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Devos Kitoko s’interroge : « Dans le contexte actuel où nous n’avons pas le contrôle des 26 provinces, est-il humainement, moralement et politiquement responsable que le changement ou la révision de la constitution soit inscrite à l’agenda national de débats ? »

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Tribune libre 65 C’est vrai, le changement n’est pas prévu dans la Constitution Ce jeudi 05 / 12/ 2023 au siège de l’ UDPS ,ns avons conféré avec l ‘ Hon Kabuya de l’initiative de la réforme constitutionnelle initiée par le Chef de l’ État. Ns lui avons demandé de peser de tout son poids pr qu’une réunion de la conférence des présidents de l’ USN soit convoquée en vue d’harmoniser les points des vues pour soutenir et faire aboutir ladite réforme . Ns avons souligné que c’est normal qu’ en notre sein certains parlent de la révision, d’autres du changement et les plus réticents restent taiseux. Il ns faut une réunion d’harmonisation au sein de la famille politique. Quant au Parti Travailliste , il opte pr le changement pcq en 2021 , ns avions sillonné toute la République à nos frais et avions récolté 113 000 signatures en faveur d’une révision qui supprimerait les institutions budgétivores dont le Sénat, les assemblées provinciales,la CENI , le CSAC , la CNDH , le Conseil Économique et Social … afin d’affecter les millions de dollars qu’ils engloutissent au social de la population. Or , la suppression des assemblées provinciales et du Sénat pose le problème de la forme de l’ État et de la libre administration des provinces qui qui entraînerait la réduction de leurs prérogatives notamment en matière de la désignation de leurs dirigeants . Nous souhaitons aussi instaurer le septennat, passer du régime semi-présidentiel actuel au régime présidentiel à l’ américaine avec une nette séparation des pouvoirs entre l’ Exécutif et le législatif . Ces matières sont verrouillées par l’article 220 de l’actuelle Constitution. Pour en éviter la violation , nous proposons la rédaction d’un nouveau projet de constitution à soumettre au référendum pour que le peuple tranche. À chacun ses raisons. Les nôtres n’ont rien à voir avec une certaine volonté d’accorder les mandats illimités au Président de la République actuel . Dans tous les cas , nous estimons que les congolais doivent être exorcisés de cette phobie de la non limitation des mandats qui n’est pas une panacée. Car, rien ne prouve qu’ en RDC où les mandats sont limités le peuple vit mieux qu’ au Cameroun, en Ouganda, en Israël ou en Allemagne où il n’existe pas de limitation. Tout est question de bonne gouvernance. S’agissant du changement de la constitution, bcp s’y opposent au motif que ce changement n’est pas prévu par l’actuelle loi fondamentale. Cet argument est fallacieux car ici comme ailleurs,aucune constitution ne prévoit son propre changement. Peut-on nous prouver le contraire ? Le changement d’une constitution est souvent consécutif à certains événements majeurs qui surviennent dans un pays ou au vœu de renforcer la stabilité des institutions. Le président de la République est constitutionnellement reconnu comme garant du bon fonctionnement des institutions. Donc, c’est la personne attitrée pour juger de l’instabilité institutionnelle en vue de proposer des réformes reflétant l’évolution de temps et répondre aux éléments structurels qui n’ont pas été anticipés. Ce n’est pas le rôle de l’ opposition ni de l’ église Catholique. En France, par exemple ,Charles de Gaulle avait organisé le référendum constitutionnel du 28/10 /1962 en vue de doter la France d’un exécutif plus fort et d’un gvt plus stable . C’est ce qui avait permis le passage de la 4eme à la 5eme République. En 1967, pr plus de stabilité notamment dans les provinces où il y avait des conflits récurents entre les assemblées et les gvts provinciaux, les réformes constitutionnelles avaient permis la suppression du Sénat et des assemblées et gvts provinciaux suite à l’abrogation de la constitution de Luluabourg . L’histoire se répète. Pareilles réformes ne peuvent résulter d’une simple révision qui voilerait l’article 220 de notre constitution . D’où la pertinence du changement de la Constitution actuelle qui nous amènera dans la 4eme République.

STEVE MBIKAYI

163,040 Aufrufe • vor 1 Jahr