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Monsieur le Président de la République, Le 14 avril dernier, je vous ai adressé un courrier pour vous alerter sur la situation de notre territoire, notamment concernant la carte scolaire dans la commune nouvelle de Saint-Denis/Pierrefitte et les inquiétudes très fortes exprimées par les familles, les personnels éducatifs et les élus locaux. Un mois plus tard, malgré la gravité des sujets soulevés, nous n’avons reçu aucune réponse. Cette absence de réaction renforce un sentiment de plus en plus présent dans nos quartiers populaires : celui d’un désengagement progressif de l’État et d’un recul des moyens publics là où les besoins sont pourtant les plus importants. Notre territoire fait face à des difficultés sociales, éducatives et économiques majeures. Dans ce contexte, chaque suppression de moyen, chaque service public fragilisé, chaque décision prise sans véritable échange avec les élus locaux est vécue comme une nouvelle mise à distance de la République. Et les difficultés ne concernent pas uniquement l’école. Dans mon précédent courrier, j’attirais également votre attention sur plusieurs sujets majeurs pour notre population : l’accompagnement des élèves en situation de handicap, l’hébergement d’urgence saturé, les conditions d’accueil en sous-préfecture pour les demandes de titres de séjour, le financement des maisons de justice et du droit, la suppression de la taxe sur les spectacles, la baisse des moyens financiers des collectivités à travers la dotation nationale de péréquation et les effets de la loi de finances 2026, les attentes autour d’un NPNRU 3 ambitieux, l’ouverture de l’équipement de la Maison de la Légion d’honneur, ainsi que les moyens nécessaires en matière de prévention, de médiation et de tranquillité publique. Sur l’ensemble de ces sujets, les élus locaux ont aujourd’hui le sentiment de ne plus être réellement entendus par l’État, alors même que nos territoires ont besoin de présence publique, de dialogue et d’engagement durable. Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

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