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Celle la, à jamais gravée dans ma mémoire #VITWIN Fabien 'Neo' Devide Nicolas Maurer Team Vitality CS

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La séquence d’hier au parlement européen est fort intéressante et révélatrice des alliances politiques et idéologiques qui s’opèrent sur le soutien à Israël : instrumentalisation outrancière de la formule one by one reprise d’un titre de presse lequel faisait référence à la recherche / à la traque ( et non à l’exécution) des collaborateurs du régime génocidaire israélien. A Gaza Israël a soutenu et armé des gangs affiliés à l’Etat islamique lesquels ont procédé à de nombreuses exactions et au pillage de l’aide humanitaire. Netanyahu en personne s’en est félicité “pour affaiblir le Hamas”. De la même manière qu’il avait soutenu le développement du hamas pour affaiblir l’autorité palestinienne. Le plus intéressant dans cette séquence ce n’est pas tellement ce qui est dit de moi, je commence à être habituée à ce climat de suspicion et d’accusations répétées à la moindre phrase et réflexion, ce qui doit nous interpeler c’est les dynamiques que cette séquence met en lumière : 1) l’extrême droite parle en premier, Marion Lepen, qui ponctue son discours par des propos racistes. 2) elle est reprise par le centre droit Nathalie Loiseau qui militait avec l’extrême droite dans sa jeunesse, 3) et elles sont applaudies par Rapahel Glucksmann dans l’hémicycle. Le lien idéologique entre ces 3 personnalités : elles s’opposent toutes les 3 à la qualification et à la dénonciation du génocide à Gaza, elles ont plus ou moins la même ligne sur Israël : c’est un allié de l’Europe, la seule démocratie de la région et elles s’opposent toutes les 3 à des sanctions significatives contre Israël. Étonnant de voir ceux qui n’ont jamais dénoncé et ni même nommé le génocide des palestiniens (plus de 75 000 personnes tuées et près de 200 000 blessés) se dresser aujourd’hui avec une pseudo humanité retrouvée pour défendre l’intégrité de la vie palestinienne quand celle-ci est touchée par les exactions du Hamas, le tout SANS JAMAIS pointer la responsabilité d’Israël dans ces mêmes affrontements à Gaza.

Rima Hassan

75,033 Aufrufe • vor 9 Monaten

Bujumbura... Je venais de passer deux semaines à Bujumbura, cette terre qui m'a vu naître. Chaque visite à Bujumbura est une plongée dans un océan de souvenirs vivaces et une véritable source de ressourcement. À mes proches, je dis souvent : cette ville sera celle de ma retraite. Sur la vidéo, on peut voir l’entrée de l’Aéroport international Melchior Ndadaye. La résilience du peuple burundais, son ambition de bien faire malgré les ressources limitées dont dispose le pays, devrait servir de leçon à notre mère patrie, la RDC. Comparée à celle de l’aéroport de Ndjili à Kinshasa, l’entrée de l’aéroport Melchior Ndadaye incarne un contraste saisissant : c’est littéralement le jour et la nuit. Bujumbura, c'est surtout ces souvenirs impérissables de mon enfance! Ces moments inoubliables passés avec mes petits camarades du quartier Nyakabiga, où je suis né, au numéro 1 de la 12e avenue (Nyakabiga II). Bujumbura, c’est aussi là où j’ai entamé ma scolarité bilingue, nourri par les beaux récits de notre cher ami "Samandari wa Mandaranga". Bujumbura, c’était ces escapades dans la vallée de la rivière Ntahangwa, nos visites chez "Muzungu Shamba" et d’autres lieux encore; ces frissons à chaque traversée de l'"Avenue de la mort"; ou encore ces séances d’apprentissage des travaux champêtres dans le vaste domaine de la mission FECABU… C’était aussi mon initiation aux choses de Dieu, dès le berceau, suivie de mon passage dans la chorale d’enfants. L’éducation morale et spirituelle transmise par mes parents et les anciens de l’Église FECABU y a profondément marqué ma vie. Bujumbura, ce fut également ces soirées magiques devant l’écran à suivre des émissions cultes comme "Ni nde", Au-delà du Son (de Muhozi Innocent, puis Guy Karema), "Stade" (de Bonfils Bayingana puis Théodore Ntunga), et des dessins animés tels que "Les Trois Mousquetaires", "Village dans les nuages", "Clémentine", "Tarzan"… sans oublier les séries mémorables comme "Châteauvallon", "Le Nord et le Sud", ou encore "Inspecteur Derrick". Bujumbura, c’était aussi l’excitation des grandes vacances avec l’émission "Radio Vacances" animée par Jabot Jean-Marie, ou encore l’incontournable "Disque à la carte" du dimanche. Je me rappelle également avec émotion les mélodies d’"Umurya w’inanga", les séquences de musique classique et légère… Bujumbura, c’était enfin ces journées enrichissantes passées au Centre Culturel Français, plongé dans des livres, des manuels, et des bandes dessinées, ainsi que les tournois de football de quartier durant les vacances. Aussi longtemps que je vivrai, Bujumbura restera ma référence première, car c’est en son sein que furent posées toutes les bases de ma vie : morales, intellectuelles, et spirituelles.

Benjamin Babunga Watuna

105,755 Aufrufe • vor 1 Jahr