Romain Mielcarek's banner
Romain Mielcarek's profile picture

Romain Mielcarek

@romainmielcarek21,185 subscribers

Gros reporter indépendant. Enquêteur prosopagnosique. Military/International Affairs. Media Studies PhD. Cherche des trucs à Dauphine. Prof qui apprend. L5R GM.

Shorts

Putain ya un connard dans mon bureau qui s'est acheté un moulin à café USB qui fait un bruit de l'enfer pour boire son petit café frais "Sunda demi-lave" d'Indonésie aux "notes de thym et clou de girofle".

Putain ya un connard dans mon bureau qui s'est acheté un moulin à café USB qui fait un bruit de l'enfer pour boire son petit café frais "Sunda demi-lave" d'Indonésie aux "notes de thym et clou de girofle".

34,577 просмотров

Videos

romainmielcarek's profile picture

"Il n'est le président de rien." Jean-Luc Mélenchon a expliqué lors des universités d'été des Insoumis que Zelensky ne représentait personne. Qu'il n'était pas le président légitime de l'Ukraine. Quelques points: 1⃣ Président de l'Ukraine depuis mai 2019, Volodymyr Zelensky aurait du voir son mandat se terminer en mai 2024. Il avait été très largement élu et son parti, Serviteur du peuple, avait emporté une large majorité des sièges à l'assemblée. 2⃣ Dans la Constitution ukrainienne, la loi martiale suspend les élections législatives. Le Code électoral, lui, interdit l'élection présidentielle. 3⃣ La loi martiale est régulièrement revotée par le Parlement ukrainien. En octobre 24, puis en novembre. La dernière fois, c'était en avril, jusqu'en août. La décision a été largement adoptée. Car la guerre n'est pas terminée. Plus la guerre dure, plus l'extension de mandat de Zelensky dure, plus sa position est fragile. En particulier parce que les Ukrainiens ont le droit de s'exprimer. 4⃣ Il existe en effet des débats, complexes, au sein de la classe politique ukrainienne. Certains regrettent qu'il n'y ait pas d'élection. D'autres estiment que Zelensky pourrait avoir une dérive autoritaire, sans remettre en question l'absence d'élection, comme l'ancien président Petro Porochenko. En 2024, une très large majorité des sondés était favorable au maintien de Zelensky jusqu'à la fin de la loi martiale. Il y a de très fortes tensions entre les syndicats (évoqués par JLM) et la présidence, qui sont antérieures à la guerre. Les syndicats peinent à défendre les droits des travailleurs dans une Ukraine en guerre, où le droit social tend à s'affaiblir. 5⃣ L'organisation d'élections législatives et présidentielle, alors que l'Ukraine est sous les bombes, serait un exercice complexe. Les Russes pourraient s'en donner à cœur joie et doser les bombardements selon que les favoris leur conviennent ou non, ou cibler les zones favorables aux candidats qui leur déplaisent. Il faut de plus trouver des solutions logistiques pour permettre l'expression citoyenne de groupes difficiles à mobiliser : les soldats au front ; les déserteurs/ceux qui fuient la conscription ; les réfugiés à l'étranger ; les Ukrainiens vivant dans les zones occupées par la Russie ; etc. 6⃣ Juridiquement, Zelensky est le président de l'Ukraine. Si il signe un document, il est juridiquement contraignant. Le remettre en question revient à remettre en question n'importe quelle décision signée par n'importe quel président. C'est nier la légitimité du droit constitutionnel ukrainien. 7⃣ Mélenchon dit faire partie des "gens raisonnables". Condamner l'invasion russe. Et laisser l'Ukraine se débrouiller, sans lui donner les armes pour riposter contre la Russie. Il prône une "solution diplomatique" plutôt qu'une "augmentation des arsenaux". Il réclame de faire pression sur l'Ukraine, plus que sur la Russie, puisque les Européens n'ont pas de leviers de pression sur Moscou. C'est donc aux victimes de l'agression de faire des efforts pour prouver leur volonté de démocratie. 8⃣ Mélenchon demande aux autres pays de donner des garanties de sécurité à la Russie. Il répète que c'est l'Otan, en acceptant les candidates de l'Ukraine et de la Géorgie, qui ont "déclaré la guerre" à la Russie. Même si ni l'Ukraine, ni la Géorgie, n'ont jamais été près d'intégrer l'Otan. 9⃣ Mélenchon regrette qu'on lui reproche sa proximité d'analyse avec la Russie. Il donne comme preuve de son opposition à la Russie de Poutine le fait que LFI accueille et soutient des opposants politiques socialistes et communistes. Il n'y a aucun doute sur le fait qu'il n'ait aucune amitié envers Poutine. Le fait est qu'il reprend, sans nuances, des éléments du récit de propagande de la Russie. L'illégitimité de la présidence Zelensky en est l'un des plus importants, particulièrement mobilisé depuis mai 2024.

Romain Mielcarek

16,860 просмотров • 9 месяцев назад

Больше нет контента для загрузки