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🚨🚨 Le chef du Bloc québécois Yves-F. Blanchet 🎗⚜️ demande à Mark Carney de présenter des excuses aux Québécois après le discours prononcé cette semaine sur les plaines d’Abraham.

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QUAND LE BLOC DÉCOUVRE QUE CARNEY NOUS ENFONCE DANS LE MUR Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, a tenu un point de presse où il a soudainement réalisé que la mise à jour économique de Mark Carney était vide, pleine de trous et incapable de protéger le Québec face aux tarifs américains sur l’acier et l’aluminium. Bienvenue dans le club, M. Blanchet. Après plus d’un an de gouvernement Carney, le ton est maintenant à la collaboration « non partisane », aux appels au premier ministre et aux constats alarmants sur les fermetures d’entreprises « sur une base presque quotidienne ». C’est touchant… et un peu tardif. Dans son discours, Blanchet revient sur les tarifs du 6 avril imposés par la Maison-Blanche, note que le Canada (et surtout le Québec) est le plus durement touché malgré les vantardises antérieures, et déplore l’absence totale des mesures de soutien transitoire promises. Il parle de résilience initiale qui s’effrite, d’entrepreneurs qui se battent sans chialer publiquement, et d’inquiétudes « au plus haut ». Puis il offre sa collaboration, contacte déjà le cabinet du PM et sort ça de la partisannerie. Classique. Le problème ? Ce n’est pas une découverte. Carney est aux commandes depuis avril 2025. Le Bloc a multiplié les rencontres, les propositions (11 mesures envoyées avant la mise à jour), les demandes de fonds sans condition pour la formation de la main-d’œuvre (juridiction québécoise, on connaît la chanson) et les critiques molles. Pourtant, la mise à jour est arrivée comme un courriel vide : peu de concret, pas de réponses aux crises tarifaires, au coût de la vie, et encore moins de protection réelle pour les exportations québécoises (55 % touchées dans certains secteurs). Blanchet rappelle que « ce n’est pas la faute du premier ministre » pour les tarifs américains… avant de pointer du doigt l’inaction fédérale. Il a raison sur le fond : l’absence de soutien transitoire est grave, les entreprises ferment, les emplois sont menacés. Mais cette indignation soudaine sent le positionnement stratégique plus que la lucidité précoce. Le Bloc a souvent joué le jeu de la « collaboration constructive » avec Carney, allant jusqu’à des rencontres cordiales et des propositions techniques, pendant que l’économie québécoise prenait les coups directs de la guerre commerciale Trump-Carney. Sur la formation de la main-d’œuvre, Blanchet a bien raison de marteler le transfert inconditionnel des fonds au Québec. C’est une compétence exclusive, et Ottawa continue son ingérence chronique. Pareil pour l’aide aux médias : on attend la suite, mais le pattern est clair, promesses fédérales, contrôle centralisé, résultats mitigés pour le Québec. Le vrai constat critique, c’est celui d’un Bloc qui découvre tardivement que Mark Carney, banquier mondialiste parachuté à la tête du Canada, pilote l’économie avec la même vision technocratique. Lui qui ignore les réalités concrètes des régions productrices québécoises. Les beaux discours sur la résilience et les négociations ne protègent ni l’aluminium, ni l’acier, ni les PME qui ferment. Offrir sa collaboration maintenant, après avoir vu venir le mur, c’est mieux que rien… mais cela souligne surtout les limites d’un fédéralisme où le Québec doit mendier des mesures transitoires. Blanchet conclut souvent par des appels à sortir de la partisannerie. Tant mieux. Mais la vraie question reste : jusqu’où le Bloc est-il prêt à aller quand les constats deviennent plus durs que des points de presse ? Le mur approche, et les Québécois n’ont pas besoin d’un copilote poli. Ils ont besoin d’un parti qui défend d’abord leurs intérêts, sans attendre que Carney confirme l’évidence. Le réveil est salué, mais il aurait dû sonner il y a plusieurs mois.

Pat Laliberté - La Tribune du peuple

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