
Rafik Smati
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Entrepreneur : https://t.co/YL8ENh7THQ, Dromadaire, Ooprint, Kisseo | Auteur de « Le Nouveau Temps » | Président du think tank Objectif France 🇫🇷🇪🇺🌍🐝
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Le drame arrivera un 1er ou un 3ème jeudi du mois. Peut-être le mois prochain. Peut-être dans six mois. Peut-être dans trois ans. Ce jeudi-là, comme elle le fait à date fixe depuis des décennies, l'Agence France Trésor (qui gère la dette de la France) se présentera sur les marchés pour emprunter des milliards d'euros. 10 milliards. 15 milliards. Peut-être 20. La routine. Jusqu'au moment où elle constatera que, cette fois, les milliards espérés ne viendront pas. Pas assez d'ordres d'achat. Pas assez d'investisseurs pour acheter toute la dette que la France cherchera alors à placer. Pourquoi ? Parce que la dette française est désormais concurrencée de toute part. L'Allemagne emprunte massivement pour financer son réarmement. Le Japon fait évoluer sa politique monétaire. Et les géants américains de la tech vont lever des centaines de milliards pour financer les data centers, l'intelligence artificielle et la puissance technologique de demain. Imaginez alors un investisseur, quelque part à New York, Londres, Tokyo ou Singapour qui a des dizaines de milliards à investir. Il a le choix entre financer les infrastructures allemandes, la révolution technologique américaine, les géants de l'IA... ou la dette française, qui n'est qu'un immense crédit à la consommation. Que choisiriez-vous à sa place ? Quand ce 1er ou ce 3ème jeudi du mois surviendra, la sidération s'emparera du pays. La plupart des experts et des dirigeants politiques expliqueront qu'on ne pouvait pas le prévoir. Puis le président de la République prendra la parole à 20h devant les Français. Il annoncera une augmentation sans préavis de 5 points du taux de TVA, mais surtout des coupes radicales dans les pensions de retraite et les salaires des fonctionnaires. Pas un plafonnement, non. Un carnage avec effet immédiat. Peut-être me trouvez-vous trop alarmiste ? Mais voilà ce qui nous attend si nous n'avons pas le courage de faire aujourd'hui, dans le calme, les choix que les circonstances nous imposeront demain, dans la panique. L'hypothèse de ce jeudi noir me tétanise. Elle me tétanise parce que je sais que ce jour peut arriver. Mais elle me tétanise surtout parce que je sais qu'il peut encore être évité. Il est encore temps pour la France de choisir : le courage et la vérité maintenant. Ou la chute. Un jeudi matin.
Rafik Smati56,694 次观看 • 8 小时前

Je veux poser une question à Marine Le Pen qui nous vend la « priorité nationale » comme LA solution à la crise du logement : Entre un couple de Maliens qui travaille en France depuis 20 ans, paie ses impôts et élève ses deux enfants ici, et un Français exilé à Dubaï qui crache sur la France sur les réseaux sociaux puis décide un jour de revenir en France, lequel doit passer en priorité pour obtenir un logement social ? Car derrière les slogans, il y a les chiffres : 2,9 millions de ménages sont en attente d'un logement social en France. Environ 400 000 logements seront attribués cette année. Et sur ces 400 000 logements, environ 50 000 iront à des étrangers. Donc faire croire que l'on va résoudre une pénurie de 2,9 millions de logements en changeant l'ordre d'attribution de 50 000 logements, c'est une diversion. Un mensonge, même. Et pourtant, je n'ai aucun tabou avec l'idée de priorité nationale. La France forme une communauté nationale. Il me paraît parfaitement légitime que l'appartenance à cette communauté donne accès à certains droits (et impose certains devoirs). Mais la nation, telle que je la conçois, ne consiste pas seulement à savoir qui doit passer devant qui. Elle consiste aussi à permettre à chacun de monter, de s'élever, de s'émanciper. Voyez-vous, je suis moi-même un immigré. Je suis né en Algérie et arrivé en France à l'âge de 2 ans. J'ai passé des années de ma vie dans un HLM de banlieue parisienne. L'ascenseur républicain m'a permis de ne pas rester assigné à mon point de départ. Je suis devenu Français, puis chef d'entreprise, puis propriétaire dans un beau quartier parisien. C'est cette promesse-là qui a disparu. Et elle a disparu pour tout le monde : pour les enfants de l'immigration comme pour les jeunes Français des campagnes, des villes moyennes et de la France dite périphérique. Voilà le vrai scandale qui ronge notre pays : l'ascenseur social est en panne et nous passons notre temps à nous disputer pour savoir qui doit monter dedans en premier. La gauche veut répartir la pénurie. Le RN veut créer des priorités dans cette pénurie. Pour ma part, je veux une France qui produit, innove, ose, crée de la richesse, pour remettre l'ascenseur social en marche. Eux veulent administrer le déclin. Moi, je veux propulser la France dans la modernité et l'abondance. Les vrais patriotes ne sont pas ceux que l'on croit.
Rafik Smati136,809 次观看 • 1 天前

Quand on demande à une militante ultra-gauche anti-patrons de citer UN SEUL pays au monde plus égalitaire que la France… Sa réponse : « Ce pays est à construire. » Traduction : L’URSS a foiré. Cuba a foiré. Le Venezuela a foiré. La Chine de Mao a foiré. Mais cette fois, promis, ça va marcher ! Le gauchisme, c’est la seule idéologie qui considère que 100 ans d’échecs cuisants sont la preuve qu’il faut aller encore plus loin.
Rafik Smati194,959 次观看 • 1 个月前

« Deviens entrepreneur, prends des risques, crée des emplois, réussis... Et un jour, nous te détesterons pour avoir réussi, et tu deviendras le problème. Et peut-être même... un nuisible ! » Voilà, en caricaturant à peine, le message que la France envoie aujourd'hui à la jeunesse qui veut entreprendre. On débat beaucoup du rôle des milliardaires. En réalité, même si je respecte leur réussite, leur sort personnel m'intéresse peu. Mais derrière la lutte contre les milliardaires se cache un dénigrement de tous ceux qui entreprennent, prennent des risques, et parfois réussissent. Et ça, je ne peux pas l'accepter ! Car le problème de la France, ce ne sont pas ses milliardaires ni ses entrepreneurs. Le problème, c'est cette passion française pour la recherche du coupable plutôt que pour la création de richesse. Quand Bernard Arnault a perdu 74 milliards l'année dernière, ça n'a financé aucune école ni aucun hôpital. Ça n'a enrichi personne. Ça a juste fragilisé LVMH. À l'inverse, quand une grande entreprise se valorise, ce sont des investissements qui irriguent l'économie, des emplois qui se créent, et davantage de recettes fiscales. Donc quand l'extrême gauche fait de l'entrepreneur un ennemi, ce n'est pas aux riches qu'elle fait la guerre. C'est à la prospérité, à l'emploi, et finalement à la France. Mon coup de gueule sur LCI ce matin 👇
Rafik Smati34,087 次观看 • 13 天前

Alerte ! Les États-Unis ont coupé cette nuit au reste du monde l’accès à Fable et à Mythos d’Anthropic, les IA les plus puissantes jamais créées. Au nom de la sécurité nationale. Plus de doute possible : la guerre technologique mondiale est désormais ouverte. Et dans cette guerre, celui qui contrôle la technologie contrôle l'avenir. Mais ici, en France, tout le monde s’en fout : la prochaine présidentielle parlera de réforme des retraites et de taxation des riches. Le réveil de la France et de l’Europe sera brutal.
Rafik Smati194,604 次观看 • 3 个月前

Pendant que les USA préparent l'avènement de la superintelligence et que la Chine aligne déjà des armées de robots humanoïdes, la France débat encore de taxer les riches et de l'âge de la retraite. Cela me rend en colère et triste pour mon pays. Le monde de demain se construit sous nos yeux pendant que nous restons enfermés dans les débats du passé. C'était hier soir chez Sonia Mabrouk sur BFMTV.
Rafik Smati43,663 次观看 • 21 天前

Débat ce matin chez Apolline de Malherbe sur BFMTV, face au député RN Franck Allisio, sur le programme économique du Rassemblement national. J'y ai dit ce que je crois profondément : ce programme, c'est du vide emballé dans du papier cadeau. Des dépenses bien réelles, financées par des recettes virtuelles : la fraude, la suppression de quelques agences, une renégociation avec Bruxelles... Il manque au moins 100 milliards d'euros par an à la France. Pas pour investir. Juste pour équilibrer ses comptes. Et face à de tels ordres de grandeur, les artifices comptables ne suffisent plus. Car prétendre redresser nos finances sans toucher au premier poste de dépense publique, les retraites et leurs 380 milliards par an, c'est refuser de regarder la réalité en face. De la démagogie, ou de l'incompétence. Enfin, créer un impôt sur la fortune financière au moment où le monde entier se bat pour attirer les capitaux, ce n'est pas protéger la France. C'est marquer un but contre notre camp. Le RN défend un État « stratège », interventionniste, qui décide de tout. Pour ma part, je crois au contraire à la liberté, au capital, qui n'est pas un vilain mot, et à l'initiative individuelle. Et surtout, je suis convaincu d'une chose : la France de 2050 sera bâtie par les ingénieurs et les entrepreneurs. Pas par les technocrates.
Rafik Smati39,166 次观看 • 20 天前

En France, on serait « riche » à partir de 4300 € nets par mois. C'est ce que vient de décréter l'Observatoire des inégalités. Mais quelle blague ! 4,8 millions de Français viennent donc d'apprendre qu'ils sont des nantis. C'est quoi l'étape d'après ? Les taxer davantage ? Car pendant qu'on cherche de nouveaux « riches » à montrer du doigt, on évite le vrai débat : celui de l'appauvrissement de la France. Aujourd'hui, la France est tombée au 29ème rang mondial en PIB par habitant. En parité de pouvoir d'achat, nous sommes désormais sous la moyenne de l'Union européenne selon Eurostat. Le salaire médian français est de 2190 € nets par mois. En Allemagne, il dépasse 2700 €. En Suisse, il approche 5000 €. Le problème de la France n'est pas qu'il y ait trop de riches. Le problème, c'est qu'il y a de moins en moins de Français réellement prospères. À force d'opposer les Français entre eux, on finit par oublier l'essentiel : une nation ne s'enrichit pas en traquant la richesse. Elle s'enrichit en la créant. C'était hier soir sur le plateau d'Yves Calvi sur LCI.
Rafik Smati149,391 次观看 • 3 个月前

Notre classe politique n'a toujours rien compris à la mutation que connaît notre rapport au travail. Le gouvernement veut durcir les règles sur les arrêts maladie. J'approuve. Mais est-ce que cela va régler le problème de fond ? Non. Parce que derrière l'absentéisme, il y a une question beaucoup plus profonde, civilisationnelle même : pourquoi le travail est-il désormais considéré, en particulier chez les jeunes, comme un sacrifice alors qu'il devrait être émancipateur ? Il faut dire que dans beaucoup d'entreprises (et je ne parle même pas des administrations !), on a multiplié les strates de procédures, de reporting, de fonctions support et d'intermédiation managériale. Au point que le salarié ne voit plus à quoi sert son travail, pour qui il travaille, ni quelle part de la valeur il crée. Ajoutez à ça cette maladie très française qui consiste à dénigrer sans cesse le travail, à le présenter comme une contrainte dont il faudrait se libérer (réduction du temps de travail, âge légal de départ à la retraite, pénibilité...), et vous comprenez pourquoi nous faisons fausse route. Car le vrai sujet n'est pas seulement de travailler plus ou moins. Le vrai sujet n'est pas de savoir quelle mesure comptable réglera le problème. Le vrai sujet, c'est de redonner du sens, de la responsabilité et de la fierté au travail. Et par-dessus tout de réconcilier la France avec l'idée même de travail. Et nous allons devoir le faire vite. Parce que l'IA va bouleverser les métiers, les organisations, le management et jusqu'à notre définition même du travail. Invité hier soir par David Pujadas sur LCI, j'ai voulu dire les choses.
Rafik Smati23,701 次观看 • 14 天前

La présidentielle de 2027 ressemble cruellement à celle de 1981. Travailler moins. Faire payer les riches. Punir les entreprises. Le problème, c'est qu'entre-temps, le monde a basculé. IA. Robotique. Énergie. Espace. Médecine. Les cartes de la puissance se redistribuent, et nous débattons encore avec les logiciels de 1981. Pourtant la France a tout pour jouer en attaque : des ingénieurs exceptionnels, des mathématiciens, des entrepreneurs, et ce génie créatif que je vois partout, des centres-villes aux quartiers populaires et aux campagnes. Alors qu'est-ce qu'on attend ? La question de 2027 ne devrait pas être « Qui va-t-on faire payer ? », mais au contraire « Quelle France voulons-nous en 2050 ? » Une France qui punit et partage une richesse qui se réduit ? Ou une France qui innove, explore, produit, entreprend et agrandit le gâteau ? Je suis convaincu d'une chose : les Français sont capables de beaucoup d'efforts lorsqu'ils savent où ils vont. Mais on leur parle sans cesse de contraintes, d'économies et de sacrifices, sans jamais leur montrer ce qu'il y a au bout du chemin. Ce qui manque à la France aujourd'hui, c'est un horizon et une promesse d'avenir.
Rafik Smati30,365 次观看 • 18 天前

« Si on développe trop l'IA, on n'aura pas assez d'électricité pour le reste. Il faut limiter fortement le développement des data centers », affirme Jean-Marc Jancovici sur RTL. Ahurissant ! Cette sortie résume à elle seule le mal qui condamne la France : face à un défi, notre premier réflexe n’est plus d'oser, d’inventer ou d’ouvrir de nouveaux possibles. C’est de limiter, rationner, plafonner. Pour mémoire, c'est le même Jancovici qui veut limiter le nombre de vols en avion à 4 par personne pour toute une vie. Moins voyager, moins innover, moins industrialiser... Subir, toujours. La vérité, c’est que les grandes civilisations n’ont jamais répondu à une pénurie d’énergie en freinant l’intelligence. Elles ont repoussé les limites technologiques pour accéder à une énergie plus abondante. La France fut précisément une grande puissance énergétique parce qu’elle a osé le nucléaire quand d’autres hésitaient. Nous devrions aujourd'hui viser à devenir la base énergétique de l'IA mondiale. Notre horizon, c'est la fusion, pas les quotas ! Du reste, quelle misère de voir des esprits réputés brillants (je pense aussi à Luc Julia sur un autre registre) ne pas saisir l'ampleur de la révolution qui est en cours... Pendant que d'autres construisent le siècle, certains, en France, veulent plafonner les rêves. Nous ne les laisserons pas faire.
Rafik Smati140,205 次观看 • 3 个月前

La présidentielle qui vient devrait être le moment où nous décidons de la France de 2050. Où sont nos ambitions sur l'IA, la robotique, l'énergie, la médecine, l'espace, l'industrie ? Pendant que les Américains construisent la superintelligence et révolutionnent la médecine, pendant que la Chine produit 97% des robots humanoïdes de la planète, nous débattons de la taxation des « riches », des retraites et cherchons des boucs émissaires. Je suis en colère de voir le débat public capturé par une extrême gauche qui ne représente pas la France et qui transforme l'entrepreneur en ennemi public. Ils nous traitent de « nuisibles ». Mais ils oublient ce qu'est un entrepreneur : quelqu'un qui prend des risques, engage son patrimoine et ne rêve que d'une chose : créer, innover, transformer le monde. Pas devenir milliardaire. Car non, les patrons ne sont pas des pleureurs. Ils ne demandent pas qu'on les protège. Ils demandent qu'on les laisse travailler, prendre des risques et bâtir le futur que les technocrates, eux, ne créeront jamais.
Rafik Smati29,503 次观看 • 20 天前

Le délire fiscal continue ! Face à un député qui propose d’augmenter la "taxe GAFAM", je brandis en direct la facture que mon entreprise paie à Google. Et je lui démontre que c’est moi, PME française, qui, in fine, paie cette taxe, à travers une ligne intitulée "Coût d’exploitation réglementaire en France" ! Car oui : lorsqu’un géant du numérique est en situation de quasi-monopole sur son marché (ce qui est déjà un problème en soi), il répercute automatiquement toute hausse de taxe sur ses clients. Et ces clients, ce sont bien souvent les PME du numérique français. Comme le dit l’adage : quand on augmente les taxes sur le lait, ce n’est pas la vache qui paie la taxe… Tout cela résume tristement la médiocrité du débat public actuel : tout est pensé en termes de taxes, jamais en termes de compétitivité, de créativité ou d’avenir. Nous donnons le spectacle d’un pays en déclin, qui joue en défense, alors que nous devrions être en attaque sur tous les terrains de jeu qui façonnent notre siècle. De grâce, sortons des postures et de la démagogie, et offrons enfin à la France l’avenir qu’elle mérite. Nos talents y sont prêts.
Rafik Smati331,844 次观看 • 10 个月前

Ce qui se passe en ce moment en Chine donne le vertige, et contraste avec la médiocrité court-termiste du débat politique français. Un chiffre suffit à mesurer l'abîme qui se creuse : la Chine compte actuellement 7 millions d’élèves en école d’ingénieurs, contre 150 000 en France. 30% des étudiants du supérieur y suivent un cursus d’ingénieur. À Shenzhen, vous entrez dans un FabLab avec une idée le matin et vous en sortez avec un prototype en moins de 24 heures. Les voitures roulent toutes seules, les usines tournent dans l’obscurité, car les robots travaillent seuls et, parfois même, s’auto-répliquent. La Chine n’est plus en train de copier : elle est en train d’écrire l’avenir, rivalisant, voire dépassant, les États-Unis. Dire cela n’est pas louer le modèle chinois, mais regarder un futur qui nous échappe. Car que se passe-t-il chez nous ? On regarde le train passer. On se complaît dans une impuissance publique, où la vision a été remplacée par une gestion technocratique à courte vue. Au lieu d’innover, l’Europe légifère. On empile des normes, comme l’AI Act, pour se protéger de technologies que nous ne savons plus produire. Nous avons mis tous nos joueurs en défense devant nos buts, tétanisés, sans personne pour aller marquer. La France est doucement en voie de tiers-mondisation. En richesse par habitant, nous avons dégringolé de la 5ème à la 26ème place ! Seul le retour à une planification stratégique audacieuse, capable de voir au-delà des échéances électorales, pourra stopper l’hémorragie. Une planification qui ne promet pas des résultats immédiats, mais qui reconstruit des compétences, des filières et une puissance productive sur 10, 15, 20 ans. Surtout, face à la Chine, nous avons encore une carte maîtresse : un marché européen de 450 millions de consommateurs à fort pouvoir d’achat. Il est temps de sortir de la naïveté et de l’arrogance, et d’entrer dans un rapport de force raisonnable et constructif. La Chine veut accéder à notre marché ? Très bien. Mais imposons-lui ce qu’elle nous a imposé pendant trente ans : des joint-ventures, des partenariats actionnariaux et des transferts de technologie. C’est le seul moyen de repasser en attaque et de se projeter, non pas à la prochaine élection, mais à vingt ans. Osons. L’histoire ne sanctionne jamais l’échec : elle sanctionne la médiocrité et l’aveuglement.
Rafik Smati286,904 次观看 • 9 个月前

Avis aux réacs en PLS depuis la cérémonie d'ouverture des JO : son directeur artistique Thomas Jolly confirme qu'il ne s'agit pas d'une parodie de La Cène. Preuve qu'on peut très bien être créatif et transgressif tout en étant rassembleur. Prenez-en de la graine. Vivent les JO !
Rafik Smati704,256 次观看 • 2 年前

Une idée simple, qui ne coûte rien, mais qui pourrait faire évoluer profondément notre rapport à la dépense publique : Un élève de primaire coûte environ 8 000 euros par an à la collectivité. Une nuit en réanimation peut atteindre 4 000 euros. Un traitement moderne contre le cancer dépasse parfois 100 000 euros par an. Ce qui me frappe, ce ne sont pas les montants. C’est le fait que nous les ignorons ! Nous avons en effet bâti notre modèle social sur l’idée de la gratuité. Et quand quelque chose paraît gratuit, il finit par ne plus avoir de valeur. Nous ne voyons plus ce que l’État nous donne, ni ce qu’il nous demande en retour. La relation est devenue abstraite, presque invisible. Invité chez David Pujadas, j’ai formulé une proposition très simple : qu’en fin d’année, chaque foyer fiscal reçoive une facture sociale détaillant les services publics dont il a bénéficié, et les impôts qu’il a versés. Aucune somme n’aurait à être payée, évidemment. Mais une signature électronique serait demandée. Non pas pour culpabiliser, mais pour prendre conscience. Prendre conscience de la chance immense que nous avons de vivre dans un pays où l’école, la santé, la sécurité et tant d’autres biens essentiels sont accessibles à tous. Prendre conscience, aussi, que cette chance a un prix, et qu’elle mérite d’être protégée, optimisée, pensée avec sérieux. La transparence est la première brique de la responsabilité collective. Et la responsabilité est la condition de la souveraineté. Si nous voulons reprendre le contrôle, tout commence par là.
Rafik Smati302,179 次观看 • 10 个月前

Il est minuit moins cinq avant l’apocalypse technologique de l’Europe. Et je pèse mes mots. L’obsession pour la régulation, le mépris des élites technocratiques envers les entrepreneurs et la peur de l’avenir nous font décrocher de la grande bataille de l’IA. Pendant que l'humanité se rapproche de l’intelligence artificielle générale et que chaque nouvelle IA surpasse la précédente, l’Europe choisit de se suicider avec un « IA Act » qui bride l’innovation. Les choix politiques sont dictés par la peur et le mépris, au détriment de l’audace et de l’avenir. Ce mélange de peur et de mépris est le même qui nous a fait perdre la course au spatial : il y a 10 ans, le président d’Arianespace se moquait ouvertement de SpaceX et d’Elon Musk. Résultat des courses : un seul lancement pour Ariane en 2024, contre plus de 130 pour SpaceX et un saut technologique historique avec des lanceurs réutilisables. C’est cette même arrogance qui nous fait décrocher de la grande bataille des voitures électriques et autonomes, ou encore de celle des biotechs. C’est elle aussi qui, il y a 30 ans, nous a fait passer à côté de la révolution de l’Internet. Et j’en passe. Mais comment pourrait-il en être autrement dans un pays qui a inscrit dans sa Constitution un mortifère « principe de précaution », qui érige la peur du risque en vertu, aux dépens de l’audace et de l’innovation ? Je suis convaincu que notre salut réside dans l’abandon de ce funeste principe de précaution au profit d’un principe d’audace et de liberté. Cela exige, je vous l’accorde, un véritable choc des consciences. Pourtant, nous n’avons pas à chercher bien loin des exemples de ce dont nous sommes capables : la reconstruction de Notre-Dame et l’organisation des JO ont démontré que, dès lors qu’elle parvient à s’affranchir du monstre technocratique avec des lois d’exception, la France est capable d’accomplir des prouesses qui marquent l’Histoire. Oui, il est minuit moins cinq avant l’apocalypse technologique de l 'Europe. Mais le pire n’étant jamais certain, je continue de croire en la possibilité d’un sursaut. Alors réveillons-nous ! Merci à David Pujadas et à LCI de m’avoir donné hier soir carte blanche pour exprimer ce point de vue, que nous sommes, je crois, nombreux à partager. 24h Pujadas
Rafik Smati465,193 次观看 • 1 年前

Défi que je lance à LFI et à la CGT. Puisque vous affirmez que les entrepreneurs et les milliardaires n’ont aucun mérite, qu’attendez-vous pour vous fédérer afin de bâtir un groupe qui puisse générer et partager autant de richesse que LVMH ? Puisque c’est si facile, faites-le !
Rafik Smati867,829 次观看 • 3 年前

Pendant que les députés débattent de nouvelles taxes dans leur bulle de médiocrité, voici ce qui s’est passé ces derniers jours dans le monde : - Amazon licencie 30 000 personnes à cause de l’intelligence artificielle. - Google annonce une percée majeure dans la fusion nucléaire. - Apple s’allie à SpaceX pour connecter ses iPhones aux satellites Starlink, annonçant peut-être la fin des opérateurs télécoms. - OpenAI lance Atlas, une interface qui va rendre les agents intelligents accessibles à tous. - Le premier robot humanoïde grand public, Neo, arrive sur le marché. - Et Nvidia, première capitalisation du monde (que nombre de députés ne connaissent sans doute même pas), vient d’atteindre 5 000 milliards de dollars de valorisation et emploie désormais 80 % de millionnaires (n’en déplaise aux adeptes de la lutte des classes…). Eh oui : pendant que le monde avance à la vitesse de la lumière, la France débat du montant des taxes et fait des dictées à l’Assemblée. Tous les députés ne sont bien sûr pas comme ça, mais une majorité semble vivre hors du temps. Ce n’est pas seulement un décalage, c’est une tragédie nationale. Nous sommes en train de rater la plus grande révolution de l’histoire humaine. Il est temps de sortir du métaverse fiscal et de revenir dans le monde réel.
Rafik Smati240,364 次观看 • 10 个月前

