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Ana Sayfaya Dön

À tous les journalistes qui rencontreront Christopher Nolan : demandez-lui pourquoi L’Odyssée répète jusqu’à l’obsession une prétendue « loi de Zeus » qui n’existe pas chez Homère sous cette forme, pourquoi il confond la xenia — une hospitalité réciproque, concrète, qui cesse de protéger ceux qui pillent la maison...

23,808 görüntüleme • 6 gün önce •via X (Twitter)

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Benzer Videolar

📢🚨 Une école française vient d'installer un sonomètre dans sa cantine. Au-delà de 80 décibels, la pièce devient rouge. Les enfants doivent faire moins de bruit. L'initiative est présentée comme inédite, innovante, bienveillante. Elle marche, dit-on. Personne ne demande ce que ça dit de nous. Un sonomètre pour apprendre aux enfants à parler moins fort à table. Un dispositif technologique pour gérer un problème que des générations d'instituteurs ont résolu avec une voix posée et une présence d'autorité naturelle. Un signal lumineux pour remplacer ce que la transmission d'une norme sociale ordinaire accomplissait sans matériel ni budget. L'enfant n'obéit plus à l'adulte qui lui dit de baisser le ton. Il obéit au mur qui devient rouge. La médiation technologique remplace la relation humaine directe parce que cette relation est devenue juridiquement risquée et pédagogiquement suspecte. Ce glissement n'est pas anodin. L'obéissance à une règle incarnée par un adulte qui la porte et l'explique construit quelque chose chez l'enfant. Elle lui apprend que l'autorité n'est pas arbitraire mais fondée sur une responsabilité, et que le respect des autres dans un espace partagé est une norme sociale qui vient des humains, pas des machines. L'obéissance à un signal lumineux construit autre chose. Elle construit un rapport au contrôle qui passe par le dispositif, pas par la relation. C'est de la conformité comportementale, pas de la socialisation. La différence est fondamentale et personne n'en parle parce que le sonomètre marche et que ce qui marche à court terme est présenté comme une réussite sans qu'on se demande ce qu'il produit à moyen terme. Le sonomètre est une métaphore parfaite de la gouvernance par le nudge, cette technique qui consiste à modifier les comportements non pas par la contrainte directe ni par la persuasion raisonnée, mais par la manipulation de l'environnement. On ne dit pas à l'enfant pourquoi il faut parler moins fort. On ne lui demande pas d'intérioriser une norme. On lui fait voir rouge au sens propre jusqu'à ce qu'il se taise. C'est exactement la même logique que les pictogrammes effrayants sur les paquets de cigarettes, les taxes comportementales sur le sucre et l'alcool, les designs d'interface qui rendent certains choix plus difficiles que d'autres. L'État ne fait plus confiance aux individus pour comprendre et décider. Il modifie leur environnement pour produire les comportements qu'il juge souhaitables. Il traite les citoyens comme des variables à optimiser plutôt que comme des personnes capables de raisonner. Appliqué aux enfants, ce paradigme est particulièrement révélateur parce que l'enfance est précisément le moment où on construit la capacité à raisonner et à s'autodiscipliner. Former un enfant par le nudge plutôt que par l'explication et la responsabilisation, c'est choisir délibérément de ne pas développer cette capacité. C'est produire un adulte qui fonctionne bien dans les environnements conçus pour orienter son comportement et qui est démuni quand ces environnements n'existent pas. On s'inquiète beaucoup en France du niveau scolaire en baisse, de la difficulté à maintenir l'attention des élèves, du rapport compliqué à l'autorité dans les établissements. On cherche des explications dans les réseaux sociaux, les écrans, les familles. On ne cherche pas dans les choix pédagogiques qui ont progressivement retiré à l'adulte scolaire les outils de son autorité naturelle et les ont remplacés par des dispositifs, des protocoles, des sonomètres. Le sonomètre qui marche est la preuve que les enfants peuvent adapter leur comportement à un signal environnemental. Ce n'est pas la preuve qu'ils apprennent quelque chose d'utile pour leur vie. Le sonomètre marche. Et c'est exactement pour ça qu'il est inquiétant.

ChienSurpris

40,461 görüntüleme • 3 ay önce

Choguel : la chute du cerveau politique de la junte et une justice qui interroge L'homme paie-t-il aujourd'hui le prix de ses compromissions ou subit-il une forme de karma inévitable ? Nul n’ignore en effet qu’il fut l'instigateur, du moins l’acteur principal d’un système politique ayant pour objectif affiché de museler toute voix discordante et basé sur une stratégie de division des Maliens. Ses actions ont contribué à renforcer un régime militaire faisant de l’intimidation, de l’isolement et de l’emprisonnement de ses opposants des armes de prédilection. En consolidant ce système, il a lui-même « creusé un puits dans lequel il est finalement tombé ». Pour rassurer Choguel, il n’est pas le premier à avoir été jeté en pâture par la soldatesque. Ben Le Cerveau est toujours en détention. Choguel ne sera pas non plus le dernier. L’actuel locataire de la Primature, avec son dossier des masques pour les élections qui n’ont jamais eu lieu, va grossir les rangs quand il ne sera plus en odeur de sainteté avec la junte. Choguel avait pourtant été averti, mais il les a balayés d’un revers de la main, méprisant et traitant ceux qui ne sont pas d’accord avec lui d'« ennemis, apatrides, fassodendjougou ». Il chantait les louanges de la clique au pouvoir en les qualifiant de « mônèbô denw » ou encore de « frange patriotique des forces armées. » Le traitement qui lui est aujourd’hui infligé est révélateur de la règle implacable qu’il a lui-même contribué à instaurer. Son limogeage, d’une brutalité sans précédent, a été orchestré sans ménagement : il a été étiqueté « ennemi numéro 01 du pays » à la télévision nationale avant d’être congédié, tel un objet que l’on jette dans une poubelle. Aujourd’hui, il a connu une autre humiliation, plus grave encore : placé en garde à vue pour des accusations de malversations financières, il passera cette nuit dans les locaux du pôle économique et financier, loin du confort de sa demeure et de sa famille. Il y a tout juste un an, ce scénario aurait semblé inconcevable, même pour lui. Si on lui avait posé la question, il aurait répondu sans équivoque : cela était impossible. Mais, comme disait Montesquieu, « L'injustice que l'on fait à un seul est une menace faite à tous ». Ce qui se déroule aujourd’hui est une conséquence logique, une nuit appelée à marquer une étape décisive dans ses réflexions. Ses regrets et remords, bien qu'inutiles désormais, marqueront sans doute son esprit pour le reste de sa vie. Mais, il ne faut pas se tromper de combat. Il est indispensable de rappeler que la justice à laquelle il fait face est une justice sélective et instrumentalisée. Elle est utilisée comme un outil non pas de droit, mais d’intimidation. Dès lors qu’il (Choguel) a commencé à lever le ton contre les abus du régime militaire au pouvoir, mettant en lumière une gestion catastrophique du pays, son interpellation a suivi avec une rapidité qui interroge. Combien de rapports établis par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) concernant d’autres personnalités compromettantes pour le régime dorment encore dans les tiroirs de la justice, sans qu’aucune action concrète ait été entreprise. Qu’est devenu le dossier de milliards FCFA d’EDM-SA ? Il faut se le tenir pour dire : cette interpellation n’est pas dictée par une réelle volonté de lutter contre la corruption, mais bien par le besoin de réduire au silence une voix critique au courant de dossiers encombrants. 1/2 #Bèki_Takè

KONATE Malick

20,714 görüntüleme • 11 ay önce

📢🚨 Cette kiné à domicile a parfaitement raison. Elle voit, tous les jours, des patients qui la traitent comme une prestataire Amazon Prime : ils veulent tout, tout de suite, avec le sourire et surtout gratuit. Elle gueule, elle a raison de gueuler. Mais son coup de gueule est vain. Pourquoi ? Parce que tu peux pas moraliser un troupeau qu’on a dressé à la docilité étatique. Depuis des décennies, on a désactivé le sens des responsabilités. On a conditionné les gens à croire que la Sécurité sociale, c’était de la magie : un truc qui tombe du ciel, sans coût, sans limite, sans contrepartie. Et surtout, sans conscience. Le mot “gratuit” est devenu la pierre angulaire du mensonge national. Personne n’a l’impression de financer quoi que ce soit. Parce que l’État te vole en silence, à la source, planqué derrière une jungle de codes et de cotisations. Et pendant ce temps, une grosse partie de la population profite du système sans jamais se demander qui paie. Spoiler : c’est toujours les mêmes qui paient. Les classes moyennes, les indépendants, les libéraux, les gens qui bossent sans arrêt et qui n’ont pas le temps de tricher. Et ce sont aussi ceux qui profitent le moins du système. Alors oui, cette kiné voit juste, mais elle parle dans le vide. Parce qu’un peuple qu’on a anesthésié à coups de “droits” sans devoirs ne se réveillera pas avec un discours sur la politesse ou la décence. Il faut arrêter de moraliser, arrêter de pleurer, et laisser le système s’effondrer. Il est irrécupérable. C’est une carcasse vide qui tient encore debout par habitude. Qu’il crève. Et ensuite, on reconstruira. Un système clair, sans opacité, sans spoliation, où chaque soin a un prix, et où les soignants ne seront plus traités comme des serviteurs du confort public. Parce que là, on est dans un collectivisme médical de zombies. Et on est les seuls encore conscients au milieu du cimetière.

ChienSurpris

206,600 görüntüleme • 1 yıl önce