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Il suffit d’écouter la manière dont certaines questions sont posées : pression constante, relances orientées, obsession à vouloir faire dire que l #AFC #M23 seraient fautifs. Ce n’est plus du #journalisme. C’est une ligne éditoriale clairement alignée sur #Kinshasa avec l argent du katanga ,au point qu’on comprend sans...

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#Kagame ou la morale à géométrie variable Paul #Kagame vient encore de livrer une démonstration éclatante de son double langage. Dans le même moment politique, il assume sans gêne que Joseph #Kabila est associé à l’AFC/M23, c’est-à-dire au mouvement rebelle qui contrôle une partie de l’est congolais avec l’appui du #Rwanda. Il va même plus loin : il valide la logique de « coordination sécuritaire » avec l’AFC/M23 et se félicite du fait que, grâce à sa présence, la frontière rwandaise serait désormais « sécurisée ». Mais dans le même souffle, #Kigali s’indigne de voir Jean-Luc #Habyarimana à #Kinshasa, comme si recevoir un opposant rwandais constituait en soi une faute politique majeure. #Kagame affirme même que #Tshisekedi chercherait à l’utiliser pour constituer un réseau de soutien aux #FDLR tout cela sans aucune preuve documentée ! La contradiction est flagrante. Accueillir ou tolérer un acteur associé à l’AFC/M23 ? Acceptable. Imaginer Kinshasa recevoir Jean-Luc #Habyarimana ? Intolérable pour le dictacteur rwandais Donc soyons clairs : #Kagame ne défend pas un principe. Il défend un privilège. Le privilège de soutenir, parrainer, coordonner ou légitimer des acteurs armés quand cela sert #Kigali, tout en dénonçant comme une provocation inadmissible le moindre espace politique accordé à ses propres contradicteurs. C’est là que son discours s’effondre. Car s’il n’a « pas de problème » avec des figures liées à une rébellion dont l’ONU a clairement documenté le soutient par le #Rwanda, alors il n’a aucune base morale sérieuse pour faire la leçon à #Kinshasa sur ses fréquentations politiques. En réalité, le message implicite de #Kigali est limpide : • le Rwanda peut choisir ses relais congolais, même quand ils sont liés à une rébellion armée ; • mais la #RDC n’aurait pas le droit d’ouvrir son espace à des figures critiques du régime rwandais. Autrement dit : ce que Kigali s’autorise, Kigali l’interdit aux autres. Ce n’est ni de la cohérence, ni de la sécurité régionale, ni de la diplomatie. C’est une conception féodale du rapport de force.

Antoine Mukiza Zigiranyirazo

23,732 Aufrufe • vor 3 Monaten

Paix, minerais et contradictions : ce que révèle vraiment l’accord KoBold Dans space recement organisé par Anaelmarlon Luzayamo🇨🇩 , le ministre de la Communication Patrick Muyaya a récemment fait deux affirmations qu’il faut confronter aux faits. Premièrement, il a tenté de dissocier le processus de paix avec le Rwanda de la coopération économique avec les États-Unis, en déclarant : “Il y a une dimension économique RDC–États-Unis à part. Et puis, il y a une dimension de paix avec le Rwanda…” Mais cela contredit frontalement ce qui est écrit noir sur blanc dans l’accord signé avec KoBold Metals le 17 juillet 2025. À la première page, le sixième paragraphe introduit l’accord de cette manière : « Considérant qu’en juin 2025, la République démocratique du Congo et la République du Rwanda ont signé un accord de paix dans le cadre d’une initiative pour la paix menée par le président des États-Unis d’Amérique, Donald J. Trump. » Autrement dit, le processus de paix est présenté comme la base du partenariat économique. On ne peut pas dire que ce sont deux choses “à part” quand l’un est invoqué pour justifier l’autre. Deuxième point : le ministre a aussi affirmé que la dimension économique viendrait après la paix : “Une dimension qui, après avoir eu la paix, va migrer aussi vers l’économie et le développement…” Mais alors, il faut poser la question clairement : la paix est-elle là aujourd’hui ? Le M23 est toujours sur le territoire congolais. Bunagana, Goma, Bukavu, Rutshuru, et d’autres zones sont occupées. Des Congolais meurent chaque semaine. Les troupes rwandaises sont toujours en RDC. Alors pourquoi signer un accord économique basé sur une paix que nous n’avons pas encore obtenue ? Soit la paix est réelle, et on nous cache des faits majeurs. Soit la paix n’existe pas, et l’État congolais engage l’avenir de nos ressources sur la base d’un mensonge. Dans les deux cas, le peuple congolais est maintenu dans l’ombre, et cela doit être dénoncé par tous: les citoyens congolais comme les amis du Congo.

Gaëtan-Dauphin Nzowo

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