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B’Tselem documente ce que l’armée israélienne appelle des "opérations ciblées". Voici le cas de Saddam Rajab, 10 ans. Saddam avait 10 ans ce 28 janvier 2025, à Tulkarm, en Cisjordanie. Il parlait au téléphone avec sa mère, dans la rue, près de la maison de son grand-père. Une conversation...

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Le sergent américain Anthony Agular, membre des forces spéciales — un “Green Beret” — n’a pas pour habitude de parler. Ces hommes sont formés pour observer, obéir, disparaître. Mais ce jour-là, quelque chose a craqué. Un geste trop fort. Un regard trop humain. Un crime trop évident. Il raconte : « Le petit avait cinq ans, peut-être moins. On voyait ses côtes. Il ne pleurait même plus. Il n’avait plus de larmes. Quand je lui ai tendu une ration de survie, il a baissé les yeux. Puis il a pris mes mains, les a embrassées, comme on embrasse un miracle. » Et juste après ce miracle, la balle. Une seule. Tirée par un soldat israélien posté plus loin, derrière les grilles de l’enclave. Le petit s’est effondré comme une plume qui tombe. Aucune menace. Aucun cri. Juste un silence tranché. Agular dit alors une phrase que personne n’avait osé prononcer à haute voix : « Même les prisonniers de Daech qu’on a capturés, même eux, on les traitait avec plus de dignité que ces enfants. » Il ne s’agit plus ici d’un débat géopolitique. Ni d’un enjeu de sécurité. Ni même d’un affrontement armé. Il s’agit d’un effondrement de l’humanité. Quand un soldat tire sur un enfant qui vient de dire merci, ce n’est plus une guerre. C’est un sacrifice. Quand un allié américain se retourne contre son propre silence, ce n’est plus un témoin. C’est une alarme. Quand un enfant affamé embrasse les mains de celui qui lui tend du pain, puis meurt d’une balle, ce n’est pas une bavure. C’est une exécution. Et le monde continue. Les conférences de presse, les “nous sommes préoccupés”, les drapeaux flottants et les partenariats stratégiques. Mais dans l’âme d’Agular, quelque chose est mort avec cet enfant. Et dans le silence de cette scène, tout ce qui reste de notre civilisation a tremblé. Peut-être que l’Enfer, c’est cela : un monde où ceux qui tuent les affamés sont décorés, et ceux qui tendent la main sont réduits au silence.

Bertrand SCHOLLER

19,930 Aufrufe • vor 11 Monaten

Keanu Reeves n'a jamais demandé à être une légende. Et c'est peut-être pour ça qu'il en est devenu une. Pas à cause de Matrix. Pas à cause de John Wick. Pas à cause des centaines de millions de dollars accumulés en quatre décennies de carrière. À cause de ce qu'il fait quand les caméras sont éteintes. **L'enfance ne lui a rien offert.** Père absent dès ses 3 ans, parti, puis réapparu brièvement, puis disparu pour de bon derrière les barreaux d'une prison hawaïenne. Une succession de beaux-pères. Des déménagements constants. Une dyslexie qui faisait de chaque classe un combat silencieux. Keanu a grandi en apprenant très tôt que la stabilité, ça ne se reçoit pas, ça se construit, seul, brique par brique. Son premier rêve ? Le hockey. Il était gardien. Doué, même. Une blessure au genou a fermé cette porte définitivement. Il a frappé à d'autres. Puis la vie lui a tendu quelque chose de rare : l'amour vrai. Jennifer Syme. Une femme qu'il aimait profondément. Ensemble, ils attendaient une fille. Ils avaient choisi son prénom. Ils avaient imaginé sa vie. Ava est née morte, à huit mois de grossesse. Ce genre de douleur-là ne se traverse pas. Elle s'habite. Elle remodèle tout les matins, les silences, la façon de regarder les autres. Le couple n'a pas résisté au poids du vide. Ils se sont séparés. Puis, dix-huit mois plus tard, Jennifer a été tuée dans un accident de voiture. Keanu a porté son cercueil de ses propres mains. Longtemps après, il a dit ceci : Qui peut dire ce qu'est l'amour ? Mais je sais ce qu'est la perte." À ce stade, beaucoup se seraient construits une armure. Lui a fait le contraire. Quand sa sœur Kim a reçu un diagnostic de leucémie, il n'a pas sorti un chèque depuis Los Angeles en espérant que ça suffirait. Il s'est arrêté. Il est resté. Des années à ses côtés, discrets, constants, pendant que sa carrière pouvait bien attendre. Il a financé la recherche contre le cancer sans jamais chercher à y attacher son nom. Sur le tournage de " Matrix Reloaded", il découvre qu'un membre de l'équipe technique est au bord de perdre sa maison. Avant la fin de la journée, la dette est réglée. Personne n'en saura rien avant des années. Les cascadeurs qui risquaient leur corps pour chaque scène d'action ont reçu, à la fin du tournage, une Harley-Davidson chacun accompagnée d'un mot personnel, écrit de sa main, pour chacun d'eux. Il y a une photo qui dit tout. Keanu Reeves, assis à même le trottoir d'une rue new-yorkaise, dos contre un mur. À côté de lui, un homme sans abri. Ils partagent un repas. Ils parlent. Ils sont là, tous les deux, simplement présents l'un pour l'autre. Aucun attaché de presse. Aucune story. Aucune stratégie d'image. Juste un homme qui a décidé, ce jour-là comme tous les autres, de ne pas regarder ailleurs. Il prend le métro. Il marche dans la rue sans escorte. Il entre dans les cafés, commande un café, dit bonjour. Avec une fortune estimée à plusieurs centaines de millions de dollars, il aurait toutes les raisons de vivre à distance du monde. Dans une bulle. Derrière des grilles. Il choisit le trottoir. Ce qui est frappant chez Keanu Reeves, ce n'est pas la générosité en elle-même. C'est sa constance. Ce n'est pas un élan. C'est une façon d'être, construite, probablement, dans les années où personne ne lui offrait grand-chose, et où il a appris que la seule chose sur laquelle on a vraiment prise, c'est la manière dont on traite les gens qui croisent notre chemin. Il a tout perdu plusieurs fois. Il aurait pu tout garder pour lui ensuite. Il a choisi autrement. Et ça, aucun rôle ne pouvait le jouer à sa place. Vidéo : Esprit invincible

🅶🅾🆁🅺

19,873 Aufrufe • vor 4 Monaten

📢🚨 Ce qui est savoureux dans cette séquence, c’est de voir Mélenchon tomber des nues face à Nicolas qui paie. Le gars comprend pas. Il bug. Il sent qu’il y a un truc qui lui échappe. Et ce truc, c’est simple : la classe moyenne en a ras-le-cul. C’est pas un hashtag, c’est pas une vanne : c’est un cri social brut. Un type bosse, déclare tout, se tape charges, TVA, IR, taxe foncière, taxe d’habitation, impôt indirect, CSG, carburant surtaxé, et à la fin, il reste rien. Et ce type-là, c’est Nicolas qui paie. Et ce qui est jouissif, c’est de voir Mélenchon tenter de comprendre le phénomène, comme un vieux prof largué devant un mème internet. Il croit que c’est une blague, une personne réelle, une caricature. Il essaie de détourner la question avec de l’humour, un peu gêné, comme s’il avait peur de mettre les deux pieds dans la merde. Sauf que la merde, il est déjà dedans jusqu’au cou. Parce que Nicolas qui paie, ce n’est pas un électeur, ce n’est pas un militant : c’est un signal de saturation. Une alerte rouge. Une révolte sourde. Et Mélenchon, qui refuse de sortir de sa grille de lecture poussiéreuse, passe complètement à côté. Il se noie dans ses tentatives de récupération, dans ses vieux automatismes d’analyse politicienne. Mais il ne pige pas que le ras-le-bol fiscal, c’est pas de gauche, c’est pas de droite, c’est transversal, viscéral, vital. Et pourquoi ? Parce que pour entrer dans cette logique-là, il faudrait admettre que l’État est devenu obèse, inefficace, injuste. Il faudrait admettre que le système bouffe ceux qui le nourrissent. Et ça, Méluche peut pas. Il est trop accroché à l’État comme un mollusque à son rocher. Trop dépendant du théâtre politique pour oser dire que le contribuable est en train de crever la bouche ouverte. Alors il radote, il bafouille, il sort des explications vaseuses, il perd pied. Pendant ce temps, Nicolas qui paie, lui, continue d’empiler les feuilles d’impôt, de galérer à remplir le frigo, de se faire traiter de privilégié parce qu’il bosse, pendant que d’autres touchent sans jamais produire. Nicolas qui paie, c’est la France qui tient encore debout malgré le poids des parasites. Et si Mélenchon ou les autres politiciens croient pouvoir noyer ça dans leurs petits discours, ils vont vite comprendre que le vent est en train de tourner. Parce que ce nom-là, “Nicolas qui paie”, c’est plus qu’un personnage. C’est un totem de ras-le-bol fiscal. Et ce totem, il commence à se dresser.

ChienSurpris

26,716 Aufrufe • vor 1 Jahr

Il s’appelait Diyar al-Omari. Il avait 19 ans. C’était il y a deux ans et demi, 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝟕 𝐨𝐜𝐭𝐨𝐛𝐫𝐞. Un colon israélien l’a vu, a sorti son arme et a tiré plusieurs fois 𝐞𝐧 𝐜𝐫𝐢𝐚𝐧𝐭 « 𝐌𝐨𝐫𝐭 𝐚𝐮𝐱 𝐀𝐫𝐚𝐛𝐞𝐬 ». Diyar est mort sur place. Ce n’était ni une bavure ni une confusion. C’était 𝐮𝐧𝐞 𝐞𝐱𝐞́𝐜𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧. Ensuite, rien. Pas d’arrestation, pas de cellule, pas d’urgence judiciaire. Pendant plus de deux ans, le tueur a vécu 𝐥𝐢𝐛𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, protégé par un système qui sait quand agir… et quand laisser le temps effacer. Pourtant, même la police israélienne a reconnu que le meurtre était délibéré et motivé par la haine nationaliste. Puis la justice a parlé. Un verdict propre, clinique, vidé de toute humanité : « 𝐇𝐨𝐦𝐢𝐜𝐢𝐝𝐞 𝐢𝐧𝐯𝐨𝐥𝐨𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 ». Dans ce pays, tirer à répétition sur un jeune Palestinien en hurlant sa haine devient une simple « imprudence ». Les mots ne servent plus à dire le vrai, ils servent à blanchir le sang. Dans ce même système, un Palestinien aurait pris la prison à vie, voire pire, pour infiniment moins que ça. Deux actes comparables, deux traitements opposés. Une vie protégée, une vie sacrifiable. Ce n’est pas une erreur judiciaire. Ce n’est pas un accident. Ce n’est pas un cas isolé. C’est le fonctionnement normal d’un régime 𝐝’𝐚𝐩𝐚𝐫𝐭𝐡𝐞𝐢𝐝, où l’impunité est institutionnelle, et où la justice ne juge pas les faits, mais l’identité de celui qui tue… et de celui qui meurt.

𝕋o𝕄y 𝕃e 𝕄a𝕘n𝕚f𝕚q𝕦e

28,398 Aufrufe • vor 6 Monaten

Il y a des hommes qui marchent seuls, non par orgueil, mais parce qu'ils refusent de céder leur liberté. Juan Branco ✊ semble être de ceux-là. Mais ce qu’il dit ici va plus loin. Ce qu’il revendique, ce n’est pas une solitude hautaine, mais une force rare, précieuse, forgée dans l’indépendance absolue. Ne pas avoir de fil à la patte. Ne rien devoir à personne. Ne pas s’incliner devant les cercles invisibles qui fabriquent les figures du pouvoir. Qui, aujourd’hui, peut en dire autant ? Dans ses mots, on sent la fierté de quelqu’un qui a payé cher pour sa liberté. Il parle de "coût", de sacrifices, de batailles invisibles. Mais cette liberté n’est pas un trophée qu’il garde jalousement. Elle devient un don. Une arme partagée. Car il n’existe pas sans ceux qui le suivent. Et ce qu’il construit ne lui appartient pas. Il parle d'une "véritable souveraineté", mais ce n’est pas la sienne : c’est celle des citoyens. Une souveraineté bâtie sur la confiance et la vérité, sur cette idée que le pouvoir ne se prend pas, il se reçoit. Et puis, il y a cette phrase, empruntée à Malcolm X : "Je suis déjà mort." Une phrase qui glace et inspire tout à la fois. Parce qu’elle porte en elle un engagement total, sans retour possible. Branco ne parle pas ici de son ambition, ni de sa vie. Il parle de ce qui reste quand on a tout donné : le projet, le rêve, le legs. Ce qu’il veut, ce n’est pas un trône, mais une construction. Un espace où l’on peut enfin respirer, librement. Et alors, dans ces mots, on entrevoit autre chose. Un possible. Un chemin. Une voix différente, qui ne se plie ni ne rompt. Pas un leader qui gouverne, mais un bâtisseur qui ouvre la voie. Peut-être est-ce cela, aujourd’hui, qui manque le plus. Et peut-être est-ce là que tout commence... À nous de voir.

Laura Py

103,489 Aufrufe • vor 1 Jahr

📢🚨 Voilà le crêpier des Champs-Élysées. Le gars, en plein chaos post-victoire du PSG, avec les flics occupés à courir après des ados surexcités, installe tranquille sa plaque à crêpes sur le trottoir le plus cher de France, et fait son petit business comme si de rien n’était. Évidemment, aucune autorisation, aucune norme respectée : zéro paperasse, zéro cotisation, zéro CAP Crêpier de la Chambre des Métiers. Juste un mec, une pâte sucrée, et l’envie de se faire quelques billets. Et là, ça buzz. Parce que le contraste est violent : au milieu des émeutes, t’as un mec qui vend des crêpes avec le calme d’un moine tibétain. Et, ce qui est fou, c’est que ce gars, tu le sens pas mauvais bougre. Non, au contraire : c’est pas un voyou, c’est un débrouillard. Un entrepreneur sans SIRET. Un pirate économique. Un mec qui essaie de gagner sa vie sans tendre la main à l’État. Mais voilà, en France, ce genre d’attitude, c’est immoral. Pas parce qu’il nuit à qui que ce soit – il vend des crêpes, pas de l’uranium – mais parce qu’il ne rentre pas dans les cases. Il ne déclare pas. Il ne cotise pas. Il ne demande pas l’autorisation. Donc forcément, il est un danger pour la République des formulaires. Et le meilleur, c’est la fin de la vidéo : il sort une pile de PV comme s’il montrait sa collection de cartes Pokémon. Tranquille. Le mec a été verbalisé un paquet de fois, et il s’en bat royalement les couilles. Et franchement, je comprends. Parce que quand la norme devient plus écrasante que la nécessité de bouffer, quand l’État préfère crever de faim un mec plutôt que de lui foutre la paix deux heures pour vendre trois crêpes, alors faut pas s’étonner que certains envoient valser le système. Ce gars, c’est un symptôme. Pas un criminel. Et la vraie question, c’est pas “est-ce qu’il avait le droit de vendre ?” mais plutôt : “qu’est-ce qui déconne dans un pays où vendre une crêpe peut faire de toi un délinquant ?”

ChienSurpris

487,309 Aufrufe • vor 1 Jahr

📢🚨 Ce qu’on oublie trop souvent dans ce pays, c’est un truc simple, limpide, évident : une obligation ne peut naître que d’une loi. Point. C’est la base d’un État de droit. Et si une loi crée une obligation, alors, et seulement alors, peuvent venir les décrets, puis les arrêtés, pour en organiser l’application. Mais si aucune loi n’a posé le cadre, tout le reste est du vent. Il n’y a pas d’obligation légitime sans fondement législatif. Pas de pouvoir sans texte. Pas de contrainte sans règle votée. C’est dans ce cadre-là qu’intervient le fonctionnaire. Et il faut le répéter très fort : un fonctionnaire ne produit rien d’autre qu’un service public. Il ne crée pas de richesses. Il n’innove pas. Il ne fait pas tourner l’économie. Il exécute une mission d’utilité publique. Il n’est pas là pour régner, mais pour servir, sur la base d’un mandat que lui donne la société, et payé par les citoyens. Ce mandat implique de connaître la loi. De l’appliquer scrupuleusement. Et surtout, de rendre des comptes à tout moment, parce que son autorité ne vient pas de lui-même, ni de son poste, mais de la loi et uniquement de la loi. Sa posture, son comportement, son action doivent être indexés sur l’intérêt général, pas sur son ego ni sur sa routine administrative. Mais aujourd’hui, qu’est-ce qu’on constate ? Qu’une bonne partie des fonctionnaires n’a même pas conscience de sa mission. Ils se comportent comme des petits roitelets de guichet, donnent des ordres à des citoyens qu’ils sont censés servir, méprisent la loi au profit de leur interprétation personnelle, et confondent leur fonction avec un pouvoir personnel. Le problème, c’est qu’on a laissé cette dérive s’installer. On a oublié de leur rappeler que le service public, c’est un service. Pas un trône. Et que quand tu sers le public, tu es redevable, tu dois des comptes, et tu te dois d’être irréprochable dans ta compréhension du droit, parce que c’est le seul socle qui te donne une légitimité à intervenir dans la vie des gens. Alors oui, il est temps de remettre les choses à l’endroit. De rappeler que dans une démocratie saine, l’autorité vient de la loi, pas de celui qui la tord. Et que tout fonctionnaire qui agit en dehors de la loi n’est pas un agent public, c’est un imposteur administratif.

ChienSurpris

33,790 Aufrufe • vor 1 Jahr

📢🚨 Beaucoup ont réagi à une précédente vidéo, et celle-ci en est presque la suite spirituelle. On y voit un mec, calme, nonchalant, qui fait tout ce qu’un système normatif déteste : rien de clair, rien de net. Pas de papiers, pas de destination, pas d’argent pour payer, mais pas de refus non plus. Il est là, il répond mollement, il ne s’oppose pas… mais il n’entre pas dans le jeu. Et c’est ça, la clé : le statu quo tactique. Une posture floue, légalement ambiguë, qui paralyse la procédure. Tu n’es ni coopérant, ni réfractaire. Tu es juste… ingérable. Et dans une administration obsédée par les cases à cocher, cette attitude est un virus. Parce que pour que le système t’écrase, il faut qu’il puisse enchaîner les étapes : contrôle → infraction → identité → sanction → paiement. Mais s’il bute sur une seule, tout le processus se grippe. Et là, si vraiment ils voulaient aller jusqu’au bout, il faudrait mobiliser un OPJ, monter un dossier, convoquer, verbaliser, relancer… bref, déployer une armée de fonctionnaires pour récupérer trois clous. Et c’est là que c’est croustillant : le coût humain du zèle administratif dépasse le rendement. Le système préfère abandonner que d’assumer le prix réel de sa rigueur. Ce qui signifie une chose très simple : les meilleurs dans le statu quo gagnent. Les plus calmes, les plus opaques, les plus patients. Ceux qui savent que l’arme la plus puissante face à un système absurde, c’est l’immobilité stratégique. Alors entretenez votre statu quo. Ce n’est pas de la rébellion. C’est de la survie rationnelle. C’est de la légitime défense mentale et financière dans un pays où l’État a oublié que les gens ne sont pas des procédures. Et quand vous restez hors-jeu sans tricher, sans fuir, juste là, posés dans l’angle mort du règlement… C’est lui qui perd.

ChienSurpris

1,213,471 Aufrufe • vor 1 Jahr