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Florence Charton, compagne de Cédric de Pierrepont du Commando Hubert, décédé au cours d'une mission qui a permis de libérer quatre otages dont deux Français, au Burkina Faso. Elle raconte l'homme qu'il était et la douleur du deuil. Ne jamais oublier. 🖤

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Nous sommes dans la nuit du 9 au 10 Mai 2019, une opération risquée est déclenchée, afin de récupérer deux ressortissants français, Patrick P. et Laurent L. Enlevés le 1er Mai, soit une semaine auparavant au Bénin, leur guide est assassiné. Le CoS (commandement des opérations spéciales) suggère l’intervention à l’Élysée, le Président sous conseil du Pacha de la Marine Nationale approuve l’intervention « nous ne laisserons personne derrière nous » malgré quelques réticences formulées en amont au sein de la DGSE Pour cette opération qui mobilise pendant plusieurs jours la DRM (direction du renseignement militaire), choix est fait d’envoyer la crème des forces spéciales de la Marine française : le commando Hubert Considérés au sein de l’armée comme un véritable couteau suisse, spécialisés pour les opérations marine mais également excellents sur terre (CTLO), ils sont l’équivalent des SEAL’s américain, version top tier : la Delta Force. Tout s’emballe le 9 Mai, les ravisseurs et leurs otages font halte près de la frontière malienne, dernière fenêtre d’action potentielle avant que les otages disparaissent à tout jamais. Le Président Macron prononce ces termes : « Raid approuvé » ✅ Les commandos s’élancent de nuit, JVN (vision nocturne) fixées sur le visage, progressant à pas de velour sur environ 200 mètres en terrain découvert, se dirigeant vers un campement de 4 abris. Proche de la première porte, une sentinelle repère le groupe s’approchant, il arme son AK47, donnant l’alerte aux autres ravisseurs qui se préparent également à ouvrir le feu. Le commandant du commando ordonne à ses hommes le « top intervention » tout en précisant « règle d’engagement strictes pas d’ouverture du feu car otages » Ils décident donc de monter à l’assaut sans se servir de leurs armes pour éviter tout dommage collatéral Le premier assaillant est neutralisé à main nue Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello pénètrent dans la première cahutte, tandis que deux autres opérateurs leur emboîtent le pas et sécurisent le couloir qui se présente face à eux, les deux premiers de colonne progressent au bas d’un escalier exiguë Surgit un assaillant qui fait feu immédiatement blessant mortellement les deux commandos de la tête d’assaut Le reste du groupe parvient lors de ces quelques instants funèbres à libérer les otages, tout en neutralisant quatre ravisseurs, deux autres ayant pris la fuite. Cédric de Pierrepont, 33 ans, était chef de groupe commando au commando Hubert Alain Bertoncello, 28 ans, était opérateur du commando Hubert En plus des deux otages français, une américaine et sud coréenne ont été libérées ce jour là L’élite absolue du corps de Marine de la France vient d’échanger, deux précieuses vies de ses frères d’armes, afin d’en libérer quatre autres. L’hommage national a eu lieu le 19 Mai 2019, sillonnant le pont Alexandre III puis entrant dans la cour des invalides. Pierre et Alain sont rentrés à la maison, portés à l’épaule par leurs frères d’armes, reliés symboliquement par une sangle de vie de nageurs de combat. Ils sont promus premiers maîtres et faits chevaliers de la Légion d’honneur à titre posthume. Dans cette opération, Alain Bertoncello et Cédric de Pierrepont ne sont pas tombés dans un échange de tirs lointain : ils ont choisi d’aller au plus près, dans l’obscurité, au contact direct, afin de préserver la vie des otages avant la leur. Leur engagement illustre une forme rare d’abnégation : accepter volontairement de porter le danger pour que d’autres n’aient jamais à le subir. À cet instant, l’objectif dépasse la carrière, la gloire ou même l’instinct de survie, il ne reste que la mission, les frères d’armes, et la conviction que certaines vies doivent être sauvées, quel qu’en soit le prix. C’est peut-être cela, au fond, le sens ultime du service : consentir librement au sacrifice possible, non par goût du danger, mais parce que protéger les autres passe avant sa propre sécurité. Ne jamais oublier 🤍🤍

FinTales 🍀

30,921 просмотров • 3 месяцев назад

Il n’y a absolument rien de nouveau, seuls les acteurs ont changé, sinon la lutte reste la même. En 1987, il y avait un vieux civil en Côte d’Ivoire, un général aux affaires au Niger, un capitaine au Burkina Faso (le plus jeune du groupe) et un autre officier au Mali. La cible prioritaire de la France était le capitaine burkinabè, et les relations entre la France et le capitaine s’étaient envenimées après la perte de la majorité à l’Assemblée française par le parti du président français. Les trois du Mali, Niger et Burkina travaillaient ensemble sur un projet de fédération des trois pays (le Liptako-Gourma). Aujourd’hui, en 2024, le parti du président français a perdu la majorité à l’Assemblée nationale, nous avons un vieux civil à la tête de la Côte d’Ivoire, un général au Niger, un capitaine au Burkina Faso (le plus jeune du groupe) et un autre officier au Mali. Comme en 1987, c’est le vieux civil ivoirien que les néocolonialistes instrumentalisent pour chercher à assassiner le capitaine burkinabè, qui est la cible prioritaire de la France. Les trois du Mali, du Burkina Faso et du Niger travaillent ensemble sur un projet de confédération (AES). Les néocolonialistes utilisent les mêmes méthodes de désinformation. Ils avaient fait circuler des tracts en 1987 faisant croire que Sankara s’enrichissait, le qualifiant de fou et d’instable, et jouant sur son appartenance ethnique. Observez bien et vous comprendrez que c’est l’histoire qui nous donne une seconde chance pour nous libérer.

Ibrahima Maiga

57,550 просмотров • 2 лет назад