
𝗜𝗻𝗸𝗶𝗻𝗮𝗻𝗲
@Inkinane1 • 23,640 subscribers
Commandant au sein de l’armée de L'Azawad. Devoué à la lutte légitime pour la Défense de mon pays.
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[ AZAWAD ] 🆘 Le docteur Moussa Bagayoko explique la situation sanitaire que traverse les populations de le région de KIDAL. Il souligne la nécessité d’une assistance médicale à des patients atteints par le paludismes et la diphtérie. Reportage de Abdollah Ag Mahamed
𝗜𝗻𝗸𝗶𝗻𝗮𝗻𝗲15,242 просмотров • 1 год назад

By @ag_anara : Rencontre Avec Bilal Ag Acherif 1/ Après plusieurs heures de voyage à travers le désert de l’Azawad, nous avons enfin rencontré Billal Ag Acherif, président du Front de Liberation de l’Azawad. Ce rendez-vous a eu lieu discret pour des raisons de sécurité. À notre arrivée, nous avons trouvé Billal Ag Acherif en compagnie de ses hommes. Il a accepté de nous accorder une interview exclusive, assis sur un tapis, entouré de ses gardes du corps. Après notre entretien, nous avons suivi Bilal, qui s'est rendu auprès de son équipe de sécurité pour les encourager et renforcer les mesures de sécurité en prévision des jours à venir. Cela intervient dans le contexte de la fusion des mouvements au sein du CSP-DPA, qui deviendra le Front de Libération de l'Azawad, avec Bilal Ag Acherif en tant que secrétaire général. Réalisation : Souleymane Ag Anara. Questions : Depuis la rébellion de 1990, vous êtes un témoin privilégié. Les rapports ont toujours été tendus entre les différentes composantes de la rébellion et les gouvernants maliens et entre vous et ces gouvernants. Quelles sont les revendications qui constituent des points de blocage et qui vous motivent à continuer le combat entre le peuple de l'Azawad et le gouvernement central du Mali ? Bilal Ag Acherif : En premier lieu ce qui empêche la normalisation des relations entre l’État malien et le peuple de l’Azawad, c’est que cette « rébellion » n’a jamais été appréhendée dans son contexte. Les Azawadiens ne se sont jamais vus comme faisant partie intégrante du Mali, contrairement à ce qu'on fait croire à beaucoup d'observateurs. Les Azawadiens n'ont jamais accepté d'être partie intégrante de l'État malien. Je parle bien sûr du leadership, des chefs de tribu et même de la structure confédérale que les colonisateurs français ont trouvé sur place quand ils ont envahi le pays. L'entente à l'indépendance entre le Mali, le Sénégal et les leaders de l'Azawad était que les habitants de l’Azawad restent autonomes dans un ensemble où ils garderaient leur culture, leur spécificité et leur gestion interne. C'est sur cela que les leaders avaient donné leur accord. Une relation tripartite d'égal à égal entre le Mali, le Sénégal et l'Azawad. Mais tout cela a été jeté à la poubelle quand le pouvoir de Bamako a été mis en place, et dès qu'il s’est senti en position de force. La preuve pour étayer cela, c'est que le Mali est devenu indépendant en 1960 et 1963, la première rébellion a commencé. Avant même cela, le leadership de l'Azawad n'a pas été associé à la validation de l'entente sur l'entité fédérale (Sénégal-Mali-Azawad), nous avons tous en tête la lettre de 1957 signée par toutes les notabilités de l'Azawad dans laquelle elles demandaient à garder leur spécificité. Donc l'attelage Mali-Azawad ne s'est jamais fait sur des bases véridiques. C'est une fabrication de la France sans aucune base et sans aucune considération pour l'avis des autochtones. Il n'y a jamais eu d'échanges politiques entre Bamako et l'Azawad. Il y a eu des échanges commerciaux, des échanges culturels, mais il n'y a jamais eu d'échanges de gouvernance entre le Nord et le Sud dans leur histoire. Toutes les résolutions et tous les échanges entre les parties prenantes ou médiatrices qui sont survenues pour le règlement de ce conflit n'ont jamais tenu compte de cet aspect. Elles ont toujours mis l'accent sur les aspects économiques, sur les questions de chômage, faisant abstraction de la dimension politique qui est la charpente du problème. Donc cette abstraction fait que la lutte continue toujours parce que la solution réelle n'a jamais été mise au-devant des projecteurs. Cette lutte continue donc parce que ce peuple recherche son droit à l'autodétermination. Ce droit est reconnu par le droit international, l'Union Africaine et l'histoire mais tous les accords et toutes les médiations l'ont ignoré.
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[ MACINA ] [ AZAWAD ] Camp de déplacés de l’Azawad et du Macina à Mbera, Mauritanie 🇲🇷 le 13 octobre 2024.
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