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🔴 #Kinshasa : Daniel Bumba ne décolère pas : « Désormais, le respect du code de la route n’est plus une option, mais une obligation ! », tape du poing sur la table le gouverneur. Au total, 3 000 agents (Police, Division urbaine des transports, Brigade spéciale de protection...

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Les mesures impopulaires sont souvent les plus efficaces. Aujourd’hui, la circulation est plus fluide à Kinshasa. Pourquoi ? D’une part, à cause de la grève déclenchée par certains chauffeurs de taxi pour protester contre les nouvelles mesures. Mais c’est précisément là le but de l’opération : réduire le nombre de véhicules sur la route. Tous ceux qui sont mécontents ne sont pas en règle. Beaucoup exploitent le transport urbain sans respecter les normes, sans fiscalité, sans sécurité, sans encadrement. Le transport à Kinshasa dépend aujourd’hui presque entièrement du secteur privé informel, et cela ne peut plus durer. L’État doit casser cette tendance. Il doit investir massivement dans des bus publics, des lignes organisées, des trains urbains, et rendre plus exigeantes les conditions d’exploitation du transport pour décourager les transporteurs de fortune. Ce n’est pas de la répression, c’est de la gouvernance. En Occident aussi, ces mesures ne font rire personne. Elles sont impopulaires, parfois douloureuses, mais elles sont appliquées parce qu’elles fonctionnent. La loi ne se négocie pas, elle s’impose pour l’intérêt général. Le développement ne se construit pas dans la complaisance, mais dans la discipline, l’organisation et l’investissement public. L’État doit reprendre le contrôle du transport urbain, au lieu de l’abandonner aux privés. C’est une condition essentielle pour une ville moderne, sûre et fonctionnelle.

Mwana Mobali

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