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Comment la startup đŸ‡«đŸ‡· C12 Quantum Electronics synthĂ©tise des qubits, les composants des futurs ordinateurs quantiques, avec des nanotubes de carbone 12, au coeur de Paris. C'est la seule entreprise au monde Ă  maĂźtriser cette technique. En plein Paris, une usine d’un nouveau genre tourne Ă  plein rĂ©gime depuis...

11,862 görĂŒntĂŒleme ‱ 1 yıl önce ‱via X (Twitter)

8 Yorum

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Alex1 yıl önce

@legeniehumain T'avais pas parlé d'une entreprise franco-hollandaise qui voulait faire des ordis quantiques avec qlq milliers de qbits comme processeurs?

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Laurent VđŸ‡«đŸ‡·1 yıl önce

@legeniehumain Je vous propose la mise à disposition gracieuse d'un local aménagé suivant votre cahier des charges à Pierrelatte ou à Toulouse.

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LoboZeta1 yıl önce

@legeniehumain Si c’était vraiment les seuls Ă  maĂźtriser cette techno ou si elle Ă©tait si rĂ©volutionnaire, ils auraient levĂ©s x100 ce montant. Il y a un quac dans la machine Ă  mon avis

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Patrick Vincourt 💉1 yıl önce

@legeniehumain 1) "VoilĂ  le fameux qubit : un systĂšme capable d’ĂȘtre dans deux Ă©tats simultanĂ©ment. À la fois 0 et 1, pour utiliser les termes de l’informatique classique": je cherche dĂ©sespĂ©rĂ©ment une personne ou un document pĂ©dagogique sur le sujet.

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Aymeric Pontier1 yıl önce

Peut-ĂȘtre que ce document de Polytechnique peut aider :

Patrick Vincourt 💉 profil fotoğrafı
Patrick Vincourt 💉1 yıl önce

@legeniehumain Merci 😉

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Kantos De HyperAtom1 yıl önce

@legeniehumain Impressionnant. Le génie humain

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Monnier Annick1 yıl önce

@legeniehumain Grande et belle avancée.

Benzer Videolar

La startup đŸ‡«đŸ‡· Pasqal multiplie les partenariats et cas d'usage dans l'informatique quantique, et devient la 1Ăšre sociĂ©tĂ© Ă  vendre une machine quantique de grande puissance (200 qubits) Ă  une entreprise privĂ©e (Aramco), supplantant la compĂ©tition đŸ‡ș🇾 Alors que les entreprises amĂ©ricaines comme Google et IBM communiquent depuis quelques annĂ©es sur leurs avancĂ©es, leurs homologues françaises gagnent de plus en plus de terrain. Elles pourraient s’imposer sur le marchĂ© de l’informatique quantique, estimĂ© Ă  1 000 milliards de dollars d’ici 2035, selon le cabinet McKinsey. L’Hexagone compte aujourd’hui une cinquantaine de sociĂ©tĂ©s dans ce secteur, toutes Ă©paulĂ©es par des chercheurs. La plus cotĂ©e du moment, Pasqal, a notamment Ă©tĂ© cofondĂ©e par Alain Aspect, laurĂ©at du prix Nobel de physique en 2022 pour ses travaux dans le domaine. Cette jeune pousse a dĂ©veloppĂ© une machine analogique basĂ©e sur des atomes neutres piĂ©gĂ©s par des lasers. Leur technologie utilise des atomes de rubidium comme qubits, manipulĂ©s par des lasers pour effectuer des calculs quantiques. Selon Pasqal, cette approche permet de crĂ©er des systĂšmes quantiques hautement contrĂŽlables et Ă©volutifs. Il s'agit de machines quantiques dites « analogiques » oĂč les qubits sont manipulĂ©s directement par des champs Ă©lectromagnĂ©tiques, plutĂŽt que par des commandes numĂ©riques comme dans les ordinateurs quantiques Ă  porte logique. Ces machines analogiques n’en demeurent pas moins programmables et ont dĂšs Ă  prĂ©sent des applications dans l’optimisation, la simulation quantique, et la chimie quantique. Une solution qui a des avantages par rapport Ă  la technique des supraconducteurs, qui implique de crĂ©er de nouvelles puces chaque fois que l'on veut ajouter des qubits. La technique des atomes neutres permet de passer Ă  l'Ă©chelle plus rapidement, car elle s'appuie sur des atomes dĂ©jĂ  prĂ©sents dans la nature et nĂ©cessite donc un processus industriel moins lourd. Il n'est pas non plus nĂ©cessaire de refroidir le matĂ©riel Ă  une tempĂ©rature proche du zĂ©ro absolu pour maintenir les qubits dans un Ă©tat quantique : le processeur de Pasqal peut fonctionner dans les conditions standards d'un centre de donnĂ©es. CĂŽtĂ© hardware, Pasqal amĂ©liore continuellement les performances de ses machines. La deeptech propose en 2024 la commercialisation de machines quantiques de plus de 100 qubits, les machines Fresnel, tout en travaillant sur sa prochaine machine dĂ©nommĂ©e « Orion Beta » qui doit bientĂŽt voir le jour. Elle sera dotĂ©e de 1000 qubits et supportera environ 5 millions d’opĂ©rations de portes quantiques. Les machines « Orion Beta » pourront ĂȘtre commandĂ©es pour des installations fin 2024/dĂ©but 2025 et Pasqal aurait mĂȘme dĂ©jĂ  des prĂ©commandes. ParallĂšlement, Pasqal espĂšre finaliser en 2025 le successeur dĂ©nommĂ© « Orion Gamma » qui devrait offrir des portes « ultra haute-fidĂ©litĂ© » et ainsi supporter jusqu’à 10 millions d’opĂ©rations. Enfin, Pasqal vise les 10.000 qubits Ă  l’horizon 2026 avec une nouvelle architecture Ă©volutive Ă  qubits logiques grĂące Ă  un nouveau processeur quantique dĂ©nommĂ© Vela. Avec cette machine, Pasqal espĂšre amĂ©liorer les taux de rĂ©pĂ©tition par 3 et prendre en charge jusqu’à 40 millions de « gate operations ». La roadmap de Pasqal ne s’arrĂȘte cependant pas lĂ . Les chercheurs de la deeptech imaginent dĂ©jĂ  pour 2027 un processeur Pegasus, toujours dotĂ© de 10.000 qubits, mais offrant une profondeur algorithmique bien supĂ©rieure allant jusqu’à 200 millions d’opĂ©rations. En attendant, la livraison de machines quantiques Pasqal, Ă  diffĂ©rents centres de recherche et premiers clients, permet l’exploration de nouveaux cas d’utilisation et stimule le dĂ©veloppement de premiĂšres applications quantiques. En collaboration Ă©troite avec plus de 50 entreprises et organisations, Pasqal a identifiĂ© des algorithmes – applicables Ă  ses premiĂšres machines – en matiĂšre d’apprentissage automatique des graphes, d’optimisation et d’équations diffĂ©rentielles. Ces algorithmes vont passer de la phase de planification actuelle Ă  la phase de dĂ©veloppement avec une utilisation possible en environnement de production Ă  partir de 2025. Pasqal se prĂ©pare depuis un moment Ă  cette bascule. La start-up offre dĂ©jĂ  une partie de sa puissance de calcul sur le cloud, et multiplie depuis plusieurs annĂ©es les expĂ©rimentations dans la finance (CrĂ©dit agricole), le transport (BASF et BMW, Allemagne), la santĂ© (Johnson & Johnson, Etats-Unis) ou plus rĂ©cemment dans la sidĂ©rurgie (Posco, CorĂ©e du Sud). D'autres applications prometteuses tournent autour de la recherche sur les matĂ©riaux. Le quantique pourrait aussi rĂ©volutionner des domaines comme la recherche de mĂ©dicaments et la cryptographie. Pour EDF, la jeune pousse planche sur le placement des bornes de recharge pour vĂ©hicules Ă©lectriques, un problĂšme d'optimisation avec un grand nombre de variables sur lequel excellent les ordinateurs quantiques. Avec ThalĂšs, elle a rĂ©ussi Ă  rĂ©soudre un problĂšme trĂšs complexe d’optimisation de trajectoires de satellites grĂące Ă  son processeur quantique. « Cette expĂ©rience a permis d’identifier que les ordinateurs quantiques Ă  atomes neutres sont bien adaptĂ©s Ă  cette tĂąche, car il existe une correspondance naturelle entre le problĂšme de planification satellitaire et l’agencement des atomes dans le processeur quantique », expliquent les deux sociĂ©tĂ©s. Suite Ă  sa levĂ©e de fonds de 100 millions d’euros pour dĂ©velopper son ordinateur quantique, Pasqal marque une forte accĂ©lĂ©ration dans tous les domaines : R&D, production, internationalisation, commercialisation de machines, et par consĂ©quent, recrutement de nouveaux talents. « En l'espace d'un an, nos effectifs ont doublĂ©, et le nombre de pays dans lesquels nous sommes implantĂ©s a Ă©galement Ă©tĂ© multipliĂ© par deux. Nous sommes dĂ©sormais prĂ©sents aux Etats-Unis, au Canada, en CorĂ©e du Sud, en Arabie Saoudite, aux Pays-Bas, en Allemagne et au Royaume-Uni », affirme Nicolas Proust, directeur stratĂ©gie de Pasqal. RĂ©cemment, la jeune sociĂ©tĂ© tricolore a rĂ©ussi un joli coup en convainquant le gĂ©ant Aramco de miser sur son ordinateur quantique, et va installer une machine de 200 qubits, d'ici l'an prochain. Ce sera la premiĂšre machine quantique de cette puissance achetĂ©e par une entreprise privĂ©e, de surcroĂźt Ă  l’international. Ce qui permet Ă  l'entreprise de changer de dimension.« Nous visons d’ĂȘtre les premiers Ă  utiliser l’informatique quantique dans le secteur de l’énergie », explique Ahmad al-Khowaiter, le vice-prĂ©sident technologie et innovation d’Aramco. Le français Pasqal Ă©tait pourtant en compĂ©tition avec de grands noms amĂ©ricains du secteur sur cet appel d’offres. « Il s’agira de l’outil le plus puissant dĂ©ployĂ© Ă  des fins industrielles, qui ouvrira une nouvelle Ăšre d’innovation pour les entreprises et la sociĂ©tĂ© » se fĂ©licite Georges-Olivier Reymond, PDG et cofondateur. La pĂ©pite française du quantique vient par ailleurs d'annoncer un partenariat avec son principal rival, l'amĂ©ricain IBM, afin de dĂ©velopper les prochains supercalculateurs quantiques, capables d’ĂȘtre directement opĂ©rationnels et commercialisables aux entreprises. Les deux entreprises s’appuient sur ce partenariat pour convaincre de nouveaux clients de se laisser sĂ©duire par cette technologie. Un partenariat qui n’implique aucun transfert de capital entre les sociĂ©tĂ©s, qui conservent leur entiĂšre indĂ©pendance. Sources : - - - - - - - -

Aymeric Pontier

60,603 görĂŒntĂŒleme ‱ 2 yıl önce

Dans un Ă©ditorial paru hier intitulĂ© «La Russie joue dans nos tĂȘtes et nos rĂ©fĂ©rendums», La Presse effectue des amalgames douteux entre le mouvement indĂ©pendantiste quĂ©bĂ©cois, le mouvement indĂ©pendantiste albertain et une supposĂ©e ingĂ©rence Ă©trangĂšre provenant de la Russie. L’éditorial ne cite aucun fait pouvant montrer le dĂ©but d’un lien entre les trois. Mais le procĂ©dĂ© est limpide : on met dans le mĂȘme panier ces phĂ©nomĂšnes non liĂ©s pour que le lecteur les associe. Le titre parle de « nos rĂ©fĂ©rendums » et sous-entend donc que la Russie exerce une influence dans le mouvement quĂ©bĂ©cois d’accession Ă  l’indĂ©pendance. Or, la stricte vĂ©ritĂ© est qu’il n’y a aucune trace d’ingĂ©rence Ă©trangĂšre en faveur de l’indĂ©pendantisme au QuĂ©bec, mais que cet amalgame permet Ă  nouveau de susciter de la crainte et des suspicions sur le projet d’indĂ©pendance du QuĂ©bec, comme tant d’autres Ă©ditoriaux et chroniques de La Presse. À cinq mois des Ă©lections gĂ©nĂ©rales, c’est un procĂ©dĂ© prĂ©occupant, alors que l’ingĂ©rence Ă©trangĂšre est non seulement une menace, mais une rĂ©alitĂ© que toutes les dĂ©mocraties occidentales doivent prendre au sĂ©rieux, dĂ©noncer et, surtout, gĂ©rer en prenant des mesures concrĂštes. Le Parti quĂ©bĂ©cois et moi-mĂȘme avons Ă©tĂ© les seuls Ă  parler de cet enjeu Ă  l’AssemblĂ©e nationale, en insistant pour que nous en fassions beaucoup plus afin de tenir compte des informations Ă  notre disposition (notamment le rapport Hogue sur l’ingĂ©rence Ă©trangĂšre) et que nous agissions, notamment pour assurer l’intĂ©gritĂ© des Ă©lections et rĂ©fĂ©rendums quĂ©bĂ©cois. Depuis plus de deux ans, j’ai insistĂ© sur cette question tant Ă  l’AssemblĂ©e nationale que dans mes interventions publiques. Chaque fois, je me suis butĂ© Ă  un gouvernement de la CAQ qui fait la sourde oreille ou qui s’en remet au fĂ©dĂ©ral. Il y a pourtant des rapports et des tĂ©moignages d’experts Ă  l’effet que l’ingĂ©rence au QuĂ©bec a Ă©tĂ©, plus souvent qu’autrement, l’Ɠuvre d’Ottawa, de la GRC et du SCRS, visant les indĂ©pendantistes. On peut se rappeler la commission Keable, l’entrĂ©e par effraction dans les bureaux du Parti quĂ©bĂ©cois pour voler la liste de ses membres, l’affaire Morin ou les diffĂ©rentes opĂ©rations de sabotage, dont la pose de bombes dans les annĂ©es 1970. Ce ne sont pas les Russes qui sont en cause dans ces cas, c’est le gouvernement fĂ©dĂ©ral. VoilĂ  un sujet pour un dossier mĂ©diatique avec des bases factuelles. Les mĂ©dias comme La Presse pourraient aussi chercher Ă  creuser les commentaires de l’expert en matiĂšre d’ingĂ©rence Michel Juneau-Katsuya, qui, dans une entrevue rĂ©alisĂ©e avec le balado « Rad » de Radio-Canada et disponible sur le site Internet de cette derniĂšre, commente le rapport trouble du fĂ©dĂ©ral avec l’ingĂ©rence Ă©trangĂšre dans les derniĂšres dĂ©cennies. VoilĂ  les vĂ©ritables menaces d’ingĂ©rence sur lesquelles les mĂ©dias pourraient se pencher, plutĂŽt que de remettre en doute la lĂ©gitimitĂ© du mouvement indĂ©pendantiste quĂ©bĂ©cois et de la dĂ©mocratie quĂ©bĂ©coise sans base factuelle.

Pascal Paradis

13,689 görĂŒntĂŒleme ‱ 5 ay önce

Petite vidĂ©o raw tranquillou pour vous montrer un peu plus ce que c’est que le 8lab et son Ă©cosystĂšme đŸ‘œ Tout d’abord, le labo est loin d’ĂȘtre une simple formation, mais plutĂŽt une communautĂ©, un coaching gratuit Ă  vie avec des coachs qui chiffrent fortement en ecom, des lives hebdomadaires, des coachings groupĂ©s chaque semaine, une webapp poussĂ©e et dĂ©vellopĂ© par nous mĂȘme avec des outils extrĂȘmement utiles (dont 1 pour ĂȘtre sĂ»r de ne pas te faire avoir sur les prix de shipping par tes agents), une map pour connecter avec les membres du 8lab, une IA qui connaĂźt toute la valeur de la forma et du Discord, des meetups organisĂ©s partout autour du monde, une marketplace avec les meilleurs prix du marchĂ© pour les diffĂ©rentes solutions Ă  utiliser en ecom, un rĂ©seau d’insiders pour te dĂ©bloquer de toutes les situations, un accĂšs privilĂ©giĂ© a nos solutions de fulfillment worldwide et effectivement une formation avec les derniĂšres stratĂ©gies ecom. On peut se former gratuitement sur internet, mais le 8lab vous donnera une stratĂ©gie bien Ă  elle et surtout avec des vidĂ©os constamment mises Ă  jour. Dans le 8lab, on ne se repose jamais sur le mass testing mais sur des analyses de marchĂ© approfondies pour avoir Ă  tester le moins possible et faire exploser son taux de rĂ©ussite en ecom. Le 8lab a le plus fort taux de rĂ©ussite du marchĂ© et aprĂšs le 8 mars, on compte bien aller encore plus loin dans la rĂ©ussite de nos membres (vous pouvez voir quelques rĂ©sultats dans la vidĂ©o). On se donne rendez-vous le dimanche 8 mars pour un live d’exception qui rĂ©vĂ©lera ma marque ecommerce qui gĂ©nĂšre 20M€/an, mais surtout la stratĂ©gie actuelle du 8lab. Le lien pour s’inscrire se trouve juste en dessous de la vidĂ©o ou en bio sur mon Twitter ! Excellente soirĂ©e Ă  tous :)

Alex Shane

67,823 görĂŒntĂŒleme ‱ 7 ay önce

AprĂšs avoir finalisĂ© le jumeau numĂ©rique de son rĂ©acteur nuclĂ©aire de 4eme gĂ©nĂ©ration, capable de produire une chaleur de 700°C et de l'Ă©lectricitĂ© sur demande Ă  partir de dĂ©chets nuclĂ©aires, la startup đŸ‡«đŸ‡· Naarea annonce un premier prototype en 2027. IntĂ©grer un petit rĂ©acteur nuclĂ©aire dans un conteneur standard pour le dĂ©ployer prĂšs de la consommation d'Ă©nergie, sur les sites industriels. C'est cette idĂ©e qui a donnĂ© naissance Ă  Naarea, une startup française créée en 2020 et positionnĂ©e sur le marchĂ© des AMR (Advanced Modular Reactor). La jeune sociĂ©tĂ© entend commercialiser ses premiĂšres unitĂ©s dĂšs 2030, soit une dĂ©cennie aprĂšs sa crĂ©ation. Ce qui, dans cette industrie, reprĂ©sente un dĂ©lai extrĂȘmement court. Pour accĂ©lĂ©rer la conception de son mini-rĂ©acteur Ă  neutrons rapides (exploitant des dĂ©chets nuclĂ©aires pour combustible), Naarea a fait du jumeau numĂ©rique l'Ă©pine dorsale de son projet. « Ce systĂšme, dont la premiĂšre version a Ă©tĂ© conçue en 18 mois, permet de bĂątir le modĂšle 3D du rĂ©acteur pour valider les choix d'architecture et le dimensionnement, et d'effectuer des simulations de son fonctionnement et de garder une traçabilitĂ© totale des donnĂ©es d'ingĂ©nierie et des exigences associĂ©es au projet. Le jumeau numĂ©rique permet d'aller plus vite au dĂ©marrage du projet » La modĂ©lisation est notamment indispensable pour intĂ©grer la trentaine de systĂšmes qui composent le futur rĂ©acteur, chacun d'entre eux Ă©tant lui-mĂȘme composĂ© de sous-systĂšmes. DĂ©veloppĂ© par l'ESN Assystem, qui possĂšde une expĂ©rience reconnue dans le nuclĂ©aire, sur la technologie Dassault SystĂšmes hĂ©bergĂ©e sur le cloud, le jumeau permet de rĂ©aliser des simulations du fonctionnement du futur rĂ©acteur, « impossibles sinon », le premier prototype physique (en fonctionnement) Ă©tant prĂ©vu pour 2027. « Nous concevons un systĂšme trĂšs compact. Pour y parvenir, nous sommes allĂ©s chercher des compĂ©tences dans l'automobile ou l'aĂ©ronautique et avons appliquĂ© une logique 'design to manufacturing' (visant Ă  intĂ©grer les contraintes de fabrication dĂšs la conception, NDLR). C'est ce qui nous a permis de dĂ©velopper un double numĂ©rique de notre rĂ©acteur en seulement 18 mois. » Les micro-rĂ©acteurs sur lesquels travaille l’équipe de Naarea ont pour objectif de gĂ©nĂ©rer de l’électricitĂ© et de la chaleur, Ă  partir des combustibles nuclĂ©aires usagĂ©s issus des rĂ©acteurs conventionnels du parc nuclĂ©aire actuel. Il s’y produit une rĂ©action de fission intrinsĂšquement autorĂ©gulĂ©e Ă  haute tempĂ©rature (environ 700 °C), grĂące Ă  un combustible liquide composĂ© de sels fondus, sans avoir besoin de l'approvisionner en eau. Naarea s'inscrit par ailleurs dans une dĂ©marche de production en sĂ©rie de ses petits rĂ©acteurs, la startup visant la production de 150 modules par an en rythme de croisiĂšre. La sociĂ©tĂ©, qui a signĂ© un premier partenariat avec la sociĂ©tĂ© ACC, portant sur la fourniture de 2 Ă  4 conteneurs pour approvisionner les futures giga-usines de batteries de la co-entreprise entre Stellantis, Mercedes-Benz et TotalEnergies, mise sur un modĂšle Ă©conomique basĂ© sur la vente d'Ă©nergie (Ă©lectricitĂ© et chaleur). BaptisĂ© XAMR (eXtrasmall Advanced Modular Reactor), le micro-gĂ©nĂ©rateur nuclĂ©aire Ă  sels fondus et Ă  neutrons rapides de Naarea vise ainsi Ă  produire de l’électricitĂ© (40 mĂ©gawatts Ă©lectrique, MWe) et de la chaleur (80 mĂ©gawatts thermiques, MWt). « Nous dĂ©veloppons un rĂ©acteur qui combine 3 technologies de pointe : neutrons rapides, sels fondus, production en sĂ©rie. Les neutrons rapides permettent de recycler le combustible usagĂ© issu ces centrales nuclĂ©aires et de clĂŽturer le cycle du combustible, prĂ©occupation majeure dans le domaine du nuclĂ©aire conventionnel. Les sels fondus nous permettent de garantir une sĂ©curitĂ© intrinsĂšque. Enfin, nos micro-gĂ©nĂ©rateurs sont conçus pour ĂȘtre installĂ©s prĂšs des besoins des industriels, ce qui reprĂ©sente une innovation majeure dans le domaine de la production d’énergie. » La petite taille de ce rĂ©acteur sera un grand atout : il n’y aura pas besoin de gĂ©nie civil, hormis une dalle en bĂ©ton. Les cƓurs de rĂ©acteurs seront imprimĂ©s en 3D, ce qui signifie pas de soudure, pas de tuyau ! Pour pallier l’intermittence des renouvelables, la pilotabilitĂ© du rĂ©acteur sera trĂšs courte, alors qu’il faut de 20 Ă  30 minutes pour monter Ă  100 % des capacitĂ©s d’un rĂ©acteur classique, ou pour le faire redescendre en puissance, en le refroidissant Ă  l’eau, « notre rĂ©acteur n’aura pas besoin d’eau, son refroidissement se fera par convection naturelle, c’est-Ă -dire grĂące Ă  l’air. Un grand atout quand le stress hydrique grandit. » La petite taille est Ă©galement un argument intĂ©ressant en cas d'extension ou de dĂ©construction. « Lorsqu'on dĂ©mantĂšlera, on pourra tout enlever, il ne restera rien. On peut aussi rajouter des modules, comme on le ferait avec des Lego, si la structure grandit. » Cette miniaturization concerne aussi le second conteneur du dispositif, qui transforme la chaleur en Ă©lectricitĂ©. « Ce n'est pas une turbine vapeur, mais une turbine au CO2 supercritique. Cela tombe bien, il y en a plein dans l'air ». Le fonctionnement en circuit fermĂ© permettant de ne pas dĂ©gager de CO2. Concernant l'autonomie, la charge devrait tenir autour de 5 ans en moyenne. Les conteneurs, eux, ont Ă©tĂ© dessinĂ©s pour 100 ans, avec une pĂ©riode de fonctionnement de 50 ans. Tous les 10 ans, comme pour les avions, chaque rĂ©acteur sera renvoyĂ© en usine pour ĂȘtre remis en Ă©tat. S'agissant de la maintenance, Naarea explique que la partie nuclĂ©aire sera pilotĂ©e Ă  distance. Pendant les 5 premiĂšres annĂ©es, il n'y aura pas de maintenance sur l'Ăźlot nuclĂ©aire. Sur la partie externe, avec la turbine, une maintenance rĂ©guliĂšre est toutefois prĂ©vue, sans interruption. « Tout a Ă©tĂ© conçu en systĂšme plug-and-play. » 5 000 capteurs serviront Ă  monitorer l'Ă©tat et la maintenance du rĂ©acteur en temps rĂ©el. On l'aura compris, les sels fonds constituent le cƓur du projet de Naarea. Ils portent le sel combustible, donnent la rĂ©action de fission autorĂ©gulĂ©e, conduisent la chaleur et la transmettent. Dans cette optique, la jeune entreprise s’est associĂ©e au CNRS et Ă  son centre de physique des deux infinis – IrĂšne Joliot-Curie (IJCLab) pour ouvrir un laboratoire commun sur les sels fondus. BaptisĂ© Innovation Molten Salt Lab (IMS Lab), celui-ci a vocation Ă  devenir la rĂ©fĂ©rence europĂ©enne en matiĂšre de R&D dans les sels fondus. BasĂ© Ă  l’universitĂ© Paris-Saclay, ce laboratoire pourra aussi mener des expĂ©riences pour d’autres startups du nuclĂ©aire de 4e gĂ©nĂ©ration misant sur les sels fondus, comme Stellaria ou Thorizon, avec lesquels Naarea a nouĂ© un accord. Les Ă©quipes de Naarea et du CNRS travaillent ensemble depuis un an dĂ©jĂ  et des brevets communs seraient dĂ©jĂ  en cours de dĂ©pĂŽt. Ils portent sur la technologie de synthĂšse des sels. Un autre concerne « le bon Ă©lĂ©ment Ă  mĂ©langer au mĂ©tal pour Ă©viter la corrosion quelle que soit la rĂ©action ». Le choix du CNRS Ă©tait une Ă©vidence, puisque cet organisme de recherche prĂ©sente une expertise reconnue dans le secteur de l’étude de la chimie des rĂ©acteurs Ă  sels fondus, une Ă©quipe dĂ©diĂ©e Ă  cette chimie ayant Ă©tĂ© créé Ă  l’IPN d’Orsay dĂšs 2005. « L’IJCLab est le seul laboratoire en France Ă  pouvoir manipuler de grandes quantitĂ©s de matiĂšre active en milieux sels fondus, et nous avons acquis un socle de donnĂ©es solides au cours des annĂ©es. De plus, nous sommes situĂ©s dans la mĂȘme rĂ©gion que Naarea, et des liens professionnels prĂ©existaient. » L’intĂ©rĂȘt d’une meilleure comprĂ©hension du comportement des sels fondus ne se limite pas au domaine du nuclĂ©aire. Elle pourrait Ă©galement trouver une application dans des domaines non nuclĂ©aires, notamment pour les centrales solaires thermiques Ă  concentration et la production d’aluminium et sodium mĂ©tal. Naarea a Ă©galement dĂ©cidĂ© de s'allier avec son rival Newcleo, qui cherche aussi Ă  produire des rĂ©acteurs Ă  neutrons rapides, au dĂ©but de l'annĂ©e 2024. Ce type de partenariat stratĂ©gique et industriel, inĂ©dit dans le secteur, a pour objectif de ne pas se laisser distancer par la concurrence Ă©trangĂšre, qui s'intensifie dans le domaine. Chaque acteur gardera ses enveloppes et sa propriĂ©tĂ© intellectuelle, mais « les deux startups vont essayer d’économiser les ressources de l’État, en se rĂ©partissant les tĂąches ou en mettant leurs ressources en commun. » Les Ă©quipes des deux sociĂ©tĂ©s ont dĂ©jĂ  lancĂ© des lancĂ© les groupes de travail sur les diffĂ©rents sujets, sur les calculs concernant les matĂ©riaux, par exemple. Le partenariat concerne aussi l'usage des sites du CEA, dĂ©jĂ  trĂšs demandĂ©s : « plutĂŽt que de demander deux terrains, on propose de rationaliser l’espace et de mutualiser les laboratoires d’essais. » Naarea compte par ailleurs du beau monde parmi son Ă©quipe. « Nous avons des ex-dirigeants de PhĂ©nix et SuperphĂ©nix, et le pĂšre du rĂ©acteur Ă  neutrons rapides Astrid ! Et Ă  cĂŽtĂ©, un bataillon de jeunes ingĂ©nieurs qui dĂ©barquent avec des outils de calculs inimaginables pour les anciens. Moyennant quoi vous enlevez le plafond de verre, il n’y a plus de limites. Le savoir-faire français est absolument incroyable. » Sources : - - - - - - - -

Aymeric Pontier

189,873 görĂŒntĂŒleme ‱ 2 yıl önce

TAXE CARBONE – DES PÉNALITÉS DE PLUSIEURS MILLIARDS SI QUÉBEC SE RETIRE Nous commençons Ă  voir ce qui se cache derriĂšre cette obstination du QuĂ©bec Ă  vouloir s'auto-infliger la taxe carbone. Contrairement au Canada, le QuĂ©bec a liĂ© son marchĂ© du carbone Ă  celui de la Californie en 2014 dans le cadre de la Western Climate Initiative (WCI). Qui dit accord dit contrat, et qui dit entente contractuelle doit vivre avec des clauses, souvent punitives en cas de retrait. Ce partenariat est encadrĂ© par des accords juridiques formels. Un retrait unilatĂ©ral du QuĂ©bec pourrait violer ces accords, entraĂźnant des litiges ou des pĂ©nalitĂ©s financiĂšres de la part des partenaires, notamment la Californie, ou des entreprises impliquĂ©es dans le marchĂ© conjoint. Autrement dit, le QuĂ©bec s’est attachĂ© les mains avec la Californie en 2014. L’exemple le plus Ă©clairant nous vient de l’Ontario : en 2018, la province se retire, et des coĂ»ts de 3 milliards de dollars sur quatre ans ont Ă©tĂ© estimĂ©s par le Bureau de la responsabilitĂ© financiĂšre de l’Ontario. Pourquoi ? Parce que des entreprises ayant investi dans des crĂ©dits ou des infrastructures pour respecter les rĂšgles du SPEDE pourraient intenter des poursuites contre le gouvernement quĂ©bĂ©cois, voici une des premiĂšres raisons qui fait trembler Maurice. Parmi les autres raisons, vous vous en doutez, ce sont les attrayants revenus que procure ce vol Ă  la pompe. Le marchĂ© du carbone gĂ©nĂšre des revenus significatifs pour le QuĂ©bec, avec plus de 1,5 milliard de dollars en 2023-2024 provenant des ventes aux enchĂšres. ConsidĂ©rant que cette province trempe dans la merde jusqu’au cou, il n’est pas surprenant de voir les caquistes tourner le dos Ă  cette option. Des revenus qui servent Ă  financer les fiascos caquistes, comme le transport collectif et les subventions pour les vĂ©hicules Ă©lectriques. Sachant que la CAQ ’’run au gaz’’ avec les subventions vertes, il ne faut pas s’étonner de les voir dĂ©fendre ce dĂ©tournement de fonds. L’autre aspect qui se cache derriĂšre tout ça relĂšve du fait que si le QuĂ©bec se retire de cet accord, il s’exposera au fĂ©dĂ©ral qui pourra imposer Ă  la province une taxe du genre, donc une histoire de champs de compĂ©tences que les caquistes et les pĂ©quistes adorent dĂ©fendre. Le fond de l’histoire repose donc sur une peur de poursuites judiciaires, de pĂ©nalitĂ©s contractuelles en raison du retrait, bien que, selon mes recherches, il n'existe pas de frais de retrait spĂ©cifiques explicitement dĂ©finis dans les documents officiels de la Western Climate Initiative (WCI) pour le QuĂ©bec ou tout autre partenaire souhaitant se retirer du SPEDE. Ce serait d’ailleurs pour les journalistes un sujet Ă  fouiller, parce que les politiciens agitent cette raison, qui pour l’instant ne trouve pas de fondements, sauf erreur. Ce qui est clair par contre, c’est la peur de poursuites de la part des entreprises qui ont dĂ» investir et se conformer Ă  cette folie. Autrement dit, le QuĂ©bec s’est attachĂ© lui-mĂȘme dans une trappe qui semble ne laisser aucune chance de fuite. Pour ce qui est des pĂ©quistes qui disent qu’il ne faut pas abolir l’entente mais cherchent comment rĂ©duire le prix de l’essence, comme Ă  l’habitude, on nage dans l’insignifiance.

Pat Laliberté - La Tribune du peuple

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Malick Kodio ( 18 ans , milieu de terrain , droitier et ex international U17 ) Malick Kodio s’impose comme l’un des profils les plus complets du milieu de terrain ivoirien de sa gĂ©nĂ©ration. Fort de prĂšs de deux ans d’expĂ©rience en Ligue ivoirienne malgrĂ© son jeune Ăąge,confirmant la prĂ©cocitĂ© de son dĂ©veloppement. Capable d’évoluer aussi bien en sentinelle qu’au sein d’un double pivot, Malick Kodio est un milieu de devoir dont la mission premiĂšre est d’organiser le jeu depuis l’entre-jeu. Que ce soit devant la dĂ©fense ou dans la densitĂ© du milieu, il fait preuve d’un calme et d’une maturitĂ© qui tranchent avec son Ăąge, lui permettant de recevoir sous pression et d’orienter systĂ©matiquement son jeu vers l’avant plutĂŽt que de se contenter de sĂ©curiser la possession. Sa premiĂšre qualitĂ© est la propretĂ© technique. Ses contrĂŽles sont nets, il perd trĂšs peu de ballons et affiche une aisance remarquable mĂȘme entourĂ© de plusieurs adversaires. Cette fiabilitĂ© dans le geste constitue la base de son jeu et lui permet d’enchaĂźner les actions sans rupture. Son registre de passe est particuliĂšrement dĂ©veloppĂ©, aussi bien dans le jeu court que dans le jeu long. Il ne se contente pas de faire circuler le ballon : il cherche constamment la transmission qui fait progresser son Ă©quipe, avec une vraie capacitĂ© Ă  se projeter vers l’avant depuis sa position de milieu. Cette propension Ă  jouer entre les lignes ou Ă  lancer la profondeur en fait un relanceur au-dessus de la moyenne pour son poste. Sur le plan physique, avec 1,74 m, il n’est pas un milieu dominant dans le registre du duel pur, mais sa lecture du jeu et son sens du timing lui permettent de compenser en anticipant les situations plutĂŽt qu’en les subissant. Les marges de progression se situent essentiellement dans l’apport dĂ©cisif : gagner en tranchant, que ce soit par la passe finale ou par la contribution directe aux buts, et dĂ©velopper sa complicitĂ© avec les attaquants pour multiplier les combinaisons en une-deux. Un travail sur son expression et son leadership sur le terrain , sa capacitĂ© Ă  coordonner et Ă  donner des directives Ă  ses partenaires reste Ă©galement un axe clĂ© pour franchir un palier supplĂ©mentaire dans son rĂŽle de milieu.

Ivorian Wonderkids 🇹🇼

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Mgr Fulgence Muteba : Nos minerais sont bradĂ©s pour sauver un rĂ©gime La rĂ©cente sortie mĂ©diatique de Mgr Muteba prĂ©sident de la CENCO, sur les accords miniers de la RDC appelle une rĂ©action. Non par irrĂ©vĂ©rence, mais par devoir de vĂ©ritĂ© envers notre peuple. En choisissant de fustiger un instrument diplomatique conçu par le Chef de l’État pour faire plier l’agresseur qui dĂ©chire l’Est du pays, tout en passant sous un silence le pillage gĂ©nocidaire rwandais, Mgr Muteba commet un grave contresens moral et stratĂ©gique. Son rĂ©quisitoire, centrĂ© sur les " contrats de 99 ans " et le corridor de Lobito , rate volontairement la cible principale : le Rwanda et le M23 qui pillent nos minerais sans aucun contrat, dans le sang et les larmes. Fermer les yeux sur les rapports onusiens qui documentent, preuves Ă  l’appui, comment le Rwanda organise le trafic de nos minerais est condamnable . Cette omission est le cƓur du problĂšme. Elle transforme une critique lĂ©gitime sur la gouvernance Ă©conomique en un relais du discours vĂ©hiculĂ© par l’opposition politique. Pendant que l’on s’indigne de la durĂ©e d’un bail, on dĂ©tourne le regard du cambrioleur qui a dĂ©jĂ  fracturĂ© la porte et vidĂ© la maison sous la menace d’une kalachnikov. Nous sommes d’accord avec la dĂ©nonciation du colonialisme Ă©conomique. Mais une autre forme de colonialisme Ă  dĂ©noncer en prioritĂ© est celle qui s’opĂšre Ă  la machette et au missile que le prĂ©sident de la CENCO et sa structure ne dĂ©noncent pas. . D’accord avec Mgr Muteba sur un point : aucun accord ne doit brader l’avenir. Mais la premiĂšre condition pour avoir un avenir, c’est d’exister en tant qu’État souverain sur l’intĂ©gralitĂ© de son territoire. · Sur le corridor de Lobito qu’il dĂ©nonce : Mieux vaut un corridor qui exporte des minerais dans le cadre d’un contrat nĂ©gociĂ© entre États que des sentiers de contrebande qui exportent les mĂȘmes minerais au profit d’un pays agresseur . · Sur les contrats de longue durĂ©e : La premiĂšre confiscation du bonheur des gĂ©nĂ©rations , c’est la perpĂ©tuation de la guerre qui tue, dĂ©place et affame ces mĂȘmes gĂ©nĂ©rations depuis 30 ans. Un outil diplomatique, aussi imparfait soit-il, qui vient briser ce cycle infernal, est un moindre mal stratĂ©gique. L’agenda politique de la CENCO est dĂ©masquĂ© derriĂšre le sermon moral. L’affirmation selon laquelle on " brade les minerais pour sauver un rĂ©gime " est rĂ©vĂ©latrice. Elle suppose que la meilleure perspective serait la chute du rĂ©gime
 et donc la victoire militaire du M23 et de ses parrains. Est-ce lĂ  l’horizon souhaitable ? La vĂ©ritable morale serait-elle de laisser tomber les instruments de dĂ©fense nationale pour prĂ©cipiter une dĂ©faite prĂ©sentĂ©e comme salvatrice ? Non. La fermetĂ© diplomatique et sĂ©curitaire n’est pas au service du rĂ©gime, mais de l’intĂ©gritĂ© d’une nation. L’accord critiquĂ© est une piĂšce dans une stratĂ©gie qui a dĂ©jĂ  forcĂ© le Rwanda Ă  la table des nĂ©gociations et lui a valu un rappel d’ambassadeur amĂ©ricain. C’est une bataille en phase d’ĂȘtre gagnĂ©e contre l’agression , pas un bradage . En dĂ©finitive, Pour un patriotisme de luciditĂ© et de combat Nous n’avons pas le luxe de critiques esthĂ©tiques dĂ©tachĂ©es du feu de la guerre. Le moment exige un patriotisme rĂ©aliste , qui identifie clairement l’ennemi, et un patriotisme de combat, qui utilise tous les leviers lĂ©gaux, y compris Ă©conomiques, pour le vaincre. Nous engagerons un dĂ©bat national exigeant sur le modĂšle minier de l’aprĂšs-guerre, sur la transformation locale de nos minerais en vue de crĂ©er assez d’emplois pour les jeunes . Mais ce dĂ©bat sera vain si, dans le mĂȘme temps, une morale sĂ©lective dĂ©signe Ă  la vindicte les efforts de survie de l’État dĂ©ployĂ©s par l’autoritĂ© lĂ©gitime , tout en absout, par son silence, les vĂ©ritables auteurs du pillage et du massacre. Nous avons besoin de la fermetĂ© face Ă  l’agresseur, pas des sermons dĂ©sĂ©quilibrĂ©s qui, objectivement, affaiblissent la position congolaise au moment dĂ©cisif du combat pour note survie. Tribune libre 156

STEVE MBIKAYI

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Une grande rĂ©volution anthropologique est en cours Ă  l'AssemblĂ©e nationale avec l'arrivĂ©e de la loi sur la lĂ©galisation de l'euthanasie humaine. Nous avons le devoir politique de rĂ©flĂ©chir au-delĂ  de l’opinion ambiante et de porter un regard critique sur les arguments si Ă©vidents, si simples, si dominants dans l’espace public. Si une personne choisit de mourir, au nom de quoi remettre en cause sa volontĂ© ? Chacun n’a-t-il pas le droit de mourir dans la dignitĂ© ? Finalement, ce droit offre une possibilitĂ©, mais n’enlĂšve rien Ă  personne, alors pourquoi s’y opposer ? On demande Ă  pouvoir tuer par amour, par compassion. On oublie que, derriĂšre cette demande, il y a aussi de la peur : la peur de souffrir, la peur de dĂ©pendre des autres, la peur de ne pouvoir choisir dans une sociĂ©tĂ© oĂč la libertĂ© individuelle est Ă©rigĂ©e en valeur absolue et ne doit souffrir aucune limite. MĂȘme les chiffres semblent contre nous : 75 % des Français seraient favorables Ă  l’euthanasie selon un sondage du journal La Croix. Et pourtant, ce mĂȘme sondage rĂ©vĂšle que, dans les unitĂ©s de soins palliatifs - ces fameux services mĂ©dicaux d’accompagnement des personnes en fin de vie -, 97 % des malades et 85 % des soignants y sont opposĂ©s. Que faut-il comprendre ? Que ce sont les bien portants et ceux qui ne sont pas concernĂ©s qui sont favorables Ă  l’euthanasie, que les partisans d’une cause ne sont pas les acteurs de terrain. Notre sociĂ©tĂ© met tout en Ɠuvre pour sauver une personne qui veut sauter du haut d’un pont ou se jeter sous les rails d’un train ; elle alerte immĂ©diatement ses pompiers et envoie ses ambulances ; elle encense le citoyen courageux qui aura entravĂ© le geste de dĂ©sespoir. Mais quand une personne rĂ©clame la mort dans un lit d’hĂŽpital, alors lĂ , la mĂȘme sociĂ©tĂ© veut tendre la piqĂ»re mortelle. Mais que s’est-il passĂ© pour que notre sociĂ©tĂ© se rĂ©signe sur ce point ? La plupart des gens imaginent que cette loi ne concernera que les personnes ĂągĂ©es, malades, incurables, condamnĂ©es Ă  mourir Ă  court terme. Cela n’est pas la rĂ©alitĂ© des expĂ©riences dans les pays ayant dĂ©jĂ  lĂ©galisĂ© l’euthanasie ou le suicide assistĂ©. Pour une raison simple : la lĂ©galisation de l’euthanasie n’est pas une simple Ă©volution lĂ©gislative, mais bien une vĂ©ritable rupture anthropologique. Une fois l’interdit de tuer remis en cause, une fois ce principe fondamental de notre vie en commun renversĂ©, la dĂ©rive est inĂ©luctable. On sait oĂč cela commence ; jamais oĂč cela s’arrĂȘte. D’un cadre lĂ©gal le plus souvent assez restrictif et assorti de conditions, ces pays ont petit Ă  petit dĂ©rivĂ©. En Belgique, on peut maintenant demander la mort en cas de maladie psychiatrique. Au Canada, la loi de 2016 cantonnait le droit Ă  l’euthanasie aux situations de fin de vie Ă  brĂšve Ă©chĂ©ance ; en 2021, une personne physiquement handicapĂ©e ou atteinte d’une maladie chronique est dĂ©sormais Ă©ligible Ă  l’euthanasie. Aux Pays-Bas, premier pays au monde Ă  avoir lĂ©galisĂ© l’euthanasie, des personnes souffrant de troubles psychiatriques, de dĂ©mence et d’autisme sĂ©vĂšre mais aussi les mineurs, peuvent demander l’euthanasie. Les consĂ©quences sont dramatiquement concrĂštes : En 2023 en Belgique, une femme de 50 ans, mĂšre de famille, violĂ©e en 2016 et traumatisĂ©e par cette terrible agression, a Ă©tĂ© euthanasiĂ©e. En 2022, en Belgique toujours, une jeune femme de 23 ans, victime des attentats islamiste de 2016, a Ă©tĂ© euthanasiĂ©e pour cause de « souffrance psychologique insupportable ». En France, Olympe, Youtubeuse de 23 ans qui souffre d‘un trouble dissociatif de l'identitĂ©, a annoncĂ© avoir fait une demande d’euthanasie en Belgique. VoilĂ  le rĂ©sultat quand une sociĂ©tĂ© fait le choix de la mort plutĂŽt que des soins, de la soi-disant autonomie plutĂŽt que de la solidaritĂ©. Pire encore, ce qu’on prĂ©sentait alors comme une pratique marginale est en progression constante dans ces pays ! Aux Pays-Bas, le nombre d’euthanasies a Ă©tĂ© multipliĂ© par 4 depuis la lĂ©galisation. En Belgique, la part des euthanasies dans un contexte oĂč la mort n’est pas attendue Ă  brĂšve Ă©chĂ©ance est passĂ©e de 9% des cas en 2010 Ă  16% en 2021. Le nombre d’euthanasie a littĂ©ralement dĂ©cuplĂ© depuis la lĂ©galisation. Cette trajectoire Ă©tait prĂ©visible. Leur argument pour autoriser l’homicide est celui du respect de la volontĂ©. Dans cette logique, pourquoi seule la volontĂ© du mourant devrait ĂȘtre respectĂ©e ? Si l’on suit cette logique, en quoi la volontĂ© d’un malade, d’un handicapĂ© ou d’un enfant devrait-elle ĂȘtre entravĂ©e ? L’autre question est de savoir si cette volontĂ© s’exerce de façon totalement libre ? La vĂ©ritĂ© est que ce projet de loi, sous couvert de bons sentiments, est d’une monstrueuse perversitĂ©. Elle envoie un message douloureux Ă  tous ceux qui vivent dans une grande vulnĂ©rabilitĂ©, et qui parfois sont tentĂ©s de « dĂ©missionner de la vie », selon les mots d’une personne handicapĂ©e. On leur envoie le signal de leur inutilitĂ© en leur disant qu’ils entrent dans les cases des personnes dont la dignitĂ© est jugĂ©e suffisamment dĂ©gradĂ©e pour avoir le droit de mourir. « Mourir dans la dignitĂ© » est un slogan sous forme d’insulte pour tous ceux que nous devons convaincre de la valeur de leur vie. Ce message risque de les enfermer dans une situation oĂč il leur sera difficile de refuser la mort. Il faut imaginer que ces personnes fragiles ont bien souvent le sentiment d’ĂȘtre un fardeau psychologique et un poids Ă©conomique pour leurs proches. En leur offrant la possibilitĂ© de mourir, on risque de faire peser sur elle la culpabilitĂ© de rester en vie. On inverse la charge de la responsabilitĂ© : c’est Ă  la sociĂ©tĂ© de se sentir coupable de ne pas accompagner, soulager, soigner correctement ses personnes. Avec la lĂ©galisation de l’euthanasie, ce seront nos malades, nos vieux, nos handicapĂ©s qui pourront se sentir coupables de s’imposer Ă  la sociĂ©tĂ©. Il n’y a qu’un pas Ă  vouloir quitter ce monde par amour pour les siens. Et c’est le gouvernement qui va les y pousser par la lĂ©galisation. Dans un documentaire produit par Bernard de La VillardiĂšre en 2023, des soignants expliquent qu’ils observent une pression sociale sur les patients vulnĂ©rables dont la vie ne vaudrait plus le coup d’ĂȘtre vĂ©cue. Le premier rapport annuel du Canada sur l’euthanasie souligne qu’un nombre sans cesse croissant des candidats Ă  l’euthanasie « mentionne le fait d’ĂȘtre une charge pour sa famille ou ses proches comme motif de la demande ». On propose la mort, mais cette proposition glisse bien souvent vers une incitation Ă  consentir Ă  sa mise Ă  mort. Eh oui ! Comment n‘y pas ĂȘtre incitĂ© quand vous vivez en souffrance dans des dĂ©serts mĂ©dicaux, loin de tout mĂ©decin pour vous soulager, que vous n’avez pas les moyens de vous payer une belle maison de retraite ni les soins d’une bonne clinique privĂ©e, que votre retraite ridicule ne vous permet pas de subvenir Ă  vos besoins et que nous ne pouvez pas vous appuyer sur vos proches qui n’arrivent dĂ©jĂ  pas Ă  boucler les fins de mois. Vous voyez certainement oĂč je veux en venir : cette incitation, elle sera d’abord pour les plus pauvres. Le grave dĂ©labrement de la santĂ© publique sera de fait une incitation Ă  l’euthanasie. Il y a en France, d’aprĂšs l’Inspection gĂ©nĂ©rale des affaires sociales, 311 000 personnes nĂ©cessitant des soins palliatifs, pour 7 500 lits de soins palliatifs. 26 % des dĂ©partements français, un hĂŽpital sur quatre, n’en sont mĂȘme pas pourvus. La situation est tout aussi dramatique pour les services psychiatriques, sans parler des services d’urgences. Pour 75 % des Français, la fin de vie est donc la suivante : d’abord maltraitĂ©s dans ces EPHAD que l’État laisse Ă  l’abandon, puis la souffrance et la mort dans un hĂŽpital inadaptĂ© et sous-dotĂ© de soignants. « Au dĂ©but, les gens demandaient l’euthanasie par peur d’une mort atroce. Aujourd’hui, beaucoup la rĂ©clament par peur d’une vie atroce. Ils craignent moins la douleur et l’agonie qu’une existence pĂ©nible ou douloureuse. » comme le rĂ©sume le Dr nĂ©erlandais ThĂ©o Boer, initialement favorable Ă  l’euthanasie et aujourd’hui militant contre. C’est en cela que le gouvernement est immoral et irresponsable Ă  choisir la facilitĂ© de la mort, plutĂŽt que l’exigence du soin, de la solidaritĂ©, des services publics. La juste rĂ©ponse Ă  la fin de vie n’est rien d’autre que les soins palliatifs. Le rĂŽle du politique est donc d’abord de mettre en place les politiques publiques qui nous aideront Ă  faire face au dĂ©clin de nos capacitĂ©s physiques par un accompagnement adaptĂ©, qui faciliteront l’aide de notre entourage, qui prĂ©voiront des Ă©tablissements capables d’apporter les soins attendus, qui investiront dans l’accompagnement et l’insertion des personnes handicapĂ©es. PlutĂŽt que l’annonce d’une loi sur l’euthanasie, on attendait plutĂŽt une grande loi sur la dĂ©pendance. PlutĂŽt que d’envisager un droit opposable Ă  l’euthanasie, on aurait prĂ©fĂ©rĂ© un droit opposable Ă  l’accĂšs aux soins palliatifs. Mais, comme le rappelle le professeur Timothy Devos, mĂ©decin belge, « L’euthanasie et les soins palliatifs ne sont pas compatibles ». L’interdiction du meurtre va au-delĂ  de la morale, elle nous pousse Ă  trouver des solutions alternatives, Ă  ĂȘtre inventifs. C’est justement parce que l’euthanasie est interdite que l’on a dĂ©veloppĂ© les soins palliatifs. On a voulu soulager physiquement, moralement, psychologiquement, spirituellement mĂȘme. On a proposĂ© des mĂ©decines complĂ©mentaires et des distractions. Pourquoi une telle Ă©nergie, pourquoi une telle crĂ©ativitĂ©, pourquoi une telle compassion s’il existe la facilitĂ©, et l’économie, de donner la mort ? Ces deux cultures s’affrontent, ces deux modĂšles ne peuvent vĂ©ritablement cohabiter. En conclusion, je m’efface derriĂšre les mots de Philippe Pozzo di Borgo tĂ©traplĂ©gique depuis 30 ans : « Nous sommes incontinents, souffrants, paralysĂ©s ou dĂ©sorientĂ©s, porteurs de handicaps ou de maladies invalidantes, victimes des sĂ©quelles d’accidents, traumatisĂ©s crĂąniens ou malades psychiques. Tous, nous nous sentons encore plus fragilisĂ©s par ce dĂ©bat. Regardons les choses en face : beaucoup de « bien portants » nous dĂ©crĂštent malheureux sans mĂȘme nous connaĂźtre. Ils prĂ©fĂ©reraient ne plus vivre que de vivre avec nos incapacitĂ©s. Mais qu’en savent-ils ? Que savent-ils du chemin que nous avons fait pour consentir Ă  notre situation ? Que savent-ils des ressources vitales que nos Ă©preuves ont rĂ©vĂ©lĂ©es, malgrĂ© nos souffrances ? Il faut nous approcher pour nous connaĂźtre. Il faut prendre du temps, renoncer Ă  la peur et Ă  une certaine pitiĂ© qui ne nous aide pas. Ont-ils conscience du message d’exclusion qu’ils nous envoient ? Alors que nous nous battons au quotidien, faudrait-il renoncer au courage de vivre ? Chers concitoyens qui rĂ©flĂ©chissez Ă  la fin de vie, avec la force de notre fragilitĂ©, nous vous le demandons pour le bien de tous. Ne poussez pas les plus fragiles et ceux qui les entourent, Ă  la dĂ©sespĂ©rance, Ă  l’auto-exclusion, au suicide ou Ă  l’euthanasie. ProtĂ©gez-les d’une prĂ©tendue « libertĂ© de mourir » qui les presserait de quitter notre sociĂ©tĂ©. RĂ©affirmez le droit de chacun d’ĂȘtre aidĂ© Ă  vivre, et jamais Ă  mourir. Alors, la sociĂ©tĂ© que nous construisons ensemble sera plus humaine. Aidez-nous Ă  vivre, pas Ă  mourir. »

Marion Maréchal

35,833 görĂŒntĂŒleme ‱ 1 yıl önce

Bonne et heureuse annĂ©e 2026 et meilleurs voeux ! Merci de votre soutien ! đŸ‡«đŸ‡· 31 dĂ©cembre 1968, il y a 57 ans, derniers voeux du GĂ©nĂ©ral de Gaulle aux Français : « Françaises, Français ! Mes meilleurs voeux de nouvelle annĂ©e, je vous les offre de tout mon coeur. Un coeur, que depuis longtemps, permettez-moi de le dire, n'Ă©pargnent pas les soucis, au sujet du sort de la France. Mais qui, je vous l'affirme, est aujourd'hui rempli d'espoir. Certes, au printemps dernier, notre pays qui, depuis dix ans, gravit la pente du renouveau s'est trouvĂ©, dans son ascension, tout Ă  coup, saisi de vertige. On a mĂȘme pu croire un moment qu'il s'abandonnait Ă  la trĂšs morbide de l'abĂźme, et qu'il allait rouler jusqu'au plus bas. Par la suite, le grave dĂ©sĂ©quilibre de notre Ă©conomie, rĂ©sultat inĂ©luctable d'une paralysie de prĂšs de deux mois, des charges Ă©normes subitement consenties pour la faire cesser, et des crĂ©dits massivement prodiguĂ©s pour la reprise, nous a conduit, soudain, et Ă  chaud, Ă  une crise monĂ©taire, qui mettait en cause la valeur de notre franc, et par lĂ  mĂȘme, celle de nos avoirs et de nos rĂ©munĂ©rations,risquait de nous faire passer sous la dĂ©pendance de prĂȘteurs Ă©trangers et suscitait la joie odieuse des spĂ©culateurs de la finance, de la politique et de la presse qui jouaient notre dĂ©confiture. Mais au bout du compte, que nous est-il arrivĂ© ? Ceci d'abord, qu'aprĂšs son passage Ă  vide, la Nation française s'est ressaisie. Le 30 mai, elle a, d'un seul coup, montrĂ©, massivement, qu'elle rĂ©pondait Ă  l'appel du Chef de l'Etat. AprĂšs quoi, par les Ă©lections, elle a prouvĂ© d'une maniĂšre Ă©clatante sa volontĂ© de voir assurer l'ordre, maintenir les institutions et poursuivre la marche vers le progrĂšs. Ceci encore nous est arrivĂ© qu'au total et dans l'ensemble, le bons sens reprend ses droits Ă  l'intĂ©rieur de nos facultĂ©s. Il nous est arrivĂ© ceci enfin, que notre activitĂ© productrice, vigoureusement relancĂ©e, dĂ©passe le taux le plus Ă©levĂ© qu'elle ait encore jamais atteint. Que notre monnaie, ayant traversĂ© l'ouragan sans perdre sa paritĂ©, se tient ferme sur sa position. Et que tous ceux qui ont misĂ© sur le recul de la France en sont pour leur honte et pour leur frais. Portons donc en terre les diables qui nous ont tourmentĂ© pendant l'annĂ©e qui se termine. Laissons Ă  leurs complices et Ă  leurs partisans la tristesse et la dĂ©ception. Car le fait que nous ayons, une fois de plus, heureusement surmontĂ© les Ă©preuves nous donnent les meilleures raisons d'ĂȘtre confiant en nous-mĂȘmes. Cependant il est bien vrai que nous ne rĂ©parerons pas dans la pagaille et dans la facilitĂ© les mauvais coups qui viennent d'ĂȘtre portĂ©s Ă  notre pays. Pour l'Ă©ducation nationale, le retour Ă  l'anarchie ne doit pas ĂȘtre tolĂ©rĂ©, sous peine que soit inapplicable, tout ce qui a Ă©tĂ© fait pour elle depuis dix ans. Et tout ce qui est en voie de l'ĂȘtre grĂące Ă  la loi d'orientation. L'intĂ©rĂȘt public exige qu'indĂ©pendamment des mesures qui, lĂ  comme ailleurs, incombent des services d'ordre, ils reviennent Ă  ceux qui sont dans nos universitĂ©s, nos lycĂ©es, nos Ă©coles, sont en fonction, c'est-Ă -dire : en charge et en responsabilitĂ© d'y exercer leur autoritĂ©. Et aux enseignants, aux Ă©tudiants, aux familles de les y aider activement. Pour l'Ă©conomie, qu'il s'agisse des prix et des salaires ou bien des dĂ©penses publiques ou bien des changes et du crĂ©dit, les limitations, les contrĂŽles voulus, sont absolument nĂ©cessaires jusqu'au retour complet Ă  l'Ă©quilibre. Ceci pour que nous puissions sauvegarder la balance de nos paiements, consolider dans la rĂ©alitĂ©, les accroissements de rĂ©munĂ©ration qui ont Ă©tĂ© apparemment fixĂ©s dans les chiffres. Faire en sorte que nous vendions au dehors au moins autant que nous y achetions. Bref, empĂȘcher, que la supercherie de l'inflation ne nous fasse glisser au gouffre de la ruine et de la misĂšre, comme jadis le chant des sirĂšnes faisait tomber les marins dans la mer. Alors, nous Ă©tant remis d'aplomb, nous franchirons certainement dans l'expansion et dans la rĂšgle, une Ă©tape nouvelle de dĂ©veloppement et de prospĂ©ritĂ©. Encore faut-il que nous surmontions le malaise moral qui chez nous plus que partout Ă  cause de notre individualisme est inhĂ©rent Ă  la civilisation mĂ©canique et matĂ©rialiste moderne. Faute de quoi les fanatiques de la destruction, les doctrinaires de la nĂ©gation, et les spĂ©cialistes de la dĂ©magogie auraient encore une fois beau jeu, de susciter l'amertume pour provoquer l'agitation. Sans que d'ailleurs leur stĂ©rilitĂ© qu'ils appellent insolemment et dĂ©risoirement la rĂ©volution puissent tendre Ă  rien d'autre qu'Ă  tout dissoudre dans le nĂ©ant ou bien Ă  tout pousser sous les broyeuses totalitaires. Or Ă  l'origine de ce trouble, il y a le sentiment attristant, irritant qu'Ă©prouvent les hommes d'Ă  prĂ©sent, d'ĂȘtre saisis et entraĂźnĂ©s par un engrenage Ă©conomique et social sur lequel ils n'ont pas de prise et qui fait d'eux des instruments Ă  ce mal du siĂšcle, qui est le mal des Ăąmes.Nous pouvons pour notre part, contribuer Ă  remĂ©dier en organisant la participation de tous Ă  la marche de l'activitĂ© Ă  laquelle ils contribuent. De telle façon que chacun soit dignement associĂ© Ă  ce qui se passe Ă  son propre sujet, et qu'il assume des devoirs en mĂȘme temps qu'il fait valoir des droits. C'est cela que nous sommes en train de faire dans notre universitĂ©. C'est cela que nous allons dĂ©velopper aprĂšs l'avoir commencĂ© Ă  l'intĂ©rieur de nos entreprises. C'est cela que nous rĂ©aliserons en associant les collectivitĂ©s territoriales de notre pays et les catĂ©gories Ă©conomiques et sociales. Soit au plan de la rĂ©gion, aux mesures qui touchent la vie locale, soit au plan de la Nation, Ă  la prĂ©paration des lois. VoilĂ  la rĂ©forme de la condition des hommes, autrement dit : de leurs rapports, qui doit marquer l'an de grĂące 1969, et nous faire Ă  la fois plus forts et plus fraternels. D'autant mieux que si nous, Français, ne sommes pas actuellement une nation physiquement gigantesque. Si par exemple, il nous faut laisser Ă  d'autres, l'admirable mĂ©rite de rĂ©ussir le tour de la lune, nous n'en avons pas moins Ă  jouer dans le monde, Ă  l'avantage de tous les peuples, un rĂŽle qui soit bien Ă  nous. Cela implique que sans nuire aucunement Ă  nos amitiĂ©s traditionnelles, nous restions solides et indĂ©pendants. C'est parce que nous le sommes redevenus, depuis dix ans, aprĂšs une longue pĂ©riode oĂč le malheur alternait avec l'inconsistance que nous nous trouvons en mesure d'agir. Pour aider efficacement Ă  la solution des problĂšmes aigus de l'univers, lesquels, chacun peut les Ă©numĂ©rer. Il s'agit de la dĂ©tente et de la coopĂ©ration Ă  pratiquer au lieu de la guerre froide avec le reste de l'Europe qui d'ailleurs de ce fait, est en Ă©volution. Soit aussi de l'affreux conflit vietnamien auquel peuvent mettre un terme des nĂ©gociations Ă  Paris. Soit de l'issue internationale au drame du Moyen-Orient. Issue qui est dĂ©jĂ  tracĂ©e, mais qui doit ĂȘtre absolument mise en oeuvre, ce dont les grandes puissances ont les moyens, par l'Ă©vacuation des territoires conquis par la force. La garantie accordĂ©e Ă  chaque camp quant Ă  une juste frontiĂšre et quant Ă  sa sĂ©curitĂ©. Par la libre navigation attribuĂ©e partout et Ă  tous et par un sort acceptable assurĂ© aux rĂ©fugiĂ©s. Il s'agit aussi de l'entrĂ©e de l'Ă©norme Chine dans le concert des grandes puissances et dans celui des Nations Unies parce que, elle a sa place Ă  y tenir et que l'isolement ne vaut rien. Soit encore de la libre conduite de sa propre vie nationale par le peuple français du Canada. Soit du droit de disposer de lui-mĂȘme Ă  reconnaĂźtre au vaillant Biafra. Soit de l'aide qui doit ĂȘtre apportĂ©e par les nations bien pourvues, au progrĂšs de celles qui ne le sont pas. Soit de l'Ă©tablissement d'un systĂšme monĂ©taire mondial qui soit fondĂ© non pas sur le privilĂšge d'une monnaie, mais sur deux critĂšres impartiaux. D'une part, la valeur de l'or, d'autre part, une organisation du crĂ©dit, exclusive de la spĂ©culation. Ces positions qui sont les nĂŽtres, qui ont Ă©tĂ© naguĂšre Ăąprement contestĂ©es, mais que les Ă©vĂšnements justifient Ă  l'Ă©vidence, nous avons Ă  les soutenir pour l'Ă©quilibre et pour la paix du monde. Car cette action lĂ , elle est de notre intĂ©rĂȘt vital et elle rĂ©pond parfaitement bien Ă  la nature et Ă  la figure millĂ©naire de la patrie. Françaises, Français, au dĂ©but de l'annĂ©e, pour la rĂ©ussite de la France, je nous souhaite Ă  tous, en son nom, la foi et l'espĂ©rance nationale. Vive la RĂ©publique, vive la France ! »

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Incroyable mais vrai : la Chine vient de franchir une Ă©tape majeure qui la place, une fois encore, loin devant le reste du monde en matiĂšre d’innovation technologique. Les rĂ©gulateurs chinois ont rĂ©cemment accordĂ©, pour la premiĂšre fois dans l’histoire du pays, des autorisations officielles Ă  deux entreprises pour opĂ©rer des drones autonomes de transport de passagers, plus communĂ©ment appelĂ©s "taxis volants". Oui, vous avez bien lu : pendant que beaucoup de nations en sont encore Ă  dĂ©battre des rĂ©gulations ou Ă  tester timidement des prototypes, la Chine, elle, dĂ©ploie dĂ©jĂ  cette technologie futuriste Ă  grande Ă©chelle. Quand on y pense, cette avance est presque vertigineuse. Prenons l’Inde, par exemple : un pays aux ambitions technologiques croissantes, mais qui reste engluĂ© dans des dĂ©fis infrastructurels colossaux et une bureaucratie parfois paralysante. LĂ  oĂč l’Inde peine encore Ă  moderniser ses rĂ©seaux routiers ou Ă  gĂ©nĂ©raliser des transports publics efficaces dans ses mĂ©galopoles surpeuplĂ©es, la Chine, elle, est dĂ©jĂ  en train de faire dĂ©coller des taxis volants. La comparaison est frappante : d’un cĂŽtĂ©, une nation qui lutte pour rattraper son retard dans les bases du 21e siĂšcle ; de l’autre, une superpuissance qui redĂ©finit carrĂ©ment les standards de la mobilitĂ© urbaine. Et que dire des États-Unis ? Le pays qui se targue d’ĂȘtre le berceau de l’innovation mondiale semble, dans ce domaine, bien en retard sur son rival chinois. Entre des rĂ©gulations strictes, des dĂ©bats sans fin sur la sĂ©curitĂ© et une industrie aĂ©ronautique qui avance Ă  petits pas prudents, les USA regardent la Chine prendre une longueur d’avance impressionnante. Pendant que les AmĂ©ricains planchent encore sur des tests limitĂ©s ou des concepts thĂ©oriques, PĂ©kin passe Ă  l’action, avec une vision claire et une exĂ©cution implacable. Ce n’est pas juste une question de drones ou de taxis volants. C’est le symbole d’une Chine qui ne se contente plus de suivre, mais qui impose le rythme. Pendant que le reste du monde tergiverse, elle construit le futur, Ă©tape par Ă©tape, avec une dĂ©termination qui force l’admiration – ou l’inquiĂ©tude, selon le point de vue. Une chose est sĂ»re : dans cette course Ă  l’innovation, la Chine ne joue pas dans la mĂȘme catĂ©gorie que les autres. Et ça, ça devrait tous nous faire rĂ©flĂ©chir.

Bertrand SCHOLLER

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