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Nicolas Dufourcq

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CEO @Bpifrance, the French Public Investment Bank, financing #smes, #startups and strategic companies▪️#Venture #Innovation #FrenchTech #FrenchFab #Climate

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Le président Emmanuel Macron était en déplacement officiel en #Chine cette semaine. Un voyage dont on parle beaucoup, du fait de l'actualité et des enjeux auxquels l'Europe fait face dans le nouveau jeu économique mondial. Un voyage que j'ai moi-même fait il y a peu au cours du mois de novembre, et que j'ai eu l’occasion de raconter ici → Ce mercredi soir, j'étais invité par Karim Rissouli dans l'émission CCeSoir sur France tv, pour débattre autour du thème "Macron en Chine : partenaire ou rival ?" aux côtés de Nathan Devers, Elvire Fabry, François Chimits Francois, Alice Ekman, Alain de Chalvron et Frédéric Frederic Martel. J'ai voulu insister sur trois grandes idées : • la Chine est devenue extrêmement puissante sur le plan industriel, leurs produits sont désormais bien souvent meilleurs que les nôtres, avec une énergie entrepreneuriale et une volonté de conquête du monde impressionnantes. Ils le disent et ne s'en excusent pas. Ils nous trouvent faibles et pauvres en inventivité, mais ils ne se rendent pas compte des conséquences géopolitiques de la domination totale qui se profile à leur avantage (passer de 35% à 50% de la valeur ajoutée de l'industrie mondiale) • leur moteur fondamental est la fierté nationale, faire gagner la Chine en tant que Nation sur le plan économique, avec l'objectif d'être la première puissance du monde pour le centenaire de 2049. Et après les dernières décennies de désindustrialisation / délocalisation en Europe, nous sommes maintenant victimes de dépendances multiples et universelles dans tous les secteurs économiques, de la chimie à l'automobile ou la robotique... • ce que la Chine a fait dans les années 1990 et 2000 pour protéger le développement de son industrie, c'est à notre tour de le faire en Europe, avec des droits de douane beaucoup plus importants. Nous devons nous fermer temporairement. Nous demandons aussi la protection des sous-traitants industriels européens (le fameux contenu local) et des joint-ventures aux entreprises chinoises, avec transfert de technologies. Je pense qu'il faut qu'on arrive à faire comprendre à la Chine, par la diplomatie, que s'ils veulent se développer au sein du marché européen, ils doivent créer des emplois en #Europe pour financer l'Etat-Providence à l'européenne. Sans jamais oublier que nous sommes écrasés entre deux colonialismes : industriel pour la Chine, digital pour les Etats-Unis. Nous avons raison de nous élever pour dire que cela doit suffire. Nous devons repartir sur une logique de planification, sur 15 ans, pour retrouver notre souveraineté. Pour revoir cette émission en version complète en replay :

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185,514 views • 7 months ago

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Ce jeudi soir, j’étais l’invité de David Pujadas dans 24h Pujadas sur LCI, pour aborder le surprenant paradoxe de l’entreprise française : malgré le blocage et le brouillard politique, l’esprit de l’entreprise, de l’entrepreneur ou de ceux qui veulent s’y lancer n’a jamais été aussi présent. Nous avons abordé de nombreux sujets d'actualité économique et industrielle. La liquidation judiciaire de Brandt tout d’abord : l’occasion d’expliquer pourquoi Bpifrance, malgré son rôle majeur dans le soutien aux PME et notamment dans la région, n’a pas pu intervenir, et de rappeler l’extrême nécessité d’établir des barrières douanières élevées afin de protéger l’industrie européenne face à la concurrence chinoise. À côté de cela, nous avons également abordé notre Indice Entrepreneurial Français 2025 qui démontre encore une fois le goût d'entreprendre qui monte dans notre pays, avec 34% des Français dans la chaîne entrepreneuriale. Nous sommes revenus sur le dernier événement de Bpifrance, Quartier Général, qui a mis à l'honneur les entrepreneurs des quartiers de toute la France, témoin de cette incroyable dynamique. Nous avons également abordé les débats parlementaires autour du budget, de la nécessité de soutenir les entrepreneurs et de la réalité quotidienne de celles et ceux qui dirigent des entreprises en France. La France entrepreneuriale n’est pas bloquée. Beaucoup dans ce pays rêvent d'entreprendre, d'inventer, de construire. Il faut les encourager et les soutenir, tous les jours ! Merci à David Pujadas, Ruth Elkrief, PERRI et Abnousse Abnousse Shalmani de m’avoir reçu. À revoir en version complète ici, en replay, à partir de 1h06 ➡️

Nicolas Dufourcq

24,956 views • 7 months ago

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Merci Yann Barthès pour l’invitation mercredi soir sur le plateau de Quotidien, sur TMC. L’occasion de rappeler le rôle majeur de Bpifrance en soutien de l’entrepreneuriat, et nos actions en matière de réindustrialisation. Chaque année, ce sont à peu près 65 milliards d’euros injectés dans l'économie française en faveur de milliers d’entreprises. Nous avons aussi parlé de mon dernier livre "La dette sociale de la France, 1974-2024" : un sujet terriblement d'actualité. On est en train de sortir d'un monde légendaire, où l'on pensait que l'argent poussait sur les arbres et où beaucoup de Français ne se rendaient pas compte que 10% de leurs dépenses sociales étaient financées par de la dette, notamment les retraites ! Nos retraites sont 20% plus généreuses en France, par rapport à l'Allemagne. Aujourd'hui, l'Etat-providence dépense plus que ce que l'économie produit, ce n'est pas tenable. Tout ça va se terminer par des ajustements, c'est inévitable. Autant qu'on les prépare, pour opérer un tournant aussi peu violent que possible. Il faut le dire et le dire cash. C'est ce que j'ai fait sur le plateau de Yann Barthès. Ce passage dans #Quotidien était aussi l'occasion de dire haut et fort que la France est une Californie qui s'ignore ! Je l'ai rappelé aux côtés des équipes du studio Sandfall Interactive - CO:E33 out now!, qui ont créé le superbe "Clair Obscur: Expedition 33" devenu une référence internationale du jeu de rôle fantasy dans le monde du jeu vidéo. Ils viennent d'être récompensés aux #GameAwards2025, les Oscars du secteur, à Los Angeles. Ils sont le symbole de cette nouvelle génération qui n'a peur de rien, qui veut créer, entreprendre, partir à la conquête du monde. J'en rencontre beaucoup, au quotidien. On est un pays absolument incroyable pour celles et ceux qui veulent entreprendre. Pour revoir notre échange complet en replay :

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20,721 views • 6 months ago

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Ce 22 novembre commence la diffusion d'une émission sur le modèle de Top Chef consacrée aux jeunes dans les métiers formidables de l'industrie : "Made in France : ils inventent l’industrie de demain". Une sorte de Top Fab, pour montrer les étoiles qu'ont les jeunes qui choisissent cette vie. Si vous saviez comme nous l'avons désirée, cette émission ! Depuis 4 ans ! Elle est aboutie, réelle, belle, grâce à nos amis de l'OPCO 2i et de Groupe M6. Pour mieux comprendre les mots et les mobiles des jeunes de l'industrie, j'ai réuni 12 ingénieurs travaillant chez Lacroix Électronique à Angers et chez MGA à Lyon, deux magnifiques représentants du Coq bleu de l'industrie française, spécialisés dans l'automation. Plutôt que d'écrire une tribune sur les jeunes dans l'#industrie, voici tout simplement ce qu'ils ont dit. C'est formidable : Catherine, école d'ingénieur généraliste, innovation, alternante au pôle innovation de l'entreprise. "L'industrie, c'était évident en tant qu'ingénieur. Elle permet de faire des projets très différents. Notamment liés à l'environnement et l'écologie. Je voulais faire les projets par moi-même. Beaucoup veulent être consultants par peur de l'engagement. Cette peur on ne la vois pas que sur le travail, on la voit sur tout. Or j'aime le concret. J'ai fait des études d'ingénieur pour ça. Les sciences de l'ingénieur, j'ai adoré." Anne, ingénieur en physique des matériaux. Elle a démarré d'abord au CEA sur de l'électronique de puissance, puis a développé son expertise sur le transfert de technologies. "Ma vision : la reindustrialisation est primordiale, car on a vu avec le covid les problèmes que cela posait après, quand on a tout perdu. Il ne faut plus subir. Il y a un sujet de souveraineté. Dans l'industrie, j'aime le côté "travail sur un projet précis", pour l'électronique de puissance, pour implanter un site industriel en France." Geoffroy, ingénieur innovation après avoir fait une école à Clermont spécialisée en machines mécaniques et systèmes. "J'ai fait un stage en Allemagne et en Slovaquie, notamment chez Stellantis, spécialisé industrie 4.0. Je suis très fier de travailler dans l'industrie. L'entreprise est innovante, elle crée une super alchimie entre les différents collaborateurs. L'industrie c'est rechercher des challenge à la fois intellectuels et concrets. C'est un acteur essentiel de la société. On a besoin de l'industrie, elle est un pilier du changement. Et puis j'aime la valeur sportive dans l'industrie. Il y a une culture de l'optimisation et de la performance." Léonie, école d'ingénieur généraliste à Angers, 5 ans d'alternance. "L'industrie va nous donner la possibilité de proposer aux clients des solutions concrètes avec une vraie puissance de frappe. Mon entreprise produit des automates industriels et des enregistreurs de données et nous les industrialisons. Pourquoi avoir choisi l'industrie ? Pour la technologie, qui donne une solution à nos problèmes environnementaux." Abdel, master à Clermont-Ferrand, en alternance. "On est très bien encadrés dans l'industrie. Ils partagent leur expérience sans modération. L'industrie, c'est pas sale, on travaille avec tous les moyens de confort. C'est du quasi cocooning, 4.0, robotisé." Aline, chargée RH après 3 ans dans l'agro-alimentaire et dans une entreprise de menuiserie. "On m'a dit "l'industrie c'est bien pour le développement de soi". C'était vrai. C'est un domaine en permanente évolution. Avec une vision RH, il faut bien constater que les nouveaux sites sont bien meilleurs pour les corps." Isea, en dernière année d'école d'ingénieur à Lorient. "Je suis entrée dans l'industrie par hasard, via un stage. Ça m'a plu car il y a beaucoup d'innovation surtout la nouvelle usine. A la base l'industrie ne me donnait pas envie à cause du stéréotype de l'usine. En fait il y a plein de projets, et pas de routines. Quand il y a des problèmes, il faut trouver des solutions ! Le stéréotype de l'usine, il faut le casser. Et oui, le mot Fab est moins connoté !" Tout le monde acquiesce ! Leo, en alternance chez Lacroix, école d'ingénieur à Nantes, spécialisé en robotique. "L'industrie n'est pas assez médiatisée, on est écrasés par la vision de la force de frappe des étrangers et par notre perception faiblesse relative. L'indépendance nationale, c'est important pour moi. La transition énergétique également. La montée en valeur des collaborateurs grâce à la robotique est fondamentale. Elle permet de limiter les arrêts maladie et les retraites anticipées. Tout ça converge vers des valeurs importantes." Carla, ingénieure en systèmes embarqués et en objets connectés. "J'ai fait une école d'ingénieur à Valence, en électronique. J'ai choisi l'industrie car le domaine me permettait de mettre en pratique mes connaissances. Je voulais comprendre le fonctionnement des robots. J'avais vu des vidéos sur internet très intéressantes. L'industrie permet l'indépendance nationale. Elle offre pleins de projets collectifs pour trouver des solutions à des problèmes complexes". Tout le monde acquiesce sur le plaisir du collectif, car les problématiques sont très complexes. Noémie, RH. "Je me sens super épanouie dans ce secteur. Je n'étais pas destinée à travailler là. Je venais d'une école de management. J'ai démoli tous les clichés. Il y a énormément de métiers diversifiés. On échange beaucoup avec les collègues. C'est hyper dynamique, hyper performant. Je suis arrivé la par hasard. Je m'ennuyais, j'ai vu l'annonce. Je me suis dit "On va tenter". Je ne quitterai plus ce secteur. Ça demande un effort stimulant, il faut toujours essayer de comprendre." Christophe, Insa de Lyon en alternance, ingénieur développement de produit. "J'ai toujours eu un attrait pour la mécanique. Dans cette entreprise, j'ai été attiré par le côté familial. Entre jeunes, on a formé un collectif. J'ai eu très vite des responsabilités importantes. L'entreprise est dans la santé, ça a satisfait aussi ma quête de sens. La vitesse de déploiement de la stratégie est impressionnante. Depuis 4 ans le nombre de jeunes a été multiplié par 4. On est écoutés." Dorian, DUT génie électrique informatique, et licence en ingénierie des systèmes robotisés. "Mon rôle est de promouvoir et accompagner les clients dans la mise en place des produits liés au traitement de l'eau. J'ai été attiré par l'industrie car les évolutions technologiques ne cessent d'arriver. Je dois former les clients dans toute la France. Il y a toujours, toujours du nouveau travail. La France est vraiment un pays qui veut mettre en oeuvre de l'innovation. Nos clients sont contents d'avoir des produits fabriqués en France. Grâce à cette proximité, les stocks sont mieux gérés. Et puis il faut dire et redire que ce sont les nouvelles générations qui doivent inventer les nouveaux procédés écologiques, l'ecoconception, les solutions innovantes." Après ces témoignages, nous avons débattu. ➡️ Sur le sujet de la féminisation : "que faire pour les filles ? Dans l'industrie il y a beaucoup de bienveillance. L'industrie demande la diversité. Il y a de la place pour tout le monde. Ça nous donne envie encore plus d'y aller pour faire bouger les choses. Peu de filles ? Tant mieux ! On va les secouer. Il y a dans les mentalités des préjugés sur les métiers de garçons. Il faut aller voir les plus jeunes, y compris dans le primaire, dans les collèges. On est prêtes à témoigner." ➡️ Sur l'orientation à la sortie des écoles d'ingénieurs ? En école d'ingénieurs, il y a des jeunes qui ne veulent pas rentrer à vie dans un bureau d'étude. Il faut leur dire qu'il est possible de faire autre chose. Certains ont peur de s'hyper-spécialiser trop vite. Il faut leur dire qu'on peut changer de couloir de nage. Surtout dans une PME ! Plus encore que dans un grand groupe où on peut avoir peur d'être une case. Dans une PME, on touche à tout. Nos camarades d'école? La plupart sont dans l'industrie et sont contents sauf ceux qui sont perdus dans un grand groupe, ou dans le consulting avec du mal à comprendre ce qu'ils font. Certains ont eu du mal à trouver des stages. Beaucoup d'ingénieurs sont attirés par l'argent et vont faire une école de management. Pourtant, pour faire une grande carrière, c'est pas déconnant de partir du terrain." ➡️ Le côté territoire est-il important ? "Oui et non. J'ai beaucoup bougé et je n'ai pas d'attache spécifique" , "j'étais bien content de trouver pas loin de Lyon" ; "je n'avais pas forcément cette volonté de rester" ; "non, je n'étais pas pas contre partir au contraire !" ; "beaucoup de jeunes veulent bouger, y compris par des roadtrips" ; "l'industrie est internationale et donc offre des opportunités de voyage". ➡️ La mauvaise image de l'industrie ? "Avec notre expérience, on peut contrer tous les arguments des gens hostiles. On leur dit "Vous ne savez pas ce que c'est, l'industrie". En communication il faut jouer sur les clichés pour les déconstruire. Et il faut parler des nouvelles technos. L'IA, c'est vendeur. Il faut mettre des images de l'industrie d'aujourd'hui, elle est très belle. Il faut des contenus courts, des pastilles. Des vrai/faux. Des anecdotes choquantes à détruire en story vrai/faux. Des "le saviez-vous". Des images comparant l'Industrie d'hier/de demain. Si on se compare, les pubs de l'armée sont engageantes. Il est vrai que l'armée a un avantage : le prestige. Et le lien vers "on va servir la France" est immédiat. En industrie il faut faire plein de déductions pour arriver à la même conclusion. Mais c'est possible ! Montrer tout ce qu'on a perdu et qu'on va reprendre. L'industrie c'est l'art du quotidien. Le quotidien il faut le ramener en France. Et il faut revenir à la fierté. Quand on a fait du bon travail, on est fiers. Ça compte la fierté." Tout est dit. Soyez nombreux devant vos écrans ! "Made in France : ils inventent l’industrie de demain", parrainé par Bpifrance et Avec l'industrie : diffusion du premier épisode ce samedi 22/11 à 10h10 sur M6, également disponible en replay sur M6+ dès ce samedi ➡️ Diffusion du 22 novembre au 13 décembre, les samedis matin à 10h10. 4 épisodes de 26 minutes sont prévus, qui seront également disponibles en replay sur M6+.

Nicolas Dufourcq

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