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Guillaume Rosenberg

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Gardois d’adoption ⛰️ / Savoyard d’origine 🏔️ - 32YO - Pour une @nouv_energie avec @davidlisnard - Relai Gard

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La fameuse « sélection naturelle » évoquée par Bruno Retailleau est en réalité tout sauf naturelle. Selon lui, les candidats non testés dans les sondages ou apparaissant à 1 ou 2 % n’auraient plus de légitimité pour poursuivre leur candidature. Une vision particulière de la démocratie, où quelques instituts de sondage et rédactions décideraient en amont qui a le droit de concourir. Difficile de ne pas penser notamment à ceux qui, comme David Lisnard, construisent une alternative en dehors des partis traditionnels. C’est précisément parce qu’ils bousculent les équilibres établis qu’on cherche parfois à les disqualifier avant même que les Français aient pu se prononcer. L’histoire récente devrait pourtant inviter à plus d’humilité. Javier Milei en Argentine a longtemps été considéré comme un phénomène marginal par une grande partie du système politique et médiatique avant d’accéder à la présidence de son pays. Les sondages ne sont pas une élection, et ils ne devraient certainement pas décider qui a le droit d’être candidat. La démocratie n’a jamais consisté à demander aux sondages qui a le droit d’être candidat. Elle consiste à laisser les citoyens trancher. Cette obsession du « candidat autorisé » révèle une certaine conception du pouvoir : on trie, on filtre, on sélectionne, puis on explique aux Français que le choix est déjà fait. Mais venant de Bruno Retailleau, ce n’est guère étonnant. Quand on préside un parti sans être capable de faire respecter sa ligne par ses propres députés, la question de la légitimité se pose aussi pour lui. La présidentielle n’appartient ni à M. Retailleau, ni aux sondeurs, ni aux appareils, ni aux plateaux télé. Elle appartient aux Français.

La fameuse « sélection naturelle » évoquée par Bruno Retailleau est en réalité tout sauf naturelle. Selon lui, les candidats non testés dans les sondages ou apparaissant à 1 ou 2 % n’auraient plus de légitimité pour poursuivre leur candidature. Une vision particulière de la démocratie, où quelques instituts de sondage et rédactions décideraient en amont qui a le droit de concourir. Difficile de ne pas penser notamment à ceux qui, comme David Lisnard, construisent une alternative en dehors des partis traditionnels. C’est précisément parce qu’ils bousculent les équilibres établis qu’on cherche parfois à les disqualifier avant même que les Français aient pu se prononcer. L’histoire récente devrait pourtant inviter à plus d’humilité. Javier Milei en Argentine a longtemps été considéré comme un phénomène marginal par une grande partie du système politique et médiatique avant d’accéder à la présidence de son pays. Les sondages ne sont pas une élection, et ils ne devraient certainement pas décider qui a le droit d’être candidat. La démocratie n’a jamais consisté à demander aux sondages qui a le droit d’être candidat. Elle consiste à laisser les citoyens trancher. Cette obsession du « candidat autorisé » révèle une certaine conception du pouvoir : on trie, on filtre, on sélectionne, puis on explique aux Français que le choix est déjà fait. Mais venant de Bruno Retailleau, ce n’est guère étonnant. Quand on préside un parti sans être capable de faire respecter sa ligne par ses propres députés, la question de la légitimité se pose aussi pour lui. La présidentielle n’appartient ni à M. Retailleau, ni aux sondeurs, ni aux appareils, ni aux plateaux télé. Elle appartient aux Français.

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