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Rafik Smati

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Entrepreneur : https://t.co/YL8ENh7THQ, Dromadaire, Ooprint, Kisseo | Auteur de « Le Nouveau Temps » | Président du think tank Objectif France 🇫🇷🇪🇺🌍🐝

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Le drame arrivera un 1er ou un 3ème jeudi du mois. Peut-être le mois prochain. Peut-être dans six mois. Peut-être dans trois ans. Ce jeudi-là, comme elle le fait à date fixe depuis des décennies, l'Agence France Trésor (qui gère la dette de la France) se présentera sur les marchés pour emprunter des milliards d'euros. 10 milliards. 15 milliards. Peut-être 20. La routine. Jusqu'au moment où elle constatera que, cette fois, les milliards espérés ne viendront pas. Pas assez d'ordres d'achat. Pas assez d'investisseurs pour acheter toute la dette que la France cherchera alors à placer. Pourquoi ? Parce que la dette française est désormais concurrencée de toute part. L'Allemagne emprunte massivement pour financer son réarmement. Le Japon fait évoluer sa politique monétaire. Et les géants américains de la tech vont lever des centaines de milliards pour financer les data centers, l'intelligence artificielle et la puissance technologique de demain. Imaginez alors un investisseur, quelque part à New York, Londres, Tokyo ou Singapour qui a des dizaines de milliards à investir. Il a le choix entre financer les infrastructures allemandes, la révolution technologique américaine, les géants de l'IA... ou la dette française, qui n'est qu'un immense crédit à la consommation. Que choisiriez-vous à sa place ? Quand ce 1er ou ce 3ème jeudi du mois surviendra, la sidération s'emparera du pays. La plupart des experts et des dirigeants politiques expliqueront qu'on ne pouvait pas le prévoir. Puis le président de la République prendra la parole à 20h devant les Français. Il annoncera une augmentation sans préavis de 5 points du taux de TVA, mais surtout des coupes radicales dans les pensions de retraite et les salaires des fonctionnaires. Pas un plafonnement, non. Un carnage avec effet immédiat. Peut-être me trouvez-vous trop alarmiste ? Mais voilà ce qui nous attend si nous n'avons pas le courage de faire aujourd'hui, dans le calme, les choix que les circonstances nous imposeront demain, dans la panique. L'hypothèse de ce jeudi noir me tétanise. Elle me tétanise parce que je sais que ce jour peut arriver. Mais elle me tétanise surtout parce que je sais qu'il peut encore être évité. Il est encore temps pour la France de choisir : le courage et la vérité maintenant. Ou la chute. Un jeudi matin.

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50,904 просмотров • 7 часов назад

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Je veux poser une question à Marine Le Pen qui nous vend la « priorité nationale » comme LA solution à la crise du logement : Entre un couple de Maliens qui travaille en France depuis 20 ans, paie ses impôts et élève ses deux enfants ici, et un Français exilé à Dubaï qui crache sur la France sur les réseaux sociaux puis décide un jour de revenir en France, lequel doit passer en priorité pour obtenir un logement social ? Car derrière les slogans, il y a les chiffres : 2,9 millions de ménages sont en attente d'un logement social en France. Environ 400 000 logements seront attribués cette année. Et sur ces 400 000 logements, environ 50 000 iront à des étrangers. Donc faire croire que l'on va résoudre une pénurie de 2,9 millions de logements en changeant l'ordre d'attribution de 50 000 logements, c'est une diversion. Un mensonge, même. Et pourtant, je n'ai aucun tabou avec l'idée de priorité nationale. La France forme une communauté nationale. Il me paraît parfaitement légitime que l'appartenance à cette communauté donne accès à certains droits (et impose certains devoirs). Mais la nation, telle que je la conçois, ne consiste pas seulement à savoir qui doit passer devant qui. Elle consiste aussi à permettre à chacun de monter, de s'élever, de s'émanciper. Voyez-vous, je suis moi-même un immigré. Je suis né en Algérie et arrivé en France à l'âge de 2 ans. J'ai passé des années de ma vie dans un HLM de banlieue parisienne. L'ascenseur républicain m'a permis de ne pas rester assigné à mon point de départ. Je suis devenu Français, puis chef d'entreprise, puis propriétaire dans un beau quartier parisien. C'est cette promesse-là qui a disparu. Et elle a disparu pour tout le monde : pour les enfants de l'immigration comme pour les jeunes Français des campagnes, des villes moyennes et de la France dite périphérique. Voilà le vrai scandale qui ronge notre pays : l'ascenseur social est en panne et nous passons notre temps à nous disputer pour savoir qui doit monter dedans en premier. La gauche veut répartir la pénurie. Le RN veut créer des priorités dans cette pénurie. Pour ma part, je veux une France qui produit, innove, ose, crée de la richesse, pour remettre l'ascenseur social en marche. Eux veulent administrer le déclin. Moi, je veux propulser la France dans la modernité et l'abondance. Les vrais patriotes ne sont pas ceux que l'on croit.

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136,809 просмотров • 1 день назад

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Notre classe politique n'a toujours rien compris à la mutation que connaît notre rapport au travail. Le gouvernement veut durcir les règles sur les arrêts maladie. J'approuve. Mais est-ce que cela va régler le problème de fond ? Non. Parce que derrière l'absentéisme, il y a une question beaucoup plus profonde, civilisationnelle même : pourquoi le travail est-il désormais considéré, en particulier chez les jeunes, comme un sacrifice alors qu'il devrait être émancipateur ? Il faut dire que dans beaucoup d'entreprises (et je ne parle même pas des administrations !), on a multiplié les strates de procédures, de reporting, de fonctions support et d'intermédiation managériale. Au point que le salarié ne voit plus à quoi sert son travail, pour qui il travaille, ni quelle part de la valeur il crée. Ajoutez à ça cette maladie très française qui consiste à dénigrer sans cesse le travail, à le présenter comme une contrainte dont il faudrait se libérer (réduction du temps de travail, âge légal de départ à la retraite, pénibilité...), et vous comprenez pourquoi nous faisons fausse route. Car le vrai sujet n'est pas seulement de travailler plus ou moins. Le vrai sujet n'est pas de savoir quelle mesure comptable réglera le problème. Le vrai sujet, c'est de redonner du sens, de la responsabilité et de la fierté au travail. Et par-dessus tout de réconcilier la France avec l'idée même de travail. Et nous allons devoir le faire vite. Parce que l'IA va bouleverser les métiers, les organisations, le management et jusqu'à notre définition même du travail. Invité hier soir par David Pujadas sur LCI, j'ai voulu dire les choses.

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Ce qui se passe en ce moment en Chine donne le vertige, et contraste avec la médiocrité court-termiste du débat politique français. Un chiffre suffit à mesurer l'abîme qui se creuse : la Chine compte actuellement 7 millions d’élèves en école d’ingénieurs, contre 150 000 en France. 30% des étudiants du supérieur y suivent un cursus d’ingénieur. À Shenzhen, vous entrez dans un FabLab avec une idée le matin et vous en sortez avec un prototype en moins de 24 heures. Les voitures roulent toutes seules, les usines tournent dans l’obscurité, car les robots travaillent seuls et, parfois même, s’auto-répliquent. La Chine n’est plus en train de copier : elle est en train d’écrire l’avenir, rivalisant, voire dépassant, les États-Unis. Dire cela n’est pas louer le modèle chinois, mais regarder un futur qui nous échappe. Car que se passe-t-il chez nous ? On regarde le train passer. On se complaît dans une impuissance publique, où la vision a été remplacée par une gestion technocratique à courte vue. Au lieu d’innover, l’Europe légifère. On empile des normes, comme l’AI Act, pour se protéger de technologies que nous ne savons plus produire. Nous avons mis tous nos joueurs en défense devant nos buts, tétanisés, sans personne pour aller marquer. La France est doucement en voie de tiers-mondisation. En richesse par habitant, nous avons dégringolé de la 5ème à la 26ème place ! Seul le retour à une planification stratégique audacieuse, capable de voir au-delà des échéances électorales, pourra stopper l’hémorragie. Une planification qui ne promet pas des résultats immédiats, mais qui reconstruit des compétences, des filières et une puissance productive sur 10, 15, 20 ans. Surtout, face à la Chine, nous avons encore une carte maîtresse : un marché européen de 450 millions de consommateurs à fort pouvoir d’achat. Il est temps de sortir de la naïveté et de l’arrogance, et d’entrer dans un rapport de force raisonnable et constructif. La Chine veut accéder à notre marché ? Très bien. Mais imposons-lui ce qu’elle nous a imposé pendant trente ans : des joint-ventures, des partenariats actionnariaux et des transferts de technologie. C’est le seul moyen de repasser en attaque et de se projeter, non pas à la prochaine élection, mais à vingt ans. Osons. L’histoire ne sanctionne jamais l’échec : elle sanctionne la médiocrité et l’aveuglement.

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286,904 просмотров • 9 месяцев назад

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Une idée simple, qui ne coûte rien, mais qui pourrait faire évoluer profondément notre rapport à la dépense publique : Un élève de primaire coûte environ 8 000 euros par an à la collectivité. Une nuit en réanimation peut atteindre 4 000 euros. Un traitement moderne contre le cancer dépasse parfois 100 000 euros par an. Ce qui me frappe, ce ne sont pas les montants. C’est le fait que nous les ignorons ! Nous avons en effet bâti notre modèle social sur l’idée de la gratuité. Et quand quelque chose paraît gratuit, il finit par ne plus avoir de valeur. Nous ne voyons plus ce que l’État nous donne, ni ce qu’il nous demande en retour. La relation est devenue abstraite, presque invisible. Invité chez David Pujadas, j’ai formulé une proposition très simple : qu’en fin d’année, chaque foyer fiscal reçoive une facture sociale détaillant les services publics dont il a bénéficié, et les impôts qu’il a versés. Aucune somme n’aurait à être payée, évidemment. Mais une signature électronique serait demandée. Non pas pour culpabiliser, mais pour prendre conscience. Prendre conscience de la chance immense que nous avons de vivre dans un pays où l’école, la santé, la sécurité et tant d’autres biens essentiels sont accessibles à tous. Prendre conscience, aussi, que cette chance a un prix, et qu’elle mérite d’être protégée, optimisée, pensée avec sérieux. La transparence est la première brique de la responsabilité collective. Et la responsabilité est la condition de la souveraineté. Si nous voulons reprendre le contrôle, tout commence par là.

Rafik Smati

302,179 просмотров • 10 месяцев назад

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Il est minuit moins cinq avant l’apocalypse technologique de l’Europe. Et je pèse mes mots. L’obsession pour la régulation, le mépris des élites technocratiques envers les entrepreneurs et la peur de l’avenir nous font décrocher de la grande bataille de l’IA. Pendant que l'humanité se rapproche de l’intelligence artificielle générale et que chaque nouvelle IA surpasse la précédente, l’Europe choisit de se suicider avec un « IA Act » qui bride l’innovation. Les choix politiques sont dictés par la peur et le mépris, au détriment de l’audace et de l’avenir. Ce mélange de peur et de mépris est le même qui nous a fait perdre la course au spatial : il y a 10 ans, le président d’Arianespace se moquait ouvertement de SpaceX et d’Elon Musk. Résultat des courses : un seul lancement pour Ariane en 2024, contre plus de 130 pour SpaceX et un saut technologique historique avec des lanceurs réutilisables. C’est cette même arrogance qui nous fait décrocher de la grande bataille des voitures électriques et autonomes, ou encore de celle des biotechs. C’est elle aussi qui, il y a 30 ans, nous a fait passer à côté de la révolution de l’Internet. Et j’en passe. Mais comment pourrait-il en être autrement dans un pays qui a inscrit dans sa Constitution un mortifère « principe de précaution », qui érige la peur du risque en vertu, aux dépens de l’audace et de l’innovation ? Je suis convaincu que notre salut réside dans l’abandon de ce funeste principe de précaution au profit d’un principe d’audace et de liberté. Cela exige, je vous l’accorde, un véritable choc des consciences. Pourtant, nous n’avons pas à chercher bien loin des exemples de ce dont nous sommes capables : la reconstruction de Notre-Dame et l’organisation des JO ont démontré que, dès lors qu’elle parvient à s’affranchir du monstre technocratique avec des lois d’exception, la France est capable d’accomplir des prouesses qui marquent l’Histoire. Oui, il est minuit moins cinq avant l’apocalypse technologique de l 'Europe. Mais le pire n’étant jamais certain, je continue de croire en la possibilité d’un sursaut. Alors réveillons-nous ! Merci à David Pujadas et à LCI de m’avoir donné hier soir carte blanche pour exprimer ce point de vue, que nous sommes, je crois, nombreux à partager. 24h Pujadas

Rafik Smati

465,193 просмотров • 1 год назад