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Dr. Serge Zaka (Dr. Zarge)

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CEO of AgroClimat2050 | PhD in agrometeorology | Vice-President & Stormchaser Infoclimat | Conference / Speaker #agriculture #globalwarming #FrAgTw 🇫🇷 🇱🇧

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La situation est dramatique en Europe Centrale. Le barrage de Paczków (réservoir Topol, à priori) vient de céder : 42 900 000 de mètres cubes d'eau sont en train de se déverser dans la vallée. Abominable. #Boris #Boris2024

La situation est dramatique en Europe Centrale. Le barrage de Paczków (réservoir Topol, à priori) vient de céder : 42 900 000 de mètres cubes d'eau sont en train de se déverser dans la vallée. Abominable. #Boris #Boris2024

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Cette carte est unique au monde. Après plusieurs mois de modélisation, l’équipe d’AgroClimat2050 dévoile une première mondiale : la biogéographie future (c’est-à-dire l’aire de répartition potentielle) de l’une des pommes les plus consommées au monde (la Golden) grâce à un modèle agroclimatique qui n'a pas d'équivalent en Europe. Et le constat est sans appel : le shift est brutal. Aujourd’hui largement cultivée sous les latitudes tempérées (France, Espagne, Italie, Balkans, etc.), la Golden migrera vers le nord, trouvant d’ici la fin du siècle des conditions favorables en Pologne, dans le sud de la Suède, en Finlande et jusqu’en Russie. Le défi est immense : le temps d’adaptation est extrêmement court. Un arbre planté aujourd’hui devra résister et produire pendant les 50 prochaines années. C’est en 2025 que se décide la souveraineté alimentaire européenne de 2070. L’adaptation géographique de toute la filière arboricole doit commencer maintenant, dans une logique de coopération entre tous les pays européens. Notre mission à AgroClimat2050 est claire : anticiper pour mieux agir. Un travail scientifique colossal. De 1950 à 2100, nous avons mobilisé 10 modèles climatiques du CMIP6, 3 scénarios de réchauffement (SSP2-4.5, SSP3-7.0, SSP5-8.5) et 12 indicateurs agroclimatiques clés : vernalisation, floraison, gel post-floraison, maturité, canicule, sécheresse, excès d’eau, etc. Des téraoctets de données traitées sur 21 unités de simulation parallélisées ont permis de produire cette cartographie unique. Un projet indépendant et collaboratif Ce projet est mené en partenariat avec adaptation/s, et s’inscrit dans une démarche indépendante, sans aucun financement public ni privé (pour le moment). Nous travaillons déjà avec plusieurs acteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire, pour étendre cette approche à toutes les espèces et variétés arboricoles européennes. Serge Zaka Agroclimatologue & Fondateur d’AgroClimat2050

Cette carte est unique au monde. Après plusieurs mois de modélisation, l’équipe d’AgroClimat2050 dévoile une première mondiale : la biogéographie future (c’est-à-dire l’aire de répartition potentielle) de l’une des pommes les plus consommées au monde (la Golden) grâce à un modèle agroclimatique qui n'a pas d'équivalent en Europe. Et le constat est sans appel : le shift est brutal. Aujourd’hui largement cultivée sous les latitudes tempérées (France, Espagne, Italie, Balkans, etc.), la Golden migrera vers le nord, trouvant d’ici la fin du siècle des conditions favorables en Pologne, dans le sud de la Suède, en Finlande et jusqu’en Russie. Le défi est immense : le temps d’adaptation est extrêmement court. Un arbre planté aujourd’hui devra résister et produire pendant les 50 prochaines années. C’est en 2025 que se décide la souveraineté alimentaire européenne de 2070. L’adaptation géographique de toute la filière arboricole doit commencer maintenant, dans une logique de coopération entre tous les pays européens. Notre mission à AgroClimat2050 est claire : anticiper pour mieux agir. Un travail scientifique colossal. De 1950 à 2100, nous avons mobilisé 10 modèles climatiques du CMIP6, 3 scénarios de réchauffement (SSP2-4.5, SSP3-7.0, SSP5-8.5) et 12 indicateurs agroclimatiques clés : vernalisation, floraison, gel post-floraison, maturité, canicule, sécheresse, excès d’eau, etc. Des téraoctets de données traitées sur 21 unités de simulation parallélisées ont permis de produire cette cartographie unique. Un projet indépendant et collaboratif Ce projet est mené en partenariat avec adaptation/s, et s’inscrit dans une démarche indépendante, sans aucun financement public ni privé (pour le moment). Nous travaillons déjà avec plusieurs acteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire, pour étendre cette approche à toutes les espèces et variétés arboricoles européennes. Serge Zaka Agroclimatologue & Fondateur d’AgroClimat2050

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Il y a tellement d'images qui nous parviennent d'Autriche, de Pologne, de Tchéquie, de Slovaquie et de Hongrie, que je n'arrive plus à suivre*. 1⃣Le Pont de Głuchołazy n'est plus. La ville semble fortement impactée (Burze komunikaty i ostrzeżenia via Facebook). 2⃣AČeská Vsí, la campagne ne ressemble plus à rien face aux débordements de la rivière Bělá à la frontière de la Pologne et Tchéquie (Gabriela Dokoupilová via Události Ostrava). 3⃣Toujours la ville de Głuchołazy (vidéo de Magda Lena via Opolska). 4⃣Ville de Stronie Śląskie où un réservoir de rétention à débordé (Dariusz Dmitruk via Skywarn Poland - Polscy Łowcy Burz). * Je m'excuse si les sources des images ne sont pas correctes

Il y a tellement d'images qui nous parviennent d'Autriche, de Pologne, de Tchéquie, de Slovaquie et de Hongrie, que je n'arrive plus à suivre*. 1⃣Le Pont de Głuchołazy n'est plus. La ville semble fortement impactée (Burze komunikaty i ostrzeżenia via Facebook). 2⃣AČeská Vsí, la campagne ne ressemble plus à rien face aux débordements de la rivière Bělá à la frontière de la Pologne et Tchéquie (Gabriela Dokoupilová via Události Ostrava). 3⃣Toujours la ville de Głuchołazy (vidéo de Magda Lena via Opolska). 4⃣Ville de Stronie Śląskie où un réservoir de rétention à débordé (Dariusz Dmitruk via Skywarn Poland - Polscy Łowcy Burz). * Je m'excuse si les sources des images ne sont pas correctes

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Avec le cyclone #Melissa, la Jamaïque s’apprête à affronter l’une des pires catastrophes climatiques de son histoire. Les autorités emploient déjà les mots « catastrophique », « potentiellement mortel ». Pourquoi ? 1) Intensité extrême : Melissa est un catégorie 4 et pourrait atteindre la catégorie 5, avec des rafales > 300 km/h. 2) Lenteur du système : Sa progression très lente prolongera les vents violents mais surtout des pluies exceptionnelles : plus de 750 mm attendus, soit 1 an et demi de pluie parisienne en 4 jours. 3) Forte exposition humaine : Il devrait frapper à la fois les zones densément peuplées (> 1000 hab/km², capitale incluse) et des territoires pauvres où la capacité de protection et de rétablissement est très faible. 4) Relief aggravant : Une île montagneuse entourée de plaines habitées : configuration idéale pour des coulées, glissements de terrain, crues torrentielles. 5) Côtes vulnérables : Le storm surge (submersion marine) menace directement des zones littorales densément peuplées. Le cocktail intensité × durée × vulnérabilité est au rouge écarlate. Dans ce type de scénario, le pays met souvent des années à s’en remettre. Animation de Ventusky

Avec le cyclone #Melissa, la Jamaïque s’apprête à affronter l’une des pires catastrophes climatiques de son histoire. Les autorités emploient déjà les mots « catastrophique », « potentiellement mortel ». Pourquoi ? 1) Intensité extrême : Melissa est un catégorie 4 et pourrait atteindre la catégorie 5, avec des rafales > 300 km/h. 2) Lenteur du système : Sa progression très lente prolongera les vents violents mais surtout des pluies exceptionnelles : plus de 750 mm attendus, soit 1 an et demi de pluie parisienne en 4 jours. 3) Forte exposition humaine : Il devrait frapper à la fois les zones densément peuplées (> 1000 hab/km², capitale incluse) et des territoires pauvres où la capacité de protection et de rétablissement est très faible. 4) Relief aggravant : Une île montagneuse entourée de plaines habitées : configuration idéale pour des coulées, glissements de terrain, crues torrentielles. 5) Côtes vulnérables : Le storm surge (submersion marine) menace directement des zones littorales densément peuplées. Le cocktail intensité × durée × vulnérabilité est au rouge écarlate. Dans ce type de scénario, le pays met souvent des années à s’en remettre. Animation de Ventusky

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La situation météorologique est grave actuellement du nord de Montpellier jusqu'à Quissac où un orage stationnaire sévit. Les services de l'État doivent réagir. Mettez moi le département en vigilance orange !

La situation météorologique est grave actuellement du nord de Montpellier jusqu'à Quissac où un orage stationnaire sévit. Les services de l'État doivent réagir. Mettez moi le département en vigilance orange !

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C'est fascinant de voir comment l'évolution climatique va induire l'évolution de la biogéographie (aire de répartition) des cépages en Europe. Ces cépages de Bordeaux pourraient s'implanter à Rennes ou Bruxelles d'ici 2050 tandis que le sud de l'Espagne ne pourrait plus produire du vins.

C'est fascinant de voir comment l'évolution climatique va induire l'évolution de la biogéographie (aire de répartition) des cépages en Europe. Ces cépages de Bordeaux pourraient s'implanter à Rennes ou Bruxelles d'ici 2050 tandis que le sud de l'Espagne ne pourrait plus produire du vins.

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SergeZaka's profile picture

J'ai essayé de ne pas vomir. Ces propos sont choquants. Daniel Riolo qui s'adresse à des enfants : "Deux semaines de chaleur", "et encore pas tous les ans", "t'arrêtes de chouiner et basta". Depuis 2000 : ➡️le nombre de canicule a été multiplié par 4. Certaines années, nous pouvons en vivre jusqu’à 3 à la suite. ➡️le nombre de nuits tropicales à Nice est passé d’environ 25 à près de 100 par an. ➡️en 10 ans, la France a enregistré 1548 records de chaleur mensuels contre 72 de froid (soit 96% de chaleur) (source : ➡️à Nîmes, le nombre de jours au-dessus de 30°C est passé d’environ 25 à 75 par an. ➡️le nombre de jours au-dessus de 40°C a été multiplié par 19. ➡️les écoles, logements et villes ont été construits pour le climat du XXe siècle, pas pour celui que vivent aujourd’hui les enfants. ➡️les nuits ne rafraîchissent plus suffisamment lors des canicules, empêchant les corps de récupérer. ➡️les enfants, les personnes âgées et les travailleurs extérieurs sont les premières victimes sanitaires de ces épisodes. Oui, parce qu'en plus d'être arrogant, il est égoïste. Son discours tourne autour de l'humain, centre de l'attraction d'un monde qu'il bousille. Les conséquences du changement climatique concernent aussi agricultures et écosystèmes : ➡️ +80 % de hausse de la mortalité des arbres en France. Plus de 15 % des arbres sont en dépérissement dans le nord-est du pays. Les sécheresses et canicules répétées affaiblissent durablement les forêts. ➡️ 2 milliards d’euros de dégâts sur les arbres fruitiers après le gel du printemps 2021, aggravé par l’avancement de la floraison lié aux hivers plus doux. ➡️ les écosystèmes souffrent aussi : mortalité d’oiseaux nicheurs, stress thermique du bétail, cultures brûlées, sécheresses éclairs. Je m’arrête là, la liste est longue. Je suis sidéré. Arcom

Dr. Serge Zaka (Dr. Zarge)

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"Nous basculons dans l'inconnu". OUI ! C'est ça qu'il faut dire au bulletin météo. Il y en a marre de la banalisation du changement climatique avec les marchands de glace et les surfeurs. Cette épisode climatique est INEDIT dans l'Histoire de la météorologie française. Et si on emploie des termes puissants, ce n'est pas pour faire du "sensationnalisme" et vendre des panneaux solaires : c'est juste factuel. Il y en a marre de devoir vous caresser dans le sens du poil pour ne froisser personne. OUI, il y a maintenant de très fortes probabilités d'atteindre le seuil "vague de chaleur" en MAI. On devrait vivre l'écart à la norme le plus haut jamais observé. Dans AUCUNE archive. Que ça déchaîne vos passions sur le terme que j'emploie ? Je m'en fou. Parce que l'humain n'est pas le centre du monde. Ces températures sont dévastatrices pour les écosystèmes : ➡️les oiseaux qui nichent sous les toits (comme le martinet) vont énormément souffrir. Sous certaines toitures exposées au soleil, les températures peuvent dépasser 40 à 50°C, provoquant déshydratation, abandon du nid ou mortalité des oisillons. ➡️les jeunes plantations maraîchères et les potagers récemment mis en terre sont extrêmement vulnérables. Leurs systèmes racinaires encore superficiels ne permettent pas d’aller chercher l’eau en profondeur : en quelques heures, certaines cultures peuvent littéralement brûler sous le rayonnement et l’évapotranspiration intense. ➡️les céréales d’hiver, notamment les orges et les blés précoces actuellement en épiaison ou en remplissage du grain, vont subir des phénomènes d’échaudage massifs. Quelques jours à plus de 35-37°C pendant cette phase critique peuvent fortement dégrader le poids des grains, les rendements et parfois même la qualité technologique. Et cela de la Bretagne jusqu’au Sud-Ouest… en plein mois de mai. ➡️les arbres et les haies, déjà très avancés phénologiquement après un printemps doux, vont augmenter brutalement leur transpiration. Certaines essences pourraient fermer leurs stomates pour survivre, stoppant temporairement leur croissance et accentuant le stress hydrique très précocement dans la saison. ➡️ les sols vont se dessécher à une vitesse spectaculaire. Une végétation encore en croissance maximale, combinée à des journées longues et un soleil très haut, entraîne une évapotranspiration énorme, parfois comparable à celle du cœur de l’été. ➡️ la faune sauvage va devoir arbitrer entre alimentation, reproduction et survie thermique. En pleine période de reproduction pour énormément d’espèces, cette chaleur arrive au pire moment biologique possible. ➡️ les animaux d'élevage vont subir un stress modéré à fort avec deux facteurs aggravants : la durée qui augmente la fatigue corporelle et le caractère soudain et précoce qui n'a pas habitué les corps). Et il faut bien comprendre un point : ce type d’épisode n’est pas seulement historique par son intensité. Il l’est aussi par sa précocité. Fin mai, les organismes vivants ne sont pas censés affronter durablement des températures dignes d’un cœur d’été caniculaire.

Dr. Serge Zaka (Dr. Zarge)

244,059 Aufrufe • vor 13 Tagen

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