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đŸ„© đŸ‡«đŸ‡· CHOQUANT : Voici la machine d’injection de saumure qui transforme discrĂštement votre viande en Ă©ponge gorgĂ©e d’eau ! Les usines l’utilisent pour maximiser le rendement, injecter prĂ©cisĂ©ment de la saumure dans le bƓuf, le porc, la volaille et les fruits de mer, obtenir une rĂ©partition ultra-uniforme
 et...

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Le steak de bƓuf est en train de devenir ce que fut le homard : un plat qu'on ne mange plus, qu'on s'offre. Ce n'est pas une image. C'est dans les statistiques officielles de la consommation française — et le plus scandaleux n'est pas la hausse des prix elle-mĂȘme. C'est ce que l'État fait pendant que les Français renoncent. Suivez les chiffres jusqu'au bout, la fin vaut le dĂ©tour. D'abord, le renoncement, mesurĂ©. Au premier trimestre 2026, les achats de viande des mĂ©nages reculent, et le bƓuf est dans le rouge. Sur la dĂ©cennie, le glissement est massif : la volaille est devenue la premiĂšre viande consommĂ©e en France, loin devant le bƓuf. Traduisez ce que raconte cette bascule : le poulet est la viande du pouvoir d'achat, celle qu'on prend quand on ne peut plus prendre l'autre. Les Français n'ont pas changĂ© de goĂ»ts — ils ont changĂ© de moyens. L'entrecĂŽte du dimanche est devenue l'entrecĂŽte des grandes occasions, puis l'entrecĂŽte des autres. Pourquoi ces prix ? Rappel en deux chiffres. Le cheptel français a fondu de 10,5 % en cinq ans — des Ă©leveurs qui partent sans repreneur, Ă©crasĂ©s de normes et de charges — et les cours du jeune bovin ont pris 32 % en un an. Moins de vaches, une viande plus chĂšre : la raretĂ© a Ă©tĂ© fabriquĂ©e en amont, annĂ©e aprĂšs annĂ©e, par tout ce qui a rendu l'Ă©levage français invivable. Et maintenant, le tour de passe-passe. Tenez-vous bien. Pendant que la viande française devient hors de prix, les importations explosent : 35 % de la viande consommĂ©e en France en 2025, en hausse continue — jusqu'Ă  50 % pour la volaille. OĂč va ce flot de viande Ă©trangĂšre, souvent produite selon des normes qui vaudraient des sanctions Ă  un Ă©leveur français ? Massivement hors domicile : 63 % du bƓuf importĂ© part dans la restauration — y compris les cantines. Or l'État s'Ă©tait lui-mĂȘme fixĂ© la rĂšgle : la loi EGalim impose depuis le 1er janvier 2022 Ă  la restauration collective publique 50 % de produits durables et de qualitĂ©, dont 20 % de bio. Quatre ans plus tard, le ministĂšre de l'Agriculture reconnaĂźt lui-mĂȘme que le secteur n'est pas en conformitĂ©. Relisez bien : l'État impose aux Ă©leveurs français des normes qui renchĂ©rissent leur viande, vote une loi obligeant ses propres cantines Ă  l'acheter — puis viole sa propre loi et sert de l'importĂ©. Le producteur subit la norme, le consommateur subit le prix, et le seul acteur qui s'affranchit des deux, c'est celui qui les a Ă©dictĂ©s. Alors l'assiette des Français, regardez-la comme un document comptable. Le bƓuf qui en sort ne dit pas seulement l'appauvrissement d'un peuple — il dit un systĂšme oĂč la qualitĂ© est devenue punitive pour celui qui la produit, inaccessible pour celui qui la mangeait, et facultative pour l'État qui l'exige des autres. Dans les manuels d'histoire, on mesure la prospĂ©ritĂ© d'une Ă©poque Ă  ce qu'il y avait dans les assiettes. La nĂŽtre est en train d'Ă©crire son chapitre. Sources : FranceAgriMer (consommation de viandes 2025 : importations Ă  35 %, recul du bovin, essor de la volaille ; bilan T1 2026), Institut de l'Élevage (dĂ©capitalisation -10,5 % en cinq ans, cours du jeune bovin +32 %), loi EGalim (art. L230-5-1 du code rural : 50 % de produits durables dont 20 % de bio en restauration collective au 1er janvier 2022) et bilans du ministĂšre de l'Agriculture reconnaissant la non-conformitĂ© du secteur.

ChienSurpris

99,652 views ‱ 1 month ago

🌊Flocean : l’usine de dessalement qui utilise la force des abysses Nous terminons ce tour d’horizon par ce qui est sans doute l’enjeu le plus vital du siĂšcle : l’accĂšs Ă  l’eau douce. Alors que les mĂ©thodes de dessalement traditionnelles sont pointĂ©es du doigt pour leur voracitĂ© Ă©nergĂ©tique (bien qu’en nette baisse) et leurs rejets de saumure cĂŽtiers, la startup norvĂ©gienne Flocean opĂšre, en 2026, une rupture radicale : exploiter la pression naturelle de l’ocĂ©an. Bref, elle amĂšne l’usine Ă  l’eau, et non l’inverse. Reconnue comme l’une des meilleures inventions par le TIME fin 2025, la technologie de Flocean repose sur un principe physique simple mais inexploitĂ© : la pression hydrostatique. Au lieu de construire de gigantesques usines sur les cĂŽtes, Flocean a pour ambition d’installer des modules de dessalement autonomes directement au fond de l’ocĂ©an, Ă  environ 400 Ă  600 mĂštres de profondeur. La pression naturelle de l’eau (d’environ 50 bars) est suffisante pour actionner le processus d’osmose inverse sans recourir aux pompes haute pression Ă©nergivores utilisĂ©es sur terre. RĂ©sultat ? Une consommation Ă©nergĂ©tique qui serait « rĂ©duite de 30 Ă  50 % » par rapport aux standards actuels, selon l’entreprise. Cette innovation se veut aussi Ă©cologique. En puisant l’eau dans les abysses, lĂ  oĂč la lumiĂšre ne pĂ©nĂštre pas, Flocean capte une eau pure, exempte d’algues et de pollution de surface, rĂ©duisant drastiquement le besoin de prĂ©traitement chimique. Flocean annonce jusqu’à « 60 % d’infrastructures en moins » pour le prĂ©traitement. Soit une autre source d’économies ! De plus, la saumure rejetĂ©e Ă  cette profondeur se disperserait bien mieux dans les courants profonds qu’en zone cĂŽtiĂšre fragile, sans avoir besoin d’additifs
 Avec le lancement commercial de ses unitĂ©s « Flocean One », dont le premier module doit ĂȘtre dĂ©ployĂ© Ă  Mongstad en 2026 avec une capacitĂ© annoncĂ©e de 1 000 mÂł d’eau douce par jour, la NorvĂšge apporte ainsi une solution clĂ© en main pour les rĂ©gions arides et assoiffĂ©es. À terme, chaque module devra produire 5 000 mÂł d’eau douce par jour, et leur conception permettra d’atteindre 50 000 mÂł d’eau douce par jour, par site d’exploitation. 6/7

Les Électrons Libres

34,720 views ‱ 7 months ago