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🎁Bande-annonce de la version 2.1 - « Le fracas imminent du ressac » | Zenless Zone Zero L'été arrive à pic et les marées se succèdent, révélant des souvenirs qui brillent tels des feux d'artifice et réveillant des fragments du passé qui ne peuvent plus être endormis. « Même...

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Au Royaume-Uni, les citoyens sont omniprésents dans les procédures pénales, et contrôlent l'action des magistrats. Leur rôle est sacré: ils permettent à quiconque se retrouve face à une procédure qui remette en cause son intégrité, son honneur, sa vie, d'être jugé par des pairs, en toute indépendance du pouvoir. Le gouvernement britannique a cherché à réduire la place des jurés. Des intervenants magnifiques, de tous les bords, se sont immédiatement levés pour l'en empêcher. En France, la justice est dans un état catastrophique, indécent. Elle détruit plus souvent qu'elle ne protège, violente plus souvent qu'elle ne répare. Elle me fait honte. Elle nous fait honte. Plus rien ne la contrôle. Les jurés y ont dores et déjà été réduits à la portion congrue, de telle sorte que les magistrats ne sont plus confrontés qu'à eux-mêmes. En cette aveuglement se terrent tous les monstres, tous les fantasmes et les projections. Tous les effrois d'une population. En France, la classe politique est si médiocre, si veule, si corrompue ; si indifférente au sort du peuple, à sa mission et aux principes les plus fondamentaux de notre nation ; qu'aucune force ne cherche à réfléchir cette catastrophe d'où naitront des révolutions. En France, la classe politique est si nulle qu'elle a fait de Gérald Darmanin garde des sceaux. Celui-ci s'est proposé d'aggraver la catastrophe, et dans la foulée d'Eric Dupond Moretti, de détruire encore un peu plus les jurés. Les seuls qui fassent à l'arbitraire, face à la loi s'il le fait, peuvent parfois nous protéger. Un gouvernement pourtant dénué de toute légitimité, se propose ainsi d'accroître l'effroi en une société déjà traumatisée. Et personne, au sein de cette classe politique qui n'est pas assez méprisée, n'a décidé de se lever. Obsédés par la place et leurs intérêts, nos gouvernants s'apprêtent, collectivement à accepter le sacrifice du pilier de notre procédure pénale, c'est à dire de nos droits les plus fondamentaux, et à laisser des milliers de destins supplémentaires se briser. La blessure est ouverte, ils se proposent de la saler. Et nous laisser exposés nus à la toute puissance de l'État et du pouvoir, sans plus aucun pair, plus aucun regard, à qui nous raccrocher. Aujourd'hui des milliers de concitoyens tremblent, face à une institution judiciaire devenue machine à dévaster. Et nos gouvernants s'en délectent. Car ils s'apprêtent à nous sacrifier. Nous ne mesurons pas le danger. Partout en France, dans le silence et l'indifférence, des avocats courageux se sont levés. Suivant les alertes du brillant, courageux et discret Benjamin Fiorini, portés par leur bâtonniers, ils forment une onde noire qui crie non. Eux sont aux premières loges d'une catastrophe invisible, de la perte de repères de cours et tribunaux que tous ont cessé de fréquenter. Eux sont seuls, comme ils le sont et l'ont été, jour après jours, en des prétoires désertés. Leur cri d'aujourd'hui sera peut-être le vôtre demain. Celui de votre, fils, de votre père, de votre voisin. Celui qui déterminera votre destin. Eux qui savent ce que sont devenus nos tribunaux, ont décidé de se lever et de crier pour vous enjoindre à Résister et à Lutter. Abattre ce projet de loi ne nous sauvera pas, et ne sauvera pas une institution judiciaire qu'il faudra transformer de la cave au grenier. Mais sa chute entretiendra un cri qui portera et qui dira Résistez. Luttez. Ne les laissez pas nous effondrer.

Juan Branco ✊

24,141 Aufrufe • vor 4 Monaten

[À VOIR] Jean-françois Corty "ON EST FACE À UN CARNAGE": L’APPEL DE MÉDECINS DU MONDE POUR UN CESSEZ-LE-FEU À GAZA "Face à la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza, Médecins du monde appelle à un cessez-le-feu afin de tenter d’éviter la mort de milliers de civils privés d’aide et de soins. "On est face à un effondrement du système de santé, avec des institutions qui ne fonctionnent plus et des civils qui sont dans une situation de stress totale, explique Jean-François Corty, VP de Médecins du Monde. L’aide humanitaire est sous-proportionnée. On est face à un carnage. C’est pour ça que la diplomatie française, l’Europe, les Etats-Unis, doivent insister pour qu’au Conseil de sécurité de l’ONU, un cessez-le-feu soit prononcé. Sinon, on va vers une mort certaine de dizaines de milliers de civils. Cette situation est insupportable." "LA PERSPECTIVE DE LA JOURNÉE, C’EST LA MORT" "La plupart des hôpitaux ont été détruits, des centres de santé aussi. Des écoles où logent des familles sont aussi bombardées. Il y a près de 20.000 morts, avec une majorité de femmes et d’enfants. Nos équipes sont soumises au même régime que les Gazaouis, et ne peuvent pratiquement plus travailler. Il n’y a que quelques humanitaires, dont des collègues de MSF International, qui arrivent un peu à travailler dans le sud. Nous avons du mal à faire entrer le matériel, à assurer la sécurité de nos équipes. Les humanitaires ne sont pas des martyrs. Nous avons déjà eu un mort et c’est plus d’une centaine de morts chez les Nations unies, quatre morts chez MSF International. On ne peut pas travailler dans ces conditions." "Ils sont aussi soumis à des épidémies de grande précarité, hépatite A, infections digestives, parce qu’ils ont des difficultés à avoir accès à l’eau et à la nourriture. Ma collaboratrice est sur place et vient d’avoir un bébé qui tousse à cause des bombardements à proximité et de la fumée. Elle a du mal à le nourrir tous les jours. Elle lui fait boire de l’eau saumâtre. Et l’eau saumâtre, pour les enfants en bas âge, quand vous ne pouvez pas être soigné, c’est la mort certaine dans les jours qui suivent. Nos équipes, quand on les a au téléphone, on se dit chaque jour au revoir et peut-être qu’on ne va pas les avoir au bout du fil le lendemain parce que la perspective de la journée, c’est la mort, dans un contexte où on a faim, où on ne peut pas être soigné." "LES HÔPITAUX, CE SONT DES MORGUES" "Dans le sud, il reste deux, trois hôpitaux qui sont saturés de blessés et de malades classiques parce qu’on ne peut plus assurer les soins, comme l’asthme, le diabète, et on reçoit aussi beaucoup de morts". "Donc ces hôpitaux, ce sont des morgues. Il faut imaginer qu’on a officiellement 50.000 blessés, probablement plus. Et ce sont beaucoup d’enfants qui ont des brûlures, des membres écrasés, des infections importantes qu’on ne peut plus traiter avec des antibiotiques qui ne rentrent pas. La situation est catastrophique. C’est une journée de mobilisation mondiale, dans plus de 90 pays. Des associations et des Etats demandent un cessez-le-feu. Ce n’est pas un point de vue idéologique, mais opérationnel. L’aide est massivement prépositionnée en Egypte. Elle peut rentrer à Kerem Shalom et Rafah. Mais les conditions de sécurité ne sont pas requises. On ne veut plus avoir d’aidants, de soignants, d’humanitaires qui meurent sous les bombes. Il faut un cessez-le-feu pour que cette aide soit proportionnée, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui." " Après une semaine de trêve fin novembre, qui a permis la libération de certains otages du Hamas et l’entrée d’aide humanitaire, la reprise des combats a bloqué le soutien à la population gazaouie. "Ce sont quelques dizaines de camions qui rentrent chaque jour et qui ne touchent que le sud de la bande de Gaza. L’aide ne rentre pas dans le nord. Mais ce n’est tout de la faire rentrer. Il y a un défi logistique, il faut trouver des endroits pour la stocker..."

Bernard GEORGES 🇺🇳🏳️‍🌈🌍🌎🌏

36,210 Aufrufe • vor 2 Jahren