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Le 5 février 2007, KAMELANCIEN sortait son projet « 𝗟𝗘 𝗖𝗛𝗔𝗥𝗠𝗘 𝗘𝗡 𝗣𝗘𝗥𝗦𝗢𝗡𝗡𝗘 » ! 🎈​ Ce morceau c'était vraiment de la folie 🔥​ 𝘒𝘢𝘮𝘦𝘭𝘢𝘯𝘤𝘪𝘦𝘯 𝘤'𝘦𝘴𝘵 𝘥𝘶 𝘭𝘰𝘶𝘳𝘥 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦 𝘈𝘻𝘯𝘢𝘷𝘰𝘶𝘳...

400,831 views • 1 year ago •via X (Twitter)

11 Comments

Frère Antoine 🇨🇵🇮🇷's profile picture
Frère Antoine 🇨🇵🇮🇷1 year ago

Ça reste l'un des rappeurs les plus limités de l'histoire même pour son époque, mais la nostalgie est là

Holly Dayle's profile picture
Holly Dayle2 years ago

This song lit up the livestream!😍🎶✨ Couldn’t help but fall in love with it all over again🥰 What did you think? Drop your thoughts below! 👇 #LivestreamHighlights #NewMusic2024 #singing #Livestream #music #Disney #lovesongs #ClassicalMusic

MH78's profile picture
MH781 year ago

Lui si il parle pas de l’Algérie il meurt

N**** le CASINO 🎰's profile picture
N**** le CASINO 🎰1 year ago

le seul bon son de sa carrière avec Retour de flamme ptdr

Inaiya Neyla 💝🧁🎀's profile picture
Inaiya Neyla 💝🧁🎀1 year ago

Un chanteur de merde

FAUT LES CHOQUER's profile picture
FAUT LES CHOQUER1 year ago

En 2012-2013 je connaissais un gars avec qui il c’était embrouiller en dm il voulais faire un combat de thaï avec lui 🤣🤣

anakin Skywalker🇵🇸's profile picture
anakin Skywalker🇵🇸1 year ago

Classique

Dex Alcàntara's profile picture
Dex Alcàntara1 year ago

Tres fort sauf le clip

Juyonzoh's profile picture
Juyonzoh1 year ago

Comment il bouge en dirait c’est une ia

Samy🇨🇾's profile picture
Samy🇨🇾1 year ago

@NikaiaAww @zaafu0 !!! LE HAVRE 🤣🤣🤣🤣

Machoukou's profile picture
Machoukou1 year ago

Pk hier il etai pas sur 187 au concert

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À quelques semaines de devenir le premier homme à mille milliards de dollars, Elon Musk a fait deux choses pour le moins étranges. Il a dissous xAI. Oui, la boîte montée en 2023 pour écraser OpenAI. Disparue, avalée par SpaceX. Et le même jour, il a tendu son supercalculateur, Colossus, plus de 220 000 GPU, à Anthropic, le rival. Alors soit Musk a perdu la tête, soit ce qui ressemble à un sabordage est l'un des coups les plus malins de sa carrière. Et, à mon sens, je suis plus tenté par la deuxième option. Sur l’IA, et plus précisément sur la course aux LLM, Musk a pris une taule. Les revenus de xAI sont 14 à 18 fois inférieurs à ceux d’Anthropic, et sur le terrain qui rapporte vraiment, à savoir le code, là où partent plus de la moitié des dépenses IA des entreprises, Grok n'est nulle part quand Claude est en tête de classement. Ajoutez à ça une équipe xAI qui se dissout elle aussi, un taux de conversion vers le payant catastrophique, et vous comprenez que continuer seul sur cette voie relève plus de la folie que du génie. Musk a d’ailleurs lui-même reconnu que xAI a été “mal construite”. Face à ça, un fondateur classique remet une pièce, ou il arrête. Musk fait autrement : il arrête de jouer à la table pour acheter le casino. Il loue Colossus à Anthropic, 1,25 milliard par mois, puis même chose avec Google. Au total, 26 milliards de loyer annuel. Et il prend une option sur Cursor, l'un des leaders du code IA, qu'il rachètera en actions SpaceX, ou qu'il laissera filer contre 10 milliards payés en majorité... en puissance de calcul. Donc avec ce qu'il est en train d'industrialiser. Grok n’est plus LE pari, c'est devenu un jeton de réserve. Il ne parie plus sur le fait que Grok gagne, il parie sur une seule chose : quel que soit le vainqueur, il en possédera un morceau. Mais tout ça, aussi intéressant soit-il, ce n’est “que” la surface. Il se passe quelque chose en dessous. Le compute, ça se loue, ça s'achète, ça se fabrique, il monte d'ailleurs sa propre usine de puces au Texas. Sauf qu'une puce, ça ne tourne pas tout seul, il lui faut du courant. Et le courant, vous ne l'imprimez pas. Croyez-moi, quand on opère des data centers, on sait à quel point un raccordement peut coincer des années. D’ailleurs, petite parenthèse là-dessus, et on sera amené à en reparler, mais les problèmes américains, à savoir un réseau électrique vieillissant, saturé et sous-investi, c’est un problème que les Chinois n’ont pas, notamment grâce à un déploiement solaire massif, plus rapide et moins cher. Bref, ce n’est pas le sujet, mais ça cristallise tout de même une bonne partie de la tension autour de ces enjeux. Or l'électricité, le métal, l'infrastructure, et bientôt l'orbite, c'est précisément ce que personne ne sort d'un claquement de doigts. Et c'est, comme par hasard, un terrain où Musk a souvent eu l’avantage. Tesla, ce n'est pas la voiture électrique, c'est l'usine et la batterie. SpaceX, ce n'est pas la fusée, c'est la réutilisation. Toujours le même schéma : laisser les autres rêver le produit, et posséder la machinerie que personne d'autre n'ose bâtir. Donc en réalité, ce qui pourrait ressembler à sa "nouvelle stratégie IA", ce n'est pas une révolution, c'est plus un retour aux sources qu’autre chose. Et une fois qu’on a dit ça, ça ne vous étonnera pas d’apprendre que les prochains gros sujets sur la table, au-delà des data centers dans l’espace bien sûr, c’est l’hypothétique fusion entre Tesla et SpaceX AI qui pourrait donner naissance à un seul groupe valorisé à plus de 3 000 milliards de dollars.

Richard DÉTENTE

41,455 views • 3 months ago

[INSPIR POST] - CASSER SON PROPRE PANNEAU SOLAIRE : LA FOLIE MODERNE☀️ « Nous sommes des panneaux solaires vivants. » - Dr Stéphanie Rimka Et pourtant… Nous les couvrons. Nous les brisons. Nous les étouffons sous des couches de vêtements, de crèmes, de néons artificiels et d’ignorance bien-pensante. Imaginez installer des panneaux solaires sur le toit de votre maison… et les recouvrir à 95 % avec une bâche noire. Puis vous plaindre que l’électricité ne fonctionne plus. C’est exactement ce que nous faisons à nos corps. Le soleil est la plus grande source d’énergie naturelle dont nous disposons. Et il ne s'agit pas seulement de “vitamine D”. Le soleil module l’épigénétique, l’immunité, la fonction cardiaque, le système hormonal, la régulation de l’appétit, la production de kératine, l’humeur, la libido, la fertilité, la pression artérielle, la santé musculaire, oculaire, et plus encore. 30 minutes d’exposition solaire peuvent produire jusqu’à 30 000 UI de vitamine D3. Mais… lorsque vous la prenez en supplément tous les jours, sans la moindre mesure, vous réduisez la capacité naturelle de votre corps à la produire. C’est ce qu’on appelle une dérégulation hormonale. Un cercle vicieux que même le soleil ne peut plus briser.🤷 Avant de supplémenter, testez. Voici les seuils à connaître : 70 nmol/L : Objectif optimal Et sans cofacteurs, la vitamine D ne fonctionne pas. 1. Magnésium = clé d’activation de la D3 > Sans lui, même l’exposition au soleil est inutile. Préférez le glycinate ou thréonate pour une meilleure absorption. 2. Vitamine K2 = guide du calcium > Sans elle, vous risquez des calcifications artérielles au lieu d’os renforcés. Formes recommandées : MK4 ou MK7 (Régimes carnés = source naturelle idéale.) Stoppez l’absurde guerre contre le soleil. Fuyez votre dermato préféré...🤷 Ah ça tombe bien on me dit dans l'oreillette qu'il y en a de moins en moins 😅 Le mélanome n’est pas causé par le soleil, mais par une biologie déréglée, une alimentation carencée, un métabolisme oxydé et des mitochondries sous tension. Le soleil est le remède, pas l’ennemi. Restaurez votre biologie solaire. Dénudez votre peau. Exposez-vous au vivant. Reconnectez votre physiologie au cosmos. La lumière du soleil ne guérit pas tout. Mais sans elle, rien ne guérit vraiment.🔥 Pour les sources c'est juste en dessous 👇

Vitalholis

20,056 views • 1 year ago

Interview complète de Cristiano Ronaldo, après son dernier match de l'année 2023 : Traduction 🇫🇷 FR : 🗣️ Journaliste : "On dirait que les chiffres vous suivent alors que vous ne les suivez pas. Le meilleur buteur au monde, comme vous vous sentez ?" 🇵🇹 Cristiano Ronaldo : "Très heureux ! C'était une bonne année pour moi, collectivement et individuellement aussi. J'ai marqué beaucoup de buts, j'ai beaucoup aidé l'équipe, Al-Nassr et aussi l'équipe nationale. Je me sens fier, je vais bien L'année prochaine j'essaye de faire la même chose. 🗣️ Journaliste : "Vous vous souvenez l'année dernière au même jour : vous signiez votre contrat avec Al-Nassr. Première interview vous me disiez que la ligue saoudienne deviendrait top 5 des meilleurs championnat du monde. Elle est maintenant couverte par 37 chaînes dans le monde, beaucoup de personnes la regarde." 🇵🇹 Cristiano Ronaldo : "Je suis heureux parce que j'ai décidé de venir ici et personne ne croyait ce que je disais, mais c'est le passé. Ça n'a plus d'importance maintenant. Le plus important c'est que le championnat s'améliore, les joueurs veulent venir parce qu'ils savent que la ligue est compétitive, et le monde entier regarde maintenant le championnat saoudien, donc c'est bien, je suis heureux. Je veux continuer et si des grands joueurs veulent venir, ils sont vraiment les bienvenus." 🗣️ Journaliste : "La chose la plus importante pour moi : je t'ai dit la première fois que tu serais le meilleur buteur" 🇵🇹 Cristiano Ronaldo : "(rires) Je suis très heureux comme je l'ai déjà dit, travail acharné, dévouement. Je dois dire merci à tous mes coéquipiers, sans eux tout ça n'aurait pas été possible, les fans car ils suivent partout et je veux continuer."

Gio CR7

182,019 views • 2 years ago

🇫🇷 5 mai 1992, discours de Philippe Séguin contre le traité de Maastricht, si visionnaire et si actuel sur la réalité d'une construction européenne opposée à la souveraineté nationale, aux nations et aux peuples : « Monsieur le président, madame, mes­sieurs les ministres, mes chers collègues, je voudrais croire que nous sommes tous d'accord au moins sur un point : l'ex­ceptionnelle importance, l'importance fondamentale du choix auquel nous sommes confrontés, et, ce disant, je n'ai pas l'impression de me payer de mots ! C'est en tout cas avec gravité que je viens inviter cette assemblée à opposer l'exception d'irrecevabilité au projet de loi constitutionnelle que le Gouvernement nous présente comme préalable à la ratification des accords de Maastricht négociés le 10 décembre 1991 par les chefs d'Etat et de gou­vernement des pays membres des communautés européennes et signés le 7 février dernier. Mon irrecevabilité se fonde sur le fait que le projet de loi viole, de façon flagrante, le principe en vertu duquel la sou­veraineté nationale est inaliénable et imprescriptible, ainsi que le principe de la séparation des pouvoirs, en dehors duquel une société doit être considérée comme dépourvue de Constitution. Il existe en effet, au-dessus même de la charte constitution­nelle, des droits naturels, inaliénables et sacrés, à savoir pour nous les droits de l'homme et du citoyen tels qu'Ils ont été définis par la Déclaration de 1789. Et quand l'article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 rappelle que « La souverai­neté nationale appartient au peuple », il ne fait que recon­naître le pacte originel qui est, depuis plus de deux cents ans, le fondement de notre Etat de droit. Nulle assemblée ne saurait donc accepter de violer délibérément ce pacte fonda­mental. La question de la séparation des pouvoirs se pose dans les mêmes termes. Aucune assemblée n'a compétence pour se dessaisir de son pouvoir législatif par une loi d'habilitation générale, dépourvue de toute condition précise quant à sa durée et à sa finalité. A fortiori, aucune assemblée ne peut déléguer un pouvoir qu'elle n'exerce qu'au nom du peuple. Or, le projet de loi qui nous est soumis comporte bien une habilitation d'une généralité telle qu'elle peut être assimilée à un blanc-seing. Et nous voilà confrontés à une situation tout à fait extraor­dinaire dans notre histoire constitutionnelle puisque, pour la première fois, on demande au Parlement de constitutionna­liser par avance des textes qui n'existent pas encore et qui, pour la plupart, ne seront même pas soumis à ratification dès lors qu'il s'agira de normes communautaires directement applicables. On demande donc au Parlement, qui n'en a pas le droit, rien de moins que d'abandonner sa compétence législative aux organes communautaires chaque fois que ceux-ci le jugeront nécessaire pour l'application du traité. Ayant fait référence à 'a Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, violée deux fois par le projet de loi, je pourrais considérer ma tâche comme accomplie. Néanmoins, tout en conservant présente à l'esprit cette observation préalable qui sous-entend tout mon propos, j'entends traiter le sujet en ne négligeant aucune de ses composantes. Ce n'est pas mon fait si le débat constitutionnel et le débat sur l'avenir européen sont étroitement imbriqués, le projet de révision venant avant le projet de ratification. Alors, autant en convenir déjà entre nous - et vous l'avez déjà fait implicitement cet après-midi, messieurs les ministres : il n'y a en vérité qu'un seul débat qui ne peut être découpé en tranches successives. Et comme ce débat sera clos dès lors que nous nous serons prononcés sur le projet de révision constitutionnelle, autant l'entamer tout de suite et dans sa totalité. De même, et sans vouloir verser dans un manichéisme que je réprouve, il nous faut également convenir qu'il n'y a rien à amender. Plutôt que de procéder à un toilettage minutieux de nombreuses dispositions constitutionnelles, vous avez préféré pratiquer une sorte de « lessivage à grande eau ». A ce qui aurait pu passer pour une naïveté coupable, vous avez ainsi préféré le risque de l'astuce. Il est vrai que sinon vous auriez été contraints de modifier neuf articles au moins du texte constitutionnel, dont certains sont particulièrement sensibles et symboliques. Vous auriez été contraints, de surcroît et en toute logique, de déconstitutionnaliser la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Vous avez reculé, et l'on vous comprend, au point d'ailleurs d'esquiver vos responsabi­lités dans la dénomination même du projet qui nous est soumis. Il ne s'agit même pas, si je m'en tiens à son libellé, d'un projet de loi de révision, mais d'un projet de loi consti­tutionnelle ajoutant à la Constitution un titre supplémentaire, Je ne peux évidemment applaudir à cette démarche, mais je reconnais que cela ne change rien au fond. Je vous concé­derai même que ce blanc-seing que vous sollicitez est en cohérence avec les perspectives que vous ouvrez. Je vous rejoins donc quand vous affirmez que Maastricht n'est pas renégociable et on ne changera pas le traité par le biais d'une manipulation constitutionnelle. Toutes les garanties, précisions, corrections, conditions dont on nous parle relèvent, à mes yeux, de l'illusion. La révision, la ratification, c'est à prendre ou à laisser. C'est assez dire qu'il ne m'est pas possible de séparer l'appréciation constitutionnelle de l'ana­lyse critique des accords. Dès lors que l'on nous demande de changer la Constitution dans le seul but de ratifier le traité de Maastricht, nous ne pouvons nous prononcer sur la réforme constitutionnelle sans mesurer à quoi nous engage ce traité. Ce faisant, je me plie - je n'ai guère le choix - à la procé­dure, à la méthode, imposée par le Président de la Répu­blique. L'inconstitutionnalité que je soulève est, du reste, inséparable du regret que suscite en moi le non-recours à l'article 11 de la Constitution qui impliquait le référendum direct. Allez dire à d'autres, messieurs les ministres, pour justifier ces habiletés tactiques, que la procé­dure de l'article 89 rend sa dignité au Parlement! Convenez que l'argument est plutôt singulier au moment où l'on nous demande de diminuer encore son pouvoir réel ! Je le proclame donc d'emblée : dès lors que l'entrée de la France dans l'Europe de Maastricht constitue bien l'acte his­torique qu'a évoqué le Président de la République, il serait normal, nécessaire, légitime, indispensable que la parole soit donnée au peuple..) Non point que je conteste la légitimité de cette assemblée. Je ne me suis pas associé au chœur de ceux qui, il y a quelques semaines, ne trouvaient pas de mots assez durs pour l'abaisser, pour réclamer sa dissolution, voire proposer son auto-dissolution. Je constate d'ailleurs la contradiction dans laquelle s'enferment aujourd'hui nombre d'entre eux en se refusant à l'idée d'un référendum. Ce que je veux seulement dire c'est que le recours à la voie parlementaire est contraire à l'esprit de notre pacte social car ce que le peuple fait, seul le peuple peut le défaire. En outre, c'est une faute politique lourde que de refuser de donner à un engagement aussi grave la sacralisation dont il a besoin. Et ne changerait rien' l'affaire la manœuvre qui consisterait, ultérieurement, à ne faire ratifier par le peuple que ce que le Parlement aurait déjà décldé, Non, foin d'arguties ! Il me faut dire avec beaucoup d'autres, au nom de beaucoup d'autres, qu'il est bien temps de saisir notre peuple de la question européenne. Car voilà maintenant trente-cinq ans que le traité de Rome a été signé et que d'Acte unique en règlements, de règlement en directives, de directives en jurisprudence, la construction européenne se fait sans les peuples, qu'elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de Justice. Voilà trente-cinq ans que toute une oligarchie d'experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prend, au nom des peuples, sans en avoir reçu mandat des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise lei conséquences. Que l'on m'entende bien : je ne viens ici donner de leçon à personne ; mais que l'on veuille bien, en retour, respecter ma propre démarche ! Je me serais d'ailleurs bien passé d'être là. Il eût mieux valu, à l'évidence, que des voix plus fortes que la mienne engagent le combat. Elles ne l'ont pas souhaité, je me garderai de les juger. Je me contente de faire et d'assumer un autre choix. Ce n'est pas si facile. A la décharge des absents, je reconnais bien volontiers que le conformisme ambiant, pour ne pas dire le véritable terro­risme intellectuel qui règne aujourd'hui, disqualifie par avance quiconque n'adhère pas à la nouvelle croyance, et l'expose littéralement à l'invec­tive. Qui veut se démarquer du culte fédéral est aussitôt tenu par les faiseurs d'opinion (...) au mieux pour un contempteur de la modernité, un nostalgique ou un primaire, au pire pour un nationaliste for­cené tout prêt à renvoyer l'Europe aux vieux démons qui ont si souvent fait son malheur. Mais il est des moments où ce qui est en cause est tellement important que tout doit s'effacer. Et je ne parle pas ici au nom d'une France contre l'autre, car dès lors qu'il s'agit de la France, de la République et de la démocratie, il ne peut plus être question de la droite et de la gauche, l'enjeu, au. delà des partis, des clivages les plus naturels, des oppositions les plus légitimes, des querelles les plus anciennes, n'est rien de moins que notre communauté de destin. Et cette communauté de destin est gravement mise en péril par les accords, alors que ceux-ci ne sont ni la condition de la prospérité, ni la condition de la paix, Dans le monde tel qu'il est, l'idéal comme le réalisme commandaient de faire prévaloir une tout autre conception de l'Europe, voilà ce que je voudrais maintenant développer devant vous. Monsieur le président, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, que l'on ne s'y trompe pas la logique du processus de l'engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d'un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique, L'Europe qu'on nous propose n'est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l'anti 1789. Beau cadeau d'anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette Répu­blique qu'ils encensent dans leurs dis­cours et risquent de ruiner par leurs actes! Je sais bien que l'on veut à tout prix minimiser les enjeux et nous faire croire que nous ne cédons rien d'essentiel en ce qui concerne notre indépendance! Il est de bon ton, aujour­d'hui, de disserter à l'infini sur la signification m!me du concept de souveraineté, de le décomposer en menus mor­ceaux, d'affirmer qu'il admet de multiples exceptions, que la souveraineté monétaire, ce n'est pas du tout la même chose que l'identité collective, laquelle ne courrait aucun risque. Ou encore que l'impôt, la défense, les affaires étrangères, au fond, ne jouent qu'un rôle relatif dans l'exercice de la souve­raineté, Toutes ces arguties n'ont en réalité qu'un but : vider de sa signification ce mot gênant pour qu'il n'en soit plus question dans le débat. La méthode est habile. En présentant chaque abandon par­cellaire comme n'étant pas en soi décisif, on peut se per­mettre d'abandonner un à un les attributs de la souveraineté sans jamais convenir qu'on vise à la détruire dans son ensemble. Le procédé n'est pas nouveau. Il y a 2500 ans déjà, de demi-longueur en demi-longueur, Achille se rapprochait en courant de la tortue de Zénon sans jamais la rattraper.., Seu­lement, ce n'est là que paradoxe. Dans la réalité, Achille gagne bel et bien la course ; de même, à force de renonce­ments, aussi ténu que soit chacun d'eux, on va bel et bien finir par vider la souveraineté de son contenu. Car il s'agit là d'une notion globale, indivisible comme un nombre premier. On est souverain ou on ne l'est pas ! Mais on ne l'est jamais à demi. Par essence, la souveraineté est un absolu qui exclut toute idée de subordination et de compromission. Un peuple souverain n'a de comptes à rendre à personne et n'a, vis-à-vis des autres, que les devoirs et les obligations qu'il choisit librement de s'Imposer à lui-même. Souvenez-vous du cri de Chateaubriand à la tribune de la Chambre, en 1816 : « Si l'Europe civilisée voulait m'imposer la charte, j'irais vivre à Constantinople. » La souveraineté, cela ne se divise pas ni ne se partage et, bien sûr, cela ne se limite pas. Rappelons-nous d'ailleurs, pour avoir un exemple plus récent de ce que vous appelez de vos vœux, ce que put signi­fier pendant « le printemps de Prague» la doctrine de la souveraineté limitéé, tant il est vrai que la « souveraineté divisée », « la souveraineté partagée», « la souveraineté limitée» sont autant d'expressions pour signifier qu'il n'y a plus du tout de souveraineté ! Et, de fait, quand on accepte de prendre des décisions à la majorité sur des questions cruciales, et dès lors que ces décisions s'imposent à tous sans pouvoir jamais être remises en cause ultérieurement à l'échelon national, on passe clairement de la concertation à l'intégration, Aussi, quand on nous dit que les accords de Maastricht organisent une union d'Etats fondée sur la coopération intergouverne­mentale, on travestit délibérément la réalité, Tout au contraire, ces accords visent à rendre inapplicable le droit de veto et à créer des mécanismes qui échappent totalement aux Etats, En fait, ce traité est un « anticompromis » de Luxembourg en tant qu'iI interdit, non seulement aux parlements natio­naux mail aussi aux gouvernements, de faire prévaloir l'in­térêt national quand il est en cause puisque chacun s'engage à éviter autant que possible d'empêcher qu'il y ait unanimité lorsqu'une majorité qualifiée est favorable à la décision. Cela est vrai pour la politique monétaire et pour la poli­tique sociale. Mais cela le sera aussi pour la politique étran­gère et la politique de défense, D'ailleurs, vous nous l'avez rappelé, monsieur le ministre, les pays membres prennent eux-mêmes l'engagement de ne défendre que des positions communes au sein des organisations internationales, et cet engagement vaut aussi pour la France et le Royaume-Uni en leur qualité de membres permanents du Conseil de sécurité de l'O.N.U. : cette situation, contraire aux dispositions de la charte, plusieurs de nos partenaires l'interprètent déjà, nous le savons, comme une transition vers le transfert de ces deux sièges à la Communauté. Tout ce dispositif est donc fort peu respectueux de la sou­veraineté des Etats membres tant en ce qui concerne la nature des règles de décisions que le caractère irréversible des transferts de pouvoirs envisagés. Cessons donc de tricher, de dissimuler, de jouer sur les mots, de multiplier les sophismes, L'alternative est claire : nous devons conserver notre souveraineté ou y renoncer. Il est temps de nous demander comment nous en sommes arrivés à considérer cette question, incongrue il y a quelques mois encore, comme presque banale, comment nous en sommes arrivés à considérer la rupture de notre pacte social sinon comme normale, du moins comme nécessaire. Evidemment, et aujourd'hui encore, on s'échine à nous persuader qu'il n'y a là rien de nouveau. Rien de nouveau peut-être dans les arrière-pensées, mais nouveauté radicale par rapport aux engagements que nous avions pris jusqu'ici et qui étaient d'une tout autre nature, Mettons à part le traité instituant la Communauté euro­péenne du charbon et de l'acier, qui, au lendemain de la guerre, était tout imprégné d'une idéologie dirigiste et planifi­catrice, et qui s'est d'ailleurs soldé par un échec total, si l'on en juge par ce qui reste aujourd'hui de la sidérurgie euro­péenne ! Hormis donc le traité instituant le CECA, on pouvait considérer, avant le sommet de Maas­tricht, que nous n'avions pas ratifié beaucoup plus que des accords de coopération et de libre-échange, D'ailleurs, dix-­huit mois après la signature du traité de Rome, les consti­tuants de 1958 ont pu souligner et consacrer la plénitude de la souveraineté nationale. Et ils ne l'ont pas fait pas inadver­tance, comme a paru le suggérer M. Mitterrand, ou par négli­gence, comme a cru devoir le supposer M. le garde des sceaux, Faut-il rappeler, en effet, que le Traité de Rome ne mentionne que deux politiques communes dont l'une, celle des transports, n'a jamais vu le jour, tandis que l'autre, la politique agricole commune, ne fonctionnait que par consensus depuis que le compromis de Luxembourg avait mis fin - provisoirement - à toute tentation supranatio­nale ? Instaurer un marché commun, puis un marché unique, voilà tout ce à quoi la France s'était engagée, et il n'y aurait rien eu à redire concernant ces engagements-là, si ne s'était développé peu à peu, à force de règlements, de décisions et de directives, tout un droit communautaire dérivé, sans aucun rapport avec les objectifs fixés par les traités. De toute évidence se posait un pro­blème d'interprétation des textes, devenant de plus en plus grave au fur et à mesure que la connivence de la Commis­sion, du juge européen et des juges nationaux en venait à imposer aux pays membres la suprématie des textes commu­nautaires. L'exemple de l'Acte unique est, à cet égard, tout à fait révélateur. Ce traité déclare, en effet, que seront prises à la majorité toutes les mesures d'harmonisation nécessaires à la réalisation du marché unique, exception faite des mesures fis­cales. A priori, cela n'engage à aucun véritable transfert de souveraineté, si l'on veut bien considérer qu'un marche unique n'est pas un espace économique uniforme et qu'il n'est pas besoin de nombreuses mesures d'harmonisation pour faire jouer convenablement la concurrence entre les pays membres, soumis au principe de reconnaissance mutuelle des réglementations, Mais il a suffi que la Commis­sion, disposant de l'initiative des textes, décide que la réalisation du marché unique nécessitait l'adoption de trois cents directives d'harmonisation pour que celles-ci soient adoptées à la majorité sans qu'aucun recours ait pu être opposé à cette qualification arbitraire, la Cour de justice des Communautés étant elle-même convertie sans réserve à l'idéologie fédéra­liste. C'est ainsi que, dans les faits, notre engagement initial se révèle désormais bien plus contraignant que ce qui ressortait de la lettre du traité. Pour autant, ce n'est quand même, là encore, qu'un problème d'interprétation, pour lequel on pour­rait théoriquement trouver une solution constitutionnelle qui s'impose aux juges. Ce n'est plus du tout le cas avec les accords de Maastricht, qui ne souffrent d'aucune ambiguïté. On connaît l'argument: il nous faut faire l'Europe, donc il nous faut concéder une partie de notre souveraineté. Comme si cette relation causale allait de soi! Comme si le respect des souverainetés interdi­sait la coopération, l'ouverture, la solidarité! Comme si les Etats souverains en étaient fatalement réduits à un splendide isolement et condamnés à une politique frileuse de repliement sur soi! C'est oublier que, si cela lui parait nécessaire, un Etat peut souverainement décider de déléguer des compétences ou les exercer en commun avec d'autres. La querelle n'est pas pure­ment sémantique. C'est une chose, en effet, que de déléguer temporairement un pouvoir susceptible d'être récupéré lorsque la délégation n'est plus conforme à l'intérêt national ou ne répond plus aux exigences du moment. C'est tout autre chose que d'opérer un transfert sans retour pouvant contraindre un Etat à appliquer une politique contraire à ses intérêts et à ses choix. La coopération, la concertation, même quand elles sont poussées très loin, s'accommodent très bien du droit de veto. On peut même dire que le veto est le meilleur stimulant de la concertation puisqu'il oblige à prolonger la négociation jus­qu'au consentement général des Etats. C'est d'ailleurs sur cette philosophie qu'était fondé, j'y reviens, le fameux com­promis de Luxembourg, que après la politique de la chaise vide, de Gaulle imposa à nos partenaires et qui n'a pas empêché, bien au contraire, le développement d'une politique agricole commune. On pourra toujours objecter bien sûr que tout cela n'est pas très important puisque les traités ne sont jamais eux-­mêmes totalement irréversibles et que, le cas échéant, chaque pays membre pourra toujours les dénoncer en bloc. Les choses ne sont pas si simples. D'abord parce que, vérification faite, le traité ne prévoit ni sécession ni retrait. C'est même la première fois qu'un traité est ainsi marqué par la notion d'irréversibilité, et on ne sait que trop ce qu'il en est dans les systèmes où les Etats fédérés gardent pourtant, théoriquement, le droit de quitter la fédéra­tion. On sait comment aux Etats-Unis les Etats du Nord ont interprété ce droit quand les Etats du Sud ont voulu faire sécession. On sait aussi ce que celui-ci signifiait dans la Constitution soviétique. On sait ce qu'il veut dire en Yougos­lavie. Et quand bien même les perspectives seraient, en l'oc­currence, moins dramatiques, la question se pose de savoir si nous ne sommes pas en train de créer une situation dans laquelle la dénonciation en bloc des traités va devenir si malaisée et si coûteuse qu'elle ne sera bientôt plus qu'un solution illusoire. Il ne faut pas rêver. Sans monnaie, demain, sans défense, sans diplomatie, peut-être, après-demain, la France, au mieux, n'aurait pas plus de marge de manœuvre que n'en ont aujourd'hui l'Ukraine et l'Azerbaïdjan. Certains s'en accommodent. Quant à moi, Ce n'est pas l'avenir que je souhaite à mon pays. D'ailleurs, les tenants de la marche vers le fédéralisme ne cachent pas leur dessein. Ils veulent bel et bien, et ils le disent, que les progrès du fédéralisme soient sans retour en droit et, surtout, en pratique, et force est de constater que nous voilà d'ores et déjà pris dans un redoutable engrenage. Depuis que la règle de la majorité s'applique de plus en plus largement dans les prises de décision du Conseil européen et que les jurispru­dences convergentes de la Cour de cassation et du Conseil d'Etat admettent que les traités et le droit communautaire qui en est dérivé bénéficient d'une primauté absolue sur nos lois nationales, le Gouvernement, dès lors qu'il est en minorité au Conseil, non plus que le Parlement français, n'a plus son mot à dire pour infléchir les règles communautaires jugées inac­ceptables pour la France. Songez que le juge administratif n'éprouve plus aucune gêne à décider qu'un ministre commet une infraction en pre­nant un arrêté conforme à une loi nationale dès lors que cette loi est contraire à une directive communautaire, même si la loi est postérieure. L'administration peut même, à ce titre, se voir condamnée à verser des dommages et intérêts. Où allons-nous? Où allons-nous si le juge, tout en déclarant qu'il ne veut pas censurer la loi, s'arroge le droit de la rendre inopposable ou inapplicable? La République, ce n'est pas une justice aux ordres : mais ce n'est pas non plus le gouvernement des juges, a fortiori quand il s'agit de juges européens qui font parler l'esprit des traités ! Bientôt, pourtant, comme nous l'a annoncé M. Delors, au moins 80 p. 100 de notre droit interne sera d'origine commu­nautaire, et le juge ne laissera plus d'autre choix au législa­teur que le tout ou rien : ou se soumettre totalement ou dénoncer unilatéralement et en bloc des traités de plus en plus contraignants. Bref, quand, du fait de l'application des accords de Maas­tricht, notamment en ce qui concerne la monnaie unique, le coût de la dénonciation sera devenu exorbitant, le piège sera refermé et, demain, aucune majorité parlementaire, quelles que soient les circonstances, ne pourra raisonnablement revenir sur ce qui aura été fait. Craignons alors que, pour finir, les sentiments nationaux, à force d'être étouffés, ne s'exacerbent jusqu'à se muer en nationalismes et ne conduisent l'Europe, une fois encore, au bord de graves difficultés, car rien n'est plus dangereux qu'une nation trop longtemps frustrée de la souveraineté par laquelle s'exprime sa liberté, c'est-à-dire son droit imprescrip­tible à choisir son destin On ne joue pas impunément avec les peuples et leur his­toire. Toutes les chimères politiques sont appelées un jour ou l'autre à se briser sur les réalités historiques. La Russie a bel et bien fini par boire le communisme comme un buvard parce que la Russie avait plus de consistance historique que le communisme, mais à quel prix ? 1/5

🇫🇷 Gaullisme ☨

41,911 views • 1 year ago

Sept fois. Sept propriétaires escroqués, sept logements rendus dévastés, le même mode opératoire. Et voici le plus stupéfiant : le huitième propriétaire ne pourra pas le savoir. Pas par négligence. Par construction légale. En France, il est impossible de savoir qu'un candidat locataire a déjà ruiné sept bailleurs — parce que le fichier qui le révélerait a été combattu et enterré par les pouvoirs publics eux-mêmes. Suivez cette histoire, elle explique toute la crise de confiance du logement français. D'abord, le précédent — il est documenté. En 2020, la principale fédération de l'immobilier a voulu créer un fichier des incidents de paiement locatifs : inscription seulement après trois mois d'impayés avérés, radiation dès la dette réglée, accès réservé aux professionnels. Réaction immédiate du ministre du Logement de l'époque, en plateau : « Je suis tout à fait opposé à cette société des listes noires. » La CNIL a empilé les conditions, les associations ont crié au fichage — projet enterré en 2021. Depuis : rien. L'escroc locatif en série est structurellement indétectable. Chaque propriétaire qu'il aborde est, en apparence, sa première victime. Maintenant, savourez l'asymétrie — car le même État raisonne autrement quand c'est lui ou les banques. Vous avez un incident de remboursement de crédit ? La Banque de France vous inscrit au FICP, fichier national des incidents, consulté par tout établissement avant de vous prêter un euro — c'est légal depuis 1989, personne n'y voit une « liste noire ». Vous fraudez les impôts ? Fiché. Vous ne payez pas une amende ? Tracé, saisi, majoré. Mais dévaster sept logements appartenant à des particuliers ? Aucune mémoire institutionnelle, nulle part. Le fichage est un outil de protection légitime quand il protège l'État et les banques — une atteinte insupportable aux libertés quand il protégerait un retraité qui loue son deux-pièces. Et une fois le prédateur installé, regardez le parcours de sa victime. Une procédure d'expulsion qui se compte en années, gelée cinq mois par an par la trêve hivernale. Un jugement d'expulsion enfin obtenu ? Encore faut-il le concours de la force publique — que les préfectures refusent massivement, l'État préférant indemniser le propriétaire, pour des dizaines de millions d'euros par an, plutôt que d'exécuter les décisions de sa propre justice. Un dépôt de garantie plafonné à un ou deux mois de loyer, face à des dégradations qui en coûtent vingt. Et au bout, une injonction de payer contre un insolvable : du papier. Alors mesurez qui paie réellement ce système — car ce ne sont pas que les bailleurs. Les impayés contentieux ne concernent que 1 à 1,5 % des locations : l'immense majorité des locataires est irréprochable. Mais comme les bailleurs ne peuvent pas distinguer le prédateur récidiviste du candidat honnête, ils se défendent à l'aveugle : garants multiples, revenus exigés au triple du loyer, dossiers de quarante pages, files d'attente dans les cages d'escalier. L'impunité organisée d'une minorité a transformé la location en parcours du combattant pour tous les autres. Protéger les escrocs de toute mémoire, c'est faire payer leur ardoise — en méfiance — à des millions d'innocents. Sept propriétaires. Bientôt huit. Le fichier qui aurait arrêté le compteur existe partout ailleurs — pour l'argent des banques, pour celui de l'État. Pour le vôtre, on a jugé que c'était trop dangereux. Pas pour vous : pour lui. Sources : projet de fichier des incidents locatifs FNAIM/Arthel (2020-2021), déclaration publique du ministre du Logement (février 2020), position de la CNIL, FICP (Banque de France, fichier des incidents de crédit depuis 1989), procédures d'expulsion et trêve hivernale (loi du 6 juillet 1989 modifiée), indemnisations pour refus de concours de la force publique (documents budgétaires), contentieux locatif (1 à 1,5 % des contrats).

ChienSurpris

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L’Art de la Défaite : Comment Trump a offert le Moyen-Orient à l’Iran (et s'en vante) Il y a un concept fascinant en psychiatrie clinique appelé l’anosognosie. C’est la condition d’un patient qui est neurologiquement incapable de percevoir sa propre maladie ou son propre échec. En observant le Bureau Ovale ces derniers jours, on est en droit de se demander si cette pathologie n'est pas devenue la doctrine officielle de la politique étrangère américaine. Donald Trump parade. Il plastronne. Il exige les confettis, la fanfare et probablement une nouvelle statue en or massif pour célébrer ce qu'il vend comme la plus grande victoire militaire et diplomatique du siècle. Pourtant, si l'on prend la peine d'éteindre Fox News et de regarder froidement les faits, la réalité est d’une ironie tellement cruelle qu’elle en devient hilarante. Ce que Trump vient de signer n'est pas une victoire. Ce n'est même pas un match nul laborieux. C'est la capitulation stratégique la plus spectaculaire, la plus coûteuse et la plus absurde de l'histoire moderne. Le « Maître des Affaires » vient de se faire plumer par Téhéran, et le plus tragique dans cette vaste blague, c’est qu’il applaudit des deux mains devant le miroir. Prenez un café, asseyez-vous confortablement. Nous allons disséquer cette victoire en trompe-l'œil avec la précision d'un médecin légiste face à un accident industriel. Car non, la guerre n'est pas finie. Ce que nous avons là, c'est un misérable cessez-le-feu de deux semaines, acheté au prix fort, après quarante jours d'une débâcle absolue. 1. Le braquage d'Ormuz : Payer pour ce qu'on possédait déjà Commençons par le commencement, par le joyau de la couronne de cette prétendue victoire : la réouverture du détroit d'Ormuz. Trump s'est pavané en expliquant qu'il avait forcé la main de l'Iran pour rouvrir cette artère vitale du commerce mondial. C’est magnifique. C'est héroïque. C'est surtout un mensonge d'une stupidité abyssale. Comme l'a impitoyablement rappelé un reporter spécialisé en sécurité nationale sur CNN il y a quelques heures, lâchant une bombe de vérité qui a dû faire trembler les murs de la Maison Blanche : l'Iran ne contrôlait absolument pas le détroit d'Ormuz avant le 28 février. La navigation internationale y était ouverte. Le droit maritime prévalait. Le détroit fonctionnait. Puis, les États-Unis et Israël ont lancé leurs frappes. En réponse à cette agression, l'Iran a logiquement verrouillé le détroit. Et quelle est la conclusion de cette brillante manœuvre de l'administration américaine ? Pour obtenir ce pathétique cessez-le-feu, les États-Unis ont officiellement accepté de négocier sur la base d'un plan iranien qui accorde à Téhéran un « passage conditionnel ». Vous saisissez la nuance catastrophique ? Trump a déclenché une guerre pour rouvrir une porte qui était déjà grande ouverte, et pour que l'Iran accepte de l'entrouvrir à nouveau, il leur a légalement remis les clés et le titre de propriété. Le cessez-le-feu américain vient de légitimer, noir sur blanc, le contrôle total de l'Iran sur cette voie maritime stratégique. C'est l'équivalent géopolitique de mettre le feu à votre propre maison, de supplier le pyromane de l'éteindre, et de le payer en lui cédant l'usufruit de votre terrain. Une masterclass de nullité. 2. Chronique d’un naufrage psychiatrique Si la stratégie sur le terrain est un désastre, la communication de la Maison Blanche au cours de ces quarante jours devrait être étudiée dans les facultés de médecine. Ce n'est pas la fameuse « Théorie du Fou » de Nixon, où l'on feint la démence pour effrayer l'adversaire. Non, ici, on est face à un homme qui tape frénétiquement sur tous les boutons d'un tableau de bord qu'il ne comprend pas. Regardons les archives. C'est un vertige. → 3 mars : « Nous avons gagné la guerre. »(Spoiler : non). → 7 mars : « Nous avons vaincu l'Iran. »(Toujours pas). → 9 mars : « Nous devons attaquer l'Iran. »(Attendez, on ne venait pas de gagner ?). → 11 mars : « En une heure, c'était fini. »(Le déni dans toute sa splendeur). → 14 mars : « Aidez-nous, s'il vous plaît. »(Le masque tombe). → 16 mars : « En fait, nous n'avons besoin d'aucune aide du tout. [...] Je testais juste pour voir qui m'écoute. »(L'excuse de l'enfant de cinq ans pris en flagrant délit). → 20 mars : « L'OTAN, ce sont des lâches. »(Diplomatie niveau bac à sable). → 22 mars : « L'Iran est mort. » (Narrateur : L'Iran se portait très bien). → 5 avril : « Ouvrez le putain de détroit, bande de fous furieux, ou vous vivrez en enfer – REGARDEZ SEULEMENT ! Louange soit à Allah. » (Phase terminale d'effondrement nerveux sur les réseaux sociaux). → 7 avril : « Toute une civilisation va mourir ce soir, jamais elle ne reviendra. » On passe de la victoire triomphale à la mendicité larmoyante auprès de l'OTAN, pour finir par la menace génocidaire d'annihiler une civilisation entière à 20h00 pétantes, avant de reculer lâchement deux heures avant l'échéance grâce à l'intervention du Pakistan. Le Pakistan, mesdames et messieurs, venu jouer les adultes responsables dans la cour de récréation de l'oncle Sam. Le crédit de la parole présidentielle américaine ne vaut désormais plus rien. La ligne rouge est devenue une ligne en pointillé, tracée au feutre effaçable. 3. Les vrais gagnants, et les dindons de la farce Pendant que Washington s'auto-congratule d'avoir survécu au chaos qu'elle a elle-même engendré, le reste du monde compte les points. Et le tableau d'affichage est brutal. La Chine, le grand vainqueur silencieux. Pékin n'a pas tiré une seule cartouche, mais a remporté la guerre. Pourquoi ? Parce que pendant que Trump jouait à la roulette russe dans le Golfe, les États-Unis ont cramé entre 10 et 55 % de leurs stocks de munitions à distance (selon l'armement). Ces mêmes munitions qui étaient l'épine dorsale de la dissuasion américaine face à la Chine dans le Pacifique. Les intercepteurs de missiles, cruciaux pour protéger des pays alliés, ont été dilapidés. Xi Jinping doit littéralement se frotter les yeux d'incrédulité devant un tel cadeau. De plus, la crise énergétique déclenchée va frapper les industries informatiques de Corée du Sud et de Taïwan (notamment via la crise de l'hélium), offrant à la Chine un boulevard pour combler son retard technologique et asseoir sa domination sur les énergies vertes. Vladimir Poutine, l'oligarque ravi. Moscou profite immédiatement de la levée des sanctions sur le pétrole iranien transporté par mer. L'axe anti-occidental sort renforcé, légitimé, et surtout, renfloué financièrement. L'Europe et l'OTAN, les victimes collatérales. L'Europe va payer l'addition. Son inertie coupable sur les investissements verts ces dernières années et sa dépendance énergétique vont se transformer en une facture cauchemardesque pour ses citoyens. Quant à l'OTAN, l'alliance traverse la crise existentielle la plus profonde de son histoire. Après s'être fait cracher dessus et traiter de « lâches » par le commandant en chef de la première puissance de l'alliance, la confiance dans l'Article 5 est en ruines. 4. Le « Deal » de la Honte : La capitulation en 10 points Que reste-t-il des objectifs initiaux ? L'administration américaine se vante d'avoir éliminé l'ayatollah Khamenei et une trentaine de cadres des Gardiens de la Révolution. C'est un fait. Ces individus étaient des monstres criminels, et l'univers ne s'en porte que mieux. Mais politiquement ? Le régime théocratique n'est pas tombé. Pire, l'hydre a repoussé, et les experts nous confirment que la nouvelle garde est encore plus fanatisée, radicale et cruelle que la précédente. Le peuple iranien, qui risquait sa vie dans la rue, qui formait des chaînes humaines, qui voyait peut-être dans ce chaos une fenêtre inespérée vers la liberté, a été purement et simplement sacrifié sur l'autel des sondages électoraux américains. Trump les a abandonnés pour sauver sa face. Et regardez ce que l'Iran communique officiellement comme étant les termes de ce cessez-le-feu acceptés par les États-Unis : 🔹Un engagement de non-agression. 🔹Le retrait des forces américaines de la région. 🔹La reconnaissance du programme nucléaire, avec autorisation d'enrichir l'uranium. (Les 400 kilos d'uranium enrichi n'ont pas bougé d'un millimètre). 🔹Le contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz. 🔹La fin des opérations militaires, y compris contre le Hezbollah. 🔹L’annulation des résolutions de l’ONU. Si c'est là la définition d'une capitulation iranienne, les mots n'ont plus de sens. C'est un chèque en blanc signé à l'obscurantisme, livré par un président américain effrayé par sa propre audace. L'addition, s'il vous plaît Nous allons atterrir et revenir au réel. Loin des tweets en lettres capitales et des communiqués de presse délirants, la réalité va nous frapper là où ça fait mal : au portefeuille. Ce n'est pas Donald Trump qui paiera les conséquences de cette masterclass d'incompétence. C'est vous. C'est nous. Préparez-vous à voir le diesel allègrement dépasser les 2 euros le litre à la pompe de manière durable. Préparez-vous aux annonces d'une inflation à 12 ou 14 % d'ici l'automne, alimentée par la perturbation des chaînes logistiques mondiales, les crises dans l'industrie informatique et les chocs agricoles. Les économies du Golfe sont fracturées, l'armement occidental est épuisé, nos ennemis géopolitiques sont hilares, l'Iran dicte le droit de passage maritime, et le peuple iranien est renvoyé à ses geôliers avec la bénédiction de Washington. Et n'oubliez jamais la donnée la plus glaçante de toute cette analyse : la guerre n'est pas terminée. Tout ce que Trump a acheté en bradant l'hégémonie américaine, c'est une pause de quatorze jours. S'il ose appeler ce désastre historique une victoire éclatante, je vous laisse avec cette seule et unique question : je n'ose même pas imaginer à quoi ressemblerait, selon ses propres standards, une véritable défaite.

Pourton.info

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🏆Les Super-Athlètes MK(ultra)⤵️ Fiction ou Réalité ? ‼️ Ressortons les archives... #NoyauDur L'industrie du divertissement comporte également le sport de haut niveau et les méthodes de contrôle mental sont également appliquées pour former des super-athlètes... Le champion est tout comme un soldat d'élite dont la force physique et psychique se doivent d'être optimum dans un monde où "The show must go on" (le spectacle doit continuer), où les performances doivent être toujours plus spectaculaires. Le sport de haut niveau est un véritable show-business et les résultats doivent exceller d'années en années pour satisfaire le public et les sponsors. Dans ce contexte, on comprend aisément que le MK serve également dans le domaine sportif. Dans son autobiographie, Cathy O'Brien rapporte comment un individu avec une personnalité multiple peut avoir des facultés physiques extraordinaires, notamment au niveau du sommeil et de la faim. Le basculement d'une personnalité alter à une autre va en quelque sorte "remettre les pendules à l'heure", c'est à dire que l'horloge biologique sera différente d'un alter à l'autre et les sensations de faim et de fatigue vont donc varier selon l'alter qui est aux commandes du corps. C'est un phénomène qu'il est difficile de comprendre en raison des besoins biologiques fondamentaux du corps physiques, tout comme il est difficile de comprendre comment un alter peut être le seul à ressentir les effets d'un médicament. Les esclaves MK peuvent fonctionner avec très peu d'heures de sommeil ou une alimentation très limitée, cela a pour conséquence que leur esprit, leur cerveau, restent dans un état facilement contrôlable, facilement hypnotisable. Cathy O'Brien, qui a subi le protocole MK-Monarch depuis sa petite enfance, décrit également que lors de ses entraînements à la course à pied, son entraineur induisait en elle une transe pour qu'elle n'ait plus aucune perception du temps et de la distance. Les méthodes de contrôle mental faisaient qu'elle pouvait évacuer la douleur et la fatigue plus facilement, instantanément. Ce phénomène provoque une endurance exceptionnelle chez les sujets MK, que ce soit dans le domaine sportif ou militaire. Cathy O'Brien affirme que certains joueurs de baseball américains sont contrôlés par des codes-clés, et autres déclencheurs. Selon elle les membres de l'équipe des Dodgers étaient sous contrôle mental et conditionnés pour gagner ou perdre selon les paris et le bon vouloir de leurs 'propriétaires'. Brice Taylor affirme quand à elle que cette même équipe des Dodgers (coachée à l'époque par Tommy Lasorda) recevaient en récompense des esclaves sexuels (femmes autant qu'enfants) selon leurs résultats sportifs... Une chose peu connue du grand public est que la célèbre joueuse de tennis Serena Williams possède plusieurs alter dont un qui est nommé "Psycho-Serena", il s'agit de l'alter présent sur le terrain de tennis, c'est la super-athlète. Il semblerait en effet que la n°1 mondiale du tennis féminin ait développé un trouble dissociatif de l'identité. Dans le documentaire biographique "Venus and Serena" (2012), elle révèle et énumère face caméra ses différents alter : ➡️ « Oui, j'ai vraiment différentes personnalités et différentes attitudes. Il y a "Psycho-Serena", elle est toujours sur le court, elle s'entraîne, elle est dans le match, elle est incroyable, c'est une super-athlète. Il y a "Summer", elle m'aide beaucoup, par exemple lorsque j'ai une longue lettre à écrire ou pour d'autres choses encore, c'est "Summer" qui le fait. Et il y a cette autre fille, "Megan", c'est une excitée, vous ne pouvez la suivre. Il y a aussi "Taquanda", une dure, elle n'est pas Chrétienne (rires), elle vient du ghetto. Elle était à l'US Open en 2009 (ndlr: le reportage montre alors un extrait d'un match où l'on voit "Taquanda" insulter vulgairement et menacer violemment un garçon de balle). Lors de ce match en particulier, je n'étais pas là, mais j'ai eu les retours.» Cette dernière affirmation - "je n'étais pas là" - signifie qu'elle n'a pas le souvenir de cette scène d'énervement car ce n'était pas "elle" qui disputait ce match de l'US-Open, ce qui laisse penser qu'il y a véritablement des murs amnésiques entre ses différents alter. Serena affirme clairement dans ce documentaire biographique qu'elle possède plusieurs personnalités indépendantes les unes des autres, elle aurait donc un trouble dissociatif de l'identité, chose commune aux esclaves MK. Lors d'un match à Wimbledon en juillet 2014, Serena, considérée par beaucoup comme la meilleure joueuses de tennis de tous les temps, est apparue sur le court complètement désorientée, ne sachant littéralement plus jouer au tennis ni même attraper une balle, une scène totalement invraisemblable. Les journaux ont alors titré : "l'incroyable malaise", "désorientée et incapable de tenir une balle", "elle frise le ridicule"... La fédération américaine de tennis a prétendu que la joueuse "souffrait d'un virus" sans donner plus de détails... mais alors pourquoi est-elle venue sur le court pour se ridiculiser de la sorte ? Ou bien était-ce plutôt l'alter Psycho-Serena qui n'était pas au rendez-vous ce jour-là ? Une humiliation publique pour la numéro 1 du tennis mondial... Saviez-vous que Tiger Woods, le meilleur joueur de golf de tous les temps a des amnésies lors des compétitions et est incapable de se rappeler de ses meilleurs coups ? ➡️ Eldrick 'Tiger' Woods est le fils de Earl Woods, ancien colonel et béret vert des Forces Spéciales au Vietnam. Eldrick a été surnommé "Tiger" en mémoire d'un soldat vietnamien ayant combattu aux côtés de son père. Le "Tigre" a commencé à jouer au golf dès l'âge de 2 ans. Il a notamment fait une apparition en 1978 dans l'émission "The Mike Douglas Show" dans laquelle on voir ce petit bonhomme haut comme trois pommes faire la démonstration de son swing déjà très propre. Tiger Woods a été dès son plus jeune âge un "enfant- star" adulé par les médias et destiné à devenir le meilleur, de la même manière que le chanteur Michael Jackson. Un ex-golfeur et commentateur pour la PGA (Professional Golfers' Association of America) a publiquement déclaré que Woods avait été programmé par son père. En effet, son incroyable talent de golfeur défie la logique, les normes et les statistiques. Mais est-ce uniquement dû à l'hypnose employée sur lui ? Le père de Tiger a participé à des opérations de contrôle psychologique et de la mémoire sur des soldats lorsqu'il était dans l'armée, notamment au Vietnam. Earl Woods aurait donc décidé d'employer ces mêmes techniques sur son fils et il chargea un psychiatre militaire, Jay Bunza, de reprogrammer Tiger comme un ordinateur. Bunza a en effet travaillé sur un étrange projet consistant à hypnotiser Tiger avant ses parties de golf. Dans des interviews, Tiger a déclaré qu'il oubliait totalement des sections entières de certaines compétitions. Dans le documentaire "Tiger's Prowl: His life", il révèle : « J'ai ces moments de trous noirs, je ne me souviens pas. Je sais que j'étais là, mais je ne me rappelle pas comment j'ai joué (...) C'est comme une transe, je laisse alors jouer mon subconscient et je ne sais pas quel en sera le résultat. Il y a beaucoup de tirs où je ne me souviens de rien. Je me souviens juste m'être préparé, avoir sorti le club du sac, etc, mais une fois la balle tirée, je ne me souviens plus l'avoir vu partir... C'est une chose très étrange.» Les techniques de Jay Bunza ont produit des résultats extraordinaires, mais comment est-il possible que Tiger ne se souvienne pas de ses plus merveilleux coups ? En 2008, l'ex-athlète "multifonctions" Herschel Walker a révélé qu'il avait un trouble dissociatif de l'identité. Il explique cela en détails dans son livre intitulé "Breaking Free: My Life with Dissociative Identity Disorder" (Se libérer : ma vie avec un trouble dissociatif de l'identité). La même année, la chaîne américaine ABC News lui a consacré un reportage. ➡️ On y apprend que Walker est une véritable légende du sport : il a notamment joué dans l'équipe de football des Bulldogs de Georgie dans les années 80, il a décroché plusieurs records du monde en athlétisme et il a remporté le célèbre trophée Heisman en 1982. Mais Walker affirme aujourd'hui que ce n'est pas lui qui a remporté à l'époque ce fameux trophée. Ce champion qui a joué quinze saisons de football américain, qui a même été danseur dans le Fort Worth Ballet, un homme d'affaire, un homme public, un mari, il n'est aucune de toutes ces personnes dit-il... Il déclare : "Ce sont des personnalités qui peuvent faire des choses différentes pour vous. En compétition, je suis une personne totalement différente." Herschel Walker dit que son alter nommé "Guerrier" assumait les matchs de football en encaissant toute la douleur qui pouvait survenir lors des violents contacts physiques. L'alter "Héros" est la figure publique et médiatique, tandis que l'alter "Sentinelle" avait pour rôle de préserver ses amis et sa famille. En 1983, l'athlète s'est marié avec Cindy Grossman, aujourd'hui le couple est séparé et Cindy témoigne : « Au début, c'était juste un comportement très étrange (...) il avait la capacité de dissimuler cela parce que je pense que tous les alter à l'intérieur étaient focalisés sur le football.» Lorsque sa carrière et les compétitions se sont terminées, Cindy raconte que le système intérieur subconscient de son mari a commencé à se détraquer : « J'ai commencé à découvrir les alter (...) J'ai constaté les changements dans sa voix, il prenait parfois une voix rauque et disait des choses étranges, comme si il ne savait pas qui j'étais. Il m'appelait alors "Miss Lady". C'est quelque chose de difficile à expliquer, même son visage changeait. La première chose à laquelle j'ai pensé, c'était qu'il avait le diable en lui." Sa femme s'est alors tournée vers l'Église pour trouver de l'aide... "Je ne demandais pas forcément un exorcisme, j'essayais simplement d'avoir des réponses (...) Je pense qu'il a beaucoup d'alter, mais je ne sais pas combien, je ne peux pas le savoir, mais j'en ai rencontré un certain nombre.» Lorsque sa carrière sportive s'est terminée, Walker raconte comment ses personnalités alter ont commencé à prendre le contrôle d'une manière anarchique. C'est à partir de là qu'il a commencé à développer une fascination morbide pour les armes et la mort. Il écrit dans son livre : « La jouissance viscérale que j'éprouve à voir l'impact puis la pulvérisation du cerveau avec le sang est comme un feu d'artifice.» Il a plusieurs fois été sur le point de commettre un meurtre par arme à feu, notamment contre sa femme : « Il a mis le pistolet sur ma tempe en disant "Je vais te faire sauter la cervelle". J'ai dû alors avoir la force de Dieu en moi car je lui ai répondu dans les yeux : Vas-y appui sur la gâchette, moi je sais où je vais, mais toi, sais-tu où tu vas aller ? Il y avait en face de moi quelqu'un de fondamentalement mauvais.» Walker n'a jamais nié avoir ainsi menacé sa femme, mais il dit qu'il ne s'en souvient pas. Durant une séance de thérapie avec sa femme, le Dr. Jerry Mungadze, son thérapeute, a déclaré avoir vu émerger une personnalité alter totalement enragée qui voulait littéralement tuer tout le monde dans la pièce. Le Dr. Mungadze rapporte : « Ses yeux ont changé. Les yeux qui ont émergé n'en avaient strictement rien à faire de moi, et lorsqu'il disait qu'il allait me tuer, je le croyais volontiers... Il ne s'agissait pas de Herschel, c'était un alter enragé.» Finalement ce jour là, "Walker" détourna sa colère en faisant un trou dans la porte du cabinet par un coup de poing, c'est alors qu'un autre alter a émergé, cette fois il s'agissait d'un jeune garçon : « Il avait une douleur terrible parce qu'il venait de se casser la main.» Herschel ne se rappelle pas non plus de cette scène de violence, mais il dit clairement qu'il faut assumer toutes ces choses et que sa maladie n'est pas une excuse à la violence. Après 8 années de thérapie, sans aucune prise de médicaments, il a désormais beaucoup plus de contrôle sur ses personnalités alter. Extrait du Livre MK - page 611🧩 ✔︎ Vidéo n°1 : Cathy O'Brien sur le contrôle mental dans l'industrie du sport de haut niveau ✔︎ Vidéo n°2 : Novak Djokovic - « petites voix dans la tête et changement psycho-physiologique radical » ✔︎ Vidéo n°3 : le BUG de Serena Williams (images rares à l'époque censurées) ✔︎ Vidéo n°4 : « Incredible Kid ! » (archives montrant le petit Eldrick Woods sous influence...)

Alexandre Lebreton

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Bienprêter

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🔴 Valeurs actuelles ن | Fête de la musique: voici les incidents significatifs portés à la connaissance du parquet de Paris à ce stade: Le quartier des Halles a été particulièrement problématique avec une physionomie dégradée : public hostile et deux tentatives de pillage de magasins (Nike et Sephora). > Une agression sexuelle et des coups de couteau, place Joachim du Bellay, 1er arrondissement (Châtelet): Dans un restaurant "Five Guys", une jeune femme (née en juillet 2008) s’est fait toucher les fesses à deux reprises. Comme elle a manifesté son mécontentement, la sœur de l’homme qui l’importunait s’en est pris à elle, tandis que l’homme et plusieurs de ses amis ont frappé au sol le petit ami de la victime (né en avril 2008) et lui ont porté un coup de couteau. Deux hommes nés en janvier et mars 1994 en Guadeloupe ont été interpellés et placés en garde à vue. > Coups de couteau au préjudice de 2 victimes au cours d’une tentative d'extorsion avec arme, centre: Deux personnes nées en octobre 2003 et novembre 2007 ont fait appel à la police après s’être fait agressé par un homme muni d’un couteau, qui a tenté d’extorquer une chaîne de cou sous la menace d’un Opinel. La victime a reçu des coups de couteau au bras, au dos et à l’oreille, et son ami qui s’est interposé a également été frappé au menton et à ’'épaule. Les victimes ont été rapidement transportées à l’hôpital. Leur pronostic vital n’est pas engagé. > Coups de couteau au cours d’une altercation, 9ème arrondissement : Le 21 juin vers 22h15, une altercation a éclaté rue Joubert dans le 9ème arrondissement. Un homme a poursuivi la victime (née en janvier 2000 En Egypte) avant de lui porter un coup de couteau à l’abdomen occasionnant une très longue blessure. Un homme en fuite correspondant au signalement (né en octorbe 1969 en Egypte) a été interpellé par la BAC du 9ème arrondissement et un témoignage a permis de retrouver le couteau dans une poubelle. L’enquête est en cours au commissariat du 9ème arrondissement. > Plainte pour administration de piqûre à un mineur, 1er arrondissement: Un mineur né en février 2007 en Irak a déposé plainte vers 4h30 au commissariat du 16ème arrondissement, indiquant avoir été victime d’une piqûre alors qu’il se trouvait dans la foulevers 23h30 rue Saint-Denis dans le 1er arrondissement. Après avoir ressenti une vive douleur à l’omoplate, il avait été pris de maux de tête et de malaise pendant un quart d’heure. L’enquête pour d’administration de substances nuisibles est en cours au commissariat du 16ème. > Vol avec violences en réunion, rue de la verrerie Dans la nuit du 21 au 22 juin vers 0h, un homme né en février 2003 s’est fait arracher son collier en or par deux personnes. L’une a pris la fuite, l’autre, un homme né en août 1993 au Cameroun, a été interpellé. L’enquête est en cours au commissariat du centre. > Vente à la sauvette de protoxyde d'azote, avenue Kleber, 17ème arrondissement : Le 22 juin vers 0h30, des policiers ont constaté la présence de quatre hommes accoudés à un véhicule consommant du protoxyde d’azote. A leur proximité immédiate, se trouvaient plusieurs cartons de bouteilles de protoxyde d’azote, et trois mineures qui ont déclaré être sur le point d’en acheter. Les quatre hommes (nés en juillet 1998 à Paris, décembre 1996 à Nanterre, janvier 1999 à Amari, juillet 1994 à Conflans) ont été interpellés. >Découverte d’un homme décédé, parvis du centre Pompidou, commissariat du centre: Le 21 juin vers 22h, des agents de sécurité ont constaté la présence d’un homme allongé sur la voie publique et semblant dormir. A 23h, ils ont constaté qu’il ne répondait pas aux sollicitations. Les services de secours ont constaté son décès. Des seringues usagées ont été trouvées à proximité de la victime, un homme sans abri né en décembre 1974 à Epernay. > Coup de couteau aux Halles: Le 22 juin vers 0h45, les policiers sont intervenus à la porte Lescot au secours d’un homme né en juin 1999 en Guadeloupe présentant une blessure superficielle à l’épaule. La victime, conduite à l’hôpital, n’a à ce stade donné aucun élément sur les circonstances de sa blessure. > Jet de projectiles en direction des policiers, place de la Canopée, les Halles: Deux hommes nés en septembre 2001 en Tunisie et juin 2003 en Algérie ont été interpellés pour avoir lancé des projectiles en direction de policiers. >Refus d’obtempérer aggravé par la mise en danger, tentative de meurtre sur policier, rue Coquillère 1er arrondissement (secteur de la Bourse de commerce): Le 22 juin vers 4h30, un véhicule à 4 roues monté par 5 personnes a fait l’objet d’un contrôle par des policiers de la CSI. Alors que le quad s’était arrêté une première fois et qu’un policier s’était porté à sa hauteur, tendant le bras à l’intérieur du véhicule, le conducteur a redémarré, traînant le policier sur une dizaine de mètres avant qu’il ne parvienne à s’éjecter. Le policier blessé au bras a été conduit à l’hôpital. Le véhicule a été intercepté rue Montmartre et ses cinq occupants (nés en juin 2001, décembre 2002, mars 1994, octobre 2003, février 2001) placés en garde à vue. >Jet de pierre sur policier, rue Montmartre: Le 22 juin après 4h30, alors qu’un véhicule était interpellé rue Montmartre à la suite d’un refus d’obtempérer aggravé, un homme a été interpellé pour avoir lancé une pierre à la tête d’un des policiers procédant à l’interpellation. Cet homme, né en octobre 2008, alcoolisé, a été placé en garde à vue. > Outrages à policier, rue Montmartre: Le 22 juin après 4h30, alors qu’un véhicule était interpellé rue Montmartre à la suite d’un refus d’obtempérer aggravé, un homme alcoolisé a été interpellé pour outrage. > Agression sexuelle sur mineur de 15 ans: Le 21 juin vers 22h, avenue Ledru-Rollin, un homme né en avril 1996 à Castres, alcoolisé, a été appréhendé par le père d’une adolescente à qui il venait de toucher les fesses alors qu’elle passait sa commande au McDonald’s. Remis à la police il a été placé en garde à vue. > Tentative d’homicide sur un mineur dont le pronostic vital engagé, 19ème arrondissement: Un mineur né en novembre 2007 a été retrouvé assis, blessé au bas ventre à l’arme blanche sur la voie publique rue Léon Giraud. > Transport d’artifice, place des Abbesses Le 21 juin vers 23h40, un mineur né en mai 2008 a été interpellé pour avoir tiré un mortier. > Agression sexuelle, Rue du Faubourg Saint-Martin: Dans la nuit du 21 au 22 juin, vers minuit, un homme a pris la fuite après avoir été désigné comme l’agresseur sexuel d’une femme. Rattrapé par les policiers, il s’est rebellé. Il a été fait usage du taser. Les victimes avaient quitté les lieux. L’homme, né en février 2001, a été placé en garde à vue. > Administration de substance nuisible (piqûre), place de la Bastille: Le 22 juin vers 00h15, une femme né en juin 2010 a indiqué avoir été piquée au bras par un inconnu et avoir fait un malaise, elle a été transportée à l’hôpital. L’enquête est en cours au commissariat du 12ème arrondissement > Un homme gravement blessé, rue Pierre Mollaret, 19ème arrondissement: Le 22 juin vers 00h30, un homme né en octobre 2005 a été retrouvé au sol à l’aplomb d’un immeuble. Il aurait basculé par la fenêtre d’une chambre de l’appartement où il venait d’arriver. Il a été conduit à l’hôpital avec un pronostic vital engagé. Une enquête en recherche des causes des blessures a été confiées au commissariat du 19ème arrondissement. > Violences avec arme, rue du faubourg Saint-Antoine, 11ème arrondissement: Le 22 juin, vers 3h, un différend a éclaté entre plusieurs personnes rue du faubourg Saint-Antoine: Un homme né en février 2002 a reçu un coup de poing, un autre a exhibé un couteau, un 3ème aurait montré une arme de poing sous son t-shirt. Les suspects ont pris la fuite. > Agression sexuelle, boulevard de Belleville, 20ème arrondissement Le 22 juin vers 4h, les policiers ont été requis par une femme dénonçant un homme qui venait de lui toucher les fesses. Le suspect né en juin 1996 en Algérie a été interpellé. L’enquête est en cours au commissariat du 20ème arrondissement > Agression sexuelle, boulevard de Clichy, 18ème arrondissement: Le 22 juin vers 4h, la clameur publique a attiré l’attention des policiers. Un homme né en janvier 2008 a été interpellé pour avoir touché les fesses d’une femme. >Mise en danger par conducteur sous alcool et stupéfiants, boulevard Richard Lenoir: Le 22 juin vers 4h15, un véhicule slalomait entre les badauds et en direction des policiers. Les occupants nés en avril 1990 et mai 2002 ont été interpellés. L’enquête est en cours au 2ème district de police judiciaire. L’exploitation de la videosurveillance nuance le caractère délibérément dangereux de la conduite. > Administration de substance nuisible (piqûre), rue Princesse, 6ème: Le 21 juin, vers 20h45, un homme né en avril 1989, par ailleurs autiste, a été interpellé, désigné par des passants comme ayant pu administrer une piqûre à une jeune femme (sans l’avoir vu directement). > Dégradations, rue du Four, 6ème arrondissement: Le 21 juin vers 21h30, les policiers sont intervenus à la suite d’un attroupement d’une centaine de personnes, parmi lesquelles certaines sont montées sur des cabances de chantier et une voiture Fiat Punto, qu’ils ont dégradées. > Administration de substance nuisible (piqûre), Butte aux cailles, 13ème arrondissement: Le 21 juin vers 22h10, une femme a fait appel aux policiers, expliquant avoir été prise de malaise après avoir été piquée au bras. Elle a été conduite à l’hôpital, avant de quitter les lieux. > Détention de mortier, violences sur policier, rue du Four, 6ème arrondissement: Le 21 juin vers 22h15, un homme né en février 2010 a été interpellé, désigné comme ayant tiré un mortier en direction de motards de la CSI à l’angle du boulevard Saint-Germain. > Agression sexuelle, esplanade des invalides: Le 21 juin entre 23h et minuit, une femme qui dansait sur l’esplanade des invalides indique qu’un homme a passé la main sous sa jupe et lui a imposé une pénétration digitale. elle a été conduite à l’hôpital. > Tentative de viol en réunion, rue Nicols Reine Lepaute, 13ème arrondissement: Le 22 juin vers 1h00, une jeune femme sortie prendre l’air devant sa résidence étudiante indique avoir été abordée par deux inconnus qui lui ont demandé ses coordonnées, avant de l’agresser, l’un la retenant pendant qu’un deuxième commençait à la déshabiller avant de tenter de la pénétrer. La victime se débattant, ils n’y sont pas parvenus. Elle a été conduite à l’hôpital. > Violences avec arme, square Pablo Casals, 15ème arrondissement: Le 22 juin vers 1h00, un groupe de jeunes s’est battu, se jetant les chaises d’un restaurant. Un des auteurs, né en septembre 2005, a été interpellé, les autres ont pris la fuite. On en parlait ce soir sur CNEWS:

Amaury Bucco

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La startup 🇫🇷 Caeli Energie a ouvert une usine de 1000 m², où elle commence à produire à la chaîne ses climatiseurs dépourvus de fluide frigorigène, et sans rejet de chaleur ni sans bloc froid externe, avec « une empreinte carbone 80 % plus faible ». « Concrètement, un climatiseur classique fonctionne comme un frigo, schématise Rémi Pérony, qui est le co-fondateur de l'entreprise. Il décompresse et compresse des fluides frigorigènes, pour faire du froid d'un côté et du chaud de l'autre. » Or, en rejetant la chaleur à l'extérieur des bâtiments, il participe au réchauffement des villes l'été. Et c'est loin d'être le seul problème de ce système très énergivore, responsable de 5 % des émissions de CO2 du secteur français du bâtiment, car l'écrasante majorité des climatiseurs utilisent des gaz frigorigènes comme les HFC, dont l'effet de serre est au moins mille fois plus puissant que le CO2. Ces gaz sont rejetés lors des fuites, de la maintenance ou de la fin de vie de ces appareils. Si la climatisation était un luxe dont on pouvait se passer, cela ne serait pas grave. Mais les climatiseurs ne sont pas juste des appareils de confort, ce sont en réalité des équipements essentiels aux publics les plus fragiles, jeunes enfants et personne âgées, dans le contexte du réchauffement climatique. Bref, bannir la climatisation est illusoire, voire criminel. Il faut donc trouver une solution plus vertueuse. Rémi Pérony pense que cela passe par une version modernisée de la bonne vieille climatisation adiabatique. Il en existe diverses versions, partout dans le monde, depuis des siècles. « Mais pour un consommateur occidental, ces équipements ancestraux ne conviennent pas, car ils ne refroidissent pas assez et, surtout, ils humidifient la pièce. » Il présente en 2019 un concept au CNRS qui accepte de financer son projet. Il fait alors la rencontre de Stéphane Lips, spécialiste de la thermodynamique, qui lui apporte les clefs scientifiques manquantes pour créer un système adiabatique vraiment efficace. Après plusieurs preuves de concept, Rémi Pérony et Stéphane Lips créent la société Caeli Energie en 2020, près de Grenoble. Quatre ans plus tard, ils viennent de mettre sur le marché le premier climatiseur propre d'Europe. Ils ont ainsi créé un évapo-échangeur de chaleur et de masse, ressemblant à un mille-feuille constitué de polymère PETG (bouteilles recyclées), et de cellulose (papier). Un volume de 0,4 mm d'eau est versé dans l'appareil, retenu par capillarité dans les feuilles de papier et séparé du flux d'air entrant par le plastique. Lors du passage de l'eau de l'état liquide à l'état gazeux, le flux d'air garde la fraîcheur produite puis la disperse via un ventilateur dans la pièce, sans transmettre l'humidité. « Le procédé est simple en apparence, mais il nécessite un très savant dosage pour ajuster les flux d'air et d'eau, grâce à des capteurs et à un circuit électronique présent dans la structure. » Résultat, cet appareil faisant 1 mètre de haut pour 50 cm de large, est capable de rafraîchir jusqu'à une température aussi basse que 16 °C une pièce de 30 à 40 m², et il est par ailleurs possible de l'accoler à plusieurs de ses congénères pour refroidir des surfaces bien plus grandes. Contrairement à la climatisation classique, dont l'efficacité décroît à mesure que la chaleur augmente, le flux rafraîchissant de l'évapo-échangeur reste le même quelle que soit la température externe. Sans compter qu'il ne nécessite aucun bloc froid à installer à l'extérieur, à la différence des climatiseurs traditionnels qui défigurent balcons et terrasses, se contentant d'une simple et discrète prise d'air. Et ses performances environnementales, elles, sont sans commune mesure. Fabriqué en France à partir de composants à 80 % français, l'évapo-échangeur est constitué de plastique à 80 % recyclé et de papier vierge. « Seuls les fournisseurs nous manquent, mais il pourra même être constitué de matériaux à 100 % recyclés à terme. » Sa consommation électrique, semblable à celle d'une box internet, et ses émissions de CO2 sont inférieures de 80 % à celles d'un climatiseur classique. En effet, il peut refroidir efficacement des espaces de 40 m² avec une consommation électrique comprise entre 30W en mode éco et 80W (0,08 kWh) en mode boost. Là où les climatiseurs classiques ont besoin en moyenne de 0,7 à 1,4 kWh. Une amélioration considérable. L'appareil produit ainsi 16 à 17 watts de froid pour chaque watt consommé, et va consommer entre 1 et 2 mètres cubes pour une saison de 4 mois (et donc par an). Seul bémol : en ce qui concerne la maintenance, l'évapo-échangeur, soit le cœur de l'appareil, doit être remplacé tous les 5 ans pour cause d'encrassement au calcaire. Mais la jeune pousse travaille à un système qui permettra de réutiliser le mille-feuille une fois celui-ci détartré. Et si, l'évapo-échangeur de Caeli Energie est bien moins cher à l'usage qu'un climatiseur classique, son coût d'achat et d'installation se situe toujours pour le moment dans la gamme haute des prix de ces appareils, même si l'entreprise promet « un retour sur investissement en trois ou quatre ans grâce à une consommation électrique bien plus faible ». La fabrication du cœur adiabatique se fait en interne, et l’assemblage en externe. « Notre modèle économique est tourné vers le résidentiel et le tertiaire, et cible les personnes ou les structures qui ont un problème de surchauffe de leur bâtiment, mais qui ne veulent pas d'une climatisation classique. » Avec sa nouvelle usine, qui a ouvert cet été, Caeli Energie entend produire « quelques centaines » de son premier modèle au cours de l'année 2024, avant d'en fabriquer « quelques milliers » l'année prochaine. Mais la startup, ambitieuse, prévoit déjà d’autres lignes de production, et a signé pour ce faire des partenariats de développement avec de grands acteurs industriels. Elle s’est fixée comme objectif de conquérir le marché européen et de vendre à terme plusieurs centaines de milliers d’appareils par an. En France, les perspectives semblent bonnes dans le tertiaire, en particulier dans les quartiers d'affaires, comme ceux de La Défense (Paris) ou de La Part-Dieu (Lyon), qui ont l'obligation de réduire drastiquement leur consommation électrique : « On bénéficie d'un boulevard réglementaire, avec des volontés fortes de renouveler les parcs tertiaires ». Sources : - - - - - - -

Aymeric Pontier

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Il y a beaucoup de choses à dire sur notre rencontre avec Jean-Marie Pallardy. Nous l'avons rencontré car Nicolas, un ami, nous avait informés qu'il cherchait un éditeur pour ses films. C'est ainsi que nous avons décidé de prendre un café avec lui. Notre première réaction a été : "Mais c'est qui ce fou ?" :-) Jean-Marie était un personnage haut en couleur : hâbleur, dragueur invétéré, mais également un sacré bonhomme. Nous avons accepté de distribuer ses 10 films en 2007, sans savoir que cela marquerait notre première grande aventure en tant qu'éditeur. Il a fallu récupérer chez lui ses bandes Umatic, ces grosses cassettes utilisées à l'époque pour les sorties VHS, un ancêtre des masters HD. Nous avons visionné ses films sur l'un des derniers lecteurs Umatic encore fonctionnels au laboratoire VMD. Ce lecteur se trouvait dans un couloir très passant, et tout le monde nous voyait en train de regarder des films érotiques… L'une des bandes Umatic était tellement moisie que de la moisissure tombait dans le lecteur, au point de l'endommager ! Nous avons donc restauré les films de Jean-Marie Pallardy du mieux que nous pouvions. Le plus difficile fut Emmanuelle à Cannes, car nous devions éditer la version érotique, mais la copie dont nous disposions comportait, à de nombreux endroits, des images issues de la version pornographique. Nous avons dû les couper. Parfois, il ne s'agissait que d'une ou deux images de pénis, mais il fallait tout expurger. Et à l'époque cela demandait un temps de dingue. A voir des pénis un peu partout :-) Restaurer ces films à une époque où, pour un petit éditeur, cela relevait de l'impossible fut un véritable défi. Nous avons pris le temps nécessaire pour travailler à partir des bandes Umatic. C'était un projet complètement fou à l'époque, mais nous sommes fiers d'avoir sorti ces titres en 2008. Cela fait déjà 16 ans ! Il s'agissait de LA DONNEUSE, L'AMOUR CHEZ LES POIDS LOURDS, L'ARRIERE TRAIN SIFFLERA 3 FOIS, REGLEMENTS DE FEMMES A OQ CORRAL, LE JOURNAL EROTIQUE D'UN NOTAIRE, UNE FEMME SPECIALE, LE JOURNAL EROTIQUE D'UNE THAILANDAISE, LE JOURNAL EROTIQUE D'UN BUCHERON, EMMANUELLE A CANNES, LOVE CONNECTION La sortie s'est bien passée, même si certains titres ont eu moins de succès que d'autres. Nous nous souvenons d'avoir présenté les films au CNC pour demander des aides… aides que nous n'avons bien sûr pas obtenues :-) Je me souviens encore de la réponse de la personne en charge des subventions : "Merci de nous avoir rappelé qu'il existait des films comme ça." Une remarque un peu dédaigneuse, mais heureusement, l'équipe a changé depuis. Car, même si ces films sont ce qu'ils sont, il ne faut pas oublier qu'ils ont attiré du public en salle et marqué les esprits. Ainsi, le titre L'Arrière-train sifflera trois fois apparaît dans un épisode des Simpson (dans son doublage français) ! Ce n'est pas rien. On pouvait critiquer ces films, mais leur objectif était d'amuser les spectateurs. Sans compter qu’un titre comme La Donneuse abordait, pour la première fois, le sujet des mères porteuses qui sont encore interdites en France aujourd’hui. Nous avons souvent déjeuné avec Jean-Marie, et il m’avait même invité chez lui, en banlieue, pour un repas en famille. Une fois, alors que je logeais chez ma mère pour la nuit, il s’était pointé à 22h. Ma mère, en robe de chambre, l’écoutait raconter ses films avec fascination et perplexité. Elle m’a ensuite demandé : "Mais c’est qui ce dingue ?" Eh bien, c’était Jean-Marie ! :-) Jean-Marie m’appelait régulièrement : pour m’engueuler, pour me proposer de déjeuner, pour me menacer de porter plainte parce qu’on l’aurait volé, et ainsi de suite. Mais, à chaque fois, je finissais par rire, car il me racontait sa vie, ses tournages et ses projets tous complètement bidonnés. C’était un rêveur, un véritable fou de cinéma. Comme je l’ai dit dans une interview : un vrai punk, malgré tout. Jean-Marie était un homme qui avait tout donné au cinéma. Il tournait pour boire, baiser et bronzer, mais surtout par amour de la pellicule. Un enfant qui voulait réaliser ses rêves. Et comment ne pas aimer ce genre de personne, qui respirait l’amour du cinéma dans tout ce qu’il faisait ? Nous avions contacté Nanarland pour qu’il participe à l’une des Nuits Nanarland au moment de la sortie de nos titres. À l’époque, l’équipe avait peur de lui, craignant qu’il leur casse la gueule, car Jean-Marie détestait ce qu’ils disaient sur lui. Dix ans plus tard, pourtant, il était au Grand Rex, applaudi par un public déchaîné. J’étais ravi pour lui, même s’il voulait toujours me casser la gueule et avait demandé à ce que je ne puisse pas entrer dans la salle ! :-) La dernière fois que je l’ai vu, il y a environ deux ou trois ans, il était venu dans nos bureaux un vendredi soir. Nous avions beaucoup discuté. Il était en train de vendre ses films aux Américains. Les clients qui passaient étaient à la fois étonnés et ravis de le rencontrer. Et, le temps d’une soirée, il a fait le show comme à son habitude. C’était ça, Jean-Marie : un gros casse-couilles, mais un homme attachant malgré tout. Un homme venu d’un autre monde, d’un autre cinéma, d’une époque révolue qui nous manque énormément. Il va nous manquer. Il va me manquer. Parce que, malgré son caractère bien trempé, Jean-Marie était un sacré bonhomme. Adieu Jean-Marie. Ça va me manquer de ne plus recevoir tes appels. Stéphane PS: nous mettons en ligne l'interview que nous avons enregistré lors de la sortie de ses titres et qui date de 2008. Anecdote, il s'était un peu endormi à la fin de l'interview :-)

LE CHAT QUI FUME

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