphrodites. Et de vouloir séparer, de dire, là, nous, les hommes, la testostérone, ce n'est pas un hormone mâle, c'est des hormones stéroïdiens, c'est tout. Et on les partage toute la gang. Et au niveau de l'identité sexuelle, du genre, et tout ça, c'est dans les nuances de gris. Et il faut rappeler ça aux gens, c'est des nuances de gris. Et quand on se prononce là-dessus, c'est important d'aller, parce que la nuance est importante. Quand tu sais qu'il y a des idéologues qui vont capter ça, ce que tu dis, et décider d'en faire un programme d'exclusion, parce que c'est ça la vérité. Oui, c'est ça qui se passe. Oui, c'est ça qu'on voit et c'est terrible. C'est terrible et c'est d'où l'importance parfois, je pense, en cette période où la désinformation est partout, partout, partout. C'est important, je pense, pour les scientifiques de sortir, de recadrer, et de revoir les choses.»
Gil 🏳️🌈14,998 次观看 • 7 个月前
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