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chaconneholic

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🔴 Chems-Eddine Hafiz, le recteur de la Grande Mosquée de Paris est un grand manipulateur de sens. Pour le dire de manière aussi (faussement) modérée qu’il se présente. EXPLICATIONS ⤵️ Il prétend lutter contre l’idéologie islamiste alors que : -il est l’un des plus grands acteurs de l’industrie du halal, qui aujourd’hui va bien au-delà de la nourriture, et qui est fondamentalement séparatiste ; -il reprend et diffuse la thèse islamiste de l’obligation du voile. Il n’est pas idiot. Face caméra, il ne se positionne jamais sur l’obligation du voile, en disant des généralités que tout le monde veut entendre, du style : « la femme est libre en France ». Parfait double discours. Mais son "Glossaire officiel de la Grande Mosquée de Paris" (2026) semble avoir été dicté par les Frères musulmans (lesquels ont d’ailleurs été consultés). À l’entrée « Vêtement», il est écrit que l’islam n’impose pas de style particulier de vêtement (pas d’uniforme, donc) mais que le vêtement doit couvrir la ʿawra, définie comme les parties du corps devant être soustraites au regard d’autrui : « Pour les femmes, il s’agit généralement du corps entier à l’exception du visage et des mains. » Il est en outre écrit que : « Dans la jurisprudence musulmane classique, les différentes écoles juridiques (madhâhib) s’accordent généralement sur la nécessité du port du ḥijâb pour les femmes musulmanes. » « Le principe unanime se résumant à ces deux règles : ni collant, ni transparent. » « Le port du voile est lié aux notions de pudeur (ḥayâ’), de décence et de préservation de la dignité féminine dans l’espace public. Il est aussi perçu comme une expression d’obéissance à Dieu […] » Le glossaire feint de n’être que rapporteur en parlant « des différentes écoles », etc. Mais le glossaire est en réalité moins descriptif que prescriptif. Comme le recteur lui-même dans ses interviews, il rappelle que la pudeur est un concept « fondamental » de l’islam et que les musulmans doivent l’appliquer à leur apparence, leur comportement et leur langage. « La pudeur, telle que comprise dans la tradition musulmane, est une vertu essentielle qui préserve le vivre-ensemble. Elle permet à l’individu d’évoluer au sein de la diversité tout en préservant, et sans les imposer aux autres, des éléments de son identité intime. » (les autres ici c'est la "diversité"). CONCLUSION : Le voile est islamique. L'obligation du voile est islamiste. Et la Grande Mosquée de Paris suit cette recommandation islamiste. La Grande Mosquée conserve une réputation de modération. Pourquoi ? Car ce recteur maitrise le double discorus surtout dans sa magnifique mosquée, devant petits gâteaux et thé à la menthe. Pourtant il a fait de la Grande Mosquée de Paris une annexe de "Musulmans de France" le nouveau nom des Frères musulmans canal historique. Avant ce recteur faussement modéré, la position de la GMP était réellement modérée. Mais il faut dire que le marché halal paye et qu’il faut se faire des amis chez les barbus pour compter dans cette industrie désormais mondialisée (surtout quand on travaille pour l'Algérie). Comparons à présent avec cet échange entre Dalil Boubakeur son prédécesseur et le président de la MISSION D’INFORMATION (1) SUR LA QUESTION DU PORT DES SIGNES RELIGIEUX A L’ECOLE (2003): M. le Président : Si je vous entends bien, ce n’est pas une obligation absolue. M. Dalil BOUBAKEUR : Non. Parmi, les 70 péchés de l’islam aucun ne concerne le non-port du foulard. M. le Président : Dans ces conditions, une musulmane peut se dispenser de porter le voile sans pour autant renoncer à la foi ? M. Dalil BOUBAKEUR : Elle n’ira pas en enfer, c’est clair ! De nombreuses musulmanes ne portent pas le voile de par le monde. Depuis l’ère des Tanzimat au XIXème siècle, époque des réformes ottomanes induites par l’empire turc et concernant les vêtements masculins et féminins, avant Atatürk, l’islam s’était préoccupé de l’émancipation de la femme qui passait déjà par l’européanisation de son costume. Cela valait dans les pays musulmans, Turquie et Egypte. En Tunisie, il était interdit et au Maghreb, il se portait d’une façon atténuée ou pas du tout.

Florence Bergeaud-Blackler 🎓

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