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🔮 FLASH — « On veut solution ! On veut solution ! On souhaite rester Ă  Paris donc on les a chassĂ©s. Ce n’est "pas humain", dans un mois c’est la rentrĂ©e scolaire, on a le droit au respect comme tout le monde » 👉 La PrĂ©fecture de Paris avait...

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La biologie n’est pas une « manipulation cis-hĂ©tĂ©ro-patriarcale ». C’est la rĂ©alitĂ©. Et prĂ©tendre le contraire, c’est de la pure idĂ©ologie qui relĂšve de la psychiatrie ! Elliot Page, dans un podcast, explique avec le plus grand sĂ©rieux que « le monde naturel et ce qu’on apprend en cours de biologie » constituent un systĂšme « cis-hĂ©tĂ©ro-patriarcal » utilisĂ© pour faire passer les personnes queer et trans pour des ĂȘtres « inadaptĂ©s », « pas rĂ©els », ou « une invention moderne ». Selon lui, les humains seraient « la seule espĂšce assez ridicule » pour avoir un problĂšme avec les personnes trans. On est « constamment gaslightĂ©s ». C’est Ă  la fois pathĂ©tique et inquiĂ©tant. La biologie n’est pas une opinion. Elle n’est pas un « systĂšme » conçu par des mĂ©chants cis-hĂ©tĂ©ros pour opprimer. C’est la description, laborieuse, imparfaite, mais de plus en plus prĂ©cise, de la rĂ©alitĂ© matĂ©rielle. Les mammifĂšres se reproduisent de façon sexuĂ©e. Il y a des mĂąles et des femelles. Les gamĂštes sont de deux types. Les chromosomes sexuels existent. Les anomalies du dĂ©veloppement sexuel (intersexuation) sont des troubles, pas une preuve qu’il existe un spectre fluide de sexes. Tout cela n’a rien Ă  voir avec le patriarcat. C’est de la zoologie, de la gĂ©nĂ©tique, de l’embryologie. Refuser ces faits parce qu’ils gĂȘnent une identitĂ© personnelle, c’est exactement ce que fait un enfant qui tape du pied parce que la gravitĂ© l’empĂȘche de voler. Dire que la biologie « invalide » les personnes queer et trans, c’est retourner la charge de la preuve. La biologie n’invalide personne. Elle constate. Ce sont certains discours qui tentent d’invalider la biologie. On a le droit d’avoir une dysphorie de genre. On a le droit de s’habiller, de se faire opĂ©rer, de vivre comme on veut entre adultes consentants. On n’a pas le droit d’exiger que le reste du monde réécrive les manuels scolaires et les dĂ©finitions scientifiques pour coller Ă  ses sentiments. Ce discours rĂ©vĂšle quelque chose de plus profond : une incapacitĂ© radicale Ă  accepter la frustration. « Je le veux, j’y ai droit, la nature et la science doivent s’adapter Ă  mes exigences. » C’est le slogan d’une gĂ©nĂ©ration qui a confondu le dĂ©sir et le droit, le ressenti et le rĂ©el. Quand on refuse la limite, on finit par traiter la rĂ©alitĂ© elle-mĂȘme comme une agression. Et on appelle ça « gaslighting ». Le plus absurde, c’est la rĂ©fĂ©rence Ă  la nature. Dans le monde animal, on trouve des comportements homosexuels, des inversions de rĂŽle, des hermaphrodismes, des changements de sexe chez certains poissons. On ne trouve nulle part l’équivalent d’une « identitĂ© de genre » qui contredirait le sexe biologique et exigerait qu’on nie le dimorphisme sexuel. Les humains sont effectivement la seule espĂšce assez sophistiquĂ©e et assez narcissique pour inventer un concept qui se retourne contre l’observation empirique et pour le prĂ©senter ensuite comme une vĂ©ritĂ© supĂ©rieure. Cette sexualitĂ© et cette identitĂ© doivent rester dans le domaine privĂ©. Mais en faire une tribune permanente, rĂ©clamer que la science s’agenouille, traiter les faits biologiques de « manipulation », et prĂ©senter toute contradiction comme de la haine ou du gaslighting, c’est intolĂ©rable. Ça ne change pas le regard de la sociĂ©tĂ© : ça le braque. Ça ne libĂšre personne : ça enferme dans une fiction fragile qui a besoin d’ĂȘtre constamment protĂ©gĂ©e de la rĂ©alitĂ©. Si la personne croit vraiment que la biologie est une arme idĂ©ologique contre elle, on est dans le registre psychiatrique. Si elle le dit pour provoquer et polariser, on est dans le registre de la manipulation mĂ©diatique. Dans les deux cas, laisser un micro ouvert sans contradicteur fĂ©roce est une faute. On n’a pas Ă  censurer. On a le devoir de rĂ©pondre. Et la rĂ©ponse est simple, sĂšche, et sans appel : La biologie n’est pas une opinion. La nature n’est pas patriarcale. Et le rĂ©el n’a pas Ă  s’adapter Ă  vos exigences. Le reste, c’est du théùtre.

Alain Weber

17,647 views ‱ 16 days ago