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🧊 Le code source de Bitcoin est conservĂ© sous le permafrost de l’Arctique
 dans une archive conçue pour pouvoir survivre pendant 1 000 ans. En 2020, GitHub a sĂ©lectionnĂ© les dĂ©pĂŽts publics actifs de nombreux projets open source pour son Arctic Code Vault. Au total, environ 21 tĂ©raoctets de...

51,793 views ‱ 1 day ago ‱via X (Twitter)

5 Comments

None's profile picture
None1 day ago

La civilisation qui tombera dessus dois ĂȘtre en mesure de dĂ©coder. J'espĂšre qu'ils ont laissĂ© un readme :)

TAQpolymerase's profile picture
TAQpolymerase1 day ago

1000 ans c'est peu, mĂȘme a l'Ă©chelle de l'humanitĂ©

BlockChainCaffe || aka Thomas 🩋's profile picture
BlockChainCaffe || aka Thomas 🩋23 hours ago

I don't know why... but seems also my code os there.

đŸŽ™ïž Effet 21 | Le Podcast's profile picture
đŸŽ™ïž Effet 21 | Le Podcast1 day ago

@nono2357 Ils ne comprendront sûrement pas.

Jérémie Nayrand's profile picture
Jérémie Nayrand1 day ago

Ya hal qui est « archivé » aussi en cas de souci

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À Goma les embouteillages ont disparus ! Mais qu’est-ce qui explique cela ? Voici mon analyse : 60% : c’est la nouvelle autoritĂ© de l’état ! Regardez mĂȘme sous une forte pluie les policiers sont restĂ©s Ă  leurs postes ! Finies les tracasseries des anciens « roulages », ces vautours et bandits dont le seul travail Ă©tait de sauter sur les vĂ©hicules et motos, en cherchant par tous les moyens comment crĂ©er des fautes ou infractions afin de voler l’argent des citoyens ! Ces pratiques ont Ă©tĂ© abolies par les rebelles, leurs policiers ne font que rĂ©guler et surveiller la circulation, comme c’est le cas au Rwanda ! Cela a apportĂ© une fluiditĂ© dans la circulation ! Et c’est tellement agrĂ©able de rouler ainsi ! Et pour finir ce point : la population a compris qu’il faut respecter le code de la route, car ils ressentent cette autoritĂ© ! 20% : c’est aussi parce que plusieurs vĂ©hicules ont Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©s de Goma. Les gens avaient peur et ont toujours peur que les rebelles ne confisquent leurs vĂ©hicules. Au Rwanda, au Burundi on y voit plusieurs vĂ©hicules qui y ont Ă©tĂ© emmenĂ©s ! Mais aussi dans d’autres villes qui sont encore sous contrĂŽle du gouvernement ! Il faut savoir qu’à Goma beaucoup de personnes avaient des vĂ©hicules parfois non dĂ©clarĂ©s Ă  la douane, d’autres avaient de vĂ©hicules trĂšs chers et par peur de les perdre, ils les ont fait partir ! D’autres cachent leurs voitures dans leurs maisons pour cette mĂȘme peur qu’elles ne soient prises ! Mais je dois dire une chose ici : toutes les personnes dont les voitures avaient Ă©tĂ© prises et qui avaient tous les documents prouvant que c’était les leurs, et ben tout le leur a Ă©tĂ© rendu ! Malheureusement pour ceux qui fraudaient la douane sont obligĂ©s de payer Ă  nouveau ! Et puis certains jeunes ont volĂ© des voitures en services faisant passer pour le M23 Ă  Goma ! Un rĂ©seau de ces voleurs a Ă©tĂ© dĂ©masquĂ© Ă  Goma ! 20% : c’est Ă  cause de l’arrĂȘt des activitĂ©s Ă©conomiques ! Les banques, les services d’état et plusieurs entreprises sont fermĂ©s ! Donc ces gens ne vont plus au travail et cela rĂ©duit le trafic ! Pour conclure : une majeure partie de la cause des embouteillages a Ă©tĂ© rĂ©glĂ©e simplement par un rĂ©el retour de l’autoritĂ© et le civisme routier que cela a impliquĂ© ! Mais il faudra voir ce que cela donnera quand les activitĂ©s reprendront !

Rodriguez Katsuva

69,141 views ‱ 1 year ago

#Guerre_du_M23: Les Faits rattrapent les rebelles M23 et son alliĂ©, le #Rwanda. Au mois de Mai 2025, les rebelles avaient effectuĂ© un rapatriement forcĂ© de plusieurs Congolais au Rwanda sous prĂ©texte qu’ils sont des #FDLR. Dans sa stratĂ©gie du dĂ©peuplement et repeuplement dans plusieurs des territoires de #Rutshuru, #Masisi et #Nyiragongo, les rebelles M23 ont chassĂ©, autour du parc national des virunga plusieurs civils, notamment dans les village #Kalenga, #kalake, Shove, sous prĂ©texte qu’ils sont tous des FDLR, ses dĂ©pendants ou assimilĂ©s. Plusieurs membres des communautĂ©s Hutu congolais, Shi, Hunde.. qui habitaient ces villages pour des raisons de l’agriculture ont Ă©tĂ© victimes de ce dĂ©peuplement orchestrĂ© par les rebelles et plusieurs d’entre eux ont Ă©tĂ© envoyĂ©s au Rwanda sans leur grĂ© ni vĂ©rification approfondie des ces accusations, comme en tĂ©moigne une maman dans ce reportage de TV5 monde diffusĂ© le 20 mai 2025 et d’autres lors des bouclages de #Goma et ses environs en 2025. A ce jour, ces villages de Kalenga, kalake.. ont Ă©tĂ© peuplĂ©s par les populations venues du Rwanda sous motif qu’ils seraient des rĂ©fugiĂ©s. ( article complet Ă  lire prochainement sur les plateformes de TAZAMA RDC Infos .) « L’annonce du dĂ©sarmement volontaire des rĂ©siduels FDLR a créé une tempĂȘte des rĂ©actions dans le chef des politiques Rwandais par le simple fait que le gouvernement congolais pourrait vider brutalement les prĂ©textes du rwanda dans sa guerre d’agression encours dans l’Est de la #RDC . Mais toute fois, ça serait ĂȘtre naĂŻf pour croire en la bonne fois du rwanda Ă  respecter l’accord de #Washington par le simple engagement des FDLR Ă  se dĂ©mobiliser pacifiquement.», indique un chercheur en sĂ©curitĂ© dans la rĂ©gion des Grands Lacs.

TAZAMA RDC Infos

11,891 views ‱ 1 month ago

🔮 CNEWS | La sĂ»retĂ© dĂ©partementale d'Annecy est parvenue Ă  immobiliser plusieurs voitures de sport haut de gamme immatriculĂ©es en Pologne, dont les conducteurs, parfois jeunes et sans permis, multipliaient les dĂ©lits routiers et les refus d'obtempĂ©rer. C'est justement au volant d'une de ces voitures de sport, immatriculĂ©es en Pologne, que le jeune Nahel a Ă©tĂ© tuĂ© par un tir de policier, aprĂšs plusieurs refus d'obtempĂ©rer, le 27 juin dernier. Le cas de Nahel est loin d'ĂȘtre isolĂ©: depuis plusieurs annĂ©es ce type de voitures circulent dans les banlieues. La raison est simple, et trĂšs bien expliquĂ©e dans une note de police, que CNEWS a pu consultĂ©e: đŸ–‹ïž « Le systĂšme de fraude est le suivant. Un conducteur souhaite Ă©chapper aux contraventions dressĂ©es Ă  l'encontre de son vĂ©hicule. Pour cela il se rend en Allemagne, au Luxembourg ou au Pays Bas, et souscrit une location de longue durĂ©e aprĂšs d'une sociĂ©tĂ© de droit Ă©tranger, qui reste propriĂ©taire du vĂ©hicule. RĂ©sultat le conducteur se fait verbaliser de nombreuses reprises. Les contraventions sont envoyĂ©es Ă  la sociĂ©tĂ© Ă©trangĂšre, qui ne paye pas les contraventions et ne dĂ©signe pas le conducteur habituel du vĂ©hicule. » Depuis la rĂ©daction de cette note, qui est datĂ©e de dĂ©cembre 2020, sont arrivĂ©es les voitures polonaises, qui ont encore un autre avantage: leur prix de location dĂ©fit toute concurrence et permet mĂȘme de gagner de l'argent. Ces voitures sont louĂ©es environ 500€ par mois, puis sous-louĂ©e de façon plus ou moins clandestine en France pour des plus courtes durĂ©es, par des micro-sociĂ©tĂ©s, environ 500€ la journĂ©e. Ces locations se font par les rĂ©seaux sociaux, les messageries cryptĂ©es, le bouche Ă  oreille, voire par certains garages. Ce business est en apparence tellement lucratif que, sur les rĂ©seaux sociaux, certains « entrepreneurs » de ce type se vantent d’avoir rĂ©ussi et proposent des formations pour devenir loueur de voitures de sport
 L'ennui c'est que les conducteurs de ces voitures, qui se sentent intouchables puisque les plaques d'immatriculation sont difficilement traçables pour la police, multiplient les infractions. On retrouve ces vĂ©hicules dans certaines affaires de trafic de drogue, dans les clips de rap et aussi dans les cortĂšges des "mariages communautaires". Pour faire face, la police tente de jouer sur la rĂ©glementation lĂ©gislative (notamment liĂ©es aux assurances) pour envoyer les vĂ©hicules Ă  la fourriĂšre et ainsi les immobiliser, jusqu'Ă  ce que les propriĂ©taires Ă©trangers soient contraints de se dĂ©placer pour les rĂ©cupĂ©rer. C'est ainsi qu'ont procĂ©dĂ© les enquĂȘteurs de Nancy. C'est d'ailleurs ce qui Ă©tait recommandĂ© aux policiers dans une note de police Ă©mise en 2019 (en commentaire). On en parlait hier sur CNEWS dans #SoirInfo:

Amaury Bucco

826,311 views ‱ 3 years ago

⚠‌ LE BUMIDOM đŸ‘‡đŸŸ Le BUMIDOM (Bureau pour le dĂ©veloppement des migrations dans les dĂ©partements d’outre-mer) est une organisation créée en 1963 par le gouvernement français. Son objectif principal Ă©tait de favoriser la migration de travailleurs originaires des dĂ©partements d’outre-mer français (notamment la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et La RĂ©union) vers la mĂ©tropole pour rĂ©pondre aux besoins de main-d’Ɠuvre en France hexagonale aprĂšs la Seconde Guerre mondiale. Objectifs du BUMIDOM 1.RĂ©pondre aux besoins Ă©conomiques de la mĂ©tropole : La France avait un dĂ©ficit de main-d’Ɠuvre dans certains secteurs (services, industrie, construction, etc.). 2.Lutter contre le chĂŽmage dans les DOM : Dans les territoires d’outre-mer, le chĂŽmage Ă©tait Ă©levĂ©, et les opportunitĂ©s Ă©conomiques Ă©taient limitĂ©es. 3.Encourager une “intĂ©gration” nationale : L’État voulait renforcer le lien entre les DOM et la mĂ©tropole en intĂ©grant les ultramarins Ă  l’économie française. Fonctionnement ‱Le BUMIDOM finançait les voyages des ultramarins vers la mĂ©tropole. ‱Il offrait des formations professionnelles pour les prĂ©parer Ă  occuper des postes dans des secteurs spĂ©cifiques. ‱Il garantissait un emploi ou un logement temporaire aux migrants Ă  leur arrivĂ©e. Critiques et consĂ©quences Le BUMIDOM a Ă©tĂ© critiquĂ© pour plusieurs raisons : ‱Conditions de vie prĂ©caires : Beaucoup d’ultramarins ont Ă©tĂ© confrontĂ©s Ă  des difficultĂ©s d’intĂ©gration, des discriminations et des logements insalubres. ‱DĂ©racinement : Ces migrations massives ont provoquĂ© une rupture culturelle et familiale pour de nombreuses personnes. ‱Perte de compĂ©tences dans les DOM : Le dĂ©part de jeunes actifs a contribuĂ© Ă  vider ces territoires de talents qui auraient pu participer Ă  leur dĂ©veloppement local. En 1982, le BUMIDOM a Ă©tĂ© remplacĂ© par l’ANT (Agence nationale pour l’insertion et la promotion des travailleurs d’outre-mer), avec des objectifs similaires mais une approche diffĂ©rente. Aujourd’hui, l’histoire du BUMIDOM reste un sujet sensible et important pour comprendre les relations entre la France hexagonale et ses territoires d’outre-mer.

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29,417 views ‱ 1 year ago

En Afghanistan : du drame gĂ©ologique au crime sexiste de masse Dans la nuit du 31 aoĂ»t dernier, la terre aviolemment tremblĂ© en Afghanistan, dans l’Hindou-Kouch, une chaĂźne de hautes montagnes qui prolonge l’Himalaya par l’Ouest. Et quand le sol a cessĂ© de se dĂ©former, quand la poussiĂšre est retombĂ©e sur les dĂ©combres des maisons dĂ©truites, une deuxiĂšme tragĂ©die a commencĂ© pour les femmes et les filles victimes du sĂ©isme : la tragĂ©die de n’ĂȘtre pas secourues par les Ă©quipes d’hommes qui arrivaient sur les lieux. C’est ce qu’a rĂ©vĂ©lĂ© une enquĂȘte sur place du New York Times parue le 4 septembre, et fondĂ©e sur de multiples tĂ©moignages : les femmes et les filles n’ont pas Ă©tĂ© secourues. Car les lois afghanes, dictĂ©es par l’islamisme fanatique des talibans au pouvoir, interdisent tout contact physique entre les hommes et les femmes qui ne sont pas membres de la mĂȘme famille. Or en Afghanistan seulement 10 % du personnel de soin est fĂ©minin – et encore, c’est un vestige du passĂ©, et encore, ces professionnelles ne peuvent se dĂ©placer sans ĂȘtre chaperonnĂ©es par un tuteur. C’est pourquoi il n’y en avait quasiment pas, si ce n’est pas du tout, dans les Ă©quipes dĂ©pĂȘchĂ©es sur les lieux du sĂ©isme. Tahzeebullah Muhazeb, un volontaire de 33 ans, qui s’est rendu dans le village dĂ©vastĂ© de Mazar Dara, tĂ©moigne auprĂšs du New York Times : « On aurait dit que les femmes Ă©taient invisibles ». MĂȘme blessĂ©es, elles Ă©taient laissĂ©es sous les pierres, et devaient attendreque d’autres arrivent depuis des villages Ă©loignĂ©s pour les en dĂ©gager, quand elles survivaient. Quant aux mortes, prĂ©cise M.Muhazeb, « les secouristes les traĂźnaient par leurs vĂȘtements, afin d'Ă©viter tout contact avec la peau ». Le tremblement de terre a fait plus 3 600 blessĂ©s et 2 200 morts, dont on ne connaĂźt pas la rĂ©partition par sexe. Mais l’OMS a jugĂ© la situation assez prĂ©occupante pour demander ce lundi aux autoritĂ©s talibanes de lever les restrictions imposĂ©es aux travailleuses humanitaires afghanes. VoilĂ  dĂ©sormais quatre ans que les Talibans ont repris le pouvoir en Afghanistan aprĂšs que les États-Unis s’en sont retirĂ©s. On se souvient des dĂ©clarations de l’époque, des faux espoirs et des faux semblants. On se souvient des mots de notre ministre des Affaires Ă©trangĂšres d’alors, qui par excĂšs de diplomatie ou de naĂŻvetĂ© avait dit espĂ©rer une nouvelle gĂ©nĂ©ration de « talibans inclusifs ». Comme si ça pouvait exister, des talibans inclusifs. Quatre ans plus tard, les femmes et les filles afghanes ont Ă©tĂ© dĂ©possĂ©dĂ©es de tout par ce rĂ©gime capable, mĂȘme, de transformer un drame gĂ©ologique en un crime sexiste de masse. Dans le silence le plus total. Les Afghanes n’ont mĂȘme plus le droit de parler. Qui les entend ? Pas grand monde. Qui est leur voix ? Pas grand monde. Et ce silence est effarant.

Anne Rosencher

102,247 views ‱ 1 year ago

Comment les unitĂ©s FARDC rĂ©cemment dĂ©ployĂ©s a WALIKALE depuis KISANGANI officiellement pour combattre les FDLR, se sont elles retrouvĂ©es alliĂ©s Ă  ces derniers sur les lignes des fronts? Voici ce que l'on sait de la libĂ©ration de REMEKA: Le village de REMEKA, situĂ© dans le groupement d’Ufumandu 1er, dans la chefferie des Bahunde (MASISI), est passĂ© sous le contrĂŽle de la rĂ©bellion de l’AFC-M23 aprĂšs deux jours d’intenses combats avec une coalition hĂ©tĂ©roclite composĂ©e des FDLR, des Nyatura, de groupes MaĂŻ-MaĂŻ, des unitĂ©s Hiboux ainsi que des bataillons « Jungle » des FARDC, rĂ©cemment dĂ©ployĂ©s a WALIKALE depuis KISANGANI officiellement pour combattre les FDLR, mais qui se sont retrouvĂ©s alliĂ©s Ă  ces derniers sur les lignes des fronts. Au cours des combats, l’AFC-M23 a dĂ©truit le centre d’instruction des FDLR implantĂ© dans la zone, ainsi que le dispositif de commandement regroupant des Ă©lĂ©ments des FDLR, des Nyatura et des MaĂŻ-MaĂŻ, aux cĂŽtĂ©s des unitĂ©s spĂ©ciales des FARDC prĂ©citĂ©es. Depuis juillet 2022, REMEKA constituait une base stratĂ©gique des FDLR. Le groupe y avait installĂ© un Ă©tat-major avancĂ© lui permettant de contrĂŽler notamment Katoyi ( Masisi), ainsi que les axes menant vers Kibua et Hombo, dans le territoire de Walikale. À la suite de la rĂ©union de Pinga, en mai 2022, les FDLR et les Nyatura avaient rĂ©tabli Ă  REMEKA un centre d’instruction (CI) destinĂ© Ă  la formation de nouvelles recrues. Cette position leur avait Ă©galement servi de point de rĂ©ception d’armes et de munitions destinĂ©es Ă  leurs opĂ©rations dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, Ă  Katoyi, dans le territoire de Masisi, ainsi qu’à la constitution d’une ceinture stratĂ©gique autour des axes Ngungu-Rubaya (Masisi), de Hombo et Kibua, dans le territoire de Walikale. REMEKA, un village dĂ©jĂ  marquĂ© par les exactions des FDLR lors des opĂ©rations militaires de 2009 contre les FDLR. À cette Ă©poque, une centaine de villageois avaient Ă©tĂ© massacrĂ©s Ă  REMEKA et dans les villages environnants, notamment Katuunda et Bukumbiriri. Au lancement de ces opĂ©rations militaires, les FDLR avaient empĂȘchĂ© les populations civiles de quitter leurs villages, voulant les transformer des boucliers humains. Ceux qui tentaient de fuir REMEKA, Katuunda, Bukumbiriri et les localitĂ©s environnantes avaient Ă©tĂ© pris pour cibles.certains avaient Ă©tĂ© dĂ©capitĂ©s Ă  la machette, d’autres fusillĂ©s, tandis que plusieurs personnes avaient Ă©tĂ© tuĂ©es lors d’explosions de grenades. La reprise de REMEKA par l’AFC-M23 constitue ainsi un changement important dans le contrĂŽle d’une zone qui, depuis plusieurs annĂ©es, servait de position stratĂ©gique et de centre d’instruction aux FDLR et des NYATURA. REMEKA constituait une zone de repli des combattants FDLR, les Nyatura, les MaĂŻ-MaĂŻ ( wazalendo), les unitĂ©s spĂ©ciales des FARDC ( hiboux et bataillons de jungle) Ă  chaque fois qu'ils menaient des incursions dans les villages sous contrĂŽle de l'AFC-M23, Ă  KALEHE au Sud-kivu, notamment Ă  Ziralo, Ngungu, Rubaya et Katoyi (Masisi). Des incursions qui se soldaient par des meurtres contre des populations civiles, les pillages, abattages des bĂ©tails et des incendies systĂ©matiques des leurs villages. Texte: MAISHA RDC ✍

Sugira MireilleđŸ‡šđŸ‡©

31,580 views ‱ 1 month ago

6. Nturo, un village martyr, Ă©vacuĂ© trois fois en 30 ans Le village de Nturo, peuplĂ© au dĂ©part de 800 familles, illustre tragiquement le sort des Tutsis congolais. Trois fois depuis 1994, ces Ă©leveurs ont dĂ» abandonner leurs terres. Presque toutes leurs vaches ont Ă©tĂ© massacrĂ©es, et nombre d’entre eux ont Ă©tĂ© tuĂ©s par les milices qui sĂ©vissent dans la rĂ©gion. DĂšs 1995, les gĂ©nocidaires hutus et l’armĂ©e rwandaise dĂ©faite ont commencĂ© Ă  s’aventurer toujours plus loin Ă  partir des camps de Goma, oĂč ils Ă©taient gĂ©nĂ©reusement assistĂ©s par les organisations internationales, qui fermaient les yeux sur le fait qu’elles aidaient des assassins (y compris les femmes, souvent complices du gĂ©nocide). Le bĂ©tail volĂ© Ă©tait abattu dans des abattoirs financĂ©s par l’aide internationale ! DĂ©pouillĂ©s, menacĂ©s de mort simplement parce qu’ils Ă©taient tutsis – et pour les gĂ©nocidaires, il s’agissait d’achever le “travail” – ils ont dĂ» se rĂ©fugier au Rwanda ou en Ouganda, oĂč ils ont vĂ©cu dans des camps pendant des annĂ©es. Le 5 octobre 2023, le village a Ă©tĂ© incendiĂ© par la milice hutue Nyatura, les FDLR et les FARDC. Les troupes burundaises, prĂ©sentes dans le cadre d’un des multiples “accords de paix”, campaient sur une colline Ă  quelques centaines de mĂštres. Elles sont restĂ©es l’arme au pied, en parfaite complicitĂ© avec les incendiaires. Les habitants, ayant eu le temps de fuir Ă  Bwiza, en zone contrĂŽlĂ©e par le M23, sont revenus deux mois plus tard, aprĂšs la reprise de la zone par ce dernier. Ils ont trouvĂ© leur village entiĂšrement dĂ©vastĂ©. Depuis, ils l’ont reconstruit, mais de maniĂšre plus concentrĂ©e : les habitations isolĂ©es – que l’on voit brĂ»ler sur les images – ont Ă©tĂ© jugĂ©es trop difficiles Ă  dĂ©fendre. Le travail accompli est impressionnant. Le bois neuf tĂ©moigne de la reconstruction rĂ©cente. En journĂ©e, lors de ma visite, un seul groupe Ă©lectrogĂšne fonctionne. À quelques kilomĂštres de lĂ , on voit la ligne Ă©lectrique qui alimente la ferme de Kabila mais aucun village. Ces Tutsis congolais, enracinĂ©s dans le Masisi depuis toujours, ont Ă©tĂ© chassĂ©s trois fois de leurs terres en trente ans, la derniĂšre fois il y a moins de deux ans. Ils ont Ă©tĂ© massacrĂ©s, leur bĂ©tail volĂ© ou tuĂ©. Pourquoi feraient-ils confiance aux autoritĂ©s de Kinshasa ou Ă  la “communautĂ© internationale” ? Le M23 est leur seul protecteur, le seul garant de leur survie. L’alternative ? Au pire, la mort. Au mieux, une vie indigne dans un camp de rĂ©fugiĂ©s dans un autre pays que le leur, sous l’assistance des ONG et des Nations Unies, le camp du bien et de la bien-pensance du monde occidental. Nturo est loin d'ĂȘtre un cas isolĂ©, des centaines de villages ont vĂ©cu pire. Pour l'ONU, l'Union europĂ©enne, la Belgique ces gens n'ont sans doute pas le droit de vivre ... #Kivu2025 LĂ©gende : l'incendie du village, une partie reconstruite Plus d'images sur et

Alain Destexhe

19,635 views ‱ 1 year ago