Video yükleniyor...

Video Yüklenemedi

Ana Sayfaya Dön

⛰️ A hard-fought polka dot jersey throughout the #TDF2026, contested and won for the second time by Richard Carapaz after a thrilling battle against, notably, Valentin Paret-Peintre! ⛰️ Un Maillot à Pois E.Leclerc âprement tout au long du #TDF2026 disputé et remporté pour la deuxième fois par Richard Carapaz...

58,330 görüntüleme • 18 gün önce •via X (Twitter)

0 Yorum

Yorum bulunmuyor

Orijinal gönderinin yorumları burada görünecek

Benzer Videolar

📢🚨 La France a construit une machine à détruire la richesse des classes moyennes sous couvert de protection du patrimoine. Un homme achète sa deuxième maison après une séparation, emprunte à nouveau, signe chez le notaire, et peu de gens voient le mécanisme d'appauvrissement qu'il accepte. C'est pourtant là que gît la vraie dépossession. L'immobilier en France n'est pas un investissement. C'est un refuge forcé. Quand les frais bancaires vous volent 0,5% par an, quand l'assurance-vie perd du pouvoir d'achat, quand les actions effrayent par le jargon de la complexité réglementaire, il ne reste qu'une option : la pierre. Le Français moyen ne choisit pas l'immobilier par conviction libérale de possession ou de capitalisme productif. Il y va parce que tout le reste a été fermé, taxé, régulé jusqu'à l'absurdité. Ceux qui ont 150 000 euros d'économies après trente ans de travail ne peuvent aller nulle part sauf dans la maison. C'est par défaut, pas par succès. Mais voici ce que presque personne ne calcule vraiment. Acheter une maison en France, c'est accepter que l'État prélève immédiatement entre 7 et 8% de son prix sur les frais de notaire. Pour une maison à 300 000 euros, c'est 21 000 à 24 000 euros qui disparaissent avant même que vous n'ayez les clés. Ce n'est pas une commission normale de courtier. C'est une taxe de mutation qui porte un autre nom, avec juste assez de maquillage bureaucratique pour ne pas être appelée par son vrai nom. Elle s'appelle « droit de mutation ». Elle représente, selon les estimations les plus conservatrices, 85 à 90% des revenus des notaires, qui ne sont jamais des prestataires de marché libre mais toujours des monopoles territoriaux créés par l'État. Comparez cela à l'Allemagne, où les frais d'acquisition s'échelonnent entre 1,5 et 3,5% du prix total. Aux Pays-Bas, c'est 2 à 3% avec une part de cela remboursée aux futurs acheteurs. En Belgique, c'est autour de 3,5 à 4%. Même en Espagne, où la fiscalité immobilière n'est généralement pas connue pour sa légèreté, c'est 6 à 7%. La France impose donc la pénalité la plus lourde d'Europe sur celui qui ose bouger. Pourquoi cette structure particulière ? Parce qu'elle capture une part inévitable de la richesse du citoyen à chaque transaction. Chaque divorce, chaque déménagement pour le travail, chaque envie de changer de vie entraîne un coût fixe masqué qui disparaît du patrimoine. L'État français ne cache pas son cynisme : plus les gens bougent, plus il prélève. C'est une taxe sur la liberté de mouvement déguisée en frais administratifs. Maintenant, imaginez la pile de frais réels auxquels doit faire face cet homme qui en est à sa deuxième maison et sa troisième séparation. À la première séparation : partage du patrimoine. À la deuxième : encore. Les mécanismes de prestation compensatoire, pensés pour protéger le conjoint le plus faible, créent une destruction systématique du capital familial. Quand un couple divise ses actifs de 500 000 euros en deux parts de 250 000 euros, puis que 10 à 12% s'envolent en frais de notaire chez l'un, puis chez l'autre (sur l'achat suivant ou la revente), on parle déjà de 50 000 à 60 000 euros volatilisés. Ajoutez les frais d'avocats : 3 000 à 8 000 euros par personne pour une séparation complexe. Ajoutez la soulte si l'un des conjoints souhaite garder la maison : c'est une nouvelle négociation, des frais supplémentaires. Le divorce français n'est donc pas juste un événement émotionnel ou social. C'est une destruction programmée de capital. Et chaque fois que cet homme revient au marché immobilier, il accepte à nouveau le prélèvement de 7 à 8% pour entrer. C'est comme payer un droit d'entrée à chaque fois qu'on respire trop fort. L'argument habituel est que les frais de notaire « protègent ». Ils assurent la traçabilité, la légalité, l'enregistrement. Mais la technologie blockchain offrait déjà ce service pour une fraction du coût il y a dix ans. Aujourd'hui, on pourrait sécuriser une transmission immobilière en ligne pour 500 à 1 000 euros avec une authentification cryptographique. Au lieu de cela, la France maintient des monopoles territoriaux avec un tarif unique, imposé légalement, qui n'a rien à voir avec la complexité réelle de l'acte. C'est un rentier créé par la loi, pas un service du marché libre. Pendant ce temps, les États-Unis n'ont pas d'impôt fédéral sur les transactions immobilières. L'Irlande non plus. La Belgique a réduit les droits de mutation pour stimuler la mobilité. La Suisse compte sur les impôts fonciers récurrents, pas sur les taxes de transaction. Ces pays ont compris une vérité économique simple : taxer les transactions détruit la mobilité, fige les décisions, et rend les gens captifs. Mais la France préfère capturer la transition de vie et la monétiser. Il y a pire encore. Une fois propriétaire, cet homme ne possède rien. Il loue sa maison à l'État via les taxes foncières, qui ont augmenté de 75% en vingt ans. Elles ne cessent de croître, indexées sur l'inflation, ou pire, sur les réévaluations cadastrales. Un petit recul : en 2005, les taxes foncières représentaient environ 4,2 milliards d'euros. En 2024, c'est plus de 18 milliards. Les résidences principales ont échappé à la hausse la plus violente grâce à des exonérations partielles, mais pas pour longtemps. Chaque mairie réclame plus, chaque département ajuste ses taux. Puis viennent les normes. Le diagnostic de performance énergétique (DPE) oblige à rénover pour maintenir sa valeur de vente. Les normes de construction évoluent en permanence. Une maison achetée normale hier devient une passoire thermique à rénover demain. C'est un coût permanent, une menace suspendue au-dessus de tout propriétaire. En Allemagne, le coût des normes thermiques existe, mais il s'étend sur une période définie. En France, c'est flou, rétrospectif, punitif. Et nous n'avons pas encore parlé de l'assurance. Une maison de 300 000 euros, c'est 300 à 600 euros d'assurance habitation par an. Pour une prêt de 250 000 euros sur 25 ans au taux actuel de 3,5%, c'est 700 euros par mois de versement principal et intérêts. Ajoutez 200 euros pour l'impôt foncier annuel, soit 17 euros par mois. Ajoutez 25 à 50 euros par mois d'entretien moyen sur trente ans (toiture, chaudière, tuyauterie). Maintenant, cet homme dépense 917 euros par mois pour n'être techniquement propriétaire que du titre : l'État est propriétaire des flux, la banque du droit de saisie, et l'inflation du pouvoir d'achat réel de l'actif. Comparez cela à un portefeuille d'actions diversifiées. Frais de courtage : 5 à 10 euros par transaction. Pas de taxe de mutation. Pas de taxe foncière annuelle. Pas de DPE. Pas d'obligation de rénover. Une hausse de valeur de 5% par an c'est 5% net dans votre portefeuille, pas 5% moins 8% de frais et moins 2% de nouvelles taxes. Et si vous devez vendre, l'impôt sur les plus-values immobilières est de 19% (impôt standard) plus les prélèvements sociaux de 17,2%, soit 36,2% total. Pour les actions à long terme (plus de cinq ans), c'est 26,8%. Mais qui parle de cela ? Personne. L'immobilier en France a bénéficié d'un mensonge magnifique : que c'est une forme de liberté, de propriété vraie, de richesse palpable. C'est un mensonge. C'est un engagement perpétuel envers l'État. Vous pensez posséder, vous êtes possédé. Le taux d'endettement des ménages français pour l'accession immobilière dépasse 60% du patrimoine des classes moyennes. En 1990, c'était 35%. L'illusion de propriété s'accompagne d'une réalité de captivité budgétaire. Alors pourquoi cet homme achète-t-il une deuxième maison après deux séparations qui ont probable vidé une bonne partie de son capital ? Parce qu'il n'a pas le choix. L'épargne-retraite n'existe pas vraiment (les régimes légaux sont à l'équilibre ou en déficit structurel, les fonds de pension privés sont minuscules). L'assurance-vie est un placement d'inflation zéro. Les actions semblent risquées pour celui qui n'a pas reçu une formation financière. Il ne lui reste que la pierre. C'est une capture de marché involontaire. L'État a tellement fermé les autres portes (taxe sur les dividendes, taxes sur les gains en capital, complexité des produits d'épargne, promotion obsessionnelle de l'immobilier via les aides fiscales des années 1980) qu'il a créé une monoculture d'épargne. Celle-ci crée elle-même sa propre bulle d'illusion : les prix montent, on croit que c'est un investissement, les gens s'endettent plus, les prix montent plus, les banques centrales baissent les taux pour« soutenir la stabilité », et voilà, on a une économie où tous les 500 euros d'épargne d'un Français vont à une trace d'un hectare de terrain et quatre murs. Regardez les comparaisons internationales. En Allemagne, la part de l'immobilier dans le patrimoine des ménages est d'environ 55% (données Bundesbank, 2023). En France, elle est de 62 à 65%, certaines années jusqu'à 70%. Les Pays-Bas : 48%. La Belgique : 58%. Même l'Italie, avec ses propriétaires qui revendiquent un attachement sentimental à la maison familiale depuis six générations, c'est 60%. La France dépasse parce que les autres options ont été systématiquement sabotées. Et les rendements bruts de l'immobilier ? En France, le rendement locatif brut moyen est autour de 3 à 4%, parfois moins dans les grandes villes. Ajoutez les frais de gestion immobilière (8 à 12%), l'entretien (2 à 3%), les impôts fonciers (1 à 2%), la vacance (1 à 2%), les frais d'agence à la vente (5 à 6%), et le rendement net tombe à moins de 1% avant les plus-values. Un portefeuille d'actions diversifiées affiche historiquement 7 à 9% de rendement nominal avant frais. Avec des frais d'ETF à 0,1%, vous êtes à 6,9 à 8,9%. La différence n'est pas marginale. Elle construit deux richesses alternatives au long terme. L'une crée une captivité durable, l'autre crée de véritables actifs productifs. Mais l'histoire qu'on raconte au Français est celle du propriétaire, du petit bourgeois qui a acheté pierre par pierre sa propre maison. C'est une belle histoire. C'est simplement une histoire où l'État a retiré toutes les autres portes pour s'assurer que c'était la seule histoire possible. Cet homme qui en est à sa deuxième maison et sa troisième séparation n'est pas faible ou mauvais gestionnaire. Il est prisonnier d'une architecture où les coûts de transaction, les taxes de mobilité, les prélèvements obligatoires sur les partages patrimoniaux, et l'absence d'alternatives crédibles l'ont enfermé dans un seul motif : revenir à l'immobilier à chaque occasion de redémarrer. L'obsession française pour la pierre n'est pas un défaut national, c'est une ingénierie du captage de capital. Chaque séparation détruit de la richesse via les frais et les taxes. Chaque nouvel achat la détruit à nouveau via les droits de mutation. L'impôt foncier permanent la grignote. Et l'absence d'alternatives viables la concentre dans la pierre plutôt que de la diversifier dans des actifs productifs qui créent de la croissance réelle. Les pays qui ont libéralisé cela l'ont compris. Aux États-Unis, la mobilité résidentielle est facile. Il n'y a pas de droits de mutation significatifs. La taxe foncière existe mais elle est généralement plus transparente et négociable localement. L'impôt sur les plus-values immobilières de long terme s'arrête à zéro après deux ans si c'est votre résidence principale. Résultat : les Américains changent de maison en moyenne tous les sept ans. Ils expérimentent, se trompent, recommencent. La mobilité économique suit. Les Allemands louent à 50%, ce qui semble contre-intuitif jusqu'au moment où vous réalisez que louer en Allemagne c'est un accord à long terme de marché libre, pas une capitation d'instabilité. Et les Allemands ont diversifié leurs portefeuille : Bourse, immobilier, épargne liquide, fonds de pension, tout ensemble. La France paie le coût inverse. Un Français qui se sépare trois fois verra sa capacité d'épargne diminuer à chaque cycle, ses décisions de mouvement paralyser par les coûts, son capital fragmenté par les taxes. Il s'endette plus pour garder une illusion de propriété. Cela détruit sa flexibilité économique juste au moment où la mobilité devient un besoin. La solution n'est pas utopique. Elle existe dans d'autres juridictions. Réduire les droits de mutation à 1-2% sur les résidences principales. Indexer l'impôt foncier sur des valeurs claires et publiques plutôt que des estimations administratives opaques. Autoriser les fonds de pension privés sans limite de contribution. Simplifier la fiscalité des actions via un impôt unique sur les gains en capital (30% de rendement nets, point, pas de couches supplémentaires de prélèvements sociaux). Réduire les normes thermiques à un calendrier clair plutôt qu'une menace perpétuelle. Créer une vraie concurrence pour les services notariaux plutôt qu'un monopole territorial. Aucune de ces idées n'est extrémiste. Aucune n'est radicale. Ce sont simplement des normes dans des économies libérales meilleures que la nôtre en mobilité économique et en création d'épargne réelle. Cet homme qui achète sa deuxième maison après sa troisième séparation est un symbole d'une nation qui a construit ses chaînes invisibles si bien que les captifs ne les voient même plus. Il croit investir. Il accepte à chaque fois les prélèvements que l'État a légalement placés sur son chemin. Il pense que c'est la vie, les aléas, la normalité. C'est une normalité, mais c'est une normalité de pays qui a oublié ce que signifie la liberté économique. Il n'y a rien à blâmer chez lui. Il y a tout à réformer chez nous.

ChienSurpris

65,479 görüntüleme • 4 ay önce

Force est de constater que la longueur de ce fil🧵, non exhaustif, demontre que la politique française étrangère ou interne, nous rend charia compatible. Rappels : 👉 Macron refuse de se rendre à la marche contre l'antisémitisme et pour la République le 12 Novembre 2023. Il justifie son absence lors d'un déplacement en Suisse : " Protéger les Français de confession juive, ce n'est pas mettre au pilori ceux de confession musulmane." Confondant judaïsme et judeité, le président renvoie face à face des communautés religieuses, la Laïcité peut bien aller se rhabiller. 👉 Le 08 Février 2024 Nicole Belloubet est nommée ministre de l'éducation nationale, la même qui, lors de l'affaire Mila ✨, inventait : "le délit de blasphème" au micro d'Europe 1, le 29 Janvier 2020, en ces termes : "L'insulte à la religion, c'est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c'est grave." Son idée : Mettre sur le même plan l’insulte à la religion et la liberté de conscience ! Provoquant un tollé, elle était contrainte de s'excuser quelques jours plus tard puisque dans les colonnes du Figaro l'avocat de Mila et de Charlie Hebdo lui rappelait : " Depuis la loi sur la presse de 1881, la liberté d'expression donne le droit de critiquer les religions, sinon ses adeptes. Nous ne sommes pas au Pakistan où le blasphème est condamné par l'article 295-C du Code pénal". Me Richard Malka allait plus loin en affirmant que la ministre : " énonce la définition même du blasphème telle que promue par la Ligue islamique mondiale ou l'Organisation de coopération islamique ", laquelle milite partout en Europe, pour interdire le droit au blasphème. Macron n'était pas sans connaitre les positions de sa ministre et la nomme en toute connaissance de cause. 👉 A l'instar de la Macronie la même Belloubet déclarera sur France info le 01 Juillet dernier lors des législatives 2024 qu'elle n'aura "pas de difficulté" à voter LFI/NFP au second tour ", sur conseil de Gabriel Attal alors premier ministre, lequel appelera au même vote en faveur deLFI/NFP. 👉 Dans un communiqué du 10 Juillet 2024, le Nouveau Font Populaire à été félicité et salué par le FPLP, Front populaire de la libération de la Palestine, classé organisation terroriste. 👉 L'organisation frériste qui apporte son soutien au Hamas et au Hezbollah, est classée organisation terroriste par divers pays du globe où elle y est interdite. A date, les frères musulmans ne sont toujours ni interdits ni classés comme organisation terroriste en France. Le conseil de défense du 04 Mai dernier, réclamé par Macron himself, demandant un rapport sur l’état de la menace que représentent aujourd’hui les Frères musulmans, n'était donc qu'un énième effet de communication. 👉 Dans une vidéo sur X le 02 Septembre 2021, Macron souhaitait une bonne rentrée à "toutezétous" brandissant une photo de Mc fly et Carlito youtubeurs émérites de leur état.., tout en ayant, "en même temps", une pensée envers Samuel Paty victime d'un attentat islamiste, décapité en Octobre 2020, pour avoir uniquement montré à ses élèves des caricatures de Charlie Hebdo. L'Effet de com de cette vidéo de Macron est d'un niveau d'indécence et de déconnexion rarement atteint. 👉 Le 20 Mai dernier, la France, à l'instar de l'Union européenne et de l'ONU notamment, présente ses condoléances à l'Iran, République Islamique, suite au décès accidentel par crash d' "Elie Kopter " de Ebrahim Raïssi, surnommé le boucher de Téhéran. L'O.N.U osera respecter la mémoire de ce dernier en observant une minute de silence alors que la république islamique d'iran à été reconnue coupable de génocide, crimes contre l'humanité, viols et tortures sur le peuple iranien. Les femmes iraniennes résistent à la charia au prix de leurs vies. Le 13 septembre 2022, Mahsa Amini, 22 ans est arrêtée par la police des mœurs à Téhéran pour "port du voile inapproprié". La jeune femme décèdera trois jours plus tard. 1️⃣

🇨🇵Amandine

59,938 görüntüleme • 1 yıl önce

La startup 🇫🇷 Sirius Space Services veut faire décoller ses premières fusées réutilisables, qui sont fabriquées en France à Colombes dans les Hauts-de-Seine, depuis un pas de tir en Australie dès 2026/27, puis ensuite depuis Kourou. Antoine Fourcade, le dirigeant de la startup, est un entrepreneur précoce. Elon Musk avait 24 ans lorsqu'il crée sa première entreprise, lui à peine 18 ans ! Il était encore en prépa scientifique, quelques mois après son BAC, quand il a commencé à imaginer les premières ébauches de ses futures fusées. Mais son projet est le fruit d'un parcours personnel édifiant : dès 13 ans, il était déjà membre actif de l'association GAREF qui permet à des jeunes ados passionnés d'espace de participer à des projets innovants. « Ainsi, j'ai fait partie des 200 étudiants du programme de recherche spatiale européen Perseus. Encadrés par des experts du CNES, on nous demandait de travailler sur des nouvelles pistes technologiques pour les lanceurs. » A sa majorité, il décidé de se consacrer à plein temps à son projet de lanceurs réutilisables pour les satellites de petite taille. Il intègre alors l'incubateur du CNES puis IncubAlliance, l'incubateur deeptech de Paris-Saclay afin de développer ses recherches et de réaliser un premier démonstrateur. C'est là qu'il croise François Maroquène-Froissart, avec ses 30 ans de carrière dans le spatial, passé par le CNES et Arianespace notamment où il fut l'un des chefs de la direction commerciale. Une rencontre déterminante. A partir de décembre 2021, l'ancien cadre dirigeant devient associé et directeur technique de la start-up. Ce profil chevronné aide Antoine Fourcade à structurer son projet, à rassurer les investisseurs et à mettre son innovation sur le chemin de l'industrialisation. « Au début, il nous a fait pivoter en abandonnant l'idée de lancer la fusée en altitude par un avion porteur pour revenir à un mini-lanceur plus conventionnel. Mais la dimension réutilisable du lanceur reste », résume l'entrepreneur, qui a 22 ans aujourd'hui, et qui a depuis fait construire et tester un moteur dans l'usine pilote de Colombes (Hauts-de-Seine) : « On veut produire des fusées à 5 kilomètres de la tour Eiffel ! » Antoine Fourcade est désormais entouré d'une équipe étoffée, qui entame le passage au stade industriel. Contrairement à Ariane 6 qui peut transporter jusqu’à 20 tonnes de charges utiles, la jeune pousse démarre, elle, la fabrication de mini-lanceurs réutilisables pour les satellites de taille modeste : 175 kilos à 1 tonne de charge utile. La deeptech développe une gamme de trois lanceurs : Sirius 1, Sirius 13 (deux boosters) et Sirius 15 (quatre boosters). Le vol inaugural de son premier lanceur S1 devrait avoir lieu courant 2026, ou au plus tard en 2027 ! « On a essayé de standardiser au maximum les composants, c’est la seule chose qui nous permet de réduire les coûts et de développer un lanceur aussi rapidement. » Une standardisation qui passe également par l’utilisation de composants COTS [commercial off-the-shelf] requalifiés pour le spatial. Sirius Space Services perfectionne en ce moment la conception de son moteur, nommé Star-1, qui utilise un mélange d’oxygène liquide et de méthane liquide, et qui propulsera chacun des étages de la fusée. Pour ce faire, la startup mise sur une technologie semblable à l’impression 3D, mais avec du métal comme le cuivre au lieu du plastique : la fabrication additive métallique. « On utilise de la poudre métallique, avec des tailles comprises entre 10 et 50 microns, l’épaisseur d’un cheveu. Cela permet de faire des pièces qui sont irréalisables par des procédés traditionnels. » Et aussi d’accélérer le développement avant de lancer, un jour, une fusée par mois, comme espéré. Le moteur est ainsi réalisé à 85 % en fabrication additive métallique « avec une machine qui consomme autant qu'un gros serveur de calcul en une heure. » Grâce à cette forme d'impression 3D, en découle une pièce aussi solide que si elle était fondue en un bloc par une méthode classique, dit l'entreprise. Et alors qu'un moteur traditionnel coûte environ 400 000 € et nécessite neuf mois de construction, « on tombe à deux semaines, avec un montant 20 à 25 fois moindre. C'est un vrai tournant dans le secteur. » Car avec l'impression 3D, la complexité d'une pièce n'est plus un frein et la géométrie complexe des veines fluidiques ou des chambres capillaires, au cœur des moteurs. « On peut dessiner une pièce sur ordinateur dans les bureaux, et la voir s'imprimer dans le local d'à côté en quelques jours. » Reste que pour l'heure, la startup doit encore imprimer son moteur en plusieurs parties, faute d'avoir une imprimante assez grande en interne. Les premiers lancements auront lieu au centre spatial d’Arnhem situé dans le Territoire du Nord sur le 12e parallèle sud (au sud de l’équateur), une zone très peu peuplée de l’Australie. « Nous espérons pourvoir lancer les travaux dès ce mois d’octobre sur le site SLC3, qui va être rebaptisé complexe de lancement spatial Le Mans. La zone sera aménagée afin d’accueillir le pas de tir pour les lanceurs réutilisables mais aussi les tours de contrôle et des zones blanches pour les essais. » L'entreprise prévoit aussi de réaliser des vols depuis la base de Kourou en Guyane française. Les lanceurs seront produits en région parisienne avant d'être acheminés via des bateaux porte-conteneurs jusqu’en Australie et en Guyane. Aujourd’hui, la startup prévoit de récupérer chacune des parties de ses fusées. Le premier étage atterrit doucement grâce à des parachutes. Le deuxième supporte sa descente dans les parties chaudes de l’atmosphère grâce à une protection thermique gonflable. Quant aux deux demi-coiffes qui s’ouvrent comme une corolle pour libérer les satellites, elles seront également récupérées après avoir été localisées au moyen d’un GPS. Avec une certitude, résumée par François Maroquene-Froissart : « Nous pensons que dans les vingt ans à venir, tout lanceur qui ne sera pas réutilisable sortira du marché. » Sources : - - - - - - -

Le Génie Humain

17,185 görüntüleme • 1 yıl önce

🇫🇷 6 septembre 1964, le Général de Gaulle célèbre le 50e anniversaire de la bataille de la Marne. Après Meaux, Esternay et Bar-sur-Aube, le Général s'adresse aux Français sur le parvis de la cathédrale de Reims : « Aucune région de notre territoire, aucun événement de notre histoire, ne permettent mieux que cette région où coule la Marne et que cet événement que fut la victoire remportée sur ces rives, voici cinquante ans, de mesurer les conditions dont bien souvent a dépendu le destin de la France. En septembre 1914, une fois de plus, tout pour nous s'est joué ici, et par les armes. Dans la même contrée du nord-est où furent jadis les Champs Catalauniques, où Villars dans l'extrémité repoussa les impériaux, où à Valmy Brunswick recula devant l'élan militaire de la Révolution, où l'Europe coalisée submergea Napoléon. Où en 1870 passèrent les armées allemandes en marche vers la Capitale, la guerre devait décider de ce que nous allions être Ou bien de nouveau des vaincus sans qu'il y eût de recours ou bien, cette fois, des vainqueurs à qui resterait ouverte la carrière d'un grand Etat. A vrai dire, ce n'est pas sans une longue et méritoire préparation que nous avions abordé l'épreuve. Les lois d'organisation, de recrutement, d'encadrement mises en oeuvre par la République, avaient donné à notre armée l'armature, et même en dépit d'une désastreuse dénatalité, l'effectif qui la mettait en mesure d'accomplir les plus grands efforts. D'autant plus que cette armée, d'année en année, s'était obligée à l'entraînement et à l'instruction voulus. Encore était-ce l'élite du pays qui, après les malheurs de 70, lui fournissait ses officiers de l'active et de la réserve. Par dessus tout, elle était la Nation en armes, de telle sorte que la même unité et la même volonté qui animaient le peuple français devant le péril mortel marquaient chacun de nos éléments militaires. Sans doute, la routine et la démagogie, avaient-elle, comme d'habitude, eu de funestes effets quant à l'armement et quant à l'équipement. Mais au total, la France avait abordé la bataille des frontières avec un instrument de guerre plein de valeur et de ressort. Cependant, le premier choc avait été une immense surprise. Au point de vue stratégique, les prévisions de notre commandement s'étaient trouvées brutalement démenties par le fait que l'ennemi nous débordait largement à travers la Belgique et qu'il mettait tout de suite en action de nombreuses grandes unités de réserve. Il en était résulté l'isolement de l'armée belge et l'obligation pour nous de changer précipitamment nos objectifs et notre dispositif. Au point de vue tactique, la théorie qui était à la base de nos règlements, et suivant laquelle l'attaque avait une valeur absolue, quel que pût être l'obstacle du feu, nous avait jeté du 20 au 23 août sur toute la ligne, au prix des pertes les plus graves, dans une ruée inconsidérée. A grand' peine, notre armée décimée avait pu, en se repliant, échapper au pire désastre, son flanc gauche surtout, qui, complètement débordé, n'avait dû son salut qu'à la capacité manoeuvrière de Lanrezac et à la solidité du Corps expéditionnaire britannique. Maintenant, notre armée s'efforçait d'établir son front face au Nord, entre le camps retranché de Paris et le camps retranché de Verdun, et de le maintenir face à l'est vers Nancy et dans les Vosges. Ainsi mesurait-on, une fois de plus, l'affreuse infirmité de notre frontière qui fait qu'un seul revers essuyé, aux sources de l'Oise, risque de mettre aussitôt la capitale de la France, et par là sa destinée, à la merci de l'envahisseur. Il aurait suffi quelque part d'une erreur de manoeuvre ou d'une défaillance pour que l'ensemble fût disloqué. Alors, ç'aurait été la retraite derrière la Loire, le repli dans leurs îles de nos alliés anglais, le défilé des troupes allemandes sous l'Arc de Triomphe de l'Etoile et sans doute pour finir, une paix de démembrement. Mais telles étaient la cohésion et la résolution des nôtres, que d'aussi mauvais débuts ne les avaient pas entamés. On voyait par là, tout à coup, ce que valent, pour un pays, l'ordre et la discipline militaires. Dans les premiers jours de septembre, j'en prends à témoins tous mes camarades de l'époque qui sont là, il n'y avait pas un seul combattant qui tînt la partie pour perdue. Et en même temps, dans l'union sacrée, proclamée par Poincaré, quelle que fût à l'intérieur l'angoisse publique, et lors même que le gouvernement avait du se transporter à Bordeaux, aucune intrigue politique, aucun trouble administratif, aucun mouvement populaire, ne contrarièrent en quoi que ce soit le redressement attendu. Or si la guerre sanctionne impitoyablement les déficiences et les défaillances, elle ne ménage pas le succès à la valeur et à la vertu. Ce fut la fortune de la France que notre armée qui ne s'était pas laissée abattre par un revers initial eût alors, à sa tête, un chef qui ne perdit point l'équilibre. Joffre, à son quartier général, installé successivement à Vitry-le-François, à Bar-sur-Aube, à Châtillon-sur-Seine, à Romilly, avait vu se succéder les mauvais coups qui le frappaient, en même temps que ses soldats. Extension au nord de la Meuse du mouvement tournant de l'ennemi, échec de notre offensive en Alsace, en Lorraine, dans les Ardennes et à Charleroi, repli précipité sur l'Aisne et puis sur la Marne depuis notre dispositif à l'ouest de Verdun. Mais la maîtrise de soi, la lucidité, l'obstination, qui marquaient essentiellement sa puissante personnalité, préservèrent le Général Joffre de ce renoncement du chef par où passe toujours le désastre. Dès qu'il eut constaté l'effondrement de son plan, il se dressa, au contraire, vis-à-vis de lui-même et vis-à-vis des autres, comme d'autant plus résolu à l'emporter sur de nouvelles bases. A peine perdue la bataille des frontières, il avait fixé son dessein, porté l'effort principal à gauche au lieu que ce fût à droite, prélevé partout ce qu'il fallait pour modifier en conséquence la répartition des forces, différé coûte que coûte la reprise de l'offensive tant que cela ne serait pas fait, mais alors, l'engager d'un bout à l'autre, et sans restriction. En attendant, résister à toutes les pressions, objurgations et péripéties, et imposer son autorité pour maintenir la cohésion. Il se trouva que le comportement du Généralissime répondait à celui de l'armée et de la nation, et c'est ainsi, qu'après des évènements qui auraient pu nous mettre en pièces, par un subit et étonnant retournement, nous allions aborder le choc décisif dans l'harmonie et dans l'espérance. Or en même temps, c'était la discordance qui se faisait jour chez l'ennemi. Sous le commandement lointain et incertain du Général Von Moltke, les circonstances concourraient, à placer en état d'infériorité l'armée allemande qui croyait déjà tenir la victoire. Tandis que, pour notre adversaire, toute la question c'était sa droite, dont d'ailleurs son plan avait voulu qu'elle fût aussi puissante que possible, c'est elle, qui, dans l'espace de 10 jours, était devenue sa faiblesse. Trop assuré, de l'issue des opérations de France, après l'avoir emporté sur les frontières, le commandement allemand avait prélevé, pour repousser l'invasion russe, en Prusse orientale, 4 corps d'armée sur son aile marchante. Et en outre, celle-ci, dont les chefs n'imaginaient pas que les français seraient capables de se redresser, et en particulier qu'ils pourraient monter une manoeuvre d'envergure, cette aile marchante commettait la faute ainsi de changer les directions, en offrant son flanc aux forces que Joffre, tout justement avait rassemblé autour de la capitale. Pour nous, c'était le moment ou jamais. Galliéni, gouverneur de Paris, le vit et en rendit compte. Le Généralissime saisit aussitôt l'occasion, le 6 septembre, sur tout le front, nos forces passèrent à l'attaque. On sait comment l'aile droite allemande, débordée sur l'Ourcq par Maunoury, impuissante à rompre dans les marais de Saint-Gond la résistance de Foch, désunie en 2 tronçons par l'avance au nord de la Marne de French et de Franchet d'Esperey, dans la région à l'est de Meaux, on sait comment, dis je, cette droite, le 9 septembre, fut contrainte de se replier. Et dans le même temps, Langle de Cary en Champagne et Sarrail, autour de Verdun, avait maintenu leur position, et même ressaisi l'avantage. Tandis qu'en Lorraine, Castelnau, et dans les Vosges, Dubail, s'étaient montrés inébranlables. Le haut commandement allemand, le 10 septembre, tirant les conséquences du bouleversement total de la situation ordonnait la retraite générale, à l'ouest de Verdun. On sait comment l'ennemi, poursuivi par nos troupes, quelle que fût leur fatigue, se rétablissait avec peine, sur la ligne Noyon-Laon-Rethel-Stenay, sans aucune possibilité de la dépasser avant longtemps. Et Reims, libéré, devenait alors, pour tout le reste de la guerre, et au prix d'immenses destructions, un môle glorieux de notre front. La France et son armée avaient vaincu sur la Marne. Si au départ, elles avaient dû payer cher l'illusion habituelle, l'illusion nationale, qui croit pouvoir fonder l'action sur le système et la théorie, en passant outre aux réalités, illusion qui nous avait causé de grandes lacunes d'armement, en particulier en fait d'artillerie et de mitrailleuses, et qui avait provoqué de graves erreurs stratégiques et tactiques, en revanche, voici que pendant les 5 grandes journées de septembre, tout avait compté à la fois. De ce que l'une et l'autre, la France et son armée, s'étaient longuement obligées à faire pour préparer l'épreuve d'un conflit et de ce qu'elles avaient su tirer d'elle-même pour gagner la grande bataille. Mais dès lors que la victoire eut fait passer dans l'âme du peuple et des soldats son frisson incomparable, le salut de la France, dans cette guerre, était assuré, quelles que puissent être les crises par où il lui faudrait encore passer avant le terme. Et quand, après un quart de siècle, d'immenses malheurs fondirent sur la Patrie, c'est la confiance en son destin, enflammée sur la Marne, en septembre 1914, qui inspira la foi et l'espérance de ceux qui ne renoncèrent pas, tant il est vrai que chaque action passée dans la vie d'un peuple entre en compte dans son avenir. Il n'y a qu'une Histoire de France. Vive la France ! Ce magnifique anniversaire, marqué à Reims par cette si belle cérémonie et terminé par l'assemblée que voici, nous allons le marquer, tous ensemble, en chantant la Marseillaise. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

21,313 görüntüleme • 1 yıl önce

Ne comptez pas sur moi pour porter un discours de défaite ce soir. Je veux porter un message d’espoir. Tout d’abord : merci à tous les villeneuvois. Merci à tous ceux qui ont voté pour nous. À toutes celles et ceux qui ont porté notre projet. En 2020, la gauche rassemblée sans LFI avait fait 27% au second tour des élections. Avec ce score ils ont perdu la ville. Deux ans après, nous gagnons par deux fois de suite les élections législatives. Avec de très larges scores, en particulier à Villeneuve-Saint-Georges. En 2025 LFI, avec sa liste de citoyens, d’engagés des quartiers populaires, de travailleurs essentiels, de jeunes… seuls contre tous, LFI a rassemblé 38% des voix. Voilà pourquoi je suis ici pour vous porter un message d’espoir : tout le monde était contre nous. Le Ministre de l’Intérieur et ses ingérences dans les élections, le Front National, Zemmour, la presse Bolloré… Et bien sûr, les Macronistes, qui face à la révolution citoyenne ont choisi l’extrême droite. Tout un système qui devant la révolution citoyenne préfère la fascisation de la France. Et je le dis. Dans ce moment là où étaient les communistes, les socialiste, les écologistes ? Je vais vous faire une confidence, je ne sais pas. Quand notre liste été accusée de communautarisme. Où étaient-ils ? Alors qu’on était insultés, calomniés, intimidés. Où étaient-ils ? Lorsqu’il a fallu nous aider à battre l’extrême droite. Où étaient-ils ? En tout cas aujourd’hui, pas dans les urnes. Pas à nos côtés. Pas aux côté du peuple villeneuvois. Mais heureusement, je suis entouré de têtes dures. Je suis tellement fier du combat que nous avons mené et je veux remercier chacun de mes colistiers. Ils et elles sont tous dignes, fiers et solidaires. Je sais que la France nous écoute ce soir. Je sais que les opprimés nous regardent et que, comme nous, eux aussi ils ont envi de mener la bataille des élections municipales en 2026. Oui nous avons fait mieux. Mais encore pas assez. Alors bien sûr, demain matin n’est pas à la fête. Mais nous allons continuer de lutter, lutter, lutter. Et nous donner le droit et l'espoir de recommencer.

Louis Boyard

856,777 görüntüleme • 1 yıl önce

Artemis : Le naufrage stellaire des experts en fond vert C'est fascinant. L'humanité est sur le point de reposer le pied sur la Lune avec la mission Artemis, de repousser les limites de la physique et de l'ingénierie, et pendant ce temps, sur 𝕏, une armée de génies en pyjama nous explique que tout ça a été tourné dans un hangar avec le budget d'un court-métrage étudiant. L'évolution est censée nous tirer vers le haut, mais manifestement, au niveau des interactions fondamentales, quelque chose a foiré et une partie de l'espèce est restée coincée au fond du bac à sable. Soyons clairs d'emblée : il n'y a pas de "débat" à avoir. Débattre de mécanique orbitale avec un type qui pense que la Terre est un frisbee surmonté d'un dôme en verre, c'est comme essayer d'apprendre l'horlogerie de précision à un macaque. Ça finit inévitablement avec des pièces cassées, du caca sur le cadran, et le macaque qui hurle victoire parce qu'il a avalé le ressort principal. Mais prenons tout de même quelques minutes pour admirer le zoo. Car le spectacle de ces anciens épidémiologistes de 2020, devenus stratèges géopolitiques en 2022, et fraîchement reconvertis en directeurs de vol de la NASA en 2026, vaut son pesant d'uranium appauvri. Le syndrome du stagiaire BFM et les mystères du fond vert Leur pièce à conviction numéro un ? Le fond vert qui bave et les câbles invisibles. Résumons la pensée de nos Sherlock Holmes de la timeline : la NASA, une agence gouvernementale colossale, capable de concevoir des moteurs qui crachent des milliers de tonnes de poussée, de calculer des trajectoires d'insertion orbitale avec une précision mathématique qui frôle la transcendance, serait en revanche totalement incapable de maîtriser Adobe Premiere Pro. Selon l'élite d'𝕏, ces maîtres de l'ombre de la conspiration mondiale auraient confié la réalisation du plus grand canular du siècle à un stagiaire sous-payé qui aurait oublié d'activer un détourage propre sur fond bleu lors d'un prétendu direct. N'importe quel gamin sur TikTok fait des montages plus propres dans sa chambre, mais la NASA, elle, laisserait traîner des reflets de studio et des zips de harnais à la vue de tous. C'est le paradoxe ultime et schizophrénique du complotiste : son ennemi est à la fois omnipotent, capable de tromper des milliards d'êtres humains et la communauté scientifique mondiale, mais d'une incompétence si crasse qu'il se fait démasquer par "Kevindu73" en zoomant sur une vidéo compressée depuis ses toilettes. Le Pôle Emploi de la Galaxie : l'ère des "Actornauts" Et qui met-on au bout de ces câbles soi-disant visibles ? Des "Actornauts". Il faut au moins leur reconnaître cette fulgurance sémantique. L'idée est d'un comique absolu : le gouvernement mondial recruterait des intermittents du spectacle pour jouer les astronautes en apesanteur. Imaginons la logistique. Des dizaines de milliers de chercheurs, d'ingénieurs, de sous-traitants, de mathématiciens travaillent sur Artemis à travers le monde. Des universités entières, des agences spatiales indépendantes européennes, japonaises, canadiennes, valident des montagnes de calculs thermochimiques et de données télémétriques... tout ça pour justifier l'emploi de quatre acteurs suspendus à des cordes Décathlon devant un ventilateur. Et cerise sur le gâteau de l'absurde : personne ne parle. Jamais. Le secret est si bien gardé qu'aucun technicien, aucun ingénieur, aucun de ces fameux "actornauts" n'a jamais craqué après trois bières au bar du coin. Une logistique du mensonge tellement complexe et parfaite que la théorie des cordes, en comparaison, ressemble à un livre de coloriage pour enfants hyperactifs. La branlette sémantique et le trou noir cognitif Mais attendez, ils ont une "preuve" absolue. Le slip of the tongue. La confession accidentelle. Un astronaute d'Artemis lâche en interview : "C'est la première fois que nous allons aussi loin avec ce nouveau vaisseau", ou "C'est une première pour notre génération". Et là, le cerveau du troll s'allume. Faiblement, certes, comme une ampoule de 5 watts en fin de vie, mais il s'allume. "HA ! IL A DIT PREMIÈRE FOIS ! DONC APOLLO N'A JAMAIS EXISTÉ ! ÉCHEC ET MAT LA SCIENCE !" Nous sommes face à des gens qui souffrent d'un analphabétisme fonctionnel de stade terminal. La simple notion de "contexte" a totalement déserté leur encéphale. C'est la même mécanique intellectuelle ravagée que l'on retrouve chez les adeptes de QAnon, qui cherchent des messages codés satanistes dans une commande de pizzas ou un clignement d'yeux. Un astronaute parle des capacités techniques inédites d'Orion, et le complotiste entend "Je vous avoue tout, Stanley Kubrick a tout filmé au Nevada". C'est une paresse intellectuelle monumentale qui se résume à une stupide boucle récursive : "Je suis trop bête pour comprendre la mission Artemis aujourd'hui, donc je décrète qu'elle est fausse, ce qui prouve rétroactivement que j'avais raison de ne pas comprendre Apollo hier." Imparable. Le Paradoxe du Smartphone (ou l'ironie cinglante) Mais c'est dans la conclusion de cette farce qu'on touche au sublime. Le coup de grâce ironique qui rend la situation presque poétique. Nos génies incompris publient leur "vérité" sur 𝕏. Pour ce faire, ils tapotent sur un écran tactile capacitif, un concentré technologique qui n'existerait pas sans des décennies de recherche fondamentale. Leur smartphone fonctionne grâce à des microprocesseurs gravés à l'échelle nanométrique, obéissant aux lois de la mécanique quantique. Leur tweet fustigeant la NASA est envoyé via des ondes électromagnétiques vers des antennes relais, transite par des câbles sous-marins transocéaniques, et leur propre position est triangulée par des satellites GPS en orbite. Des satellites qui, pour ne pas dériver, doivent constamment appliquer des corrections basées sur la relativité générale et restreinte d'Einstein (le temps ne s'écoulant pas à la même vitesse en orbite qu'à la surface de la Terre). Ils utilisent littéralement l'aboutissement de la science spatiale et physique la plus pointue et la plus rigoureuse de l'histoire humaine pour hurler que la science spatiale est un mensonge. C'est utiliser l'alphabet pour prouver que l'écriture est un mythe. C'est respirer de l'air en hurlant que l'oxygène est une construction sociale. Alors laissons-les scruter les pixels de leurs vidéos en 144p. Laissons-les s'enfoncer dans ce trou noir intellectuel où la gravité de la bêtise est si forte qu'aucune lumière n'en sortira jamais. Pendant ce temps, de vrais esprits, mus par la pensée critique, la curiosité et la rigueur, font décoller des fusées de plusieurs milliers de tonnes pour repousser les frontières du connu. Houston, on a un problème, c'est vrai. Mais il n'est pas en orbite lunaire. Il est sur Terre, il a le Wi-Fi, beaucoup trop de temps libre, et un avis sur tout.

Pourton.info

69,528 görüntüleme • 4 ay önce

De Thierry la Fronde, je ne me souviens de rien. D'aucun personnage, aucun épisode. Seulement du générique. Un départ tonitruant à la trompette, un air de Moyen Âge fantasmé, qui me ramène instantanément à l’heure du goûter, l’été, à Royan, chez ma grand-mère, à boulotter des tartines après la journée au club Mickey – je précise par coquetterie, que Thierry La Fronde, à l’époque, c’était déjà une rediffusion. Si j’évoque ce matin ce souvenir-là, c’est parce que j’ai lu récemment que nous, spectateurs, zappions de plus en plus les génériques des séries. C’est Netflix qui, en 2017, a conçu en premier le bouton « passer l’intro », constatant que certains utilisateurs le faisaient déjà d’eux-mêmes, en avance rapide. Cinq ans plus tard, en 2022 (dernière statistique connue), ses abonnés cliquaient dessus 136 millions de fois par jour selon The Economist. 136 millions de fois par jour ! Et la pratique ne cesse de se répandre : au Royaume-Uni, la plateforme de la BBC fait état d’une explosion de l’utilisation de ce bouton ces six derniers mois. Alors il y aurait bien à dire d’un point de vue artistique. Imagine-t-on Mad Men sans l’homme qui tombe ? Sex and the city sans le xylophone qui tintinnabule en intro ? Sans, ces séries seraient en quelque sorte incomplètes, inabouties. Mais c’est d’une autre dimension que je voulais parler ce matin : l’expérience du temps. De beaucoup de séries que j’ai aimées, je ne me souviens (presque plus) que du générique. C’est le moment où cristallisent les sensations, les rendez-vous avec les personnages, l’impression générale qu’on gardera du tout... Zapper l’intro, c’est certes passer directement aux choses sérieuses, celles qui divertissent, mais c’est aussi se passer de celles qui sédimentent. Au début du XXe siècle, le philosophe Walter Benjamin avait, pour caractériser la modernité, creusé la distinction entre deux termes qui, en allemand, désignent tous deux la notion d’« expérience ». Le premier traduit le vécu immédiat, intense, qui surgit et s'épuise ; le second désigne l'expérience qui s'accumule, qui dépose, et se transmet. Or la modernité, selon Benjamin, c'est précisément le triomphe du premier sur le second. « Ainsi se trouve fixé le prix de l'expérience moderne, écrit-il : la destruction de l'aura par la sensation du choc. » Rien de nouveau sous le soleil, depuis, me direz-vous. Notre époque apporte ses bascules, grandes et petites. Elle apporte aussi ses rééquilibrages. Il ne faut pas voir partout matière à se lamenter. Mais à réfléchir, oui ! Peut-être la prochaine fois, hésitera-t-on au moment d’appuyer sur la touche « passer l’intro » et de zapper la sédimentation.

Anne Rosencher

24,053 görüntüleme • 2 ay önce

Les CARTOUCHES : pourquoi POGACAR est la plus grosse métastase du cyclisme. Explication 👇 En tant qu’entraineur des plus grands coureurs du monde route et VTT ( dopés ou pas) pendant des dizaines d'années, en tant que coureur moi-même des années aussi, on a toujours constaté, appris, reconnu, transmis que pendant une course cycliste de haut niveau ( qui plus est avec 174 adversaires World-Tour ) qu'on n'avait droit qu'à " deux cartouches ", les cartouches étant des attaques presque à 100% de V02 max, seul devant, qu'on initie entre 500 et 1000 watts selon le terrain et si possible courtes, du moins inférieures à une minute, sinon on sature en acide lactique. Valentin Madouas dans un article de l'Equipe la veille des Flandres a expliqué cela très bien. Ces deux cartouches sont : - Une CARTOUCHE pour " prendre ou créer le bon coup ", la bonne échappée ( on roule ensuite au train élevé en collaborant avec les costauds leaders qui ont pu suivre la cartouche, en s'économisant ainsi dans l'aspiration de temps en temps) . - Une CARTOUCHE sur le final pour gagner au sprint ou s'isoler seul dans les tout derniers kilomètres. Au delà de deux cartouches, on est vidé, on le sait, c'est le sport, la gestion logique d'un potentiel physique, psychologique, technique, tactique super entrainé. On ne doit atteindre d'ailleurs sa fréquence cardiaque maximale qu'une fois par épreuve, il faut qu'elle soit si possible au sprint final, sinon on décline ensuite. On se rappelle d'ailleurs comment tout le monde était outré lors des multiples attaques de Rasmussen par exemple dans les cols et de concert de dire " ce n'était pas possible " qu'en étant dopé à mort pour ne rien sentir et être ainsi à 100% tout le temps. Même des gars comme Armstrong n'en mettaient pas plus de deux, trois dans les grands jours. Merckx n'en mettait que deux. Tadej Pogacar lui, est différent, SUPRANORMAL. Il est capable d'en aligner par exemple encore 6 quasiment d'affilée comme sur le final de ce Tour des Flandres record ( 45 km/h pour 270 kms ). C'est lui qui les a toutes initiées, après avoir roulé sur tout le monde entre. Il a un nombre de cartouches illimitées entre 500 et 1000 watts dont certaines durent trois minutes ! Ce n'est pas la première fois qu'on observe cela. Il s'amuse, sans souffrance. Non seulement ces cartouches si puissantes semblent être possibles de manière illimitée tant en nombre qu'en longueur, mais entre ces cartouches où il lâche tout ses adversaires qui essaient de suivre dans l'aspiration, il peut maintenir un train infernal que même les plus grands coureurs du monde, les mieux préparés, en relais face au vent ne peuvent atteindre, entre 450 et 500 watts. Hier sur les 13 kilomètres final il a pris une minute au quatuor qui se relayait à fond vent de face. La cancer du sport, ce ne sont pas les réseaux sociaux, ce sont des individus comme lui, couverts par le milieu. A Paris-Roubaix, Pogacar, avec ses 65 kilos peut donc s'échapper dimanche prochain à 80-100 kilomètres de l'arrivée sur un secteur pavé choisi puis rouler plus fort ensuite, mains aux cocottes, qu'un groupe entier des meilleurs rouleurs du monde de plus de 75 kilos qui se relaieront derrière lui sur le plat vent de face mains au fond du guidon. Si certains pourront rester dans sa roue entre des secteurs un temps, il n'aura qu'à attaquer au secteur suivant pour tous les lâcher, comme au Tour des Flandres. Les cartouches de Pogacar hier : 💥 — Oude Kwaremont | 54.3 km to go --- — Paterberg | 50.9 km 💥 — Koppenberg | 44.6 km 💥 — Steenbeekdries | 39.2 km 💥 — Taaienberg | 36.8 km 💥 — Oude Kruisberg/Hotond | 26.5 km 💥---Oude Kwaremont | 16.7 km --- — Paterberg | 13.3 km

🅰ntoine VAYER 📸🖋️

183,333 görüntüleme • 1 yıl önce

🇫🇷 11 novembre 1968, discours aux Invalides du Général de Gaulle, à l'occasion du cinquantenaire de l'armistice du 11 novembre 1918. Il rend hommage à l'armée française et au peuple français tout entier : « Un demi-siècle s'est écoulé sans que le drame de la grande guerre se soit effacé de l'âme ni du corps des nations, et tout d'abord de la nôtre. Telles ont été, en effet, les dimensions physiques et morales de l'épreuve que rien ne fut plus après comme il en était avant. La société des hommes, toute entière : régimes, frontières, lois, force, relations entre les Etats, mais aussi doctrines, vie des familles, richesses, situations, rapports personnels, a changé de fond en comble. En somme les immenses évènements, politiques, économiques, sociaux, qui depuis ont encore bouleversé le monde, la deuxième guerre générale qui l'a déchiré de nouveau, les tensions et les conflits qui le troublent en ce moment même sont les conséquences directes de la colossale révolution frayée alors par les armes et où la race humaine en vint à perdre l'équilibre qu'elle n'a pas jusqu'ici retrouvé. Dans la lutte mondiale commencée le 2 août 1914 et terminée le 11 novembre 1918, l'action de la France fut capitale. Pourtant, parmi les nations que l'on appelait alors les grandes puissances, sa dimension numérique, après une longue dénatalité, était moindre que celle des autres. Mais, le fait est, que les deux grandes batailles qui tranchèrent la destinée, la première et la dernière de la guerre, ont été des batailles de France. Que notre armée prit dans l'une et dans l'autre une part prépondérante. Qu'elle en fit de même dans chacune des grandes entreprises de destruction réciproque qui marquèrent la lutte d'usure. Que néanmoins, elle ne manqua pas d'intervenir sur une large échelle, dans les Balkans et en Italie, d'aider à libérer la Palestine, le Liban, la Syrie, et de l'emporter en Afrique, tandis que dans les opérations menées sans relâche sur la mer pour les communications, faute desquelles tout eût été vain, notre flotte joua un rôle proportionné à nos besoins. Bien des choses pourtant nous ont manqué, beaucoup d'autres furent gaspillées, maintes erreurs ont été commises. Certes, la République mobilisa et mit en ligne, dès les premiers jours, une armée puissante, ardente, et longuement préparée, mais cette armée était dépourvue d'artillerie lourde, insuffisamment dotée d'armes automatiques, médiocrement outillée en moyens de transmissions, d'observation, de transport. Certes, pendant les trois années qui suivirent la victoire de la Marne, les offensives visant à percer le front adverse, en Champagne, en Artois, sur la Somme, sur le Chemin des Dames, l'attaque qui essaya de forcer le passage des Dardanelles, la défense opposée aux diverses tentatives de rupture entreprises par les allemands furent menées avec une détermination et une ténacité extrême. Mais faute qu'ait pu être construit, à temps, assez de canons, fabriqué assez de munitions et de chars, nous payâmes d'énormes pertes ces chocs terribles et sans décision. Certes, tout au long de la conflagration, nos pouvoirs publics montrèrent une résolution et une activité certaines, mais combien nous ont coûté les crises politiques d'où en 4 ans sortirent 7 gouvernements et 7 ministres de la guerre. Et cependant, en dépit de tout, la France tint bon jusqu'au jour où elle se fut mise elle-même en mesure de se saisir de la victoire. C'est qu'elle sut compenser à mesure, tant de lacunes, d'inconséquence, de retard, par une cohésion nationale, une capacité de sacrifice, un déploiement de valeurs humaines sans exemple dans son histoire. Toutes les raisons, qu'elles fussent inspirées par le simple amour de la patrie, ou par la fureur de subir l'invasion, ou par l'espoir de reprendre l'Alsace et la Lorraine perdues, ou par le dévouement à la cause de la liberté, ou par l'idée que si on gagnait, il n'y aurait plus de guerre, ou par l'acceptation religieuse du destin, toutes ces raisons ont concouru à ceci : que la France, le peuple français, tira de lui-même un effort qui fut comparativement le plus grand parmi tous les belligérants. Indépendamment des précieux contingents qui lui vinrent d'Afrique et d'Asie, la France a fait combattre au total 7 millions huit cent mille hommes, 20% de sa population, soit un pourcentage sans égal. En même temps, prodiguant l'action, sans disposer de tous les moyens voulus, c'est elle qui perdit relativement le plus de son sang. La proportion des soldats tués par rapport à la population atteignit pour les français 3,5%, c'est-à-dire la plus élevée de toutes, est d'autant plus lourde pour nous que ces morts étaient des jeunes gens, et que de toute l'Europe nous en étions les plus dépourvus. A ces pertes humaines, gigantesques, s'ajoutèrent pour la France des dépenses qui l'étaient aussi. Pour fabriquer le matériel qu'il nous fallait, pour acheter et importer les combustibles, les métaux, les outillages indispensables, pour suppléer au fait que presque toutes nos mines de charbon et de fer, les trois quarts de nos hauts fourneaux, le tiers de nos usines, se trouvaient aux mains de l'ennemi, il nous fallût sacrifier la moitié de notre fortune nationale, sans préjudice de ce que nous coûterait ensuite la réparation des dommages. Cependant, notre industrie trouva moyen de produire 36.000 canons, 35.000 chars, 35.000 avions, dis-je, 5.000 chars, 300 000 mitrailleuses, de sortir en moyenne, chaque jour, 300 000 obus, et 400 000 kilos de poudre. A la fin, c'est nous qui, matériellement, étions les plus forts. Si au début du conflit, l'ennemi pouvait lancer deux fois plus de projectiles que nous, il arriva que pendant la suprême bataille nous l'avons écrasé de feux deux fois plus puissants que les siens. Il est vrai que la nation armée trouva, aux moments extrêmes, des chefs capables de conduire son effort, parmi les hommes qui, souvent avec de grands talents, portèrent les principales responsabilités politiques, Raymond Poincaré, au sommet de l'Etat, déploya depuis le premier jusqu'au dernier jour, pour le service de l'union sacrée et de la résolution nationale, des trésors de vigilance, de conscience et de compétence. A la tête du gouvernement, Georges Clemenceau mena la guerre et galvanisa le pays, assez à temps et assez fort, pour résister aux ultimes assauts de l'ennemi et de la trahison, et marcher jusqu'à la victoire. Dans la phalange des officiers généraux qui commandèrent avec le plus d'éclat, huit maréchaux de France ont mérité d'atteindre au sommet de la gloire militaire. Joffre, qui, après la surprise malheureuse du début, sut décider, imposer, diriger, la manoeuvre et l'offensive qui ont sauvé notre pays. Foch qui, à force de capacité, de volonté, d'autorité, rétablit le front ébranlé, prit à son compte la charge et l'honneur insigne de commander toutes les forces des alliés et régla leur marche en avant jusqu'au jour où l'ennemi fut contraint de venir se rendre à Rethondes, pour éviter de rouler au gouffre d'un désastre illimité. Pétain qui, ayant brisé à Verdun l'effort acharné des allemands, ranima l'armée française en guérissant son moral blessé, en l'organisant autour de l'armement moderne qui sortait enfin des usines et ne l'engageant jamais qu'après avoir méthodiquement tout disposé pour le succès. Franchet d'Esperey, plein d'audace, aussi bien que de sens pratique, qui mena les Français, les Britanniques, les Italiens, les Serbes, les Grecs placés sous ses ordres, sur le théâtre d'opérations des Balkans à une victoire décisive qui annonçait le triomphe final. Fayolle, Gallieni, Lyautey, Maunoury qui, chacun à sa manière et suivant sa mission, furent de grands maîtres de l'action comme ils l'étaient aussi de la pensée. La patrie se souvient. Sans doute après l'effort démesuré de la première guerre mondiale, notre peuple, au cours de la seconde, a-t-il paru d'abord s'abandonner, sous la violence et la surprise d'un choc, que l'infirmité de son système militaire et celle de ses institutions, ne lui avaient pas permis d'empêcher ni de repousser. Mais s'il parvint en dépit de tout à partir du fond de l'abîme, à reprendre possession de lui-même, à remonter la pente, jusqu'à remporter la victoire avec ses vaillants alliés, à s'assurer dans l'univers d'un rang digne de ce qu'il est, grâce à quoi nous pouvons, aujourd'hui, admettre parmi nos amis ceux qui étaient nos ennemis, autrefois. Ce combat pour le salut fut suscité une fois de plus par la flamme de la foi et de la fierté nationale. Mais c'est la même flamme qui, une génération plus tôt, inspirait le pays tout entier, qui lui faisait dresser ensuite les monuments aux morts de toutes nos villes et de tous nos villages qui, chaque 11 novembre, rassemblait les populations autour des drapeaux de nos anciens combattants, qui brûle toujours, symboliquement, sous l'Arc de Triomphe de l'Etoile. C'est cette même flamme, qui inspirera, au nom de l'avenir, comme elle l'a fait au nom du passé, l'âme de la France éternelle. »

🇫🇷 Gaullisme ☨

43,549 görüntüleme • 9 ay önce

Lors de la deuxième édition du colloque organisé par le CERIF, le géographe Fabrice Balanche (Université Lyon 2) a raconté comment une militante du FPLP, organisation terroriste, a été invitée à l'université Lyon 2 deux jours avant le pogrom du 7 octobre 2023, présentée comme une simple activiste féministe. Il décrit la vague d'antisémitisme qui a suivi sur le campus et la procédure disciplinaire ouverte contre lui pour l'avoir dénoncé. At the second edition of the conference organized by CERIF, geographer Fabrice Balanche (Lyon 2 University) recounted how a PFLP militant, a terrorist organization, was invited to Lyon 2 University two days before the October 7, 2023 pogrom, presented as a simple feminist activist. He describes the wave of antisemitism that followed on campus and the disciplinary proceedings brought against him for speaking out about it. Les vidéos du colloque / videos from the conference : Soutenez nos travaux / donate : Merci à la Région Île-de-France pour son soutien, ainsi qu'à nos partenaires : George Washington University – Program on Extremism, la Dokumentationsstelle Politischer Islam, l'EICTP et l'AK Polis (Arbeitskreis Politischer Islam). Thanks to the Île-de-France Region for its support, as well as our partners: George Washington University's Program on Extremism, the Documentation Centre for Political Islam, EICTP, and AK Polis (Working Group on Political Islam). CERIF - Centre de Recherche sur le Frérisme · Région Île-de-France · Program On Extremism · AK Polis | Arbeitskreis Politischer Islam #7Octobre #UniversitéLyon2 #Antisémitisme #FPLP #LibertéAcadémique

Florence Bergeaud-Blackler 🎓

10,826 görüntüleme • 24 gün önce

Lors d’une audition consacrée à la lutte antiterroriste en Afrique, tenue ce mardi 21 avril 2026 devant la commission des affaires étrangères du Sénat, le sénateur républicain Senator Ted Cruz a remis le sujet du Polisario sur la table. Rappel qu’il est à l’origine d’un projet de loi visant à faire désigner le Polisario comme organisation terroriste et à contraindre le Département d’État à produire des rapports détaillés sur ses connexions avec des proxys iraniens (et/ou avec les GRI). Face à lui, Monica Ager Jacobsen (Senior Bureau Official du Bureau du contre-terrorisme, ET SURTOUT Deputy Coordinator en charge des désignations terroristes) n’a pas éludé. Elle a reconnu partager ces préoccupations et a confirmé que le Department of State travaillait en coordination étroite avec les renseignements, en précisant : « The State Department and intelligence community are working closely on that. I think our teams are working to set up a classified briefing where we can speak more at length about those potential concerns » (« Le Département d’État et les services de renseignement collaborent étroitement sur ce sujet. Nos équipes travaillent à la mise en place d’un briefing classifié afin de pouvoir examiner plus en détail ces préoccupations »). C’est extrêmement important parce que quand Washington parle de « potential concerns » en évoquant la mise en place d’un briefing classifié, ça signifie que le département d’Etat dispose DÉJÀ d’éléments sensibles. Sans compter que le simple fait qu’un briefing dédié soit en préparation sur ce sujet constitue, en soi, un événement. On est dans le registre de la pression maximale (à deux jours de la demande de U.S. Senior Advisor for Arab and African Affairs à أحمد عطاف Ahmed Attaf de démanteler les camps de Tindouf, à la veille de la visite de Dosset à Tindouf, à deux jours de la réunion onusienne, et au pic des négociations). Les États-Unis laissent entendre qu’ils disposent d’informations exploitables, tout en se réservant le choix du moment et du cadre dans lequel elles seront utilisées. Je mets ma main à couper (une fois encore) que la question de Cruz a été commandée par le Département d’Etat lui-même (tout comme son bill). Le Congrès sert de caisse de résonance contrôlée pour faire passer un message. Les États-Unis disent à l’Algérie, « nous savons… à vous de voir jusqu’où vous voulez aller ».

Simon Mohamed Dinia Mekouar ⵣ

10,107 görüntüleme • 3 ay önce