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🇨🇳🇨🇭LES CHINOIS ONT SORTI UN SUPER CLONE DE LA ROLEX SUBMARINER. Non seulement quasiment personne ne peut faire la différence (hormis des horlogers de Rolex qui démontraient le mouvement), cette fois, même l'acier est identique. Le mouvement est une copie identique du mouvement de chez Rolex mais il est...

14,230 次观看 • 13 天前 •via X (Twitter)

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🔴 En 1973, lors de sa dernière interview, Hannah Arendt pose une question toujours brûlante : La France et les États-Unis sont-ils véritablement des démocraties ? Raymond Aron proposait cette définition : la démocratie est « l’organisation de la concurrence pacifique en vue de l’exercice du pouvoir ». » Roger Errera : Votre premier livre, publié en 1951, a pour titre Les Origines du totalitarisme. Pourquoi avez-vous choisi ce sujet ? Hannah Arendt : J’ai commencé à m’intéresser au totalitarisme quand Hitler est arrivé au pouvoir en 1933. À cette époque, je vivais en Allemagne. J’ai quitté l’Allemagne immédiatement après l’arrivée au pouvoir d’Hitler. Mais le problème du totalitarisme m’a poursuivie depuis lors. Roger Errera : Vous distinguez très nettement le totalitarisme des formes traditionnelles de despotisme, de tyrannie ou de dictature. Quelles sont les caractéristiques essentielles du totalitarisme ? Hannah Arendt : La caractéristique essentielle du totalitarisme est la terreur totale. La terreur n’est pas la même chose que la violence. La violence est un moyen pour atteindre une fin. La terreur est un moyen pour maintenir le mouvement en marche. Le totalitarisme est un mouvement qui ne s’arrête jamais. Il est en perpétuel mouvement. Et la terreur est le moyen de maintenir ce mouvement. Roger Errera : Vous avez écrit que le totalitarisme est une forme nouvelle de gouvernement. Pourquoi ? Hannah Arendt : Parce qu’il n’y a jamais eu auparavant un gouvernement qui prétende contrôler totalement la vie des individus, non seulement leur vie publique, mais aussi leur vie privée. Le totalitarisme détruit la sphère privée. Il détruit la pluralité humaine. Roger Errera : Vous êtes arrivée dans ce pays [les États-Unis] en 1941, vous veniez d’Europe. Vous y vivez donc depuis 32 ans. Quelle était votre impression dominante à votre arrivée ? Hannah Arendt : Mon impression dominante, c’est que l’Amérique n’est pas un État-nation. L’Amérique est une république fondée sur une Constitution. Les Founding Fathers (les pères fondateurs) n’ont jamais cru que la tyrannie pouvait provenir du pouvoir exécutif, parce qu’ils ne voyaient pas ce pouvoir autrement que comme l’exécution de ce que le législatif avait décrété sous diverses formes. Nous savons aujourd’hui que le plus grand danger de tyrannie vient bien sûr de l’exécutif. Roger Errera : Pensez-vous que les États-Unis et la France sont des démocraties au sens plein du terme ? Hannah Arendt : La France est un État-nation, avec une longue tradition centralisée. Les États-Unis sont une république fondée sur la séparation des pouvoirs et la limitation du pouvoir. Mais aujourd’hui, avec la crise du Watergate, nous voyons une crise constitutionnelle profonde aux États-Unis : pour la première fois, un conflit ouvert entre le législatif et l’exécutif. […] Roger Errera : Le mensonge en politique est-il inhérent à la démocratie ? Hannah Arendt : Le mensonge a toujours existé en politique. Mais dans les régimes totalitaires, le mensonge devient total : on réécrit l’histoire, on nie les faits. Dans les démocraties, le mensonge est limité par la pluralité des opinions et la liberté de la presse. Si tout le monde vous ment toujours, la conséquence n’est pas que vous croyez les mensonges, mais que plus personne ne croit rien. Les gens ne croient plus aux faits. […] Hannah Arendt (conclusion sur la pensée) : Penser est dangereux, car penser met en question tout ce qui est établi. Il n’y a pas de pensées dangereuses ; penser en soi est dangereux. L’intégralité de la vidéo : ©️

Péonia

50,326 次观看 • 8 个月前

Jean-Luc Godard à Darius Rochebin : « Sur ma tombe, il faudra marquer : au contraire. » Darius Rochebin "J'aime bien l'escarmouche, ou ce qu'on appelait autrefois la dispute, au moyen-âge : est-ce que le Christ est ceci, ou est-ce que le Christ est cela ? et quand j'étais aux éclaireurs, mon surnom, mon totem, c'était moineau chamailleur. Contredire. Penser contre. Contradiction. Une diction contre une autre diction." Jean-Luc Godard à Olivier Bombarda, 2007 : "Aujourd'hui on ne parle plus. Si vous dites à un ami : "ton film est bête", voilà vous ne le verrez plus, ça sera plus votre ami. Autrefois, il y avait certains cercles, qui ne se parlaient quasiment pas entre eux, mais à l'intérieur de ces cercles ça se disputait, au sens de la conversation-dispute. J'aime la dispute. L'avantage du cinéma, de la littérature, de l'art, c'est de faire des disputes violentes, de ne pas chercher le compromis. Les artistes n'ont pas besoin de compromis. L'art est irréel dans ce sens, il ne demande pas le compromis. C'est une autre réalité. On se disputait violemment. Ma séparation avec François Truffaut est venue en fait de choses qu'on n'a pas osées se dire." Paul Valéry, 1935 : "Je suis l'autre face de toutes choses". "Je suis l'envers de toutes choses - et de moi-même !" Gilles Deleuze, sur Jean-Luc Godard : "Godard n'est pas un dialecticien. Ce qui compte chez lui, ce n'est pas 2 ou 3, ou n'importe combien, c'est ET. La conjonction ET. L'usage du ET chez Godard, c'est l'essentiel. C'est important parce que toute notre pensée est plutôt modelée sur le verbe être, EST. La philosophie est encombrée de discussions sur le jugement d'attribution (le ciel est bleu) et le jugement d'existence (Dieu est), leurs réductions possibles ou leur irréductibilité. Mais c'est toujours le verbe être. Même les conjonctions sont mesurées au verbe être, on le voit bien dans le syllogisme. Il n'y a guère que les Anglais et les Américains pour avoir libéré les conjonctions, pour avoir réfléchi sur les relations. Seulement quand on fait du jugement de relation un type autonome, on s'aperçoit qu'il se glisse partout, qu'il pénètre et corrompt tout : le ET n'est même plus une conjonction ou une relation particulières, il entraîne toutes les relations, il y a autant de relations que de ET, le ET ne fait pas seulement basculer toutes les relations, il fait basculer l'être, le verbe... etc. Le ET, « et ... et ... et ... », c'est exactement le bégaiement créateur, l'usage étranger de la langue, par opposition à son usage conforme et dominant fondé sur le verbe être. (Proust disait que les beaux livres sont forcément écrits dans une sorte de langue étrangère. C'est la même chose pour les émissions de Godard ; il a même perfectionné son accent suisse à cet effet. C'est ce bégaiement créateur, cette solitude qui fait de Godard une force). Bien sûr, le ET, c'est la diversité, la multiplicité, la destruction des identités. La porte de l'usine n'est pas la même, quand j'y entre, et puis quand j'en sors, et puis quand je passe devant, étant chômeur. La femme du condamné n'est pas la même, avant et après. Seulement la diversité ou la multiplicité ne sont nullement des collections esthétiques (comme quand on dit « un de plus », « une femme de plus » ...), ni des schémas dialectiques (comme quand on dit « un donne deux qui va donner trois »). Car dans tous ces cas, subsiste un primat de l'Un, donc de l'être, qui est censé devenir multiple. Quand Godard dit que tout se divise en deux, et que, le jour, il y a le matin et le soir, il ne dit pas que c'est l'un ou l'autre, ni que l'un devient l'autre, devient deux. Car la multiplicité n'est jamais dans les termes, en quelque nombre qu'ils soient, ni dans leur ensemble ou la totalité. La multiplicité est précisément dans le ET, qui n'a pas la même nature que les éléments ni les ensembles. Ni élément ni ensemble, qu'est-ce que c'est, le ET ? Je crois que c'est la force de Godard, de vivre et de penser, et de montrer le ET d'une manière très nouvelle, et de le faire opérer activement. Le ET, ce n'est ni l'un ni l'autre, c'est toujours entre les deux, c'est la frontière, il y a toujours une frontière, une ligne de fuite ou de flux, seulement on ne la voit pas, parce qu'elle est le moins perceptible. Et c'est pourtant sur cette ligne de fuite que les choses se passent, les devenirs se font, les révolutions s'esquissent. « Les gens forts, ce n'est pas ceux qui occupent un camp ou l'autre, c'est la frontière qui est puissante ». Le but de Godard : « voir les frontières », c'est-à-dire faire voir l'imperceptible. Le condamné et sa femme. La mère et l'enfant. Mais aussi les images et les sons. Et les gestes de l'horloger quand il est à sa chaîne d'horlogerie et quand il est à sa table de montage : une frontière imperceptible les sépare, qui n'est ni l'un ni l'autre, mais aussi qui les entraîne l'un et l'autre dans une évolution non-parallèle, dans une fuite ou dans un flux où l'on ne sait plus qui poursuit l'autre ni pour quel destin. Toute une micropolitique des frontières, contre la macro-politique des grands ensembles. On sait au moins que c'est là que les choses se passent, à la frontière des images et des sons, là où les images deviennent trop pleines et les sons trop forts. C'est ce que Godard a fait dans 6 fois 2 : 6 fois entre les deux, faire passer et faire voir cette ligne active et créatrice, entraîner avec elle la télévision." (Gilles DELEUZE, A propos de Sur et sous la communication - Trois questions sur Six fois deux. - Cahiers du cinéma n°271, novembre 1976)

films7

43,100 次观看 • 1 个月前

🔴Voici la vidéo ahurissante relayée par un élu LFI de Lyon où il est expliqué que le 7 octobre n’est PAS un pogrom mais une vengeance et que le Hamas n’est PAS antisémite par nature, il y a juste quelques-uns de ses membres qui sont peut-être à la marge antisémites (un peu comme chez les Insoumis…). Remettons les choses au clair pour ces menteurs qui légitiment des terroristes : dans sa charte de création, le Hamas revendique le jihad et sa principale mission est l’extermination des juifs. C’est écrit noir sur blanc. « le Mouvement de la Résistance Islamique aspire à l'accomplissement de la promesse de Dieu, quel que soit le temps nécessaire. L'Apôtre de Dieu -que Dieu lui donne bénédiction et paix- a dit : "L'Heure ne viendra pas avant que les musulmans n'aient combattu les Juifs (c'est à dire que les musulmans ne les aient tués), avant que les Juifs ne se fussent cachés derrière les pierres et les arbres et que les pierres et les arbres eussent dit : 'Musulman, serviteur de Dieu ! Un Juif se cache derrière moi, viens et tue-le. Un seul arbre aura fait exception, le gharqad qui est un arbre des Juifs" ». Cette façon de nous vendre une organisation terroriste comme de pauvres petits lapins des bois opprimés alors que ce même terrorisme a frappé plusieurs fois le sol français - dont Azzam Amin est censé être le représentant comme élu - est un putain de SCANDALE. Quel est le message ? Hormis d’affirmer son soutien aux ennemis de la France et de cracher son antisémitisme. C’est ÇA la France Insoumise : un parti qui explique qu’être antisémite et soutenir le terrorisme c’est juste une opinion qui se défend du moment qu’on qualifie cela de « sionisme » et de « résistance ». De grands malades.

Charlotte Rocher

42,524 次观看 • 1 个月前