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France 5 a diffusé un documentaire de la série La Fabrique du mensonge, intitulé « Affaire Lola, chronique d’une récupération », quelques mois à peine après le meurtre de Lola, 12 ans, violée, torturée et assassinée par une ressortissante algérienne sous OQTF, maintenue sur le territoire malgré l’obligation de...

346,255 просмотров • 6 месяцев назад •via X (Twitter)

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🔴 France Inter n'a cessé de soutenir les grévistes du JDD contre l'arrivée du nouveau directeur Geoffroy Lejeune, qui a pris sa place ce mardi 1er août. Parmi ces marques de soutien, ce reportage diffusé à la radio il y a quelques jours: une journaliste s'est rendue dans un kiosque à journaux parisien, afin de montrer à quel point l'absence prolongée du JDD s'est fait cruellement ressentir auprès des lecteurs et kiosquiers, tous peinés et inquiets pour l'avenir éditorial du journal. Il s'avère que je connais bien le kiosquier interrogé par France Inter, dans ce reportage, et que j'ai pu en discuter avec lui : Celui-ci n'est en réalité nullement inquiet pour l'avenir éditorial du JDD, d'autant qu'il apprécie les interventions de Geoffroy Lejeune sur CNews. Il a d'ailleurs indiqué à la journaliste de France Inter : d'une part que le JDD était un rendez-vous du dimanche pour ses lecteurs (extrait diffusé), certes, mais d'une autre part que ce changement de direction ne devrait nullement nuire à la qualité journalistique de l'hebdomadaire (ce que France Inter a préféré ne pas diffuser). Par ailleurs, les deux clients interrogés par France Inter ce jour-là dans le kiosque sont des lecteurs du Monde et de Libération, m'indique le kiosquier. Pas étonnant, donc, que ce changement de direction à la tête du JDD déplaise à ces clients. Deux remarques : les journalistes de France Inter ont tout à fait le droit de sélectionner tel ou tel morceau de témoignage, et de diffuser plutôt celui qui va dans le sens de leur ligne éditoriale (c'est leur liberté de journalistes). Le problème c'est que France Inter, en tant que radio publique, devrait, au nom du pluralisme, faire entendre d'autres sons de cloche que la seule opinion de ses journalistes, tous du même bord politique...

Amaury Bucco

420,862 просмотров • 3 лет назад

Macron, l'homme qui n'a jamais tort Hier, en Gironde, alors que le mégafeu du bassin d'Arcachon reste "stabilisé" mais toujours pas fixé, Emmanuel Macron a tenu à saluer un "record historique" de moyens aériens mobilisés, 67 aéronefs. Un chiffre brandi comme un totem, pendant que les pompiers, eux, continuaient de contenir les reprises de flammes sur le terrain. Le détail compte peu en soi. Ce qui frappe, c'est la mécanique. Sur ce dossier comme sur tous les autres, le réflexe est identique : convertir chaque sortie en démonstration de résultat. Jamais un aveu, jamais une hésitation, jamais une reconnaissance d'erreur, pas même sur des décisions gouvernementales, comme cette commande de deux Canadair annulée en 2024 puis rétablie in extremis en juin 2026, avec une livraison qui n'interviendra pas avant 2032. Le temps politique s'accommode mal du temps des feux de forêt. Le choix des mots n'est d'ailleurs pas neutre. Macron a lui-même employé le terme de "méga-feu". Or, interrogé dimanche sur franceinfo, le porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, Éric Brocardi, a pris soin de corriger : ce n'est pas un "méga-feu", terme qui répond à des critères précis, notamment un plan d'évacuation et un black-out total de la région, non réunis ici, mais un "feu hors norme". Une nuance qui n'est pas anodine : si l'on retient malgré tout l'étiquette de méga-feu, la difficulté à le circonscrire devient presque logique, presque excusée par la définition elle-même, plutôt que questionnée comme un possible défaut d'anticipation ou de moyens. Le vocabulaire, ici, fait discrètement le travail que l'aveu ne fait jamais. Ce trait ne se limite pas à la sécurité civile. Il traverse tout le mandat. L'économie s'enfonce, la dette s'accumule, mais le cap est "le bon". La justice s'engorge, mais les réformes "portent leurs fruits". L'hôpital craque, l'école décroche, la police s'épuise, et pourtant, jamais une phrase du type "nous nous sommes trompés", "j'aurais dû faire autrement", ou même simplement "le gouvernement a mal anticipé". Un président qui, de fait, cumule les habits de chef de l'État et de premier ministre officieux, peut aussi se dispenser de tout ce qui ressemblerait à une remise en question : les erreurs de l'exécutif ne sont jamais les siennes, puisqu'il n'y en a jamais. Ce n'est pas tant une question de bilan, bon ou mauvais, chacun en jugera, que de rapport à l'erreur. Un pouvoir qui ne reconnaît jamais rien ne corrige jamais rien non plus. Et à force d'annoncer des records pendant que le pays, sur tant de fronts à la fois, donne l'impression de tenir plus par l'énergie de ceux qui sont sur le terrain que par celle de ceux qui les dirigent, le décalage devient difficile à ne pas voir.

Alain Weber

21,438 просмотров • 1 день назад