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Comment la startup 🇫🇷 C12 Quantum Electronics synthétise des qubits, les composants des futurs ordinateurs quantiques, avec des nanotubes de carbone 12, au coeur de Paris. C'est la seule entreprise au monde à maîtriser cette technique. En plein Paris, une usine d’un nouveau genre tourne à plein régime depuis...

11,862 views • 1 year ago •via X (Twitter)

8 Comments

Alex's profile picture
Alex1 year ago

@legeniehumain T'avais pas parlé d'une entreprise franco-hollandaise qui voulait faire des ordis quantiques avec qlq milliers de qbits comme processeurs?

Laurent V🇫🇷's profile picture
Laurent V🇫🇷1 year ago

@legeniehumain Je vous propose la mise à disposition gracieuse d'un local aménagé suivant votre cahier des charges à Pierrelatte ou à Toulouse.

LoboZeta's profile picture
LoboZeta1 year ago

@legeniehumain Si c’était vraiment les seuls à maîtriser cette techno ou si elle était si révolutionnaire, ils auraient levés x100 ce montant. Il y a un quac dans la machine à mon avis

Patrick Vincourt 💉's profile picture
Patrick Vincourt 💉1 year ago

@legeniehumain 1) "Voilà le fameux qubit : un système capable d’être dans deux états simultanément. À la fois 0 et 1, pour utiliser les termes de l’informatique classique": je cherche désespérément une personne ou un document pédagogique sur le sujet.

Aymeric Pontier's profile picture
Aymeric Pontier1 year ago

Peut-être que ce document de Polytechnique peut aider :

Patrick Vincourt 💉's profile picture
Patrick Vincourt 💉1 year ago

@legeniehumain Merci 😉

Kantos De HyperAtom's profile picture
Kantos De HyperAtom1 year ago

@legeniehumain Impressionnant. Le génie humain

Monnier Annick's profile picture
Monnier Annick1 year ago

@legeniehumain Grande et belle avancée.

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La startup 🇫🇷 Pasqal multiplie les partenariats et cas d'usage dans l'informatique quantique, et devient la 1ère société à vendre une machine quantique de grande puissance (200 qubits) à une entreprise privée (Aramco), supplantant la compétition 🇺🇸 Alors que les entreprises américaines comme Google et IBM communiquent depuis quelques années sur leurs avancées, leurs homologues françaises gagnent de plus en plus de terrain. Elles pourraient s’imposer sur le marché de l’informatique quantique, estimé à 1 000 milliards de dollars d’ici 2035, selon le cabinet McKinsey. L’Hexagone compte aujourd’hui une cinquantaine de sociétés dans ce secteur, toutes épaulées par des chercheurs. La plus cotée du moment, Pasqal, a notamment été cofondée par Alain Aspect, lauréat du prix Nobel de physique en 2022 pour ses travaux dans le domaine. Cette jeune pousse a développé une machine analogique basée sur des atomes neutres piégés par des lasers. Leur technologie utilise des atomes de rubidium comme qubits, manipulés par des lasers pour effectuer des calculs quantiques. Selon Pasqal, cette approche permet de créer des systèmes quantiques hautement contrôlables et évolutifs. Il s'agit de machines quantiques dites « analogiques » où les qubits sont manipulés directement par des champs électromagnétiques, plutôt que par des commandes numériques comme dans les ordinateurs quantiques à porte logique. Ces machines analogiques n’en demeurent pas moins programmables et ont dès à présent des applications dans l’optimisation, la simulation quantique, et la chimie quantique. Une solution qui a des avantages par rapport à la technique des supraconducteurs, qui implique de créer de nouvelles puces chaque fois que l'on veut ajouter des qubits. La technique des atomes neutres permet de passer à l'échelle plus rapidement, car elle s'appuie sur des atomes déjà présents dans la nature et nécessite donc un processus industriel moins lourd. Il n'est pas non plus nécessaire de refroidir le matériel à une température proche du zéro absolu pour maintenir les qubits dans un état quantique : le processeur de Pasqal peut fonctionner dans les conditions standards d'un centre de données. Côté hardware, Pasqal améliore continuellement les performances de ses machines. La deeptech propose en 2024 la commercialisation de machines quantiques de plus de 100 qubits, les machines Fresnel, tout en travaillant sur sa prochaine machine dénommée « Orion Beta » qui doit bientôt voir le jour. Elle sera dotée de 1000 qubits et supportera environ 5 millions d’opérations de portes quantiques. Les machines « Orion Beta » pourront être commandées pour des installations fin 2024/début 2025 et Pasqal aurait même déjà des précommandes. Parallèlement, Pasqal espère finaliser en 2025 le successeur dénommé « Orion Gamma » qui devrait offrir des portes « ultra haute-fidélité » et ainsi supporter jusqu’à 10 millions d’opérations. Enfin, Pasqal vise les 10.000 qubits à l’horizon 2026 avec une nouvelle architecture évolutive à qubits logiques grâce à un nouveau processeur quantique dénommé Vela. Avec cette machine, Pasqal espère améliorer les taux de répétition par 3 et prendre en charge jusqu’à 40 millions de « gate operations ». La roadmap de Pasqal ne s’arrête cependant pas là. Les chercheurs de la deeptech imaginent déjà pour 2027 un processeur Pegasus, toujours doté de 10.000 qubits, mais offrant une profondeur algorithmique bien supérieure allant jusqu’à 200 millions d’opérations. En attendant, la livraison de machines quantiques Pasqal, à différents centres de recherche et premiers clients, permet l’exploration de nouveaux cas d’utilisation et stimule le développement de premières applications quantiques. En collaboration étroite avec plus de 50 entreprises et organisations, Pasqal a identifié des algorithmes – applicables à ses premières machines – en matière d’apprentissage automatique des graphes, d’optimisation et d’équations différentielles. Ces algorithmes vont passer de la phase de planification actuelle à la phase de développement avec une utilisation possible en environnement de production à partir de 2025. Pasqal se prépare depuis un moment à cette bascule. La start-up offre déjà une partie de sa puissance de calcul sur le cloud, et multiplie depuis plusieurs années les expérimentations dans la finance (Crédit agricole), le transport (BASF et BMW, Allemagne), la santé (Johnson & Johnson, Etats-Unis) ou plus récemment dans la sidérurgie (Posco, Corée du Sud). D'autres applications prometteuses tournent autour de la recherche sur les matériaux. Le quantique pourrait aussi révolutionner des domaines comme la recherche de médicaments et la cryptographie. Pour EDF, la jeune pousse planche sur le placement des bornes de recharge pour véhicules électriques, un problème d'optimisation avec un grand nombre de variables sur lequel excellent les ordinateurs quantiques. Avec Thalès, elle a réussi à résoudre un problème très complexe d’optimisation de trajectoires de satellites grâce à son processeur quantique. « Cette expérience a permis d’identifier que les ordinateurs quantiques à atomes neutres sont bien adaptés à cette tâche, car il existe une correspondance naturelle entre le problème de planification satellitaire et l’agencement des atomes dans le processeur quantique », expliquent les deux sociétés. Suite à sa levée de fonds de 100 millions d’euros pour développer son ordinateur quantique, Pasqal marque une forte accélération dans tous les domaines : R&D, production, internationalisation, commercialisation de machines, et par conséquent, recrutement de nouveaux talents. « En l'espace d'un an, nos effectifs ont doublé, et le nombre de pays dans lesquels nous sommes implantés a également été multiplié par deux. Nous sommes désormais présents aux Etats-Unis, au Canada, en Corée du Sud, en Arabie Saoudite, aux Pays-Bas, en Allemagne et au Royaume-Uni », affirme Nicolas Proust, directeur stratégie de Pasqal. Récemment, la jeune société tricolore a réussi un joli coup en convainquant le géant Aramco de miser sur son ordinateur quantique, et va installer une machine de 200 qubits, d'ici l'an prochain. Ce sera la première machine quantique de cette puissance achetée par une entreprise privée, de surcroît à l’international. Ce qui permet à l'entreprise de changer de dimension.« Nous visons d’être les premiers à utiliser l’informatique quantique dans le secteur de l’énergie », explique Ahmad al-Khowaiter, le vice-président technologie et innovation d’Aramco. Le français Pasqal était pourtant en compétition avec de grands noms américains du secteur sur cet appel d’offres. « Il s’agira de l’outil le plus puissant déployé à des fins industrielles, qui ouvrira une nouvelle ère d’innovation pour les entreprises et la société » se félicite Georges-Olivier Reymond, PDG et cofondateur. La pépite française du quantique vient par ailleurs d'annoncer un partenariat avec son principal rival, l'américain IBM, afin de développer les prochains supercalculateurs quantiques, capables d’être directement opérationnels et commercialisables aux entreprises. Les deux entreprises s’appuient sur ce partenariat pour convaincre de nouveaux clients de se laisser séduire par cette technologie. Un partenariat qui n’implique aucun transfert de capital entre les sociétés, qui conservent leur entière indépendance. Sources : - - - - - - - -

Aymeric Pontier

60,603 views • 2 years ago

Dans un éditorial paru hier intitulé «La Russie joue dans nos têtes et nos référendums», La Presse effectue des amalgames douteux entre le mouvement indépendantiste québécois, le mouvement indépendantiste albertain et une supposée ingérence étrangère provenant de la Russie. L’éditorial ne cite aucun fait pouvant montrer le début d’un lien entre les trois. Mais le procédé est limpide : on met dans le même panier ces phénomènes non liés pour que le lecteur les associe. Le titre parle de « nos référendums » et sous-entend donc que la Russie exerce une influence dans le mouvement québécois d’accession à l’indépendance. Or, la stricte vérité est qu’il n’y a aucune trace d’ingérence étrangère en faveur de l’indépendantisme au Québec, mais que cet amalgame permet à nouveau de susciter de la crainte et des suspicions sur le projet d’indépendance du Québec, comme tant d’autres éditoriaux et chroniques de La Presse. À cinq mois des élections générales, c’est un procédé préoccupant, alors que l’ingérence étrangère est non seulement une menace, mais une réalité que toutes les démocraties occidentales doivent prendre au sérieux, dénoncer et, surtout, gérer en prenant des mesures concrètes. Le Parti québécois et moi-même avons été les seuls à parler de cet enjeu à l’Assemblée nationale, en insistant pour que nous en fassions beaucoup plus afin de tenir compte des informations à notre disposition (notamment le rapport Hogue sur l’ingérence étrangère) et que nous agissions, notamment pour assurer l’intégrité des élections et référendums québécois. Depuis plus de deux ans, j’ai insisté sur cette question tant à l’Assemblée nationale que dans mes interventions publiques. Chaque fois, je me suis buté à un gouvernement de la CAQ qui fait la sourde oreille ou qui s’en remet au fédéral. Il y a pourtant des rapports et des témoignages d’experts à l’effet que l’ingérence au Québec a été, plus souvent qu’autrement, l’œuvre d’Ottawa, de la GRC et du SCRS, visant les indépendantistes. On peut se rappeler la commission Keable, l’entrée par effraction dans les bureaux du Parti québécois pour voler la liste de ses membres, l’affaire Morin ou les différentes opérations de sabotage, dont la pose de bombes dans les années 1970. Ce ne sont pas les Russes qui sont en cause dans ces cas, c’est le gouvernement fédéral. Voilà un sujet pour un dossier médiatique avec des bases factuelles. Les médias comme La Presse pourraient aussi chercher à creuser les commentaires de l’expert en matière d’ingérence Michel Juneau-Katsuya, qui, dans une entrevue réalisée avec le balado « Rad » de Radio-Canada et disponible sur le site Internet de cette dernière, commente le rapport trouble du fédéral avec l’ingérence étrangère dans les dernières décennies. Voilà les véritables menaces d’ingérence sur lesquelles les médias pourraient se pencher, plutôt que de remettre en doute la légitimité du mouvement indépendantiste québécois et de la démocratie québécoise sans base factuelle.

Pascal Paradis

13,689 views • 5 months ago

Petite vidéo raw tranquillou pour vous montrer un peu plus ce que c’est que le 8lab et son écosystème 👽 Tout d’abord, le labo est loin d’être une simple formation, mais plutôt une communauté, un coaching gratuit à vie avec des coachs qui chiffrent fortement en ecom, des lives hebdomadaires, des coachings groupés chaque semaine, une webapp poussée et dévellopé par nous même avec des outils extrêmement utiles (dont 1 pour être sûr de ne pas te faire avoir sur les prix de shipping par tes agents), une map pour connecter avec les membres du 8lab, une IA qui connaît toute la valeur de la forma et du Discord, des meetups organisés partout autour du monde, une marketplace avec les meilleurs prix du marché pour les différentes solutions à utiliser en ecom, un réseau d’insiders pour te débloquer de toutes les situations, un accès privilégié a nos solutions de fulfillment worldwide et effectivement une formation avec les dernières stratégies ecom. On peut se former gratuitement sur internet, mais le 8lab vous donnera une stratégie bien à elle et surtout avec des vidéos constamment mises à jour. Dans le 8lab, on ne se repose jamais sur le mass testing mais sur des analyses de marché approfondies pour avoir à tester le moins possible et faire exploser son taux de réussite en ecom. Le 8lab a le plus fort taux de réussite du marché et après le 8 mars, on compte bien aller encore plus loin dans la réussite de nos membres (vous pouvez voir quelques résultats dans la vidéo). On se donne rendez-vous le dimanche 8 mars pour un live d’exception qui révélera ma marque ecommerce qui génère 20M€/an, mais surtout la stratégie actuelle du 8lab. Le lien pour s’inscrire se trouve juste en dessous de la vidéo ou en bio sur mon Twitter ! Excellente soirée à tous :)

Alex Shane

67,823 views • 7 months ago

Après avoir finalisé le jumeau numérique de son réacteur nucléaire de 4eme génération, capable de produire une chaleur de 700°C et de l'électricité sur demande à partir de déchets nucléaires, la startup 🇫🇷 Naarea annonce un premier prototype en 2027. Intégrer un petit réacteur nucléaire dans un conteneur standard pour le déployer près de la consommation d'énergie, sur les sites industriels. C'est cette idée qui a donné naissance à Naarea, une startup française créée en 2020 et positionnée sur le marché des AMR (Advanced Modular Reactor). La jeune société entend commercialiser ses premières unités dès 2030, soit une décennie après sa création. Ce qui, dans cette industrie, représente un délai extrêmement court. Pour accélérer la conception de son mini-réacteur à neutrons rapides (exploitant des déchets nucléaires pour combustible), Naarea a fait du jumeau numérique l'épine dorsale de son projet. « Ce système, dont la première version a été conçue en 18 mois, permet de bâtir le modèle 3D du réacteur pour valider les choix d'architecture et le dimensionnement, et d'effectuer des simulations de son fonctionnement et de garder une traçabilité totale des données d'ingénierie et des exigences associées au projet. Le jumeau numérique permet d'aller plus vite au démarrage du projet » La modélisation est notamment indispensable pour intégrer la trentaine de systèmes qui composent le futur réacteur, chacun d'entre eux étant lui-même composé de sous-systèmes. Développé par l'ESN Assystem, qui possède une expérience reconnue dans le nucléaire, sur la technologie Dassault Systèmes hébergée sur le cloud, le jumeau permet de réaliser des simulations du fonctionnement du futur réacteur, « impossibles sinon », le premier prototype physique (en fonctionnement) étant prévu pour 2027. « Nous concevons un système très compact. Pour y parvenir, nous sommes allés chercher des compétences dans l'automobile ou l'aéronautique et avons appliqué une logique 'design to manufacturing' (visant à intégrer les contraintes de fabrication dès la conception, NDLR). C'est ce qui nous a permis de développer un double numérique de notre réacteur en seulement 18 mois. » Les micro-réacteurs sur lesquels travaille l’équipe de Naarea ont pour objectif de générer de l’électricité et de la chaleur, à partir des combustibles nucléaires usagés issus des réacteurs conventionnels du parc nucléaire actuel. Il s’y produit une réaction de fission intrinsèquement autorégulée à haute température (environ 700 °C), grâce à un combustible liquide composé de sels fondus, sans avoir besoin de l'approvisionner en eau. Naarea s'inscrit par ailleurs dans une démarche de production en série de ses petits réacteurs, la startup visant la production de 150 modules par an en rythme de croisière. La société, qui a signé un premier partenariat avec la société ACC, portant sur la fourniture de 2 à 4 conteneurs pour approvisionner les futures giga-usines de batteries de la co-entreprise entre Stellantis, Mercedes-Benz et TotalEnergies, mise sur un modèle économique basé sur la vente d'énergie (électricité et chaleur). Baptisé XAMR (eXtrasmall Advanced Modular Reactor), le micro-générateur nucléaire à sels fondus et à neutrons rapides de Naarea vise ainsi à produire de l’électricité (40 mégawatts électrique, MWe) et de la chaleur (80 mégawatts thermiques, MWt). « Nous développons un réacteur qui combine 3 technologies de pointe : neutrons rapides, sels fondus, production en série. Les neutrons rapides permettent de recycler le combustible usagé issu ces centrales nucléaires et de clôturer le cycle du combustible, préoccupation majeure dans le domaine du nucléaire conventionnel. Les sels fondus nous permettent de garantir une sécurité intrinsèque. Enfin, nos micro-générateurs sont conçus pour être installés près des besoins des industriels, ce qui représente une innovation majeure dans le domaine de la production d’énergie. » La petite taille de ce réacteur sera un grand atout : il n’y aura pas besoin de génie civil, hormis une dalle en béton. Les cœurs de réacteurs seront imprimés en 3D, ce qui signifie pas de soudure, pas de tuyau ! Pour pallier l’intermittence des renouvelables, la pilotabilité du réacteur sera très courte, alors qu’il faut de 20 à 30 minutes pour monter à 100 % des capacités d’un réacteur classique, ou pour le faire redescendre en puissance, en le refroidissant à l’eau, « notre réacteur n’aura pas besoin d’eau, son refroidissement se fera par convection naturelle, c’est-à-dire grâce à l’air. Un grand atout quand le stress hydrique grandit. » La petite taille est également un argument intéressant en cas d'extension ou de déconstruction. « Lorsqu'on démantèlera, on pourra tout enlever, il ne restera rien. On peut aussi rajouter des modules, comme on le ferait avec des Lego, si la structure grandit. » Cette miniaturization concerne aussi le second conteneur du dispositif, qui transforme la chaleur en électricité. « Ce n'est pas une turbine vapeur, mais une turbine au CO2 supercritique. Cela tombe bien, il y en a plein dans l'air ». Le fonctionnement en circuit fermé permettant de ne pas dégager de CO2. Concernant l'autonomie, la charge devrait tenir autour de 5 ans en moyenne. Les conteneurs, eux, ont été dessinés pour 100 ans, avec une période de fonctionnement de 50 ans. Tous les 10 ans, comme pour les avions, chaque réacteur sera renvoyé en usine pour être remis en état. S'agissant de la maintenance, Naarea explique que la partie nucléaire sera pilotée à distance. Pendant les 5 premières années, il n'y aura pas de maintenance sur l'îlot nucléaire. Sur la partie externe, avec la turbine, une maintenance régulière est toutefois prévue, sans interruption. « Tout a été conçu en système plug-and-play. » 5 000 capteurs serviront à monitorer l'état et la maintenance du réacteur en temps réel. On l'aura compris, les sels fonds constituent le cœur du projet de Naarea. Ils portent le sel combustible, donnent la réaction de fission autorégulée, conduisent la chaleur et la transmettent. Dans cette optique, la jeune entreprise s’est associée au CNRS et à son centre de physique des deux infinis – Irène Joliot-Curie (IJCLab) pour ouvrir un laboratoire commun sur les sels fondus. Baptisé Innovation Molten Salt Lab (IMS Lab), celui-ci a vocation à devenir la référence européenne en matière de R&D dans les sels fondus. Basé à l’université Paris-Saclay, ce laboratoire pourra aussi mener des expériences pour d’autres startups du nucléaire de 4e génération misant sur les sels fondus, comme Stellaria ou Thorizon, avec lesquels Naarea a noué un accord. Les équipes de Naarea et du CNRS travaillent ensemble depuis un an déjà et des brevets communs seraient déjà en cours de dépôt. Ils portent sur la technologie de synthèse des sels. Un autre concerne « le bon élément à mélanger au métal pour éviter la corrosion quelle que soit la réaction ». Le choix du CNRS était une évidence, puisque cet organisme de recherche présente une expertise reconnue dans le secteur de l’étude de la chimie des réacteurs à sels fondus, une équipe dédiée à cette chimie ayant été créé à l’IPN d’Orsay dès 2005. « L’IJCLab est le seul laboratoire en France à pouvoir manipuler de grandes quantités de matière active en milieux sels fondus, et nous avons acquis un socle de données solides au cours des années. De plus, nous sommes situés dans la même région que Naarea, et des liens professionnels préexistaient. » L’intérêt d’une meilleure compréhension du comportement des sels fondus ne se limite pas au domaine du nucléaire. Elle pourrait également trouver une application dans des domaines non nucléaires, notamment pour les centrales solaires thermiques à concentration et la production d’aluminium et sodium métal. Naarea a également décidé de s'allier avec son rival Newcleo, qui cherche aussi à produire des réacteurs à neutrons rapides, au début de l'année 2024. Ce type de partenariat stratégique et industriel, inédit dans le secteur, a pour objectif de ne pas se laisser distancer par la concurrence étrangère, qui s'intensifie dans le domaine. Chaque acteur gardera ses enveloppes et sa propriété intellectuelle, mais « les deux startups vont essayer d’économiser les ressources de l’État, en se répartissant les tâches ou en mettant leurs ressources en commun. » Les équipes des deux sociétés ont déjà lancé des lancé les groupes de travail sur les différents sujets, sur les calculs concernant les matériaux, par exemple. Le partenariat concerne aussi l'usage des sites du CEA, déjà très demandés : « plutôt que de demander deux terrains, on propose de rationaliser l’espace et de mutualiser les laboratoires d’essais. » Naarea compte par ailleurs du beau monde parmi son équipe. « Nous avons des ex-dirigeants de Phénix et Superphénix, et le père du réacteur à neutrons rapides Astrid ! Et à côté, un bataillon de jeunes ingénieurs qui débarquent avec des outils de calculs inimaginables pour les anciens. Moyennant quoi vous enlevez le plafond de verre, il n’y a plus de limites. Le savoir-faire français est absolument incroyable. » Sources : - - - - - - - -

Aymeric Pontier

189,873 views • 2 years ago

TAXE CARBONE – DES PÉNALITÉS DE PLUSIEURS MILLIARDS SI QUÉBEC SE RETIRE Nous commençons à voir ce qui se cache derrière cette obstination du Québec à vouloir s'auto-infliger la taxe carbone. Contrairement au Canada, le Québec a lié son marché du carbone à celui de la Californie en 2014 dans le cadre de la Western Climate Initiative (WCI). Qui dit accord dit contrat, et qui dit entente contractuelle doit vivre avec des clauses, souvent punitives en cas de retrait. Ce partenariat est encadré par des accords juridiques formels. Un retrait unilatéral du Québec pourrait violer ces accords, entraînant des litiges ou des pénalités financières de la part des partenaires, notamment la Californie, ou des entreprises impliquées dans le marché conjoint. Autrement dit, le Québec s’est attaché les mains avec la Californie en 2014. L’exemple le plus éclairant nous vient de l’Ontario : en 2018, la province se retire, et des coûts de 3 milliards de dollars sur quatre ans ont été estimés par le Bureau de la responsabilité financière de l’Ontario. Pourquoi ? Parce que des entreprises ayant investi dans des crédits ou des infrastructures pour respecter les règles du SPEDE pourraient intenter des poursuites contre le gouvernement québécois, voici une des premières raisons qui fait trembler Maurice. Parmi les autres raisons, vous vous en doutez, ce sont les attrayants revenus que procure ce vol à la pompe. Le marché du carbone génère des revenus significatifs pour le Québec, avec plus de 1,5 milliard de dollars en 2023-2024 provenant des ventes aux enchères. Considérant que cette province trempe dans la merde jusqu’au cou, il n’est pas surprenant de voir les caquistes tourner le dos à cette option. Des revenus qui servent à financer les fiascos caquistes, comme le transport collectif et les subventions pour les véhicules électriques. Sachant que la CAQ ’’run au gaz’’ avec les subventions vertes, il ne faut pas s’étonner de les voir défendre ce détournement de fonds. L’autre aspect qui se cache derrière tout ça relève du fait que si le Québec se retire de cet accord, il s’exposera au fédéral qui pourra imposer à la province une taxe du genre, donc une histoire de champs de compétences que les caquistes et les péquistes adorent défendre. Le fond de l’histoire repose donc sur une peur de poursuites judiciaires, de pénalités contractuelles en raison du retrait, bien que, selon mes recherches, il n'existe pas de frais de retrait spécifiques explicitement définis dans les documents officiels de la Western Climate Initiative (WCI) pour le Québec ou tout autre partenaire souhaitant se retirer du SPEDE. Ce serait d’ailleurs pour les journalistes un sujet à fouiller, parce que les politiciens agitent cette raison, qui pour l’instant ne trouve pas de fondements, sauf erreur. Ce qui est clair par contre, c’est la peur de poursuites de la part des entreprises qui ont dû investir et se conformer à cette folie. Autrement dit, le Québec s’est attaché lui-même dans une trappe qui semble ne laisser aucune chance de fuite. Pour ce qui est des péquistes qui disent qu’il ne faut pas abolir l’entente mais cherchent comment réduire le prix de l’essence, comme à l’habitude, on nage dans l’insignifiance.

Pat Laliberté - La Tribune du peuple

25,705 views • 1 year ago

Malick Kodio ( 18 ans , milieu de terrain , droitier et ex international U17 ) Malick Kodio s’impose comme l’un des profils les plus complets du milieu de terrain ivoirien de sa génération. Fort de près de deux ans d’expérience en Ligue ivoirienne malgré son jeune âge,confirmant la précocité de son développement. Capable d’évoluer aussi bien en sentinelle qu’au sein d’un double pivot, Malick Kodio est un milieu de devoir dont la mission première est d’organiser le jeu depuis l’entre-jeu. Que ce soit devant la défense ou dans la densité du milieu, il fait preuve d’un calme et d’une maturité qui tranchent avec son âge, lui permettant de recevoir sous pression et d’orienter systématiquement son jeu vers l’avant plutôt que de se contenter de sécuriser la possession. Sa première qualité est la propreté technique. Ses contrôles sont nets, il perd très peu de ballons et affiche une aisance remarquable même entouré de plusieurs adversaires. Cette fiabilité dans le geste constitue la base de son jeu et lui permet d’enchaîner les actions sans rupture. Son registre de passe est particulièrement développé, aussi bien dans le jeu court que dans le jeu long. Il ne se contente pas de faire circuler le ballon : il cherche constamment la transmission qui fait progresser son équipe, avec une vraie capacité à se projeter vers l’avant depuis sa position de milieu. Cette propension à jouer entre les lignes ou à lancer la profondeur en fait un relanceur au-dessus de la moyenne pour son poste. Sur le plan physique, avec 1,74 m, il n’est pas un milieu dominant dans le registre du duel pur, mais sa lecture du jeu et son sens du timing lui permettent de compenser en anticipant les situations plutôt qu’en les subissant. Les marges de progression se situent essentiellement dans l’apport décisif : gagner en tranchant, que ce soit par la passe finale ou par la contribution directe aux buts, et développer sa complicité avec les attaquants pour multiplier les combinaisons en une-deux. Un travail sur son expression et son leadership sur le terrain , sa capacité à coordonner et à donner des directives à ses partenaires reste également un axe clé pour franchir un palier supplémentaire dans son rôle de milieu.

Ivorian Wonderkids 🇨🇮

19,203 views • 3 months ago

Mgr Fulgence Muteba : Nos minerais sont bradés pour sauver un régime La récente sortie médiatique de Mgr Muteba président de la CENCO, sur les accords miniers de la RDC appelle une réaction. Non par irrévérence, mais par devoir de vérité envers notre peuple. En choisissant de fustiger un instrument diplomatique conçu par le Chef de l’État pour faire plier l’agresseur qui déchire l’Est du pays, tout en passant sous un silence le pillage génocidaire rwandais, Mgr Muteba commet un grave contresens moral et stratégique. Son réquisitoire, centré sur les " contrats de 99 ans " et le corridor de Lobito , rate volontairement la cible principale : le Rwanda et le M23 qui pillent nos minerais sans aucun contrat, dans le sang et les larmes. Fermer les yeux sur les rapports onusiens qui documentent, preuves à l’appui, comment le Rwanda organise le trafic de nos minerais est condamnable . Cette omission est le cœur du problème. Elle transforme une critique légitime sur la gouvernance économique en un relais du discours véhiculé par l’opposition politique. Pendant que l’on s’indigne de la durée d’un bail, on détourne le regard du cambrioleur qui a déjà fracturé la porte et vidé la maison sous la menace d’une kalachnikov. Nous sommes d’accord avec la dénonciation du colonialisme économique. Mais une autre forme de colonialisme à dénoncer en priorité est celle qui s’opère à la machette et au missile que le président de la CENCO et sa structure ne dénoncent pas. . D’accord avec Mgr Muteba sur un point : aucun accord ne doit brader l’avenir. Mais la première condition pour avoir un avenir, c’est d’exister en tant qu’État souverain sur l’intégralité de son territoire. · Sur le corridor de Lobito qu’il dénonce : Mieux vaut un corridor qui exporte des minerais dans le cadre d’un contrat négocié entre États que des sentiers de contrebande qui exportent les mêmes minerais au profit d’un pays agresseur . · Sur les contrats de longue durée : La première confiscation du bonheur des générations , c’est la perpétuation de la guerre qui tue, déplace et affame ces mêmes générations depuis 30 ans. Un outil diplomatique, aussi imparfait soit-il, qui vient briser ce cycle infernal, est un moindre mal stratégique. L’agenda politique de la CENCO est démasqué derrière le sermon moral. L’affirmation selon laquelle on " brade les minerais pour sauver un régime " est révélatrice. Elle suppose que la meilleure perspective serait la chute du régime… et donc la victoire militaire du M23 et de ses parrains. Est-ce là l’horizon souhaitable ? La véritable morale serait-elle de laisser tomber les instruments de défense nationale pour précipiter une défaite présentée comme salvatrice ? Non. La fermeté diplomatique et sécuritaire n’est pas au service du régime, mais de l’intégrité d’une nation. L’accord critiqué est une pièce dans une stratégie qui a déjà forcé le Rwanda à la table des négociations et lui a valu un rappel d’ambassadeur américain. C’est une bataille en phase d’être gagnée contre l’agression , pas un bradage . En définitive, Pour un patriotisme de lucidité et de combat Nous n’avons pas le luxe de critiques esthétiques détachées du feu de la guerre. Le moment exige un patriotisme réaliste , qui identifie clairement l’ennemi, et un patriotisme de combat, qui utilise tous les leviers légaux, y compris économiques, pour le vaincre. Nous engagerons un débat national exigeant sur le modèle minier de l’après-guerre, sur la transformation locale de nos minerais en vue de créer assez d’emplois pour les jeunes . Mais ce débat sera vain si, dans le même temps, une morale sélective désigne à la vindicte les efforts de survie de l’État déployés par l’autorité légitime , tout en absout, par son silence, les véritables auteurs du pillage et du massacre. Nous avons besoin de la fermeté face à l’agresseur, pas des sermons déséquilibrés qui, objectivement, affaiblissent la position congolaise au moment décisif du combat pour note survie. Tribune libre 156

STEVE MBIKAYI

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Une grande révolution anthropologique est en cours à l'Assemblée nationale avec l'arrivée de la loi sur la légalisation de l'euthanasie humaine. Nous avons le devoir politique de réfléchir au-delà de l’opinion ambiante et de porter un regard critique sur les arguments si évidents, si simples, si dominants dans l’espace public. Si une personne choisit de mourir, au nom de quoi remettre en cause sa volonté ? Chacun n’a-t-il pas le droit de mourir dans la dignité ? Finalement, ce droit offre une possibilité, mais n’enlève rien à personne, alors pourquoi s’y opposer ? On demande à pouvoir tuer par amour, par compassion. On oublie que, derrière cette demande, il y a aussi de la peur : la peur de souffrir, la peur de dépendre des autres, la peur de ne pouvoir choisir dans une société où la liberté individuelle est érigée en valeur absolue et ne doit souffrir aucune limite. Même les chiffres semblent contre nous : 75 % des Français seraient favorables à l’euthanasie selon un sondage du journal La Croix. Et pourtant, ce même sondage révèle que, dans les unités de soins palliatifs - ces fameux services médicaux d’accompagnement des personnes en fin de vie -, 97 % des malades et 85 % des soignants y sont opposés. Que faut-il comprendre ? Que ce sont les bien portants et ceux qui ne sont pas concernés qui sont favorables à l’euthanasie, que les partisans d’une cause ne sont pas les acteurs de terrain. Notre société met tout en œuvre pour sauver une personne qui veut sauter du haut d’un pont ou se jeter sous les rails d’un train ; elle alerte immédiatement ses pompiers et envoie ses ambulances ; elle encense le citoyen courageux qui aura entravé le geste de désespoir. Mais quand une personne réclame la mort dans un lit d’hôpital, alors là, la même société veut tendre la piqûre mortelle. Mais que s’est-il passé pour que notre société se résigne sur ce point ? La plupart des gens imaginent que cette loi ne concernera que les personnes âgées, malades, incurables, condamnées à mourir à court terme. Cela n’est pas la réalité des expériences dans les pays ayant déjà légalisé l’euthanasie ou le suicide assisté. Pour une raison simple : la légalisation de l’euthanasie n’est pas une simple évolution législative, mais bien une véritable rupture anthropologique. Une fois l’interdit de tuer remis en cause, une fois ce principe fondamental de notre vie en commun renversé, la dérive est inéluctable. On sait où cela commence ; jamais où cela s’arrête. D’un cadre légal le plus souvent assez restrictif et assorti de conditions, ces pays ont petit à petit dérivé. En Belgique, on peut maintenant demander la mort en cas de maladie psychiatrique. Au Canada, la loi de 2016 cantonnait le droit à l’euthanasie aux situations de fin de vie à brève échéance ; en 2021, une personne physiquement handicapée ou atteinte d’une maladie chronique est désormais éligible à l’euthanasie. Aux Pays-Bas, premier pays au monde à avoir légalisé l’euthanasie, des personnes souffrant de troubles psychiatriques, de démence et d’autisme sévère mais aussi les mineurs, peuvent demander l’euthanasie. Les conséquences sont dramatiquement concrètes : En 2023 en Belgique, une femme de 50 ans, mère de famille, violée en 2016 et traumatisée par cette terrible agression, a été euthanasiée. En 2022, en Belgique toujours, une jeune femme de 23 ans, victime des attentats islamiste de 2016, a été euthanasiée pour cause de « souffrance psychologique insupportable ». En France, Olympe, Youtubeuse de 23 ans qui souffre d‘un trouble dissociatif de l'identité, a annoncé avoir fait une demande d’euthanasie en Belgique. Voilà le résultat quand une société fait le choix de la mort plutôt que des soins, de la soi-disant autonomie plutôt que de la solidarité. Pire encore, ce qu’on présentait alors comme une pratique marginale est en progression constante dans ces pays ! Aux Pays-Bas, le nombre d’euthanasies a été multiplié par 4 depuis la légalisation. En Belgique, la part des euthanasies dans un contexte où la mort n’est pas attendue à brève échéance est passée de 9% des cas en 2010 à 16% en 2021. Le nombre d’euthanasie a littéralement décuplé depuis la légalisation. Cette trajectoire était prévisible. Leur argument pour autoriser l’homicide est celui du respect de la volonté. Dans cette logique, pourquoi seule la volonté du mourant devrait être respectée ? Si l’on suit cette logique, en quoi la volonté d’un malade, d’un handicapé ou d’un enfant devrait-elle être entravée ? L’autre question est de savoir si cette volonté s’exerce de façon totalement libre ? La vérité est que ce projet de loi, sous couvert de bons sentiments, est d’une monstrueuse perversité. Elle envoie un message douloureux à tous ceux qui vivent dans une grande vulnérabilité, et qui parfois sont tentés de « démissionner de la vie », selon les mots d’une personne handicapée. On leur envoie le signal de leur inutilité en leur disant qu’ils entrent dans les cases des personnes dont la dignité est jugée suffisamment dégradée pour avoir le droit de mourir. « Mourir dans la dignité » est un slogan sous forme d’insulte pour tous ceux que nous devons convaincre de la valeur de leur vie. Ce message risque de les enfermer dans une situation où il leur sera difficile de refuser la mort. Il faut imaginer que ces personnes fragiles ont bien souvent le sentiment d’être un fardeau psychologique et un poids économique pour leurs proches. En leur offrant la possibilité de mourir, on risque de faire peser sur elle la culpabilité de rester en vie. On inverse la charge de la responsabilité : c’est à la société de se sentir coupable de ne pas accompagner, soulager, soigner correctement ses personnes. Avec la légalisation de l’euthanasie, ce seront nos malades, nos vieux, nos handicapés qui pourront se sentir coupables de s’imposer à la société. Il n’y a qu’un pas à vouloir quitter ce monde par amour pour les siens. Et c’est le gouvernement qui va les y pousser par la légalisation. Dans un documentaire produit par Bernard de La Villardière en 2023, des soignants expliquent qu’ils observent une pression sociale sur les patients vulnérables dont la vie ne vaudrait plus le coup d’être vécue. Le premier rapport annuel du Canada sur l’euthanasie souligne qu’un nombre sans cesse croissant des candidats à l’euthanasie « mentionne le fait d’être une charge pour sa famille ou ses proches comme motif de la demande ». On propose la mort, mais cette proposition glisse bien souvent vers une incitation à consentir à sa mise à mort. Eh oui ! Comment n‘y pas être incité quand vous vivez en souffrance dans des déserts médicaux, loin de tout médecin pour vous soulager, que vous n’avez pas les moyens de vous payer une belle maison de retraite ni les soins d’une bonne clinique privée, que votre retraite ridicule ne vous permet pas de subvenir à vos besoins et que nous ne pouvez pas vous appuyer sur vos proches qui n’arrivent déjà pas à boucler les fins de mois. Vous voyez certainement où je veux en venir : cette incitation, elle sera d’abord pour les plus pauvres. Le grave délabrement de la santé publique sera de fait une incitation à l’euthanasie. Il y a en France, d’après l’Inspection générale des affaires sociales, 311 000 personnes nécessitant des soins palliatifs, pour 7 500 lits de soins palliatifs. 26 % des départements français, un hôpital sur quatre, n’en sont même pas pourvus. La situation est tout aussi dramatique pour les services psychiatriques, sans parler des services d’urgences. Pour 75 % des Français, la fin de vie est donc la suivante : d’abord maltraités dans ces EPHAD que l’État laisse à l’abandon, puis la souffrance et la mort dans un hôpital inadapté et sous-doté de soignants. « Au début, les gens demandaient l’euthanasie par peur d’une mort atroce. Aujourd’hui, beaucoup la réclament par peur d’une vie atroce. Ils craignent moins la douleur et l’agonie qu’une existence pénible ou douloureuse. » comme le résume le Dr néerlandais Théo Boer, initialement favorable à l’euthanasie et aujourd’hui militant contre. C’est en cela que le gouvernement est immoral et irresponsable à choisir la facilité de la mort, plutôt que l’exigence du soin, de la solidarité, des services publics. La juste réponse à la fin de vie n’est rien d’autre que les soins palliatifs. Le rôle du politique est donc d’abord de mettre en place les politiques publiques qui nous aideront à faire face au déclin de nos capacités physiques par un accompagnement adapté, qui faciliteront l’aide de notre entourage, qui prévoiront des établissements capables d’apporter les soins attendus, qui investiront dans l’accompagnement et l’insertion des personnes handicapées. Plutôt que l’annonce d’une loi sur l’euthanasie, on attendait plutôt une grande loi sur la dépendance. Plutôt que d’envisager un droit opposable à l’euthanasie, on aurait préféré un droit opposable à l’accès aux soins palliatifs. Mais, comme le rappelle le professeur Timothy Devos, médecin belge, « L’euthanasie et les soins palliatifs ne sont pas compatibles ». L’interdiction du meurtre va au-delà de la morale, elle nous pousse à trouver des solutions alternatives, à être inventifs. C’est justement parce que l’euthanasie est interdite que l’on a développé les soins palliatifs. On a voulu soulager physiquement, moralement, psychologiquement, spirituellement même. On a proposé des médecines complémentaires et des distractions. Pourquoi une telle énergie, pourquoi une telle créativité, pourquoi une telle compassion s’il existe la facilité, et l’économie, de donner la mort ? Ces deux cultures s’affrontent, ces deux modèles ne peuvent véritablement cohabiter. En conclusion, je m’efface derrière les mots de Philippe Pozzo di Borgo tétraplégique depuis 30 ans : « Nous sommes incontinents, souffrants, paralysés ou désorientés, porteurs de handicaps ou de maladies invalidantes, victimes des séquelles d’accidents, traumatisés crâniens ou malades psychiques. Tous, nous nous sentons encore plus fragilisés par ce débat. Regardons les choses en face : beaucoup de « bien portants » nous décrètent malheureux sans même nous connaître. Ils préféreraient ne plus vivre que de vivre avec nos incapacités. Mais qu’en savent-ils ? Que savent-ils du chemin que nous avons fait pour consentir à notre situation ? Que savent-ils des ressources vitales que nos épreuves ont révélées, malgré nos souffrances ? Il faut nous approcher pour nous connaître. Il faut prendre du temps, renoncer à la peur et à une certaine pitié qui ne nous aide pas. Ont-ils conscience du message d’exclusion qu’ils nous envoient ? Alors que nous nous battons au quotidien, faudrait-il renoncer au courage de vivre ? Chers concitoyens qui réfléchissez à la fin de vie, avec la force de notre fragilité, nous vous le demandons pour le bien de tous. Ne poussez pas les plus fragiles et ceux qui les entourent, à la désespérance, à l’auto-exclusion, au suicide ou à l’euthanasie. Protégez-les d’une prétendue « liberté de mourir » qui les presserait de quitter notre société. Réaffirmez le droit de chacun d’être aidé à vivre, et jamais à mourir. Alors, la société que nous construisons ensemble sera plus humaine. Aidez-nous à vivre, pas à mourir. »

Marion Maréchal

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Bonne et heureuse année 2026 et meilleurs voeux ! Merci de votre soutien ! 🇫🇷 31 décembre 1968, il y a 57 ans, derniers voeux du Général de Gaulle aux Français : « Françaises, Français ! Mes meilleurs voeux de nouvelle année, je vous les offre de tout mon coeur. Un coeur, que depuis longtemps, permettez-moi de le dire, n'épargnent pas les soucis, au sujet du sort de la France. Mais qui, je vous l'affirme, est aujourd'hui rempli d'espoir. Certes, au printemps dernier, notre pays qui, depuis dix ans, gravit la pente du renouveau s'est trouvé, dans son ascension, tout à coup, saisi de vertige. On a même pu croire un moment qu'il s'abandonnait à la très morbide de l'abîme, et qu'il allait rouler jusqu'au plus bas. Par la suite, le grave déséquilibre de notre économie, résultat inéluctable d'une paralysie de près de deux mois, des charges énormes subitement consenties pour la faire cesser, et des crédits massivement prodigués pour la reprise, nous a conduit, soudain, et à chaud, à une crise monétaire, qui mettait en cause la valeur de notre franc, et par là même, celle de nos avoirs et de nos rémunérations,risquait de nous faire passer sous la dépendance de prêteurs étrangers et suscitait la joie odieuse des spéculateurs de la finance, de la politique et de la presse qui jouaient notre déconfiture. Mais au bout du compte, que nous est-il arrivé ? Ceci d'abord, qu'après son passage à vide, la Nation française s'est ressaisie. Le 30 mai, elle a, d'un seul coup, montré, massivement, qu'elle répondait à l'appel du Chef de l'Etat. Après quoi, par les élections, elle a prouvé d'une manière éclatante sa volonté de voir assurer l'ordre, maintenir les institutions et poursuivre la marche vers le progrès. Ceci encore nous est arrivé qu'au total et dans l'ensemble, le bons sens reprend ses droits à l'intérieur de nos facultés. Il nous est arrivé ceci enfin, que notre activité productrice, vigoureusement relancée, dépasse le taux le plus élevé qu'elle ait encore jamais atteint. Que notre monnaie, ayant traversé l'ouragan sans perdre sa parité, se tient ferme sur sa position. Et que tous ceux qui ont misé sur le recul de la France en sont pour leur honte et pour leur frais. Portons donc en terre les diables qui nous ont tourmenté pendant l'année qui se termine. Laissons à leurs complices et à leurs partisans la tristesse et la déception. Car le fait que nous ayons, une fois de plus, heureusement surmonté les épreuves nous donnent les meilleures raisons d'être confiant en nous-mêmes. Cependant il est bien vrai que nous ne réparerons pas dans la pagaille et dans la facilité les mauvais coups qui viennent d'être portés à notre pays. Pour l'éducation nationale, le retour à l'anarchie ne doit pas être toléré, sous peine que soit inapplicable, tout ce qui a été fait pour elle depuis dix ans. Et tout ce qui est en voie de l'être grâce à la loi d'orientation. L'intérêt public exige qu'indépendamment des mesures qui, là comme ailleurs, incombent des services d'ordre, ils reviennent à ceux qui sont dans nos universités, nos lycées, nos écoles, sont en fonction, c'est-à-dire : en charge et en responsabilité d'y exercer leur autorité. Et aux enseignants, aux étudiants, aux familles de les y aider activement. Pour l'économie, qu'il s'agisse des prix et des salaires ou bien des dépenses publiques ou bien des changes et du crédit, les limitations, les contrôles voulus, sont absolument nécessaires jusqu'au retour complet à l'équilibre. Ceci pour que nous puissions sauvegarder la balance de nos paiements, consolider dans la réalité, les accroissements de rémunération qui ont été apparemment fixés dans les chiffres. Faire en sorte que nous vendions au dehors au moins autant que nous y achetions. Bref, empêcher, que la supercherie de l'inflation ne nous fasse glisser au gouffre de la ruine et de la misère, comme jadis le chant des sirènes faisait tomber les marins dans la mer. Alors, nous étant remis d'aplomb, nous franchirons certainement dans l'expansion et dans la règle, une étape nouvelle de développement et de prospérité. Encore faut-il que nous surmontions le malaise moral qui chez nous plus que partout à cause de notre individualisme est inhérent à la civilisation mécanique et matérialiste moderne. Faute de quoi les fanatiques de la destruction, les doctrinaires de la négation, et les spécialistes de la démagogie auraient encore une fois beau jeu, de susciter l'amertume pour provoquer l'agitation. Sans que d'ailleurs leur stérilité qu'ils appellent insolemment et dérisoirement la révolution puissent tendre à rien d'autre qu'à tout dissoudre dans le néant ou bien à tout pousser sous les broyeuses totalitaires. Or à l'origine de ce trouble, il y a le sentiment attristant, irritant qu'éprouvent les hommes d'à présent, d'être saisis et entraînés par un engrenage économique et social sur lequel ils n'ont pas de prise et qui fait d'eux des instruments à ce mal du siècle, qui est le mal des âmes.Nous pouvons pour notre part, contribuer à remédier en organisant la participation de tous à la marche de l'activité à laquelle ils contribuent. De telle façon que chacun soit dignement associé à ce qui se passe à son propre sujet, et qu'il assume des devoirs en même temps qu'il fait valoir des droits. C'est cela que nous sommes en train de faire dans notre université. C'est cela que nous allons développer après l'avoir commencé à l'intérieur de nos entreprises. C'est cela que nous réaliserons en associant les collectivités territoriales de notre pays et les catégories économiques et sociales. Soit au plan de la région, aux mesures qui touchent la vie locale, soit au plan de la Nation, à la préparation des lois. Voilà la réforme de la condition des hommes, autrement dit : de leurs rapports, qui doit marquer l'an de grâce 1969, et nous faire à la fois plus forts et plus fraternels. D'autant mieux que si nous, Français, ne sommes pas actuellement une nation physiquement gigantesque. Si par exemple, il nous faut laisser à d'autres, l'admirable mérite de réussir le tour de la lune, nous n'en avons pas moins à jouer dans le monde, à l'avantage de tous les peuples, un rôle qui soit bien à nous. Cela implique que sans nuire aucunement à nos amitiés traditionnelles, nous restions solides et indépendants. C'est parce que nous le sommes redevenus, depuis dix ans, après une longue période où le malheur alternait avec l'inconsistance que nous nous trouvons en mesure d'agir. Pour aider efficacement à la solution des problèmes aigus de l'univers, lesquels, chacun peut les énumérer. Il s'agit de la détente et de la coopération à pratiquer au lieu de la guerre froide avec le reste de l'Europe qui d'ailleurs de ce fait, est en évolution. Soit aussi de l'affreux conflit vietnamien auquel peuvent mettre un terme des négociations à Paris. Soit de l'issue internationale au drame du Moyen-Orient. Issue qui est déjà tracée, mais qui doit être absolument mise en oeuvre, ce dont les grandes puissances ont les moyens, par l'évacuation des territoires conquis par la force. La garantie accordée à chaque camp quant à une juste frontière et quant à sa sécurité. Par la libre navigation attribuée partout et à tous et par un sort acceptable assuré aux réfugiés. Il s'agit aussi de l'entrée de l'énorme Chine dans le concert des grandes puissances et dans celui des Nations Unies parce que, elle a sa place à y tenir et que l'isolement ne vaut rien. Soit encore de la libre conduite de sa propre vie nationale par le peuple français du Canada. Soit du droit de disposer de lui-même à reconnaître au vaillant Biafra. Soit de l'aide qui doit être apportée par les nations bien pourvues, au progrès de celles qui ne le sont pas. Soit de l'établissement d'un système monétaire mondial qui soit fondé non pas sur le privilège d'une monnaie, mais sur deux critères impartiaux. D'une part, la valeur de l'or, d'autre part, une organisation du crédit, exclusive de la spéculation. Ces positions qui sont les nôtres, qui ont été naguère âprement contestées, mais que les évènements justifient à l'évidence, nous avons à les soutenir pour l'équilibre et pour la paix du monde. Car cette action là, elle est de notre intérêt vital et elle répond parfaitement bien à la nature et à la figure millénaire de la patrie. Françaises, Français, au début de l'année, pour la réussite de la France, je nous souhaite à tous, en son nom, la foi et l'espérance nationale. Vive la République, vive la France ! »

🇫🇷 Gaullisme ☨

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Incroyable mais vrai : la Chine vient de franchir une étape majeure qui la place, une fois encore, loin devant le reste du monde en matière d’innovation technologique. Les régulateurs chinois ont récemment accordé, pour la première fois dans l’histoire du pays, des autorisations officielles à deux entreprises pour opérer des drones autonomes de transport de passagers, plus communément appelés "taxis volants". Oui, vous avez bien lu : pendant que beaucoup de nations en sont encore à débattre des régulations ou à tester timidement des prototypes, la Chine, elle, déploie déjà cette technologie futuriste à grande échelle. Quand on y pense, cette avance est presque vertigineuse. Prenons l’Inde, par exemple : un pays aux ambitions technologiques croissantes, mais qui reste englué dans des défis infrastructurels colossaux et une bureaucratie parfois paralysante. Là où l’Inde peine encore à moderniser ses réseaux routiers ou à généraliser des transports publics efficaces dans ses mégalopoles surpeuplées, la Chine, elle, est déjà en train de faire décoller des taxis volants. La comparaison est frappante : d’un côté, une nation qui lutte pour rattraper son retard dans les bases du 21e siècle ; de l’autre, une superpuissance qui redéfinit carrément les standards de la mobilité urbaine. Et que dire des États-Unis ? Le pays qui se targue d’être le berceau de l’innovation mondiale semble, dans ce domaine, bien en retard sur son rival chinois. Entre des régulations strictes, des débats sans fin sur la sécurité et une industrie aéronautique qui avance à petits pas prudents, les USA regardent la Chine prendre une longueur d’avance impressionnante. Pendant que les Américains planchent encore sur des tests limités ou des concepts théoriques, Pékin passe à l’action, avec une vision claire et une exécution implacable. Ce n’est pas juste une question de drones ou de taxis volants. C’est le symbole d’une Chine qui ne se contente plus de suivre, mais qui impose le rythme. Pendant que le reste du monde tergiverse, elle construit le futur, étape par étape, avec une détermination qui force l’admiration – ou l’inquiétude, selon le point de vue. Une chose est sûre : dans cette course à l’innovation, la Chine ne joue pas dans la même catégorie que les autres. Et ça, ça devrait tous nous faire réfléchir.

Bertrand SCHOLLER

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