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Ce qui devait être une modernisation écologique du système de consigne est aujourd’hui dénoncé par un nombre croissant de citoyens comme un véritable fiasco bureaucratique. Après avoir retiré les machines de retour des épiceries et des dépanneurs pour les remplacer par les centres Consignaction, Québec est maintenant confronté à...

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📢🚨 Une école française vient d'installer un sonomètre dans sa cantine. Au-delà de 80 décibels, la pièce devient rouge. Les enfants doivent faire moins de bruit. L'initiative est présentée comme inédite, innovante, bienveillante. Elle marche, dit-on. Personne ne demande ce que ça dit de nous. Un sonomètre pour apprendre aux enfants à parler moins fort à table. Un dispositif technologique pour gérer un problème que des générations d'instituteurs ont résolu avec une voix posée et une présence d'autorité naturelle. Un signal lumineux pour remplacer ce que la transmission d'une norme sociale ordinaire accomplissait sans matériel ni budget. L'enfant n'obéit plus à l'adulte qui lui dit de baisser le ton. Il obéit au mur qui devient rouge. La médiation technologique remplace la relation humaine directe parce que cette relation est devenue juridiquement risquée et pédagogiquement suspecte. Ce glissement n'est pas anodin. L'obéissance à une règle incarnée par un adulte qui la porte et l'explique construit quelque chose chez l'enfant. Elle lui apprend que l'autorité n'est pas arbitraire mais fondée sur une responsabilité, et que le respect des autres dans un espace partagé est une norme sociale qui vient des humains, pas des machines. L'obéissance à un signal lumineux construit autre chose. Elle construit un rapport au contrôle qui passe par le dispositif, pas par la relation. C'est de la conformité comportementale, pas de la socialisation. La différence est fondamentale et personne n'en parle parce que le sonomètre marche et que ce qui marche à court terme est présenté comme une réussite sans qu'on se demande ce qu'il produit à moyen terme. Le sonomètre est une métaphore parfaite de la gouvernance par le nudge, cette technique qui consiste à modifier les comportements non pas par la contrainte directe ni par la persuasion raisonnée, mais par la manipulation de l'environnement. On ne dit pas à l'enfant pourquoi il faut parler moins fort. On ne lui demande pas d'intérioriser une norme. On lui fait voir rouge au sens propre jusqu'à ce qu'il se taise. C'est exactement la même logique que les pictogrammes effrayants sur les paquets de cigarettes, les taxes comportementales sur le sucre et l'alcool, les designs d'interface qui rendent certains choix plus difficiles que d'autres. L'État ne fait plus confiance aux individus pour comprendre et décider. Il modifie leur environnement pour produire les comportements qu'il juge souhaitables. Il traite les citoyens comme des variables à optimiser plutôt que comme des personnes capables de raisonner. Appliqué aux enfants, ce paradigme est particulièrement révélateur parce que l'enfance est précisément le moment où on construit la capacité à raisonner et à s'autodiscipliner. Former un enfant par le nudge plutôt que par l'explication et la responsabilisation, c'est choisir délibérément de ne pas développer cette capacité. C'est produire un adulte qui fonctionne bien dans les environnements conçus pour orienter son comportement et qui est démuni quand ces environnements n'existent pas. On s'inquiète beaucoup en France du niveau scolaire en baisse, de la difficulté à maintenir l'attention des élèves, du rapport compliqué à l'autorité dans les établissements. On cherche des explications dans les réseaux sociaux, les écrans, les familles. On ne cherche pas dans les choix pédagogiques qui ont progressivement retiré à l'adulte scolaire les outils de son autorité naturelle et les ont remplacés par des dispositifs, des protocoles, des sonomètres. Le sonomètre qui marche est la preuve que les enfants peuvent adapter leur comportement à un signal environnemental. Ce n'est pas la preuve qu'ils apprennent quelque chose d'utile pour leur vie. Le sonomètre marche. Et c'est exactement pour ça qu'il est inquiétant.

ChienSurpris

40,461 Aufrufe • vor 3 Monaten

📢🚨 Ce passage sur l’impôt personnel de Cyril Hanouna illustre une fois de plus l’absurdité et les incohérences de notre système fiscal. Le problème ne réside pas uniquement dans la progressivité de l’impôt – qui, dans son principe, pourrait se justifier par une logique de redistribution et de solidarité nationale – mais dans la manière dont cette progressivité est appliquée. Premièrement, l’impôt est devenu un symbole d’injustice perçue, non pas parce qu’il est progressif, mais parce que la qualité des services publics qu’il est censé financer est largement contestable. Comment justifier un prélèvement fiscal aussi lourd lorsqu’en contrepartie, les citoyens font face à des hôpitaux surchargés, une éducation en déclin, des transports publics en souffrance et une administration kafkaïenne ? La réalité est que beaucoup se sentent davantage taxés pour financer un système inefficace que pour participer à un effort collectif bénéfique. Deuxièmement, les règles fiscales sont d’une complexité qui dépasse l’entendement, rendant leur application opaque et souvent inégalitaire. Les niches fiscales, les barèmes, les exonérations et autres subtilités du droit fiscal sont autant d’éléments qui favorisent ceux qui peuvent se permettre de les comprendre ou de s’entourer de conseillers avisés. Cela accentue encore le sentiment d’injustice, puisque l’impôt progressif, dans les faits, n’est pas toujours progressif pour tout le monde. Enfin, l’État s’enferme dans une logique confiscatoire où l’objectif semble être de prélever toujours plus, sans jamais se remettre en question sur l’usage des fonds publics ou la nécessité de simplifier le système. Cette approche finit par aliéner ceux qui contribuent le plus et par entretenir un sentiment de défiance généralisée envers les institutions. Si l’on veut que le principe de redistribution soit accepté et perçu comme juste, il est indispensable que l’État montre l’exemple : simplifier les règles, optimiser les dépenses publiques et, surtout, offrir en retour des services à la hauteur des attentes. Tant que cela ne sera pas le cas, des cas comme celui de Cyril Hanouna continueront d’alimenter le débat sur l’iniquité et l’inefficacité du système fiscal français.

ChienSurpris

341,850 Aufrufe • vor 1 Jahr