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Ce message du Pasteur Marcello est-il une critique codée contre l’apôtre Roland Dalo ? « Sois loyal » dit-il #AXEmedia 🤞

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📢🚨 Pendant des décennies, l’État a été l’actionnaire majoritaire de la Française des Jeux. Une entreprise qui vend… du jeu d’argent. Autrement dit, l’État encadrait, promouvait et profitait d’une activité dont il ne cesse par ailleurs de dénoncer les excès quand ils touchent les ménages modestes. Puis est venue la privatisation partielle en 2019. L’État a cédé une grande partie du capital, mais il a conservé une participation significative et surtout un contrôle réglementaire très fort. Donc il n’est plus propriétaire majoritaire, mais il reste au cœur du dispositif. Et c’est là que le sujet devient intéressant. D’un côté, l’État explique qu’il faut protéger les citoyens contre les addictions, lutter contre la précarité, encadrer les comportements à risque. De l’autre, il perçoit des recettes massives issues du Loto, de l’EuroMillions, des jeux à gratter. C’est un paradoxe structurel. Le jeu d’argent fonctionne sur une réalité mathématique simple : à long terme, le joueur perd. Statistiquement. Et plus les mises sont faibles et répétées, plus elles concernent des budgets contraints. Autrement dit, une partie des recettes publiques liées aux jeux provient de personnes qui espèrent compenser une situation économique fragile par un coup de chance. On appelle cela “divertissement”. On parle de “rêve”, de “chance”, de “patrimoine financé”. Mais économiquement, c’est une taxe volontaire, régressive, émotionnelle. Et l’État a longtemps été actionnaire principal de ce mécanisme. Même après la privatisation partielle, il continue de bénéficier des recettes fiscales liées aux jeux. Il fixe le cadre. Il autorise les nouveaux formats. Il régule la publicité. Il encaisse. Cela crée une ambiguïté morale : comment prétendre lutter contre certaines formes de précarité tout en tirant des revenus d’un système qui exploite l’espérance statistiquement perdante ? Ce n’est pas un complot. C’est un arbitrage budgétaire. Les recettes des jeux sont stables, importantes, politiquement peu coûteuses. Personne n’est obligé de jouer. Donc c’est confortable. Mais cela révèle quelque chose de plus large : l’État moderne finance une partie de son fonctionnement par des mécanismes qui reposent sur des comportements humains fragiles. Jeu. Tabac. Alcool. Il régule, il moralise… et il encaisse. La question n’est pas de savoir si la Française des Jeux doit exister. Les jeux d’argent existeront de toute façon. La vraie question est : est-il sain qu’un État tire une part significative de ses recettes de l’espoir statistiquement défavorable de ses citoyens ?

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