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đŸššđŸ˜±C’EST PLUS DU FOOT, C’EST LA GUERRE PAR PROCURATION Les musulmans soutiennent maintenant MbappĂ© pour battre l’Argentine
 Ă  cause des thĂ©ories du complot liant l’Argentine Ă  IsraĂ«l ! « On a besoin du GĂ©nĂ©ral MbappĂ© pour vaincre l’axe Argentine-IsraĂ«l en finale » Le sport est devenu une arme politique...

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Benzer Videolar

L’absence de solution possible dans la guerre USA-IsraĂ«l/Iran pousse les acteurs Ă  toujours plus de prises de risques et Ă  une montĂ©e aux extrĂȘmes stĂ©rile et hautement dangereuse. ✅Cette guerre n’aurait jamais dĂ» ĂȘtre dĂ©clenchĂ©e. Mais elle l’a Ă©tĂ© et le monde doit faire avec. Essayons d’ĂȘtre factuel et d’en analyser froidement les enjeux: les stocks de missiles/drones, le facteur temps, le risque de crise financiĂšre amĂ©ricaine et mondiale, les stratĂ©gies possibles des acteurs, l'impasse stratĂ©gique et les risques qui lui sont liĂ©s. Les munitions des deux cĂŽtĂ©s, le premier facteur clĂ©. Les AmĂ©ricains ont amenĂ© deux porte-avions et disposent de bases d’environ 40.000 hommes dans toute la rĂ©gion du golfe. Les forces sont surtout aĂ©riennes et navales. Ce qui compte dans cette phase de la guerre, c’est le nombre de missiles, de drones et de missiles anti-missiles pour dĂ©truire les bases militaires et les infrastructures critiques ennemies et protĂ©ger les siennes. Les donnĂ©es (missiles, drones, missiles anti-missiles) ne sont pas publiques. Les meilleurs experts estiment que l’Iran a encore la moitiĂ© de ses missiles et largement plus de drones. L’Iran disposait avant la guerre de 2000-2500 missiles. Les Iraniens produisent environ 50.000 drones par an dont 15.000 Shahed. Les AmĂ©ricains avaient prĂ©parĂ© une guerre courte de quelques jours, les munitions sont Ă  l’avenant. Environ 2000 Tomahawk et 800 missiles Patriotes. Les analystes estiment que les AmĂ©ricains ont tirĂ© la moitiĂ© de leurs missiles. Des missiles peuvent ĂȘtre envoyĂ©s d’autres rĂ©gions du monde mais les stocks amĂ©ricains sont bas aprĂšs la guerre en Ukraine. Les États-Unis ne peuvent produire que 100 Ă  200 Tomahawks par an et 200 missiles patriotes. Les frappes iraniennes comme amĂ©ricaines ont baissĂ© tout au long de la semaine. Les frappes iraniennes ont baissĂ© de 80-85% environ, les frappes amĂ©ricaines et israĂ©liennes ont baissĂ© de 60%. Les sites de missiles iraniens sont souterrains. Les AmĂ©ricains les bombardent, les Iraniens dĂ©blaient ensuite la terre en quelques heures avec des engins de chantier et peuvent relancer leurs missiles. Les AmĂ©ricains ont la supĂ©rioritĂ© dans le domaine aĂ©rien mais pas la domination absolue. Les Iraniens disposent d’environ 5000 Manpads (missiles sol air guidĂ© pouvant ĂȘtre tirĂ© par un seul individu). La domination aĂ©rienne permet le bombardement Ă©crasant par les avions comme les B52, ce qui permet d’éviter d’avoir Ă  utiliser des missiles et est un atout fondamental. Le temps, deuxiĂšme facteur clĂ©. Avec 20% du pĂ©trole mondial qui passe par le dĂ©troit d’Ormuz, le prix du pĂ©trole montera tant que le trafic ne sera pas rĂ©tabli. Il y a des effets de seuil : les capacitĂ©s de stockage du golfe Ă©tant au bord de la saturation, les puits pĂ©troliers commencent Ă  ĂȘtre fermĂ©s au KoweĂŻt. L’Irak ne dispose que de 5 jours de stockage disponible avant de fermer les puits, les autres pays ont entre 10 et 20 jours, l’Arabie Saoudite dispose de 35 jours voire de 60 jours si elle peut basculer par ses pipelines le pĂ©trole en mer rouge. Sans compter, le gaz naturel liquĂ©fiĂ© qui passe par le dĂ©troit, les engrais et en retour, la nourriture chargĂ©e d’alimenter les pays du dĂ©sert. Les stocks de nourriture seraient de 10 jours Ă  DubaĂŻ et ceux-ci passent nĂ©cessairement par le dĂ©troit d’Ormuz. Le passage par la mer rouge, tant que les Houthis ne la ferment pas est possible, mais faire traverser la pĂ©ninsule par des camions de nourritures pour fournir les Etats du golfe n’est pas une solution de remplacement crĂ©dible. Dans quelques semaines au plus, le problĂšme alimentaire va se poser dans certains Etats du golfe. Enfin, la mer rouge est ouverte mais rappelons que les Houthis du YĂ©men, alliĂ©s de l'Iran, ont rĂ©ussi Ă  la fermer partiellement il y a un an. En quelques semaines, la hausse des prix du pĂ©trole et du gaz dĂ©clenchera trĂšs probablement une crise financiĂšre mondiale et une crise Ă©conomique de forte ampleur. D’autant plus que les marchĂ©s actions amĂ©ricains sont fragiles, Ă  des Ă©valuations trĂšs Ă©levĂ©es et qu’avant la guerre, le marchĂ© du crĂ©dit privĂ© commençait Ă  se bloquer aux Etats-Unis (l’interdiction de sortie des Ă©pargnants d’un fond gĂ©ant de Blackrock est lĂ  pour en tĂ©moigner). A moins d’ĂȘtre capable de dĂ©bloquer le dĂ©troit d’Ormuz, les AmĂ©ricains ont trĂšs peu de temps pour leurs opĂ©rations militaires. Rajoutons que si les pays du golfe Ă©taient trop touchĂ©s par cette guerre , le risque d’un basculement progressif Ă  l’avenir vers la Chine et la Russie est une possibilitĂ©, ce qui serait trĂšs douloureux pour la puissance amĂ©ricaine (rĂŽle du dollar, affaiblissement par rapport Ă  la Chine
). Enfin, le temps joue contre le gouvernement Trump Ă  l’intĂ©rieur des Etats-Unis : la population amĂ©ricaine est majoritairement opposĂ©e Ă  cette guerre, une partie des Ă©lecteurs rĂ©publicains et du mouvement MAGA l’est aussi. Plus la guerre et les dommages Ă©conomiques durent, plus Trump sera mis politiquement sous pression aux Etats-Unis. Les politiques amĂ©ricains sont patriotes, mais un vote au CongrĂšs contre la poursuite de la guerre est possible lorsque « le coĂ»t » de la guerre devient insupportable. Comme l’Iran ne menaçait pas d’attaquer les Etats-Unis (Pentagone), Trump n’avait pas le droit de faire cette guerre sans le demander au CongrĂšs, autre faiblesse trumpienne. N’oublions pas que les Ă©lections de mid-terms en novembre prochain peuvent faire perdre beaucoup de siĂšge aux Ă©lus rĂ©publicains. Accepteront-ils de perdre ou feront-ils pression sur Trump ? Poser la question c’est y rĂ©pondre. Le temps est du cĂŽtĂ© des Iraniens, la puissance militaire est du cĂŽtĂ© des AmĂ©ricains. DĂ©bloquer le dĂ©troit d’Ormuz ? La flotte amĂ©ricaine est cachĂ©e loin du golfe persique par crainte de voir ses navires coulĂ©s. Les Iraniens peuvent couler des navires par des attaques de missiles (hypersoniques), de drones venant de la terre et par les 300 vedettes lance-missiles qu’ils possĂšdent dans le golfe persique. Prendre le contrĂŽle du dĂ©troit d’Ormuz et plus encore du golfe persique est Ă©minemment dangereux pour les Etats-Unis. Il suffit de penser au dommage symbolique pour les USA si de lourds navires amĂ©ricains Ă©taient coulĂ©s. Aujourd’hui encore, les missiles et drones iraniens continuent de toucher les bases amĂ©ricaines dans le golfe et IsraĂ«l. AidĂ©s probablement par la Chine, leurs guidages semblent ĂȘtre assez prĂ©cis. Vu que les Iraniens ne risquent pas d’épuisement de leurs missiles et drones dans les semaines Ă  venir, les AmĂ©ricains pourront difficilement dĂ©bloquer rapidement le dĂ©troit d’Ormuz. Et l’Iran dispose de la possibilitĂ© de miner le dĂ©troit, il faudrait alors 6 mois pour le dĂ©miner. Une issue catastrophique pour l’économie mondiale. Quelle stratĂ©gie possible pour l’Iran et les USA ? Pour le rĂ©gime iranien, la stratĂ©gie est simple dans cette guerre oĂč il est le plus faible : survivre, tenir pour que les USA ne s’attaquent plus jamais Ă  lui. Le pays subit de fortes destructions mais il n’y a pas de dĂ©sorganisation visible, de faiblesse criante du rĂ©gime. Le rĂ©gime semble plutĂŽt renforcĂ© dans le dĂ©sir de tenir qu’affaibli. A-t-il un autre choix ? L'enjeu pour l'Iran est de blesser les pays du golfe pour faire pression sur les USA sans les retourner contre lui. La seule sortie permettant aux AmĂ©ricains de revendiquer une rĂ©elle victoire, c’est un changement de rĂ©gime. ProblĂšme : on ne fait pas un changement de rĂ©gime avec des attaques aĂ©riennes. Ramener suffisamment de soldats amĂ©ricains pour faire cette attaque au sol prendrait des semaines/mois et le temps est contre les AmĂ©ricains, sans compter le danger d’envahir un pays de 90 millions d’habitants. Faire attaquer les Kurdes n’a pas marchĂ© et n’est pas une solution rĂ©aliste. Le changement de rĂ©gime Ă  moyen terme. Des plans d’envahir et de tenir l’üle de Kharg Ă  20 km des cĂŽtes iraniennes circulent : ceci permettrait d’empĂȘcher l’Iran de vendre 90% de son pĂ©trole et asphyxierait financiĂšrement le rĂ©gime. Ceci semble encore une fois irrĂ©aliste Ă  l’horizon de quelques semaines/mois car cela signifierait que la flotte amĂ©ricaine contrĂŽle le dĂ©troit d’Ormuz et le golfe persique, et le tienne. Ce qui est infiniment dangereux vu la dangerositĂ© des drones, vedettes lance-missiles et missiles iraniens. Sans compter que les Iraniens peuvent miner le dĂ©troit d’Ormuz, empĂȘchant tout simplement la flotte et le pĂ©trole de passer. Les AmĂ©ricains peuvent Ă©ventuellement essayer de dĂ©truire les installations de l'Ăźle de Kharg pour affaiblir durablement le rĂ©gime. Les Etats-Unis sont coincĂ©s dans une impasse stratĂ©gique. Les Iraniens sont aussi coincĂ©s. DĂšs lors, les Etats-Unis ont le choix entre sortir rapidement de cette impasse avant que les dĂ©gĂąts Ă  leur image et Ă  leur position internationale soient trop lourds. Ou chercher une solution militaire miracle en prenant plus de risques, monter aux extrĂȘmes, dĂ©truire au maximum l’Iran pour en sortir plus tard et crier « Victoire, nous avons dĂ©truit ce rĂ©gime et ses dangers, nous partons ». Mais les Iraniens en retour feront monter les coĂ»ts causĂ©s aux Etats-Unis et aux pays du golfe. La frappe d’une usine de dessalement iranien de l’üle de Qeshm par les AmĂ©ricains suivie par la frappe d’une usine de dessalement au BahreĂŻn par les Iraniens en est l’exemple mĂȘme. Toucher Ă  l’eau dans cette rĂ©gion et en IsraĂ«l, c’est risquer d’y dĂ©truire la possibilitĂ© d’y vivre. Au KoweĂŻt et Ă  Oman, environ 90% de l’eau potable vient du dessalement, en IsraĂ«l, prĂšs de 90% de l’eau vient du dessalement ! On imagine les dĂ©gĂąts si des missiles et des drones frappent ces usines vitales. La frappe par IsraĂ«l d’infrastructures de stockage de pĂ©trole ayant embrasĂ© TĂ©hĂ©ran hier est une montĂ©e aux extrĂȘmes. Quid si les Iraniens dĂ©cident de rĂ©pliquer en minant le dĂ©troit d’Ormuz, le rendant pour longtemps impraticable, ou de dĂ©truire des champs de pĂ©trole du golfe ? Si les AmĂ©ricains sont humiliĂ©s, le risque est qu’ils montent toujours plus loin dans les reprĂ©sailles pour continuer Ă  ĂȘtre craint sur la scĂšne mondiale. Une bombe nuclĂ©aire tactique lancĂ©e sur l’Iran par IsraĂ«l est une possibilitĂ© hautement destructrice pour tous. Nous sommes dans le chaos et le brouillard de la guerre, qui rend toutes les analyses difficiles et possiblement erronĂ©es, un Ă©vĂšnement inattendu pouvanjt survenir. Semblant coincĂ©es dans une impasse stratĂ©gique, les forces en prĂ©sence ne peuvent que se dĂ©truire mutuellement tant que la guerre dure. Ce qui est certain, c’est que le risque de dĂ©gĂąt gravissime pour la rĂ©gion et le monde ne fait que monter. Nous avons besoin de forces de paix Ă  l’intĂ©rieur des pays et de puissances de paix pour Ă©viter que le chaos ne se transforme en catastrophe. Cela peut sembler des gouttes d’eau mais seules ces gouttes d’eau peuvent Ă©viter l’embrasement.

Philippe Murer đŸ‡«đŸ‡·

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