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"Allez va, caniche" Trop hâte d’un 2nd tour Mélenchon-Bardella😄

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Mario Kart : Franchement c'est trop cool. J'ai tellement de choses positives à dire et tellement peu de aucune négative (sauf le prix), là j'ai juste hâte d'y rejouer Attention aux spoils du coup 👇 + Déjà y'a beaucoup de persos et de skins à collectionner dans le jeu, que tu obtiens dans les courses directement. +/- Visiblement, plus de customisation de véhicules, t'as juste ton kart / moto à sélectionner avec les stats et terminé, perso ça me va très bien + Le mode Grand Prix n'a rien à voir avec MK8, et même les courses "Rétro" sont souvent beaucoup modifiées voir méconnaissables. D'ailleurs : on a pu jouer qu'en 100cc et avec l'antenne (qui t'évite de sortir de la piste) donc c'était pas ultra dynamique et parfois ça donnait une énorme impression de casualisation, mais je suppose que c'est dû à la configuration du jeu, voulue pour la convention. + Tu peux stack 20 pièces au lieu de 10 désormais, y'a le retour d'anciens items (le méga champi de MKWii notamment) et d'autres nouveaux (la fleur de glace, le bloc de pièces qui fout des pièces partout), le klaxon toujours présent, casse les carapaces bleues etc, tout ça c'est comme MK8. +/- Maintenant changement par rapport à MK8, les items se placent automatiquement derrière notre perso (exemple si t'as une banane, elle va automatiquement se mettre derrière toi et va te protéger, un autre point assez casu mais c'est pas étonnant) +++ Le jeu est graphiquement ultra plaisant (je vais pas dire magnifique sinon je vais me prendre 50 cités encore sur ce tweet, mais c'est pas l'envie qui me manque), et c'est FLUIDE, 0 lags, 0 ralentissements, un vrai plaisir de jeu (à un tel point qu'on a joué en boucle à la démo plutôt que d'aller tester d'autres jeux) +++ Le mode Survie / Knockout : certainement le meilleur truc que j'ai testé de tout le salon. Le mode de jeu est excellent, assez long, parfois un peu stressant car on pouvait vraiment passer de 1er à 17eme en 10sec, tu traverses énormément de maps différentes, plusieurs environnement etc, c'est vraiment cool C'est encore mieux en LAN comme ici (cc une certaine zlan...), l'ambiance de ce mode à 24 est excellente +/- 24 joueurs, c'est le bordel, ça plaira pas à certains, tu peux chuter de 20 places quand même rapidement, et j'ai l'impression que tu peux clairement moins front-run que sur MK8 (après c'est p'tet dû aux configurations du jeu dans le salon, possible aussi) En tout cas, à part le gameplay pur et dur (et encore, les hop après les dérapages fonctionnent pas du tout de la même manière), rien à voir avec MK8 je trouve. +/- Quand la course commence, t'es déjà en train de rouler, exactement comme sur MK Tour en gros pour ceux qui voient. Tu commences pas à l'arrêt. Un peu bizarre mais on s'y fait vite, juste les anciens de MK risquent de pas trop aimer Pas pu tester le mode Balade ou le Online, aucune idée de si la feature Tournois est présente ou non par exemple, y'a quand même pas mal de zones d'ombres - Le prix est vraiment élevé, même si ça sera certainement le meilleur MK, ça reste trop cher - J'ai peur que la légère casualisation du jeu en refroidisse certains, j'ai un peu eu cette impression en jouant à la démo, mais à tester en vraies conditions une fois que le jeu sera sorti. En tout cas, je vais fumer le jeu quoi qu'il arrive - Pas de 3DS Koopapolis 😡😡😡😡😡

Guill

64,051 次观看 • 1 年前

" Les ex, incontournables du milieu du vélo ". Après ma chronique Libération Hinault, le mafieux me téléphone, éméché, pour me menacer. Ensuite il m'arrachera mon badge à Saint Malo sur un autre Tour 👇 " Au prologue pars à fond, accélère et finis au sprint!» Ces consignes empiriques, les ex coureurs les ont murmurés aux oreilles de leurs ouailles, samedi. Les «ex» sont partout,recasés à toutes les échelles du cyclisme. Ils mangent dans le grand chaudron commun. Ils se nourrissent de la potion. C’est magique. Reconvertis, ils convertissent à leur tour. Jamais le mot consanguinité qui qualifie si bien le milieu cycliste n’aura pris autant de sens. On ne pourra jamais soigner le mal par ceux qui l’ont causé. Les ex se comportent comme des maquignons. Inamovibles, ils profitent du système : «Bah… tant que ça durera», qu’ils se disent. Car ils ont été professionnels. Ils savent. Tout. Ils contrôlent.Tout. Ils conduisent les voitures. Ils crient : «Go on! Allez mon gars!» Passionnés de juillet voici venu le long dimanche de communion.Le Tour ? Ah le Tour ! L’opium estival du peuple naïf et sur lequel repose le fonds de commerce des ex. Les CDD de ceux qui n’ont pas intérêt de cracher dans la soupe ; les sponsors qui attendent leur tour pour être promenés ; les amis journalistes ; les autorisations d’usage de médicaments à des fins thérapeutiques ; les résultats sanguins ; les conseils des «meilleurs d’entre eux» devenus célèbres consultants et gardiens silencieux ou amplificateurs de rumeurs ; l’argent, les agents, les fans, ils gèrent la dilution des irresponsabilités. L’ordonnent souvent. Certains ex vivent en promiscuité avec les cyclistes.Neuf coureurs sont triés par équipe parmi trente élevés en batterie. Les ex tranchent dans le vif. Le critère : « Être capable de jouer. » La sélection s’est faite poursuivre les Kazakhs d’Astana. Si possible avec des armes. S’arranger. En avoir ou pas. Être prêt. Dopage actif devant, dopage passif dans le ventre mou du peloton. Tu choisis ton salaire, mon gars ! Un bon ex ne sait faire qu’ex. Avant il ne savait qu’être coureur sous les ordres d’un ex. Les ex savent avec qui s’est faite la préparation de tel ou tel. Les ex épient, acquiescent en silence ou argumentent qu’on veut détruire le cyclisme à force de parler de dopage. Les ex ont la manie du secret a fin d’exercer leur pouvoir. Ils se haïssent et se réjouissent du faux pas de l’un des leurs. Les coureurs détestent les ex. Tous se maudissent mais ne peuvent se passer l’un de l’autre. Les meilleurs? Les ex qui ont fait un semblant de «comingout» et qui respectent le plus en apparence la loi éthique, cette façade craquelée, pendant que les coureurs la violent. C’est comme ça que marche le monde du cyclisme pro. La complicité entre un ex et un coureur se fait par un pacte de détestation mutuel. Un même objectif : «baiser» les autres, comme ils disent. Leurs réactions aux affaires est une histoire de professionnels du double langage. Certains rient sous cape, faussement affligés des catastrophes qui s’enchaînent.Tous savent que rien ne peut guérir la bêtise de leur environnement, où l’esprit général de duplicité macère. La plaquette copiée collée chaque année dit :«Le temps n’est plus à la suspicion mais bien à l’espérance.» L’espoir en vélo, c’est la névrose des ex. Ils profitent de l’aubaine médiatique comme les coureurs profitent des contrôles pour attester de leur bonne foi. Les ex, experts, reconnaissent ceux qui se dopent. L’ex est un demi-dieu. Un Hercule représentant des ex a dit un jour qu’ils avaient nettoyé l’écurie du Tour. Ou comment détourner l’attention par des communiqués vainqueurs qui épousent le lit de la vertu et de la transparence. Mais en réalité l’odeur est pestilentielle. Les nez bouchés s’en accommoderont. Le bon ex est un hypocrite de première force et se rit de la morale. Les ex suivent les étapes de l’intérieur, entre eux. Ils baissent la tête pour encore avoir l’air d’un coureur. Comme avant, comme toujours.

🅰ntoine VAYER 📸🖋️

36,119 次观看 • 1 年前

Coup de gu*eule 🤬 Désolé d’avance pour la longueur ! À Albert Royer, quand vous arrivez avec un enfant malade, même en urgence, on vous dit d’abord : « Allez prendre une fiche. » Ensuite, quand vous prenez la fiche, on vous dit : « Allez payer à la caisse. » Montant : 6 000 F CFA. Sans ça, pas de consultation. Pas de prise en charge. Pas de soin. Et ce n’est pas une théorie. On parle par expérience. Quelle que soit la situation de votre enfant, quelle que soit votre détresse, il peut y avoir quelqu’un, tranquillement assis derrière un bureau, qui vous répète avec une froideur terrible que vous devez d’abord payer. Donc, en clair, le ticket d’entrée pour espérer faire soigner son enfant, c’est 6 000 F CFA. Pour quelqu’un qui gagne 60 000 F CFA par mois qui correspond quasiment au SMIC sénégalais, c’est déjà 10 % du salaire. Et on ne parle même pas encore de la radio, de la prise de sang, de l’ordonnance, des médicaments ou d’une hospitalisation. Aujourd’hui, on voit une enfant de 4 ans en pleine crise d’asthme, qui vomit, qui s’épuise, qui lutte pour respirer. Sa mère avait réussi à l’amener à l’hôpital, mais elle a dû la ramener à la maison faute de moyens pour son hospitalisation. Voilà le vrai scandale. Un hôpital ne devrait jamais être un endroit où un parent comprend que son enfant n’a pas le droit d’être soigné parce qu’il n’a pas d’argent sur lui. Quand une mère arrive avec un enfant qui étouffe, elle ne vient pas demander un privilège. Elle vient sauver une vie. Et au-delà du coût, il y a aussi l’accueil. Trop souvent, des familles en détresse sont reçues avec froideur, mépris ou indifférence. Pourtant, quelqu’un qui arrive à l’hôpital n’y va jamais par plaisir. Il y va parce qu’il souffre, parce qu’il a peur, parce que la vie de son enfant est peut-être en jeu. Soigner, ce n’est pas seulement poser un diagnostic. C’est aussi se rappeler que la personne en face est un être humain. Merci à LCIS et à toutes ces personnes qui se battent bénévolement pour les malades, les familles pauvres et les cas invisibles. Parce que les pauvres n’ont pas de visibilité. Pourtant, ils sont les plus nombreux. Merci à ceux et celles ayant cotisé pour sauver cet enfant. Longue vie à elle Inch’Allah

Lanceurs d’alerte au Sénégal 🇸🇳

262,300 次观看 • 3 个月前

Camarades socialistes, pourquoi négociez vous avec des racistes autocrates ? 🧶 Je décide de parler ce soir car le dévoiement de nos « camarades de gauche » m’est insupportable ! Pour rappel, notre Président de la République considère que “le problème des urgences” en France, c’est qu’elles sont “remplies de Mamadou” Le ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau estime qu’il y a une “sorte de régression vers les origines ethniques” dans les quartiers populaires et tri les français. Le garde des sceaux, Gérald Darmanin, a écrit des articles pour le journal de l’Action française, mouvement d’extrême droite ; est accusé de viol ; s’est opposé au “mariage homo”. Et je pourrais encore longtemps parler des propos LGBTPhobes, racistes, sexistes, infantilisants qu’ont Macron et son gouvernement. Sans compter leur aliénation aux + riches et qu’ils ne respectent même plus le suffrage universel et donc la démocratie. La simple présence de Retailleau au gouvernement devrait appeler à une position de dirigeants de gauche à la hauteur. Dans quel monde vit-on quand on se dit « de gauche », et qu'on cautionne ce gouvernement ? Qu’on se vend même en acceptant de ne pas censurer ? Obtenir quelques minables concessions ne pourra jamais s’appeler victoire. On n’obtient rien en partant de 35 milliards d’austérité sans un changement radical (comme taxer les riches 😇). Et pour quelles concessions d’ailleurs ? La retraite à point ? ➡️ La stratégie des compromis est morte avec le hollandisme. Seule la rupture est fertile et offre l’espoir d’un monde égalitaire, écologique, social. Elle a mené Jean-Luc Mélenchon à 22% aux présidentielles de 2022, a placé le NFP en tête aux dernières législatives et permettra de faire advenir l’avenir en commun. Trop accroché à ses sièges et jeux de congrès, le PS n’a plus de boussole. Les écolos sont plus surprenants mais tout aussi décevants. Parce que la vérité, on sait tous que si Bayrou est censuré, Macron devra démissionner. Il ne peut pas tenir comme ça 30 mois. Et les autres, au lieu de se battre, s'abandonnent à lui.

Marie Mesmeur

105,292 次观看 • 1 年前

🇺🇸☀️👏❤️ Le Président Donald Trump avait invité Bill Gates à dîner… pour mieux le trucider !Trump n’est pas naïf, c’est un vrai résistant ! Il invite ses ennemis à table pour mieux les observer, les cerner et les démasquer ensuite. Bill a cru qu’il avait quartier libre… qu’il pouvait tout se permettre. Erreur fatale ! Exactement comme avec Bourla, von der Leyen, Macron, Starmer, Merz et toute la clique mondialiste : pour lutter contre un ennemi, il faut parfois s’en approcher. Trump sait jouer ce jeu mieux que personne. Complotiste ? Non… stratège de génie ! Et qui va encore le critiquer et le traîner dans la boue ? Jusqu’à présent, sa stratégie PAYE ! Avec des conséquences, on n’obtient rien sans casser des œufs. Creusez un peu votre cervelle de moineau, sceptiques ! L’État profond est mort, les mondialistes sont foutus. Ils font encore de la com’ désespérée et vous continuez à gober leurs médias…Vous avez encore leurs Young Global Leaders dans vos gouvernements, et certains veulent même fuir leur propre pays ! Mais une fois que ces pantins vont dégager du pouvoir, les collabos prendront la fuite et balanceront tout le monde à leur tour. Punaise ! Trump nous donne la clef de la liberté… au peuple de savoir s’en servir ! Arrêtez d’être des moutons soumis, trouillards et vendus ! Réveillez-vous et servez-vous de cette clef ! Trump balance toute la clique ! Merci Président Trump, avec JD Vance et toute votre équipe, de tout dévoiler au grand jour ! Merci infiniment. L’Histoire se souviendra de vous comme d’un grand Président qui a protégé son peuple et son pays, tout en ouvrant la voie à la libération des peuples des autres nations, en enchaînant la transparence et la vérité absolue. Vous êtes en train de briser les chaînes du monde entier. MERCI !!

🕊️Myriam🕊️Sauvons L’humanité🕊️@CelebritesSM🕊

111,067 次观看 • 2 个月前

🚨INFO - Agression d’Erik Tegnér par 150 antifas sur l’île de Groix, en Bretagne la nuit dernière : je vous explique ce qu’il s’est passé après avoir consulté sa plainte déposée à 14h30 auprès de la gendarmerie et des vidéos de son téléphone ⤵️ Hier soir, Erik Tegnér était en compagnie de trois amis dans un bar nommé Les Garçons du Port, alors qu’il fait un tour de la Bretagne - dont il est originaire - en bateau. Durant la soirée, il est reconnu par une jeune femme, décrite comme « un peu virulente », mais avec qui globalement tout se passe bien même si elle l’a considère comme un « facho », mais sans que ça aille plus loin. Un jeune homme, serveur dans un restaurant où Erik avait déjeuné le midi l’interpelle. Il lui explique qu’Erik est « un nazi » et qu’il l’avait servi plus tôt dans la journée parce qu’il faisait simplement son travail. La situation reste au stade du débat la discussion est possible et l’ambiance à la fête. Mais à la fermeture, lorsque Erik Tegnér et ses amis sortent du bar, un attroupement s’est déjà formé devant l’établissement pour l’attendre. La foule s’est agrandie jusqu’à atteindre 150 personnes selon une source de gendarmerie qui a consulté les caméras de vidéo surveillance. Là, les insultes commencent à fuser : « Nazi, enculé, on va te défoncer, GROIX antifa. » La foule hurle également « TEGNER » et l’a clairement identifié. Ils insultent également Jordan Florentin - absent ce soir là mais présent durant ce séjour. Après quelques minutes, et alors que ces individus se massent autour de lui pour le menacer, Erik Tegnér commence alors à filmer au cas où. Certains individus viennent immédiatement à son contact et il leur répond : « tu ne me touches pas ». C’est à ce moment-là qu’a lieu une première prise à partie physique. Un individu réussit à lui arracher son téléphone, mais Erik garde la main dessus, ce qui l’empêche de le lui prendre. S’ensuivent plusieurs prises à partie physiques, des insultes et des jets de bière directement au visage d’Erik. Les 2 amis d’Erik font bloc pour le protéger des plus virulents. La foule repousse alors Erik vers le port. Ils le poussent contre un mur et lui sautent dessus. Certains envisagent de le pousser à l’eau. 2 locaux se sont également interposés. L’un deux, pour protéger Erik, l’a poussé en criant « pars, ils vont te lyncher ! » tout cela dure 30 interminables minutes. Erik a appelé la police à de nombreuses reprises pendant qu’ils cherchaient à l’intimider. Acculé au bord de l’eau, il a dû monter dans une embarcation pour s’exfiltrer, alors que la foule criait « Groix antifa ». Une vidéo est ensuite diffusée sur Instagram par un compte antifa suivi notamment par les députées Emma Fourreau et Alma Dufour. De nombreux commentaires sont publiés, dont certains font référence à « faire une Quentin », en allusion à Quentin Deranque, lynché à mort par des membres de l’extreme gauche en février 2026. Il y a un an déjà, il avait été violemment pris à partie par des antifas lors d’un festival chez lui à Plouha, sa femme y avait été bousculée. Un des agresseurs avaient été condamnés à 4 mois de prison avec sursis alors que Ouest France avait tenté - comme ce soir - de faire croire qu’Erik avait exagéré et n’était pas innocent à ce qui lui était arrivé. Également, lors du lancement de sa brasserie mi-mai, 450 antifas avaient manifesté illégalement devant son usine en dégradant des voitures. Plus récemment, un islamiste avait également projeté un attentat contre le directeur de notre rédaction ce qui lui a valu un an de prison ferme… dont il sortira d’ici quelques jours. Aujourd’hui Erik va bien, et il ne se laissera pas faire face à ceux qui l’ont agressé et ont publiés les vidéos. Une plainte a été déposé ce jour même. L’inquiétude d’Erik, est le climat de totale laxisme envers cette violence politique envers des journalistes de droite. PS : quand il était agressé physiquement Erik n’a pas pu filmer, et une partie est sortie sur un compte antifa.

Jules Laurans

360,207 次观看 • 4 天前

Les leaders FDLR sont des monstres (4) . ENGLISH BELOW Ce garçon a été enrôlé par les FDLR au Congo à 13 ans. Dans quelles circonstances ? « Je n’avais pas le choix. » Il m’explique que les FDLR, ce n’est pas une milice désorganisée. C’est une armée. Une vraie. D’abord six mois de formation dans un centre d’instruction. Puis, il est versé dans une unité d’élite : les CRAP – Commandement, Recherche et Action en Profondeur. Avec eux, il mène des opérations, y compris au Rwanda. Il est armé d’une mitrailleuse PKM, qu’il utilise avec l’aide d’un pourvoyeur. Il ne veut pas entrer dans les détails : « À la guerre, on tue. C’est la guerre. » Dans les bases FDLR, il y a même des écoles pour enfants. Des infirmiers font office de médecins. Il accompagne parfois ses chefs à des réunions avec les FARDC (armée congolaise). À partir de 2021, cette collaboration s’intensifie. Les FARDC livrent de la nourriture : pâtes, haricots, pommes de terre. En camions militaires. Puis, à partir de 2022, les FDLR commencent à être payés directement via les FARDC. Lui, caporal, touche 120 dollars par mois. Les simples soldats 60. C’est plus que ce que gagne un ouvrier non qualifié en RDC. En 2024, il a 18 ans. Quelque chose se fissure. Il comprend enfin que leurs cibles ne sont pas que des militaires. Ce sont aussi des civils. Des gens comme lui. Qui parlent la même langue. Il se souvient qu’il est rwandais. Il ne veut plus tuer ses frères. En février 2025, il prend la décision la plus risquée de sa vie : fuir. Quitter les FDLR, c’est risquer la mort. Alors il se débrouille pour se faire une fausse identité, une carte d’électeur congolaise. Il économise un peu d’argent. Puis un soir, il s’en va. Dix kilomètres dans la nuit noire, à pied. Il atteint Goma. Il est arrêté deux fois par le M23. Mais sa carte d’électeur – qui fait office de carte d’identité au Congo – le sauve. On le laisse passer. Quand je le rencontre, il a 19 ans, mais il a l'air d'un enfant. Calme. Trop calme. Il parle lentement, sans expression. Il se débrouille encore en français, appris à l’école primaire, mais qu’il n’a plus pratiqué depuis des années. Il n’a pas vu ses parents depuis ses 13 ans ! Sa famille le croyait mort. Ils avaient même organisé des funérailles. . Ceux qui brisent des vies comme la sienne sont des monstres. Les leaders FDLR sont des monstres. #Kivu2025 -------------------------------------------- The FDLR leaders are monsters. This boy was recruited by the FDLR when he had just turned 13. Under what circumstances? "I had no choice." He tells me the FDLR aren’t just a militia. They’re a real army. First, six months of training in a military camp. Then he’s placed in an elite unit: the CRAP – Command, Reconnaissance and Deep Action. With them, he carries out operations, including inside Rwanda. He’s armed with a PKM machine gun, operated with the help of an ammo loader. He doesn’t want to go into detail: “In war, you kill. It’s war,” he says simply. In the FDLR bases, there are even schools for children. Medics act as doctors. He sometimes accompanied his commanders to meetings directly with the FARDC — the Congolese army. From 2021, cooperation with the FARDC intensifies. They start delivering food — pasta, beans, potatoes — in FARDC trucks. Then, from 2022, the FDLR fighters are directly paid by the FARDC. As a corporal, he earns $120 a month. Regular soldiers get $60. That’s more than an unskilled worker in Congo. In 2024, he turns 18. Something shifts. He realizes their attacks also target civilians — people like him, speaking the same language. He remembers he’s Rwandan. He no longer wants to kill his own people. In February 2025, he makes the bravest decision of his life: to leave. Fleeing the FDLR means risking death. So he works on building a false identity, gets a Congolese voter card — which serves as an ID in Congo. He saves a bit of money. One night, he escapes. Walks ten kilometers through the forest, in the dark. He reaches Goma. He’s stopped twice by M23 rebels. But thanks to the voter card, they let him through. When I meet him, he’s 19. But he still looks like a child. He’s strangely calm, speaks slowly, his face blank. He can still speak some French, learned in primary school, but he hasn’t used it in years. He hasn’t seen his parents since he was 13. His family thought he was dead. They even held a funeral for him. The people who destroy children like this are monsters. The FDLR are monsters. #Kivu2025

Alain Destexhe

32,867 次观看 • 1 年前

Fouad Ahidar, un islamiste antisémite pro-Hamas au gouvernement bruxellois? La Belgique compte un gouvernement fédéral et cinq gouvernements régionaux, parmi lesquels celui de la Région de Bruxelles-Capitale qui a la singularité de devoir disposer d’une double majorité (francophone et néerlandophone) pour gouverner. Quatre mois jour pour jour avant les élections du 9 juin 2024, le député ex-socialiste Ahidar Fouad crée le parti Team Fouad Ahidar qui, au soir du 9 juin, décroche à la surprise générale 3 des 17 sièges impartis aux Bruxellois néerlandophones. Ce parti nouveau-né devient ainsi la deuxième force politique flamande de la capitale, derrière le parti écologiste Frans Groen et ses 4 élus. Le séisme causé par cette razzia électorale débouche sur un imbroglio politique inédit pour la Région de Bruxelles-Capitale: si les nationalistes flamands N-VA ne s’allient pas aux autres partis démocratiques néerlandophones, le prochain gouvernement bruxellois devra s’acoquiner avec, soit l’extrême droite Vlaams Belang, soit l’extrême gauche PVDA België, soit l’islamiste antisémite pro-Hamas Fouad Ahidar. Pire scénario encore: forte de 9 députés, une tripartite écolo-islamo-socialiste ferait le compte. Ambiance. Qui est Fouad Ahidar? Après un passage par le parti communiste PTB Belgique, Ahidar rejoint le parti socialiste flamand Vooruit sous les couleurs duquel il est élu en 2004 au Parlement bruxellois. Il y siège depuis comme député et assumera la première vice-présidence de l’hémicycle de 2014 à 2019. En décembre 2023 il quitte le parti socialiste – ou en est exclu, selon les versions des intéressés – car, explique-t-il, ce parti “va à l’encontre de mes convictions parfois religieuses”. En février 2024 il fonde son parti éponyme qui, depuis les élections du 9 juin, chamboule l’échiquier politique bruxellois. Pour le reste, Ahidar compte parmi les plus extrémistes des élus du royaume sur les sujets touchant à la laïcité et au dossier israélo-palestinien. Un islamiste qui se défend de l’être. Un antisémite qui se défend de l’être. Un pro-Hamas qui ne s’en défend pas. Ahidar l’islamiste En mars 2013, Ahidar poste sur le mur Facebook d’Abdelrahman Ayachi le message de soutien suivant: “Prenez soin de vous, cher Abdelrahman. (…) Nos prières sont avec vous.” ( Abdelrahman Ayachi était un islamiste franco-syrien qui a vécu à Molenbeek et sera tué en juin 2013 en Syrie où il était parti combattre dans les rangs djihadistes pour “l'édification d'un État islamique”. Précédemment, Ayachi avait été condamné en 2009 par la Cour d’appel de Bruxelles pour incitation à la haine antisémite, et par contumace en 2012 pour terrorisme. En février 2024, Ahidar prend la parole à la tribune du Parlement bruxellois pour défendre l’imam pakistanais qui, le mois précédent, psalmodiait la sourate 33 du Coran au perchoir de cette même Assemblée. Une sourate qui, d’une part, narre la Bataille de la Tranchée durant laquelle une tribu juive, les Banu Qurayza, a été décimée par l’armée de Mahomet et qui, d’autre part, est l’une des deux sourates coraniques sur lesquelles s'appuient les promoteurs du voile islamique. Dans son plaidoyer pro domo, Ahidar affirme que “cet imam a seulement voulu être bienveillant” et sermonne les députés présents en assénant que “tout le monde ici cite des versets de quelque part, ou des documents de quelque part” ( En juin 2024, sur le plateau de la télévision régionale bruxelloise BX1Officiel, Ahidar professe que si “pour certains les cultes doivent rester à la maison, pour moi c’est le contraire.” Au journaliste de BX1 Fabrice Grosfilley qui lui demande si “on ne doit pas séparer la politique de la pratique religieuse”, il rétorque: “C’est difficile de [les] séparer” ( En août 2024, Ahidar se félicite de l’insondable arrêt de la Cour d’appel de Bruxelles autorisant le retour en Belgique de l’imam salafiste Mohamed Toujgani et l’acquisition par ce dernier de la nationalité belge. Ahidar se dit “ravi” et “soulagé” du retour de son ami qui avait été expulsé du pays en 2021 sur base de rapports de la Sûreté de l'État détaillant le contenu de ses prêches antisémites et anti-occidentaux dans lesquels il a, entre autres, appelé à brûler les Juifs ( Originaire du Maroc, Mohamed Toujgani a vécu en Belgique de 1982 à 2021 où il prêchait en tant que premier imam de la mosquée molenbeekoise al Khalil, créée en 1985 par la confrérie des Frères musulmans et plus grande mosquée du pays. Plusieurs fidèles de cette mosquée rejoindront les réseaux djihadistes, dont Chakib Akrouh, l'un des terroristes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. La multiplication des dérapages et outrances d’Ahidar lui attireront les foudres d’autres parlementaires, dont l’ancien leader libéral flamand à Bruxelles @GuyVanhengel qui, le surlendemain des élections, tire la sonnette d’alarme: “Le programme de son parti est très axé sur la charia. (…) Regardez ses déclarations sur Gaza, qui sont d’inspiration religieuse, ou les débats sur l’abattage sans étourdissement.” Quant au député N-VA Theo Francken, il qualifie la Team Fouad Ahidar de “charia-club haineux, ultra-conservateur, antisémite et homophobe”. Mais peu chaut à Ahidar qui affirme que les critiques l’indiffèrent: “Plaire à qui? Moi je plais à Dieu. (…) [L’important c’est] que mon Dieu soit heureux.” Ahidar l’antisémite En mars 2009, Ahidar assiste à Bruxelles au spectacle de l’antisémite multirécidiviste Dieudonné, clamant au micro de la chaîne publique flamande VRT être “un grand fan de Dieudonné” ( En novembre 2012, Ahidar participe à Anvers à une manifestation anti-israélienne qui, dans les faits, consacre l’Union sacrée des antisémites: on y trouve des islamistes de Sharia4Belgium, des militants d’extrême gauche et des nazillons du groupuscule d’extrême droite flamand N-SA. Et Fouad Ahidar. Et ce slogan génocidaire scandé par la foule: “Hamas! Hamas! Tous les Juifs au gaz!” ( En novembre 2023, Ahidar est interviewé par la Web TV communautaire Zinneke Tv. L’entretien de 34 minutes est entièrement consacré aux pogroms du 7 octobre et à la guerre qui s’en est suivie ( Extraits: • “[Les Israéliens] ont simplement récupéré ce qu’ils ont semé. Ils ont semé la haine et le massacre et la désolation depuis 75 ans, et aujourd’hui il y a eu une peeetite réponse qui a été donnée par une partie du Hamas.” (voir vidéo) • “La seule différence aujourd’hui c’est que [pour] la première fois le Hamas est rentré sur le territoire israélien, si on peut appeler ça des territoires israéliens, où des colons sont installés.” • “Les Juifs sont des élèves qui sont devenus des mauvais maîtres. (…) Ils ont subi, aujourd’hui ils font pire! (…) Des vrais psychopathes, ce sont des tueurs en série.” • “Moi qui suis parti à Ausfitch (sic), en Pologne, pour aller voir ce que c’est un génocide, ce que c’est un massacre, eh bien je peux constater aujourd’hui qu’on utilise pratiquement les mêmes méthodes.” • “La communauté juive s’est créé un État sur un territoire qui ne lui appartient pas. Alors je répète, ce sont les Allemands qui les ont massacrés en plus grosse partie. On n’a qu’à leur donner une partie de l’Allemagne.” Ahidar le pro-Hamas En juin 2010, Ahidar prend part à une manifestation anti-israélienne à Bruxelles, devant le ministère des Affaires étrangères. Au micro de MedianeTV, il se rengorge d’avoir été l’un des premiers à signer la pétition exigeant le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes: “Moi j’ai signé la charte aussi, je crois que je suis un des tous premiers à l’avoir signée pour retirer justement le Hamas de cette liste qui le traite de terroriste”. En mars 2024, lors d’un entretien avec la Web TV communautaire AV12, Ahidar prend fait et cause pour les organisations terroristes Hamas et Hezbollah ( Durant l’interview, il flirte avec le négationnisme en renvoyant dos-à-dos la Shoah et la guerre en cours: “On ne peut pas appeler ça un génocide, c’est pire qu’un génocide. (…) Il faudrait qu’on soit 6 millions pour dire que c’est un génocide?” Il prône l’application du programme du mouvement antisémite BDS en enjoignant la Belgique de “stopper tout accord bilatéral, commercial, culturel avec ce pays, avec ces terroristes.” Il s’émeut du sort du Hezbollah: “Malheureusement [le Liban] subit des dommages collatéraux énormes parce qu’il a osé avoir le courage de bouger.” Et il requiert des frappes de l’OTAN sur Israël: “La seule solution c’est malheureusement qu’il faut intervenir militairement. Et ça l’OTAN doit faire ce qu’elle doit faire.” Une menace existentielle La fulgurance de la victoire par les urnes de Fouad Ahidar ne doit pas être prise à la légère: elle est symptomatique de la menace existentielle qui plane sur un nombre croissant de démocraties occidentales. Partout ou presque en Europe, on voit émerger et prospérer des formations politiques surfant sur la vague islamogauchiste qui, dans la foulée du 7 octobre, s’est transformée en tsunami baptisé “Intifada Revolution”. Une lame de fond qui charrie avec elle l’obscurantisme, l’antisémitisme, la christianophobie, l’homophobie, le sexisme et d’autres tares encore. Penser qu’il est possible de composer avec Fouad Ahidar en Belgique, Jean-Luc Mélenchon en France ou Yolanda Díaz en Espagne est illusoire et suicidaire. Les partis démocratiques belges qui envisagent en ce moment-même une conciliation voire une alliance avec la Team Fouad Ahidar feraient bien de garder à l’esprit cet aphorisme de Winston Churchill: “Un conciliateur c'est quelqu'un qui nourrit un crocodile en espérant qu'il sera le dernier à être mangé”. Pour les socialistes flamands c’est déjà trop tard, bâfrés par leur ex-camarade Ahidar au dîner du 9 juin. Ce n’est qu’en prenant la pleine mesure du danger auquel nous sommes confrontés que nous éviterons de sombrer collectivement. À défaut de ce sursaut salutaire, les élections du 9 juin 2024 pourraient marquer le point de non-retour de l’effondrement de nos démocraties. Alexander De Croo 🇺🇳 Bart De Wever Jan Jambon Georges-L BOUCHEZ Maxime PREVOT Sophie Rohonyi Marie Lecocq Hadja Lahbib David Leisterh David WEYTSMAN 🇧🇪🇪🇺 Joelle Maison Ahmed Laaouej Isabelle Emmery Christophe De Beukelaer Cieltje Van Achter Sven Gatz Ans Persoons Benjamin Dalle Elke Van den Brandt Dorian de Meeûs Frédéric Chardon Gauvain Dos Santos Jim Nejman Maxime Binet JULIEN BAL pascal vrebos Elodie Blogie JP Jacqmin @julie_morelle Martin Buxant Géraldine Woessner Erwan Seznec Jean Quatremer sophia aram Raphaël Enthoven Mohamed Sifaoui

Joël Rubinfeld

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L’absence de solution possible dans la guerre USA-Israël/Iran pousse les acteurs à toujours plus de prises de risques et à une montée aux extrêmes stérile et hautement dangereuse. ✅Cette guerre n’aurait jamais dû être déclenchée. Mais elle l’a été et le monde doit faire avec. Essayons d’être factuel et d’en analyser froidement les enjeux: les stocks de missiles/drones, le facteur temps, le risque de crise financière américaine et mondiale, les stratégies possibles des acteurs, l'impasse stratégique et les risques qui lui sont liés. Les munitions des deux côtés, le premier facteur clé. Les Américains ont amené deux porte-avions et disposent de bases d’environ 40.000 hommes dans toute la région du golfe. Les forces sont surtout aériennes et navales. Ce qui compte dans cette phase de la guerre, c’est le nombre de missiles, de drones et de missiles anti-missiles pour détruire les bases militaires et les infrastructures critiques ennemies et protéger les siennes. Les données (missiles, drones, missiles anti-missiles) ne sont pas publiques. Les meilleurs experts estiment que l’Iran a encore la moitié de ses missiles et largement plus de drones. L’Iran disposait avant la guerre de 2000-2500 missiles. Les Iraniens produisent environ 50.000 drones par an dont 15.000 Shahed. Les Américains avaient préparé une guerre courte de quelques jours, les munitions sont à l’avenant. Environ 2000 Tomahawk et 800 missiles Patriotes. Les analystes estiment que les Américains ont tiré la moitié de leurs missiles. Des missiles peuvent être envoyés d’autres régions du monde mais les stocks américains sont bas après la guerre en Ukraine. Les États-Unis ne peuvent produire que 100 à 200 Tomahawks par an et 200 missiles patriotes. Les frappes iraniennes comme américaines ont baissé tout au long de la semaine. Les frappes iraniennes ont baissé de 80-85% environ, les frappes américaines et israéliennes ont baissé de 60%. Les sites de missiles iraniens sont souterrains. Les Américains les bombardent, les Iraniens déblaient ensuite la terre en quelques heures avec des engins de chantier et peuvent relancer leurs missiles. Les Américains ont la supériorité dans le domaine aérien mais pas la domination absolue. Les Iraniens disposent d’environ 5000 Manpads (missiles sol air guidé pouvant être tiré par un seul individu). La domination aérienne permet le bombardement écrasant par les avions comme les B52, ce qui permet d’éviter d’avoir à utiliser des missiles et est un atout fondamental. Le temps, deuxième facteur clé. Avec 20% du pétrole mondial qui passe par le détroit d’Ormuz, le prix du pétrole montera tant que le trafic ne sera pas rétabli. Il y a des effets de seuil : les capacités de stockage du golfe étant au bord de la saturation, les puits pétroliers commencent à être fermés au Koweït. L’Irak ne dispose que de 5 jours de stockage disponible avant de fermer les puits, les autres pays ont entre 10 et 20 jours, l’Arabie Saoudite dispose de 35 jours voire de 60 jours si elle peut basculer par ses pipelines le pétrole en mer rouge. Sans compter, le gaz naturel liquéfié qui passe par le détroit, les engrais et en retour, la nourriture chargée d’alimenter les pays du désert. Les stocks de nourriture seraient de 10 jours à Dubaï et ceux-ci passent nécessairement par le détroit d’Ormuz. Le passage par la mer rouge, tant que les Houthis ne la ferment pas est possible, mais faire traverser la péninsule par des camions de nourritures pour fournir les Etats du golfe n’est pas une solution de remplacement crédible. Dans quelques semaines au plus, le problème alimentaire va se poser dans certains Etats du golfe. Enfin, la mer rouge est ouverte mais rappelons que les Houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont réussi à la fermer partiellement il y a un an. En quelques semaines, la hausse des prix du pétrole et du gaz déclenchera très probablement une crise financière mondiale et une crise économique de forte ampleur. D’autant plus que les marchés actions américains sont fragiles, à des évaluations très élevées et qu’avant la guerre, le marché du crédit privé commençait à se bloquer aux Etats-Unis (l’interdiction de sortie des épargnants d’un fond géant de Blackrock est là pour en témoigner). A moins d’être capable de débloquer le détroit d’Ormuz, les Américains ont très peu de temps pour leurs opérations militaires. Rajoutons que si les pays du golfe étaient trop touchés par cette guerre , le risque d’un basculement progressif à l’avenir vers la Chine et la Russie est une possibilité, ce qui serait très douloureux pour la puissance américaine (rôle du dollar, affaiblissement par rapport à la Chine…). Enfin, le temps joue contre le gouvernement Trump à l’intérieur des Etats-Unis : la population américaine est majoritairement opposée à cette guerre, une partie des électeurs républicains et du mouvement MAGA l’est aussi. Plus la guerre et les dommages économiques durent, plus Trump sera mis politiquement sous pression aux Etats-Unis. Les politiques américains sont patriotes, mais un vote au Congrès contre la poursuite de la guerre est possible lorsque « le coût » de la guerre devient insupportable. Comme l’Iran ne menaçait pas d’attaquer les Etats-Unis (Pentagone), Trump n’avait pas le droit de faire cette guerre sans le demander au Congrès, autre faiblesse trumpienne. N’oublions pas que les élections de mid-terms en novembre prochain peuvent faire perdre beaucoup de siège aux élus républicains. Accepteront-ils de perdre ou feront-ils pression sur Trump ? Poser la question c’est y répondre. Le temps est du côté des Iraniens, la puissance militaire est du côté des Américains. Débloquer le détroit d’Ormuz ? La flotte américaine est cachée loin du golfe persique par crainte de voir ses navires coulés. Les Iraniens peuvent couler des navires par des attaques de missiles (hypersoniques), de drones venant de la terre et par les 300 vedettes lance-missiles qu’ils possèdent dans le golfe persique. Prendre le contrôle du détroit d’Ormuz et plus encore du golfe persique est éminemment dangereux pour les Etats-Unis. Il suffit de penser au dommage symbolique pour les USA si de lourds navires américains étaient coulés. Aujourd’hui encore, les missiles et drones iraniens continuent de toucher les bases américaines dans le golfe et Israël. Aidés probablement par la Chine, leurs guidages semblent être assez précis. Vu que les Iraniens ne risquent pas d’épuisement de leurs missiles et drones dans les semaines à venir, les Américains pourront difficilement débloquer rapidement le détroit d’Ormuz. Et l’Iran dispose de la possibilité de miner le détroit, il faudrait alors 6 mois pour le déminer. Une issue catastrophique pour l’économie mondiale. Quelle stratégie possible pour l’Iran et les USA ? Pour le régime iranien, la stratégie est simple dans cette guerre où il est le plus faible : survivre, tenir pour que les USA ne s’attaquent plus jamais à lui. Le pays subit de fortes destructions mais il n’y a pas de désorganisation visible, de faiblesse criante du régime. Le régime semble plutôt renforcé dans le désir de tenir qu’affaibli. A-t-il un autre choix ? L'enjeu pour l'Iran est de blesser les pays du golfe pour faire pression sur les USA sans les retourner contre lui. La seule sortie permettant aux Américains de revendiquer une réelle victoire, c’est un changement de régime. Problème : on ne fait pas un changement de régime avec des attaques aériennes. Ramener suffisamment de soldats américains pour faire cette attaque au sol prendrait des semaines/mois et le temps est contre les Américains, sans compter le danger d’envahir un pays de 90 millions d’habitants. Faire attaquer les Kurdes n’a pas marché et n’est pas une solution réaliste. Le changement de régime à moyen terme. Des plans d’envahir et de tenir l’île de Kharg à 20 km des côtes iraniennes circulent : ceci permettrait d’empêcher l’Iran de vendre 90% de son pétrole et asphyxierait financièrement le régime. Ceci semble encore une fois irréaliste à l’horizon de quelques semaines/mois car cela signifierait que la flotte américaine contrôle le détroit d’Ormuz et le golfe persique, et le tienne. Ce qui est infiniment dangereux vu la dangerosité des drones, vedettes lance-missiles et missiles iraniens. Sans compter que les Iraniens peuvent miner le détroit d’Ormuz, empêchant tout simplement la flotte et le pétrole de passer. Les Américains peuvent éventuellement essayer de détruire les installations de l'île de Kharg pour affaiblir durablement le régime. Les Etats-Unis sont coincés dans une impasse stratégique. Les Iraniens sont aussi coincés. Dès lors, les Etats-Unis ont le choix entre sortir rapidement de cette impasse avant que les dégâts à leur image et à leur position internationale soient trop lourds. Ou chercher une solution militaire miracle en prenant plus de risques, monter aux extrêmes, détruire au maximum l’Iran pour en sortir plus tard et crier « Victoire, nous avons détruit ce régime et ses dangers, nous partons ». Mais les Iraniens en retour feront monter les coûts causés aux Etats-Unis et aux pays du golfe. La frappe d’une usine de dessalement iranien de l’île de Qeshm par les Américains suivie par la frappe d’une usine de dessalement au Bahreïn par les Iraniens en est l’exemple même. Toucher à l’eau dans cette région et en Israël, c’est risquer d’y détruire la possibilité d’y vivre. Au Koweït et à Oman, environ 90% de l’eau potable vient du dessalement, en Israël, près de 90% de l’eau vient du dessalement ! On imagine les dégâts si des missiles et des drones frappent ces usines vitales. La frappe par Israël d’infrastructures de stockage de pétrole ayant embrasé Téhéran hier est une montée aux extrêmes. Quid si les Iraniens décident de répliquer en minant le détroit d’Ormuz, le rendant pour longtemps impraticable, ou de détruire des champs de pétrole du golfe ? Si les Américains sont humiliés, le risque est qu’ils montent toujours plus loin dans les représailles pour continuer à être craint sur la scène mondiale. Une bombe nucléaire tactique lancée sur l’Iran par Israël est une possibilité hautement destructrice pour tous. Nous sommes dans le chaos et le brouillard de la guerre, qui rend toutes les analyses difficiles et possiblement erronées, un évènement inattendu pouvanjt survenir. Semblant coincées dans une impasse stratégique, les forces en présence ne peuvent que se détruire mutuellement tant que la guerre dure. Ce qui est certain, c’est que le risque de dégât gravissime pour la région et le monde ne fait que monter. Nous avons besoin de forces de paix à l’intérieur des pays et de puissances de paix pour éviter que le chaos ne se transforme en catastrophe. Cela peut sembler des gouttes d’eau mais seules ces gouttes d’eau peuvent éviter l’embrasement.

Philippe Murer 🇫🇷

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