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Comment peut-il, M. Bosembe, convoquer un journaliste de la RTNC alors qu’en avril 2023, sur le plateau de son propre média Congo buzz Tv, un certain Jose Mbenza, cadre de l’UDPS et invité à l’émission, qualifiait le Tutsi de “sanguinaire”? M. Bosembe était déjà président du CSAC. Avez-vous vu...

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Les propos du général Sylvain Ekenge, porte-parole de l’armée congolaise (FARDC) : une crise intellectuelle, idéologie génocidaire et expression du phénomène des « clochards » décrit par le président Tshisekedi. Les propos du général Ekenge incarnent à la fois une pensée génocidaire devenue politique publique et une crise intellectuelle et morale profonde au sein de la gouvernance congolaise. Dans un État de droit, ses propos sont extrêmement dangereux et devraient entraîner son limogeage, sa démission et des poursuites judiciaires. Les expressions du général Ekenge sont similaires à celles de Nzangi, Bitakwira, Misare et d’autres hautes autorités qui instrumentalisent l’idéologie anti-tutsi, à l’image de certains responsables politiques durant le génocide contre les Tutsi en 1994, notamment Théodore Sindikubwabo, Léon Mugesera et Bagosora, cerveaux du génocide au Rwanda. Le général Ekenge cherche avant tout à survivre politiquement par le discours de haine. Analysons ses propos. « Les Tutsi ont adopté une langue », affirme le général Ekenge. « Je ne connais pas les Rwandais. Mais j’ai appris par un enseignant qui a enseigné au Rwanda qu’ils ont un concept d’Ubwenge. » « Le kinyarwanda est une langue bantoue, mais les Tutsi sont nilotiques. Ils ont adopté la langue kinyarwanda. » Les notions de « race bantoue », « nilotique » ou « soudanaise » sont des catégories génériques servant à décrire des groupes linguistiques ou des caractéristiques linguistiques en Afrique subsaharienne centrale et australe. Ces concepts ont été forgés et utilisés par des idéologies racistes. En conséquence, à la suite d’une colonisation mentale persistante en Afrique centrale, surtout en RDC, ces concepts coloniaux sont repris dans les discours de conflit sans aucun esprit critique. Gen Ekenge ne semble pas comprendre que ces affirmations sont à la fois racistes et contradictoires. Les Hutu et les Tutsi partagent une culture commune. Selon la logique d’Ekenge, le kinyarwanda serait une langue exclusivement hutu, impliquant l’existence d’une prétendue « race hutu ». Si les Tutsi avaient adopté le kinyarwanda, langue des Hutu, cela signifierait que ceux à qu'il attribue le concept d’« Ubwenge », associé à une supposée supériorité et malignité, n’auraient pas réussi à imposer leur propre langue dite « nilotique ». Ils auraient donc abandonné leur langue pour adopter celle d’une population qu’ils auraient dominée. Dans cette logique absurde, les Hutu seraient plutôt les détenteurs de l’« Ubwenge », puisqu’il s’agirait d’un terme issu de leur langue locale selon Ekenge et qu’ils auraient acculturé la prétendue « race nilotique ». Sociologiquement, Niyonkuru (1997) souligne qu’il est très rare qu’une population immigrée en position de pouvoir, de prestige et de fierté abandonne sa langue pour promouvoir un dialecte d’une population autochtone. Le général Ekenge, porte-parole de l’armée congolaise, s’inscrit ainsi dans des constructions mythiques issues de récits de réfugiés burundais en Tanzanie. Malkki (1995 : 152) rapporte ces propos : « Autrefois, notre véritable nom était Bantu. Nous sommes des Bantous. “Hutu” n’est pas une tribu, ce n’est rien du tout ! Le kihamite est la langue nationale des Tutsi. Muhutu est un mot kihamite… qui signifie serviteur. Nous ne sommes pas des Hutu, nous sommes des Abantu (des êtres humains). Hutu est le nom que les Tutsi nous ont donné. » À l’inverse, Kangura, journal rwandais actif avant le génocide de 1994, a diffusé une propagande violemment anti-tutsi, développant notamment la théorie selon laquelle « les Tutsi ont créé une tribu qui n’existe pas en Afrique : les Banyarwanda ». Ici, Kangura et Gen Ekenge se contredisent, donc, l'ethnie "Banyarwanda" est "Tutsi" et importée mais le Kinyarwanda est locale et une langue de Hutu. Kangura partage une logique similaire à celle du général Ekenge. Ce dernier appelle la population à ne pas épouser des femmes tutsi, en invoquant des dangers supposément liés à cette « race ». Kangura écrivait également : « … il existe bel et bien un plan diabolique préparé par les Tutsi : une extermination systématique de la population bantoue, ainsi que l’établissement d’un empire nilotique/hima qui s’étendrait de l’Éthiopie à Douala et jusqu’aux sources du Nil. Et du Gabon au Lesotho, en passant par les vastes bassins du Congo, la vallée du Rift en Tanzanie… jusqu’au Cap et aux monts Drakensberg… Qu’attendent les peuples bantous pour se protéger contre le génocide si soigneusement et consciemment orchestré par des Hamites assoiffés de sang et de conquêtes barbares, dont les dirigeants disputent la médaille d’or de la cruauté à l’empereur romain Néron ? » (Chrétien et al., 1995 : 169) Cette idéologie, fondée sur la haine du « Tutsi » ou du « Rwandais », est devenue en RDC un critère de légitimité patriotique. Être un « vrai Congolais » se démontrerait par la déshumanisation du Tutsi ou du rwandophone, perçue comme un acte de patriotisme et d’héroïsme. Ceux qui s’y opposent ou qui plaident pour une cohésion pacifique incluant les Tutsi sont aussitôt qualifiés de « traîtres » ou de « collaborateurs de l’ennemi ». Pour survivre politiquement ou institutionnellement en RDC, y compris au sein d’organisations diplomatiques ou internationales, il faut souvent composer avec cette tutsiphobie. Le général Ekenge cherche à exclure les Tutsi en s’appuyant sur des idéologies mythiques et racistes, pures constructions politiques destinées à combattre une « race tutsi » imaginaire présentée comme une menace pour l’ensemble des peuples dits « bantous ». En excluant les Tutsi du cercle des Bantous, on les exclut symboliquement de l’humanité. Les idées véhiculées par le général Ekenge sont déplorables et relèvent d’une idéologie génocidaire visant à créer des conflits artificiels afin de galvaniser une cohésion populaire émotionnelle, irrationnelle et dangereuse.

Alex Mvuka, Ph.D.

30,982 次观看 • 8 个月前

‼️ Pour comprendre ce discours fascisant, il faut comprendre que Tito Rutaremara entend par «Rwandais» exclusivement les Tutsi. Les civils hutu exterminés par le M23/RDF à Rutshuru en juillet 2025 n’existent pas dans son monde. Ce criminel affirme entre les lignes que les Banyamulenge sont d’abord des Tutsi rwandais, donc des Tutsi. De deux choses l’une : soit ce discours insensé, pure déclaration de guerre contre la RDC, procède d’un suprémacisme tutsi débridé, assumé et sans filtres ; soit cet individu veut attiser une haine contre les Banyamulenge qu’il rêve de voir se transformer en violence criminelle pour crier ensuite au génocide. En fait, les deux causes se conjuguent. Jugez vous-même cet extrait destiné à conditionner et militariser son auditoire : « ...Vous restez ici, à passer votre temps sur Internet, alors qu’il y a un pays là-bas… des gens (M23) se battent. Je m’en fous que vous me signaliez ou non. Levez-vous, prenez les armes, aidez le M23 et libérez le Congo. Le Congo est à vous. Comme j’ai l’habitude de vous entendre dire : “Notre chez-nous, c’est Mulenge”. Votre chez-vous, c’est aussi le Congo. Libérez le Congo. Les autres (M23) se battent. J’ai entendu quelqu’un dire : batons-nous pour nos droits. Oui, c’est vrai. Mais ne vous battez pas seulement pour vos droits, allez libérer le Congo. Le Congo est à vous. Vous êtes Congolais, mais d’origine rwandaise. Je rigole quand vous vous appelez Banyamulenge. Banyamulenge, ce n’est qu’un village. Le fait est que vous êtes Rwandais mais aussi Congolais. Comme il y a des Rwandais à Mulenge, à Masisi, à Rutshuru. Et il y a aussi des Rwandais dans une partie de l’Ouganda. Vous [Banyamulenge] êtes Rwandais que vous le vouliez ou non, mais aussi le Congo est à vous. J’entends toujours les gens vous appeler Banyamulenge. Vous n’êtes pas Banyamulenge mais Rwandais. Point final. Vous êtes Rwandais comme moi... » Ce discours est le produit d'un nationalisme ethnique expansionniste et un suprémacisme identitaire assumé. Il ne parle ni de droits des minorités, ni de protection, ni de citoyenneté. Il ordonne aux jeunes de prendre les armes, d’aller « mourir pour libérer le pays », d’aider le M23 et de s’emparer du Congo parce que « le Congo est à vous ». On nie d’abord l’identité congolaise des Banyamulenge (« vous n’êtes pas Banyamulenge, vous êtes Rwandais, point final »), puis on leur dit que le Congo leur appartient. C'est la logique du peuple élu comme les aryens inventés par Hitler: on est Tutsi, donc on a vocation à conquérir et à dominer. C’est l’inverse exact d’un discours de cohabitation. C’est un appel à la guerre ethnique et à l’expansion. Kigali affirment depuis des années que les Banyamulenge sont des Congolais à part entière, que le Rwanda ne revendique aucun territoire congolais, que le soutien au M23 est nié et que toute accusation d’irrédentisme tutsi n’est que propagande. Or le texte dit exactement le contraire. Ce discours dément frontalement la position officielle de Kigali. Il révèle une vision ethnique pure et dure : les Tutsi du Congo ne sont pas des Congolais d’origine tutsie ; ce sont des Tutsi en territoire congolais, et le Congo leur revient de droit. On ne peut pas dire « ils sont Congolais » devant la communauté internationale et tenir un discours qui proclame « vous êtes Tutsi, le Congo est à vous, prenez les armes ». Le texte établit une logique de supériorité ethnique. L’origine tutsie confère un droit supérieur sur le sol congolais. On ne parle pas d’égalité de citoyens. On parle de conquête et non d'un appel à la protection d’une communauté menacée. C’est un manifeste irrédentiste et militariste qui nie la nationalité congolaise des Banyamulenge tout en revendiquant le Congo pour les Tutsi. Si de tels propos circulent dans les cercles de pouvoir rwandais, ils montrent que derrière le discours diplomatique se cache une vision ethnique de domination territoriale.

Jean-François Le Drian

17,864 次观看 • 12 天前

#RDC_ONU: Le Sieur Jean-Claude MUBENGA proche du Pouvoir remerciant les Wazalendo qui tuent les tutsis dans leurs passages en RDC, appelle à massacrer les tutsis congolais qu'il qualifie d'un "virus", "les cafards", les "infiltrés...". "Quand on voit un cafard, il faut les éliminer sinon ils vont devenir nombreux, et vont vous envahir. Il faut tuer ... Il faut suivre le mouvement des Rwandais...quand ils parlent le Kinyarwanda, directement il faut tuer... Voilà pourquoi les wazalendo à leur passage ne les laissent pas, ils finissent avec eux. Voilà pourquoi les wazalendo doivent être là...". Jean-Claude MUBENGA vivant aux USA, joignable sur (+1 972) 891-0976, et propriétaire de la chaîne "LE CONGO EST À NOUS", c'est un fervent défenseur du régime de Félix. Il a d'ailleurs ete l'invité de marque à son investiture au début de l'année 2024 à Kinshasa, et a fait des tours à KINSHASA, passant à des médias proches du pouvoir pour les propagandes au profit du régime de Félix tshisekedi. Il était chez BOSOLO NA POLITIK OFFICIELLE ( et Il y a trois mois il était aussi à Congo buzz Tv du responsable du CNSAC Christian Bosembe. Jean-Claude MUBENGA n'est pas un simple individu pour l'actuel de régime de KINSHASA, mais il est absolument un cerveau clé qui mène la propagande du régime de Kinshasa au sein de la Diaspora congolaise aux USA, en utilisant aussi sa chaîne "LE CONGO EST À NOUS". Ce personnage appelle régulièrement à la haine et aux violences contre les tutsis congolais. Il a mené plusieurs campagnes de haine contrees Officiers Fardc, membres de la communauté tutsie congolaise, notamment le général KABUNDI, et même le Feu Colonel Rugabisha, ...les qualifiant des "infiltrés Rwandais tutsis qui cèdent des territoires à leurs frères du m23...". U.S. Embassy Kinshasa Bureau of African Affairs

MAISHA RDC

22,021 次观看 • 1 年前

LE RÉGIME DE KINSHASA VIENT DE LANCER UNE CAMPAGNE ANTI-TUTSI : UNE DÉRIVE GRAVE ET DANGEREUSE « Lorsque vous épousez une femme tutsi, il faut faire très attention… » Les déclarations du porte-parole de l’armée congolaise, le général-major Sylvestre Ekenge, révèlent un tournant profondément inquiétant. Il n’est désormais plus possible de parler de simples discours isolés ou de dérapages incontrôlés. Ce qui se déroule actuellement en République démocratique du Congo relève d’une véritable campagne anti-tutsi, tolérée, entretenue et relayée par l’appareil du régime de Kinshasa. Lorsqu’un régime laisse prospérer des discours stigmatisant une communauté entière, et plus particulièrement ses femmes et ses enfants, il ne s’agit plus de passivité. Il s’agit de complicité politique. Une haine construite et instrumentalisée La haine anti-tutsi ne surgit pas par hasard. Elle est fabriquée, structurée et nourrie par un récit officiel qui présente une identité comme intrinsèquement suspecte, dangereuse ou étrangère. À travers des prises de parole publiques, des relais médiatiques proches du régime et des silences stratégiques face aux dérives, le régime de Kinshasa a laissé s’installer un climat de peur et de chasse aux Tutsis. Lorsque des citoyens congolais sont marginalisés non pour leurs actes, mais pour leur origine supposée, c’est le principe même de l’égalité devant la loi qui est bafoué. La femme tutsi : cible centrale de la campagne Le caractère le plus inquiétant de cette campagne réside dans le ciblage spécifique de la femme tutsi. Elle est aujourd’hui présentée comme une menace sociale, politique ou sécuritaire. Pire encore, le simple fait de l’épouser est insinué comme un acte suspect, voire criminel. Dans toute société, attaquer la femme revient à attaquer le cœur même du tissu social. En faisant de la femme tutsi un symbole de l’ennemi, le régime cautionne une violence morale lourde de conséquences : exclusion, humiliations, ruptures familiales et mise en danger réelle. Et lorsque cette stigmatisation atteint également les enfants, l’État abdique toute prétention morale. La responsabilité directe du régime Le régime de Kinshasa ne peut se dédouaner derrière la complexité du contexte sécuritaire. Un État responsable protège tous ses citoyens, sans distinction. Or, aujourd’hui, aucune condamnation ferme, aucune politique claire, aucune action visible ne sont menées pour stopper la propagation de la haine anti-tutsi. Les déclarations officielles, y compris celles émanant de porte-parole institutionnels, sont prononcées dans un climat où chaque mot peut attiser ou apaiser. En l’absence de clarification, de mise au point et de sanctions contre les discours haineux, le message est clair : la stigmatisation est tolérée. Cette tolérance constitue en soi une faute politique majeure. Une stratégie dangereuse pour masquer l’échec Il faut avoir le courage de le dire : cette campagne anti-tutsi sert également de diversion politique. Face aux échecs sécuritaires, économiques et institutionnels, le régime de Kinshasa cherche un bouc émissaire. L’ethnie devient alors un outil cynique pour détourner la colère populaire et masquer l’incapacité à gouverner. Mais l’histoire est implacable : les régimes qui gouvernent par la haine finissent toujours par être dévorés par elle. Ce sont là des signaux qui annoncent la chute d’un régime. #StopHaine #NonAuDiscoursDeHaine #StopAntiTutsi #ProtectionDesCivils #FemmesEnDanger #DroitsHumains #ÉgalitéDevantLaLoi #CohésionNationale #JusticePourTous #RDC #PaixEtDignité

AFC-Alliance Fleuve Congo

36,502 次观看 • 8 个月前