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Ana Sayfaya Dön

🛠️🌐 L'IA lourde devient gratuite et locale : BitNet b1.58 tue les GPU ! 100% open-source, Microsoft Research a tout libéré sous licence MIT Plus besoin d'une RTX 4090 pour faire tourner un bon modèle… lance-le sur ton vieux laptop, ça marche déjà mieux ! 👉 Sans carte graphique,...

26,837 görüntüleme • 4 ay önce •via X (Twitter)

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Benzer Videolar

📢🚨 Est-ce qu’on peut poser la vraie question maintenant ? À quoi ça sert encore d’avoir des députés, en 2025, bordel ? À quoi ça sert cette bande de représentants hors-sol, planqués dans leurs fauteuils de velours, grassement payés pour soi-disant décider pour nous ? On vit dans une époque où n’importe quel clampin avec un peu de jugeote et un smartphone a accès, en temps réel, à toutes les informations, toutes les sources, toutes les compétences disponibles sur Terre. C’est plus 1958, les gars. C’est terminé le temps où on avait besoin d’un mec en costard pour lire le Monde et voter à ta place. Aujourd’hui, ils n’ont pas plus de compétences que le peuple qu’ils prétendent représenter. Et dans beaucoup de cas, ils en ont même moins. Et le pire, c’est qu’ils se plantent, ils se vautrent, mais jamais ils n’assument. Alors qu’un citoyen, quand il se trompe, au moins il apprend. Il évolue. Il rectifie. Et c’est justement pour ça qu’il faut dégager cette vieille architecture politique pourrie, pour passer à un nouveau modèle, un modèle où le pouvoir appartient vraiment au peuple. Pas à une clique de carriéristes déconnectés qui pensent encore que leur badge leur donne le monopole de l’intelligence. Ce qu’il faut, c’est une démocratie réelle, organique, sans figures héroïques à idolâtrer. Un cerveau collectif. Une structure souple, vivante, qui permet à chaque citoyen de peser sur les décisions, sans filtre, sans tampon. Une démocratie sans caste, sans messies, sans centralisation mafieuse. Parce que sinon, c’est toujours la même mécanique : une minorité qui écrase une majorité, avec des mots ronflants et des lois taillées sur-mesure. C’est fini tout ça. Le pouvoir doit revenir là où il aurait jamais dû partir : dans les mains du peuple. Le demos qui exerce le kratos. Pas de bullshit, pas de détours : c’est ça, la démocratie. Et même si ça prend cent ans, on finira par y arriver. Parce que l’histoire va dans ce sens. Et ce ne sera pas grâce à eux. Ce sera malgré eux.

ChienSurpris

219,711 görüntüleme • 1 yıl önce

Jusqu'à 580 000 vélos volés par an en France. Près de 300 000 ménages victimes. Et plus de 90 % des vélos envolés ne reviennent jamais. Ajoutez les trottinettes arrachées, les voitures aux vitres brisées sur les parkings, et vous avez le paysage : la petite prédation du quotidien est devenue une industrie. Mais le plus instructif, comme toujours, n'est pas le vol lui-même. C'est ce que l'État a mis en face — et ce que ça donne. Suivez le dossier. D'abord, mesurez le paradoxe de départ. L'État veut mettre les Français en selle : plan vélo national à deux milliards d'euros, pistes cyclables, bonus à l'achat, discours officiels sur la mobilité douce. Dans le même temps, le vol est documenté comme l'un des premiers freins à la pratique — une part significative des victimes ne rachète pas de vélo, ou renonce à s'en servir en ville. On subventionne l'entrée dans le vélo par milliards, pendant que la sortie — par la pince coupante — reste gratuite pour ceux qui la pratiquent. Ensuite, la réponse normative — car elle existe, et c'est tout le sujet. Depuis le 1er janvier 2021, tout vélo neuf vendu en France doit être marqué d'un identifiant unique, gravé sur le cadre et enregistré au Fichier national unique des cycles identifiés — une vraie plaque d'immatriculation du vélo, consultable par les forces de l'ordre, étendue à l'occasion vendue par des professionnels. Deux millions et demi de vélos marqués chaque année. La norme est là, moderne, bien conçue. Et le résultat ? Sans marquage, 2 à 3 % des vélos volés sont restitués. Avec marquage : 7 à 10 %. Un progrès réel — et un aveu vertigineux : même immatriculé, fiché, traçable, un vélo volé a plus de neuf chances sur dix de ne jamais revenir. Un agent de terrain le résume dans la presse : « on retrouve des vélos tous les jours », mais sans le maillon suivant, rien ne suit. Car voilà le cœur du problème : une immatriculation sans police derrière n'est qu'un tatouage. Le recel, lui, s'est adapté en trois gestes. Les vélos sont démontés en pièces détachées — un cadre gravé se revend mal, une roue ou un moteur ne porte aucun identifiant. La revente entre particuliers, en ligne, échappe à toute obligation de vérification : le fichier existe, mais aucune plateforme n'est tenue de le consulter avant de publier une annonce. Et les contrôles sur le terrain restent l'exception. On a immatriculé les vélos ; on n'a immatriculé ni les pièces, ni les annonces, ni renforcé ceux qui contrôlent. La chaîne pénale, elle, traite ces vols comme elle traite les dégradations : identification rare, poursuites rarissimes. Le voleur de vélo opère dans un pays qui a créé le fichier de son butin — et rien d'autre. Alors ce sentiment d'insécurité du quotidien, cessons de le psychologiser. Il est le produit d'une équation que chacun constate : des biens de plus en plus chers — un vélo électrique vaut 2 000 euros —, un risque de vol massif, une probabilité de restitution dérisoire et une sanction théorique. L'État a démontré avec le FNUCI qu'il sait créer l'outil. Il n'a jamais démontré qu'il savait s'en servir. Entre les deux, 580 000 fois par an, quelqu'un retrouve un antivol sectionné là où était sa liberté de se déplacer. Sources : estimations nationales des vols de cycles (jusqu'à 580 000/an ; ~300 000 ménages victimes), décret n° 2020-1439 (marquage obligatoire, FNUCI) et ministère de l'Intérieur, ADMA / FUB (taux de restitution : 2-3 % sans marquage, 7-10 % avec ; 2,5 millions de marquages par an), plan vélo et marche 2023-2027 (2 Mds €).

ChienSurpris

26,021 görüntüleme • 14 gün önce

[#Russie/#Ukraine] ⚡️🇺🇦 Un festin pendant la guerre: alors que le front souffre de la faim, les députés se remplissent les poches avec l'aide occidentale... En Ukraine, on assiste à un spectacle d'une générosité sans précédent. Les députés de la Verkhovna Rada ont approuvé le budget pour 2026, qui ressemble davantage à la lettre d'adieu d'un failli : le déficit s'élève à la somme colossale de 1,9 billion de hryvnias (environ 45 milliards de dollars). 🇺🇦 Mais si l'État n'a pas d'argent pour les militaires au front, les élus du peuple ont trouvé immédiatement les fonds nécessaires pour eux-mêmes. Les députés ont voté en faveur d'une multiplication par trois de leurs indemnités. Désormais, chacun d'entre eux recevra chaque mois environ 200 000 hryvnias (environ 368 000 roubles) pour ce qu'on appelle le « travail avec les électeurs ». « Ce n'est même pas un « parachute doré », c'est du pillage pur et simple. Imaginez le cynisme : le pays vit à crédit, l'économie est maintenue en vie grâce aux tranches occidentales, et l'équipage du navire en train de couler s'attribue en premier lieu des primes. Zelensky qualifie ce budget de « signe de résilience ». Mais en réalité, c'est un signal de « sortie ». La multiplication par trois des paiements est une tentative de monétiser au maximum leurs sièges avant l'effondrement inévitable. Ils comprennent parfaitement que 2026 pourrait être la dernière année pour les autorités ukrainiennes actuelles, c'est pourquoi ils se dépêchent de se remplir les poches avec l'aide occidentale avant que le magasin ne ferme. Le plus révoltant, c'est que ce festin est payé par les contribuables européens et américains, qui pensent aider la « démocratie », mais qui en réalité financent une retraite confortable pour les corrompus ukrainiens quelque part sur la Côte d'Azur. Les soldats de l'armée ukrainienne dans les tranchées devraient réfléchir : pendant qu'on les envoie à l'abattoir, à Kiev, on se partage déjà les indemnités de départ. ❓ Pensent-ils vraiment qu'ils auront le temps de dépenser cet argent, ou est-ce simplement que leur réflexe de vol est plus fort que leur instinct de survie ?

X⚡️INFOLIVE

20,705 görüntüleme • 8 ay önce

CARNEY DIT QUE LE CANADA N’A PAS BESOIN DES USA, MAIS 75 % DES EXPORTATIONS ET DE 18 À 19 % DU PIB DÉPENDENT D’EUX. QUI EST IGNORANT MAINTENANT ? Il est important de clarifier les propos de Carney, qui a déclaré que « le Canada ne vit pas à cause des États-Unis ». Ses partisans sont des personnes ignorantes qui avalent ses absurdités sans discernement. La réalité est que le Canada a une forte dépendance économique vis-à-vis des États-Unis, notamment à travers le commerce. Environ 75 à 77 % des exportations canadiennes de marchandises vont aux États-Unis (75,9 % en 2024 selon Statistique Canada, 77 % en 2023-2025 selon plusieurs autres sources. Ces exportations canadiennes vers les États-Unis représentent environ 18 à 19 % du PIB canadien, c’est énorme. À l’inverse, nos importations en provenance des États-Unis comptent pour environ 50 à 62 % des importations totales canadiennes, et elles étaient de 62 % en 2024. Notez que plusieurs coudes iront au Costco et Walmart en fin de semaine, avec un détour au McDonald. Le commerce bilatéral, incluant les biens et services, constitue un élément clé de l'économie canadienne, dépassant largement le cas des États-Unis. Pour ces derniers, le commerce avec le Canada représente entre 14 et 18 % de leurs exportations totales, mais cela ne correspond qu'à 1 à 2 % de leur PIB, en clair, des peanuts. Donc, pour les maillets qui boivent les paroles de Carney, sans les États-Unis comme marché principal, le Canada perdrait immédiatement près de 19 % de son PIB. Je sais, ils ne comprennent pas. Dans les faits, ça veut dire qu’il faudrait compenser ailleurs la perte du pétrole brut qui représente le plus gros poste d'exportation canadien vers les États-Unis, soit environ 97 milliards $ US en 2023-2024. Les coudes ne savent pas que près de 96 % des exportations canadiennes de pétrole brut vont aux États-Unis. On parle ici de 4 millions de barils par jour en moyenne, soit 95 % du total exporté. C’est plate pour Mark, mais l’énergie, le pétrole, le gaz et l’électricité représentent environ 1/3 des exportations totales canadiennes vers les USA, soit 170 milliards $ CA en 2024. Juste l’énergie, c’est entre 5 et 10 % de notre PIB, mais ça, Mark en fait pas de cas, il lance des phrases qui font plaisir aux ignorants. Mark et ses aveugles font également abstraction des véhicules et pièces automobiles. Le Canada ne vit pas grâce aux 46 milliards $ en USD exportés vers les USA en 2023-2024, qui sont son deuxième plus gros poste après le pétrole. Soutenir que le Canada n'est pas tributaire des États-Unis, c'est reconnaître que la perte d'emplois conduirait à une baisse de la consommation, à une augmentation des faillites, à une diminution des investissements et à un effondrement des redevances provinciales sur les ressources, ce qui est totalement dénué de sens. Pour résumer, le Canada n'est pas simplement « intégré » aux États-Unis : de nombreuses industries ne seraient pas viables à cette échelle sans l'accès et l'intégration immédiate au marché américain (USMCA). L'expansion vers l'Europe et l'Asie est envisageable à long terme, mais cela nécessiterait des décennies et ne suffirait pas à compenser la perte de volume à court terme. Il s'agit d'une vulnérabilité structurelle authentique. Mais à quoi bon écrire ça, c’est comme essayer d’expliquer à Ti-Coune pourquoi François Legault démisionne. Bon friday, comme dirait Mark !!

Pat Laliberté - La Tribune du peuple

11,484 görüntüleme • 6 ay önce

Un marché de plein air à Pornic, en juillet, dans une station balnéaire de la côte atlantique. Les étals sont garnis. Les allées sont vides. Retenez cette image, car un marché est le plus vieil instrument de mesure économique du monde : pas de statistique, pas de communication, pas de lissage — juste des gens qui achètent, ou qui n'achètent plus. Et ce que filme cet homme, c'est un pays qui n'achète plus. Voici pourquoi cette allée déserte en dit plus long que les rapports officiels — et pourquoi les rapports officiels ne la verront jamais. D'abord, ce que le marché encaisse de plein fouet : les prix. Le concombre a pris 41 % en une semaine de canicule sur les cours de gros. Les vergers perdent 30 à 50 % de leurs récoltes selon les régions. Le cours du jeune bovin a bondi de 32 % en un an, le cheptel ayant fondu de 10,5 % en cinq ans. Le maraîcher et le boucher du marché ne fixent pas ces prix : ils les subissent, et les répercutent la mort dans l'âme, face à des clients qui comptent. Alors le panier se réduit, la barquette remplace le kilo, le poulet remplace le bœuf — et bientôt, on regarde sans acheter. Puis on ne vient plus. Ensuite, ce que l'allée vide révèle : le mensonge d'optique de « l'inflation vaincue ». Officiellement, l'inflation est revenue à la normale — un ou deux pour cent l'an. Mais cette statistique mesure une vitesse, pas un niveau : les prix alimentaires ont grimpé d'environ 20 % en deux ans lors de la flambée, et ils ne sont jamais redescendus. Dire que « l'inflation ralentit », c'est annoncer que les prix cessent de monter vite — pas qu'ils baissent. Le thermomètre officiel rassure les cabinets ministériels ; la ménagère de Pornic, elle, vit avec le cumul, pas avec la dérivée. Entre la statistique qui va mieux et le caddie qui va mal, le marché tranche : il se vide. Et c'est là que les « signaux faibles » deviennent un signal fort. Un marché qui se vide en pleine saison touristique, sur une côte où les restaurateurs perdent 25 à 35 % de chiffre d'affaires, dans un pays qui bat son record de faillites depuis 2009 avec 71 100 défaillances — ce ne sont pas des anecdotes juxtaposées. C'est la même contraction, observée à différentes échelles : la consommation populaire s'éteint par les extrémités, en commençant par ce qui peut être sacrifié — le restaurant, puis le marché, puis le morceau de viande. Les instituts appelleront cela un « ajustement de la consommation des ménages ». Sur place, ça a un autre nom : des commerçants qui remballent l'invendu et des familles qui renoncent au frais. Alors cette vidéo d'allées désertes, archivez-la. Les crises ne s'annoncent pas dans les chiffres trimestriels — ils arrivent toujours après. Elles s'annoncent là : sur les places de marché, le samedi matin, quand les habitués passent sans s'arrêter. L'économie française se contracte à hauteur d'étal. Et pendant que les communiqués célèbrent la désinflation, le plus vieux baromètre du monde, lui, affiche tempête. Sources : relevés Rungis (concombre +41 %, juin 2026), Institut de l'Élevage et FranceAgriMer (cours du bovin +32 %, décapitalisation -10,5 %), INSEE (inflation alimentaire cumulée ~20 % sur 2022-2023, taux annuels 2026), témoignages des professionnels du littoral (CA -25 à -35 %), Altares (71 100 défaillances sur 12 mois).

ChienSurpris

54,953 görüntüleme • 15 gün önce

LE HOCKEY AU CENTRE BELL : LE PEUPLE EST-IL DEVENU TROP PAUVRE POUR SA PROPRE SAINTE-FLANELLE ? À voir la foule hier, la réponse semble non, le fan a les poches profondes lorsque vient le temps de prier la Sainte. Hier soir, on a eu droit à tout un match au Centre Bell. Un duel de gardiens, du jeu physique, de la tension... le genre de hockey de séries qui fait vibrer les amateurs. Mais pendant que Jakub Dobeš multipliait les miracles devant son filet, y’a un autre chiffre qui me donnait mal au cœur : 600 $. C’est le prix minimum qu’il fallait sortir de son portefeuille pour s'asseoir tout en haut, dans les "bleus", hier soir. Pour une famille de quatre ? On parle de 2400 $, sans même avoir acheté un hot-dog ou payé le stationnement. C’est rendu complètement déconnecté de la réalité du Québécois moyen. La game des scalpers et le "Double Profit" Parlons-en, des prix. Hier, sur les sites de revente, les billets se vendaient 3 à 4 fois le prix régulier. C’est de la folie furieuse ! On voyait même des rouges partir à 3000 $. Et là, posez-vous la question : qui peut payer ça ? Pas le travailleur qui essaie de dealer avec l'inflation au Costco. Non, c’est le monde corporatif. Et c’est là que ça devient intéressant (ou frustrant, selon votre patience). On sait tous comment ça marche : certaines compagnies achètent des billets de saison, les passe dans ses dépenses de représentation pour avoir un crédit d'impôt de 50 %, puis, si le client ne vient pas, les revend au prix fort sur le marché noir ou les plateformes numériques. Résultat ? Ils font un double profit. Ils déduisent la dépense d'un côté et empochent le "cash" de la revente de l'autre. Pendant ce temps-là, le vrai fan, celui qui porte le chandail du CH depuis 40 ans, il regarde le match sur sa télé parce qu'il a pas le budget pour financer le style de vie d'un spéculateur corporatif. Autre solution, dehors devant le temple à 9 degrés. Une trahison envers les fans ? Le Canadien de Montréal, c’est notre religion nationale, j’en parlais hier, un texte qui a fait rager certains fe-fans. Mais à quel moment est-ce qu’on a décidé que cette religion-là était réservée juste à l'élite et aux touristes américains qui trouvent que notre huard ne vaut pas cher ? Heureusement qu'il reste les diffusions publiques au Centre Bell à 12 $ pour donner l'impression qu'on fait encore partie de la famille. Parce qu'au prix actuel, le Centre Bell ressemble plus à un club privé pour biens nantis qu'à l'aréna du peuple. Demain, pour le Match 7, plusieurs seront derrière les Habs, c’est certain. Mais ils aimeraient ça aussi que la victoire ne coûte pas un paiement d'auto. Je vous laisse avec ce petit video dans lequel le coach de Tampa Bay a nargué le banc des Canadiens et les fans en fin de match. Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous seriez prêts à mettre 600 $ ou plus pour voir un match des séries ?

Pat Laliberté - La Tribune du peuple

12,286 görüntüleme • 3 ay önce

🇫🇷😡Emmanuel Macron bloque l’enquête McKinsey n’a pas payé d’impôt sur les sociétés en France pendant plusieurs années (optimisation via des structures étrangères), ce qui a conduit à une saisine de la justice pour faux témoignage lors des auditions. L’affaire McKinsey le recours massif de l’État français aux cabinets de conseil privés, notamment McKinsey, sous la présidence d’Emmanuel Macron, avec du favoritisme, d’évasion fiscale de conflits d’intérêts et d’interventions dans les campagnes électorales. La commission d’enquête du Sénat (2021-2022), présidée par Arnaud Bazin et rapportée par Éliane Assassi (PCF), a révélé un « phénomène tentaculaire et opaque » : les dépenses de l’État en cabinets de conseil ont explosé (plus d’1 milliard € en 2021, doublées depuis 2018), avec McKinsey en tête pour des missions comme la réforme des APL ou la transformation de l’administration. Le rapport (mars 2022) a critiqué sévèrement le gouvernement, pointant un risque de dépendance et une perte de souveraineté administrative. Les enquêtes judiciaires ouvertes par le Parquet national financier (PNF) sont toujours en cours, sans condamnation majeure à ce jour : Blanchiment aggravé de fraude fiscale aggravée (depuis mars 2022) contre les entités françaises de McKinsey pour ses pratiques fiscales. Informations judiciaires (depuis octobre/novembre 2022) sur les campagnes présidentielles de Macron en 2017 et 2022 : financement illégal, tenue non conforme des comptes de campagne, favoritisme dans l’attribution de contrats publics, et travail bénévole caché de consultants McKinsey (une vingtaine impliqués dès 2015-2017, selon des révélations comme Cash Investigation en 2024). Perquisitions récentes : une nouvelle perquisition chez McKinsey à Paris le 6 novembre 2025 dans le cadre de ces enquêtes sur les liens avec Macron et les campagnes. Aucune suite explosive récente en 2026 n’apparaît (pas de mise en examen publique d’Emmanuel Macron et de hauts responsables, pas de procès imminent). Les dépenses en cabinets de conseil ont repris à la hausse en 2024 (selon annexes budgétaires 2026), Malgré des lois pour plus de transparence votées au Sénat. L’affaire reste un sujet récurrent dans les cercles anti-Macron (comme sur X avec des posts sur Braun-Pivet et son fils chez McKinsey, ou des appels à destitution), mais sans avancée judiciaire depuis les perquisitions de fin 2025. En résumé : l’enquête traîne depuis 4 ans, avec des investigations actives (PNF + juges d’instruction), mais pas de « main dans le pot de confiture » qui ait abouti à des poursuites lourdes ou à une condamnation.

🕊️Myriam🕊️Sauvons L’humanité🕊️@CelebritesSM🕊

36,646 görüntüleme • 4 ay önce

Mario Kart : Franchement c'est trop cool. J'ai tellement de choses positives à dire et tellement peu de aucune négative (sauf le prix), là j'ai juste hâte d'y rejouer Attention aux spoils du coup 👇 + Déjà y'a beaucoup de persos et de skins à collectionner dans le jeu, que tu obtiens dans les courses directement. +/- Visiblement, plus de customisation de véhicules, t'as juste ton kart / moto à sélectionner avec les stats et terminé, perso ça me va très bien + Le mode Grand Prix n'a rien à voir avec MK8, et même les courses "Rétro" sont souvent beaucoup modifiées voir méconnaissables. D'ailleurs : on a pu jouer qu'en 100cc et avec l'antenne (qui t'évite de sortir de la piste) donc c'était pas ultra dynamique et parfois ça donnait une énorme impression de casualisation, mais je suppose que c'est dû à la configuration du jeu, voulue pour la convention. + Tu peux stack 20 pièces au lieu de 10 désormais, y'a le retour d'anciens items (le méga champi de MKWii notamment) et d'autres nouveaux (la fleur de glace, le bloc de pièces qui fout des pièces partout), le klaxon toujours présent, casse les carapaces bleues etc, tout ça c'est comme MK8. +/- Maintenant changement par rapport à MK8, les items se placent automatiquement derrière notre perso (exemple si t'as une banane, elle va automatiquement se mettre derrière toi et va te protéger, un autre point assez casu mais c'est pas étonnant) +++ Le jeu est graphiquement ultra plaisant (je vais pas dire magnifique sinon je vais me prendre 50 cités encore sur ce tweet, mais c'est pas l'envie qui me manque), et c'est FLUIDE, 0 lags, 0 ralentissements, un vrai plaisir de jeu (à un tel point qu'on a joué en boucle à la démo plutôt que d'aller tester d'autres jeux) +++ Le mode Survie / Knockout : certainement le meilleur truc que j'ai testé de tout le salon. Le mode de jeu est excellent, assez long, parfois un peu stressant car on pouvait vraiment passer de 1er à 17eme en 10sec, tu traverses énormément de maps différentes, plusieurs environnement etc, c'est vraiment cool C'est encore mieux en LAN comme ici (cc une certaine zlan...), l'ambiance de ce mode à 24 est excellente +/- 24 joueurs, c'est le bordel, ça plaira pas à certains, tu peux chuter de 20 places quand même rapidement, et j'ai l'impression que tu peux clairement moins front-run que sur MK8 (après c'est p'tet dû aux configurations du jeu dans le salon, possible aussi) En tout cas, à part le gameplay pur et dur (et encore, les hop après les dérapages fonctionnent pas du tout de la même manière), rien à voir avec MK8 je trouve. +/- Quand la course commence, t'es déjà en train de rouler, exactement comme sur MK Tour en gros pour ceux qui voient. Tu commences pas à l'arrêt. Un peu bizarre mais on s'y fait vite, juste les anciens de MK risquent de pas trop aimer Pas pu tester le mode Balade ou le Online, aucune idée de si la feature Tournois est présente ou non par exemple, y'a quand même pas mal de zones d'ombres - Le prix est vraiment élevé, même si ça sera certainement le meilleur MK, ça reste trop cher - J'ai peur que la légère casualisation du jeu en refroidisse certains, j'ai un peu eu cette impression en jouant à la démo, mais à tester en vraies conditions une fois que le jeu sera sorti. En tout cas, je vais fumer le jeu quoi qu'il arrive - Pas de 3DS Koopapolis 😡😡😡😡😡

Guill

64,051 görüntüleme • 1 yıl önce

630 000 voyageurs par jour. C'est la ligne ferroviaire la plus fréquentée de France — plus de monde chaque matin que tous les TGV du pays réunis. Et c'est aussi, de très loin, l'une des pires. Le RER D, pour ceux qui ne le vivent pas : des rames bondées, des pannes en série, des « incidents à Villeneuve-Saint-Georges » devenus un mème régional, une ponctualité qui décroche — 90 % en août dernier pour un objectif de 92 %, et à peine 80 % sur la branche de Melun, la moins fiable de tout le réseau francilien. Une fois sur cinq, hors délai. Les usagers ne s'énervent même plus : une comptable de Corbeil résume dix-huit ans de trajets d'une phrase — « je pars systématiquement 30 minutes en avance, sinon je ne peux pas arriver à 9 heures ». Le retard intégré comme un coût fixe de la vie. Et pour comprendre pourquoi cette ligne-là, précisément, il faut remonter à un péché originel que presque personne ne connaît. Le RER D est né sans tunnel. Quand l'État l'a créé, à la fin des années 80, il a fait une économie : plutôt que de creuser un tunnel dédié entre Gare du Nord et Châtelet, on a décidé que les trains du D se glisseraient dans celui du RER B. Résultat, gravé dans le béton depuis quarante ans : la ligne la plus chargée de France partage son tronçon vital avec une autre ligne saturée, dans ce qui est devenu le tunnel le plus sollicité d'Europe. Un train toutes les deux minutes, la limite physique absolue — le moindre grain de sable à Goussainville se propage jusqu'à Melun en effet boule de neige. Aucune exploitation, aucun cheminot, aucune application ne peut compenser une infrastructure sous-dimensionnée à la naissance par une ligne budgétaire d'il y a quarante ans. Et l'entretien, depuis ? Le calendrier parle seul. Les postes d'aiguillage de Gare de Lyon et de Villeneuve-Saint-Georges — les nœuds vitaux de la ligne — avaient plus de 45 ans ; ils viennent seulement d'être remplacés, en mai dernier. Les rames Z2N, parmi les plus vieilles d'Île-de-France, tombent en panne en série à chaque canicule — le blog officiel de la ligne le reconnaît lui-même, décrivant des soirées entières « complètement désorganisées ». Le métro 15, censé soulager la ligne, glisse de calendrier. Et cet été, comme chaque été, le trafic est officiellement réduit six semaines pour travaux — des travaux permanents depuis des années, dont les usagers écrivent, sur le site même de l'opérateur, qu'ils n'en voient « aucune amélioration ». Reste la question que personne ne pose à voix haute : qui subit tout ça ? Regardez la carte de la ligne : Goussainville, Villeneuve-Saint-Georges, Grigny, Corbeil — le RER D traverse quelques-unes des communes les plus modestes d'Île-de-France. Ses 630 000 voyageurs quotidiens sont majoritairement ceux qui n'ont pas le choix : pas de télétravail, pas de voiture pour Paris, des horaires décalés. Une députée l'a dit à l'Assemblée avec les mots des usagers : retards au travail, gardes d'enfants impossibles, « sentiment d'abandon croissant ». Le pays qui inaugure des lignes de métro automatiques flambant neuves fait rouler ses travailleurs les plus contraints sur son infrastructure la plus négligée — à 90,80 euros le passe mensuel, prélevé, lui, sans le moindre retard. Quarante ans après l'économie du tunnel, tout le monde la paie encore, chaque matin, à quai. C'est toute la différence entre une économie budgétaire et une économie réelle : la première se vote en un hiver. La seconde se rembourse sur des générations. Sources : question orale à l'Assemblée nationale (630 000 voyageurs/jour ; ponctualité 90 % en août 2025 contre 92 % d'objectif ; témoignages d'usagers), données de régularité par branches (~80 % Melun-Corbeil), blog officiel de la ligne D (pannes Z2N en canicule, travaux d'été 2026, absence de tunnel dédié Gare du Nord-Châtelet depuis la création de la ligne), SNCF Réseau / IDFM (remplacement en mai 2026 des postes d'aiguillage de plus de 45 ans, programme NExTEO).

ChienSurpris

30,451 görüntüleme • 8 gün önce

Un concombre. Presque trois euros. La scène que vous venez de voir n'est pas un montage, et elle n'est pas isolée. Cet été, dans les rayons français, le légume le plus banal du panier est devenu un petit luxe. Et si vous pensez que c'est la faute du maraîcher, du supermarché ou de la météo, attendez de voir la suite. Car chaque maillon de cette histoire mène au même endroit. D'abord, les chiffres bruts. À Rungis, le cours du concombre origine France a bondi de 41 % en une seule semaine, celle du pic de chaleur de fin juin. La tomate grappe est passée de 1,20 euro le kilo mi-juin à 3 euros au 30 juin — en prix de gros, hors taxes, avant toute marge. Le melon suit, au point que la grande distribution elle-même alerte sur une pénurie dès la mi-juillet. Et les prévisions pour septembre annoncent des hausses de 20 à 40 % selon les régions, avec des vergers qui perdent 30 à 50 % de leur récolte dans les Deux-Sèvres, le Gard ou le Lot-et-Garonne. Les économistes ont même un mot pour ça : la « heatflation » — la BCE a documenté l'effet des étés extrêmes sur les prix. Mais la chaleur n'explique pas tout. Loin de là. Car la canicule frappe aussi l'Espagne, l'Italie et le Maroc. La vraie question est ailleurs : pourquoi un pays qui a reçu des pluies abondantes tout l'hiver — au point de recharger ses nappes phréatiques, le BRGM l'a mesuré — se retrouve-t-il incapable d'irriguer ses cultures au moment où elles en ont besoin ? Réponse : parce que l'eau de l'hiver n'a été ni stockée ni mobilisée. Les projets de retenues et de stockage agricole s'enlisent dans des années de procédures, de recours et d'autorisations. Puis l'été arrive, les arrêtés sécheresse tombent — 99 départements concernés à la mi-juillet — l'irrigation est restreinte, les plants grillent, l'offre s'effondre, les prix explosent. Et pendant que les cultures brûlaient, que faisait l'administration ? La filière fruits et légumes a demandé des mesures d'urgence au ministère de l'Agriculture. Les professionnels le disent eux-mêmes : les délais de réponse arriveront trop tard pour sauver la saison. Chaque année, le même film. La chaleur est prévue par les modèles, les pertes sont prévisibles, les demandes sont déposées — et la machine administrative répond au rythme d'un pays où il ne se passerait rien. Alors, ce concombre à trois euros, relisez-le correctement. Ce n'est pas le prix de la chaleur. C'est le prix de l'eau qu'on a laissée filer à la mer, des retenues qu'on n'a pas construites, des autorisations qui prennent des années et des secours qui arrivent après la récolte. Le climat impose l'épreuve ; l'organisation du pays décide si elle coûte 41 % de plus au consommateur. Cette année encore, elle a décidé. Sources : relevés Rungis (notes de conjoncture, juin-juillet 2026), BCE (étude « heatflation »), BRGM (bilan des nappes, février 2026), VigiEau (arrêtés sécheresse au 17 juillet 2026), filière fruits et légumes / ministère de l'Agriculture.

ChienSurpris

57,412 görüntüleme • 19 gün önce

"Tout d'abord, au moment où l'on passe de la constatation au précepte, le paradoxe des relations internationales surgit en pleine lumière : les relations inter-étatiques sont des relations sociales que commande le recours, possible et légitime, à la force. Or l'emploi de la force n'est pas en lui-même immoral (la force au service de la justice a toujours passé pour conforme à la moralité). Mais chacun des acteurs, s'il est juge et seul juge, de la légitimité de sa cause, doit se sentir menacé par les autres, et le jeu international devient un combat dans lequel celui qui respecte les règles risque d'être victime de sa (relative) moralité. Dès lors, deux sortes de questions sont posées : la politique étrangère est-elle ou non en elle-même diabolique ? " "Il n'existe aucune instance internationale capable de dire le droit et de l'imposer par la force". "La guerre est, aussi, un affrontement d'intelligences". "Toutes les pays ont besoin d'un ennemi." "La guerre est juste si elle est sanction d'un acte illicite, si elle vise à obtenir satisfaction ou réparation, si elle est défense contre une agression, mais, juste ou non, elle est légale pour tous les belligérants parce qu'il n'y a, entre souverains, ni tribunal pour dire le droit ni force irrésistible pour l'imposer." « Le moralisme est une maladie de la pensée politique, car il remplace la compréhension des réalités par des jugements de valeur. » «La crainte de la guerre est souvent la chance de la tyrannie.» "Les mieux doués pour parvenir ne sont pas toujours les plus dignes d'exercer le commandement ; seule l'épreuve de la guerre révèle la vraie valeur des généraux. En dehors de l'armée, il n'y a pas toujours l'équivalent du combat, juge sévère et presque infaillible." "La diplomatie forge des fictions qu'elle est incapable de transformer en réalité." "La propagande de guerre a pour objectif de susciter l'enthousiasme dans son camp et le défaitisme chez l'ennemi." « Certains publicistes opposent les nations européennes aux États-Unis et à la Russie, les présentant comme civilisées d'un côté et barbares de l'autre. Une telle opposition me paraît ridicule. Il est impossible d’effacer Tolstoï et Dostoïevski de la culture européenne sans l’appauvrir considérablement. Quant aux leçons de civilisation que l’Europe pourrait nous offrir, je constate qu’après les événements que nous venons de traverser ces dix dernières années, elle est, pour le moins, mal placée pour les dispenser. » "À moins d'une coalition universelle contre un État, l'arme du blocus pourrait-être à notre époque irrésistible ; encore faudrait-il que l'État considéré comme criminel ne trouvât pas d'alliés au-dehors. Jusqu'à nos jours, une telle hypothèse n'a jamais été réalisée." " Si l'on admet que la guerre n'est pas voulue pour elle-même, le belligérant, qui dicte les termes de la paix à la fin des hostilités, souhaite créer des conditions telles qu'il n'ait pas à combattre dans un proche avenir et qu'il puisse garder les avantages arrachés par les armes. Plus les guerres sont cruelles, plus les hommes aspirent à la sécurité." "Peut-on encore parler de puissance plus ou moins grande, d'équilibre ou de déséquilibre dès lors que le parti qui a le moins de bombes thermonucléaires et les véhicules porteurs les moins perfectionnés possède encore la capacité d'infliger à son ennemi des pertes hors de proportion avec les bénéfices de n'importe quelle victoire ?" "Les relations interétatiques présentent un trait original qui les distinguent de toutes les autres relations sociales : elles se déroulent à l'ombre de la guerre ou, pour employer une expression plus rigoureuse, les relations entre États comportent, par essence, l'alternative de la guerre et de la paix." "Chaque acteur principal, c'est-à-dire chaque bloc, (États-Unis-Russie-URSS) sait qu'il ne sera pas ménagé par son rival s'il n'avait plus les moyens de se défendre." Raymond Aron. "Paix et guerre entre les nations." 1968.

Rémi Philiponet 🇨🇵

22,162 görüntüleme • 27 gün önce

📢🚨Il y a en France une organisation qui peut bloquer votre compte bancaire sans jugement, saisir vos revenus sans préavis, ruiner une entreprise en quelques semaines, et qui n'a aucune obligation de vous expliquer clairement ce qu'elle vous réclame ni pourquoi. Elle s'appelle l'URSSAF. Et elle opère dans une zone de droit que n'importe quel avocat d'affaires étranger regarde avec une incrédulité sincère quand on lui décrit son fonctionnement. Commençons par ce que peu de gens savent vraiment. L'URSSAF n'est pas un créancier ordinaire. Elle dispose de prérogatives que n'a aucun acteur privé et que même beaucoup d'administrations publiques n'ont pas. Elle peut émettre une contrainte, c'est-à-dire un titre exécutoire qui a la valeur d'un jugement de tribunal, sans passer devant aucun juge. Elle peut ensuite confier cette contrainte à un huissier pour saisie immédiate. Tout ça sans qu'aucun magistrat ait examiné le bien-fondé de sa créance, sans qu'aucune procédure contradictoire digne de ce nom ait eu lieu. Dans n'importe quel État de droit ordinaire, la faculté de se constituer soi-même juge de sa propre créance et d'en forcer le recouvrement sans contrôle judiciaire préalable s'appellerait un abus de position. En France, on appelle ça le droit de la sécurité sociale. Mais ce n'est pas l'aspect le plus kafkaïen de l'histoire. Le plus kafkaïen, c'est ce qui se passe quand vous essayez de comprendre ce qu'on vous réclame. Tout entrepreneur qui a eu un différend avec l'URSSAF vous racontera la même expérience avec des variations mineures. Vous recevez un courrier avec un montant. Vous appelez pour comprendre le calcul. Vous attendez. Vous rappelez. Vous tombez sur quelqu'un qui ne peut pas vous répondre parce que votre dossier est traité par un autre service. Vous écrivez. Vous recevez une réponse automatique. Vous rappelez. Vous expliquez tout depuis le début à quelqu'un qui n'a pas accès à votre historique. Vous envoyez les documents demandés. Vous recevez une mise en demeure pour non-paiement du montant contesté pendant que votre contestation est en cours de traitement. Ce n'est pas de la malveillance. C'est pire. C'est de l'indifférence organisationnelle systémique. Un système conçu pour collecter et pas pour expliquer, pour réclamer et pas pour dialoguer, pour appliquer des règles et pas pour les rendre intelligibles. Les règles en question méritent qu'on s'y arrête. Le droit des cotisations sociales en France est d'une complexité qui dépasse l'entendement de la plupart des professionnels qui sont censés l'appliquer, y compris dans les rangs de l'URSSAF elle-même. Les assiettes de cotisation varient selon le statut, selon la nature des revenus, selon les options choisies, selon les conventions collectives applicables, selon les exonérations en vigueur, selon les plafonds de la sécurité sociale qui changent chaque année. Un dirigeant de TPE qui essaie de comprendre pourquoi son montant de cotisation a changé entre deux trimestres peut passer des heures à chercher une explication cohérente sans en trouver. Et quand il appelle l'URSSAF pour demander cette explication, il a statistiquement plus de chances de tomber sur quelqu'un qui lui lit le courrier qu'il a déjà reçu que sur quelqu'un capable de lui expliquer le calcul sous-jacent ligne par ligne. Ce problème d'opacité n'est pas anodin. Il a des conséquences directes sur la confiance que les entrepreneurs peuvent avoir dans leur propre situation administrative. Beaucoup de dirigeants de petites entreprises ne savent pas avec certitude si leurs cotisations sont correctement calculées. Pas parce qu'ils sont négligents, mais parce que la complexité du système et l'inaccessibilité réelle des interlocuteurs compétents rendent cette certitude difficile à atteindre sans recourir à un expert-comptable, lui-même parfois en difficulté pour obtenir des réponses claires. C'est un coût caché considérable. Le temps passé à gérer les relations avec l'URSSAF, les honoraires d'expert-comptable pour sécuriser des déclarations qui devraient être simples, l'énergie mentale consommée par l'anxiété administrative chronique que beaucoup d'entrepreneurs décrivent comme l'une des premières sources de stress de leur activité, tout ça a une valeur économique réelle qui n'apparaît dans aucune statistique officielle mais qui pèse lourd dans la décision de créer, de développer ou d'abandonner une activité. Et quand ça dérape vraiment, quand un redressement survient sur plusieurs années d'activité, les conséquences peuvent être catastrophiques avec une rapidité que le dirigeant concerné n'anticipe jamais. Un redressement URSSAF peut porter sur trois ans d'activité. Il peut résulter d'une requalification de la nature d'un revenu, d'une erreur de calcul sur une exonération, d'une interprétation différente d'une règle que l'entreprise avait appliquée en bonne foi selon la lecture qu'elle en avait faite ou qu'on lui avait conseillée. Le montant peut représenter plusieurs fois le bénéfice annuel de l'entreprise. Et le recouvrement peut commencer avant même que la procédure de contestation soit épuisée. Des entreprises viables, qui créent de l'emploi, qui paient leurs impôts, qui font leur travail, ont été tuées par des redressements URSSAF. Pas parce qu'elles fraudaient. Parce qu'elles avaient mal interprété une règle complexe dans un environnement où obtenir une interprétation officielle claire et opposable à l'administration est d'une difficulté considérable. Le rescrit social existe en théorie. C'est la procédure qui permet de soumettre une situation à l'URSSAF et d'obtenir une réponse écrite sur laquelle on peut s'appuyer. En pratique, les délais de réponse sont longs, les réponses sont souvent formulées de manière suffisamment vague pour ne pas vraiment engager l'administration, et beaucoup d'entrepreneurs ignorent même que ce mécanisme existe. Ce tableau d'ensemble produit quelque chose de très précis dans la psychologie des entrepreneurs français. Une relation à l'administration sociale fondée non pas sur la confiance ou sur la clarté des règles, mais sur la peur et sur l'incertitude. Une peur diffuse mais permanente de se retrouver un jour dans une situation où on devra plusieurs années de cotisations recalculées selon une interprétation qu'on n'avait pas. Une incertitude sur sa propre conformité qui n'est jamais tout à fait résolue parce que les règles changent, parce que les interprétations évoluent, parce que personne en face ne peut vous donner une garantie opposable que ce que vous faites est correct. On s'étonne que la France crée moins d'entrepreneurs per capita que ses voisins. On s'étonne que les petites entreprises françaises grandissent moins vite que leurs équivalentes allemandes ou britanniques. On cherche des explications dans la culture, dans l'aversion au risque, dans le rapport français à l'échec. Peut-être qu'une partie de l'explication est plus simple. Peut-être que créer et développer une entreprise dans un environnement où une administration dotée de pouvoirs exorbitants peut vous réclamer des sommes considérables sur plusieurs années passées, sans explication claire, sans interlocuteur accessible, avec un rapport de force procédural massivement en sa faveur, c'est un risque que beaucoup de gens lucides préfèrent ne pas prendre. Ce n'est pas de la lâcheté. C'est du calcul rationnel. Et tant que ce calcul reste rationnel, on continuera de perdre des entrepreneurs avant même qu'ils aient commencé.

ChienSurpris

114,261 görüntüleme • 4 ay önce

Depuis quelques mois, une nouvelle tendance fait rage à Paris, entre les plaques étrangères et les astuces anti voitures radar, c’est devenu le nouveau sport urbain. À l’origine, le mouvement est parti des scooters et motos, qui cherchaient à éviter le stationnement payant et les amendes infligées par les voitures radar qui les traquaient dans les rues. Mais très vite, ça a dérapé maintenant, c’est partout. Les gens masquent leurs plaques, retirent les plaques, déplacent/cachent leurs voitures, ou utilisent des ruses de plus en plus "ingénieuses" pour échapper aux amendes. Pourquoi ? Parce que le système est devenu absurde. Les voitures radar, exploitées par des sociétés privées tenues de générer du profit, sillonnent la ville en permanence pour flasher à la volée les véhicules mal garés, sans ticket valide ou dont le stationnement est dépassé. Avant, elles se contentaient d’un repérage, un agent venait ensuite dresser les PV. Mais depuis quelque temps, elles sanctionnent en direct, automatiquement. Résultat, une explosion du nombre d’amendes, avec des montants délirants, parfois plus élevés qu’un vrai délit routier. Ces sociétés privées génèrent désormais des centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires grâce à ce système. Sous couvert d’écologie et de taxe anti 4x4, c’est tout le parc automobile parisien qui se fait plumer. Aujourd’hui, garer sa voiture sur la voie publique à Paris peut coûter entre 50 et 225 € pour seulement 6 heures MAX ! soit même pas une journée complète de travail, ni en temps, ni en valeur pour beaucoup de gens… Forcément, le concept séduit, de plus en plus de villes de banlieue adoptent le même système. Une vache à lait moderne, maquillée en politique de mobilité. On appelle ça la “transition écologique”, mais en réalité, c’est surtout une transition vers le tout-payant… et une forme d’exclusion sociale déguisée.

Mowgli 🎢

54,866 görüntüleme • 9 ay önce

La pubalgie est sous contrôle ! Je peux trottiner sur terrain souple et faire quelques jongles sans antidouleurs. Je suis allé au stade du village hier soir après le travail pour la troisième fois cette semaine. Trois sorties : j’ai pas croisé un seul groupe d’enfants traînant dans la rue, ou jouant au stade, ou improvisant un match sur la place de l’église comme nous le faisions encore nous autres en été dans les années 2000. C’est pareil à la ville où je passe en voiture. Je me répète, c’est ma marotte, mais c’est un désastre d’ordre CIVILISATIONNEL en majuscules comme ça. Il y a les écrans, il y a des parents craintifs qui n’ont plus confiance dans le monde extérieur, il y a des voisinages chiants qui supportent rien, il y a l’effet de loupe des réseaux sociaux sur la criminalité. Mais des générations entières d’enfants qui ne traînent plus dans la rue et ne jouent plus entre eux dehors sans le contrôle des parents produisent évidemment des adultes différents, fermés d’esprit, pour dire tout ça raisonnablement sans heurter personne. Sans socialisation libre dans la rue, les liens entre les personnes et la compréhension du monde ne se forment plus que dans le privé : dans le jardin ou l’appartement que tu connais déjà avec la famille que tu côtoies déjà. La rue est la meilleure école après l’école. Je suis réactionnaire ! Hier soir, c’était le tournoi de pétanque du vendredi. Toujours un succès. Deux ou trois cent personnes. Le petit Maxence est venu d’Aulnay, un village du département d’à côté, avec ses parents. Il avait pris sa balle espérant trouver ici des garçons de son âge. Quand on prend sa balle, c’est pour ça, c’est pour se faire des copains. Une toute petite balle taille 1, bien mieux que les taille 4 pour peaufiner son toucher à cet âge. Le pays étant finito, il n’a trouvé personne, sauf un vieil homme, moi-même. On a joué jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de lumière, comme quand j’avais son âge, il a marqué un but d’anthologie sur un une-deux légendaire. À peu près Cavani-Suarez contre le Portugal, CDM 2018. Voir pièce jointe. Je n’ai fait que remplir mon rôle, il parlera longtemps de ce but à ses copains d’Aulnay, il reviendra avec eux, il arrêtera jamais le football, le sport se répandra, le pays, peu à peu, par la somme d’un million de petites actions semblables, ressuscitera peut-être. « J’espère qu’il vous dérange pas, hein ! » Oh non, madame, pas le moins du monde. Votre fils est un objet politique. Merci, madame.

farghie

24,514 görüntüleme • 19 gün önce

" Les ex, incontournables du milieu du vélo ". Après ma chronique Libération Hinault, le mafieux me téléphone, éméché, pour me menacer. Ensuite il m'arrachera mon badge à Saint Malo sur un autre Tour 👇 " Au prologue pars à fond, accélère et finis au sprint!» Ces consignes empiriques, les ex coureurs les ont murmurés aux oreilles de leurs ouailles, samedi. Les «ex» sont partout,recasés à toutes les échelles du cyclisme. Ils mangent dans le grand chaudron commun. Ils se nourrissent de la potion. C’est magique. Reconvertis, ils convertissent à leur tour. Jamais le mot consanguinité qui qualifie si bien le milieu cycliste n’aura pris autant de sens. On ne pourra jamais soigner le mal par ceux qui l’ont causé. Les ex se comportent comme des maquignons. Inamovibles, ils profitent du système : «Bah… tant que ça durera», qu’ils se disent. Car ils ont été professionnels. Ils savent. Tout. Ils contrôlent.Tout. Ils conduisent les voitures. Ils crient : «Go on! Allez mon gars!» Passionnés de juillet voici venu le long dimanche de communion.Le Tour ? Ah le Tour ! L’opium estival du peuple naïf et sur lequel repose le fonds de commerce des ex. Les CDD de ceux qui n’ont pas intérêt de cracher dans la soupe ; les sponsors qui attendent leur tour pour être promenés ; les amis journalistes ; les autorisations d’usage de médicaments à des fins thérapeutiques ; les résultats sanguins ; les conseils des «meilleurs d’entre eux» devenus célèbres consultants et gardiens silencieux ou amplificateurs de rumeurs ; l’argent, les agents, les fans, ils gèrent la dilution des irresponsabilités. L’ordonnent souvent. Certains ex vivent en promiscuité avec les cyclistes.Neuf coureurs sont triés par équipe parmi trente élevés en batterie. Les ex tranchent dans le vif. Le critère : « Être capable de jouer. » La sélection s’est faite poursuivre les Kazakhs d’Astana. Si possible avec des armes. S’arranger. En avoir ou pas. Être prêt. Dopage actif devant, dopage passif dans le ventre mou du peloton. Tu choisis ton salaire, mon gars ! Un bon ex ne sait faire qu’ex. Avant il ne savait qu’être coureur sous les ordres d’un ex. Les ex savent avec qui s’est faite la préparation de tel ou tel. Les ex épient, acquiescent en silence ou argumentent qu’on veut détruire le cyclisme à force de parler de dopage. Les ex ont la manie du secret a fin d’exercer leur pouvoir. Ils se haïssent et se réjouissent du faux pas de l’un des leurs. Les coureurs détestent les ex. Tous se maudissent mais ne peuvent se passer l’un de l’autre. Les meilleurs? Les ex qui ont fait un semblant de «comingout» et qui respectent le plus en apparence la loi éthique, cette façade craquelée, pendant que les coureurs la violent. C’est comme ça que marche le monde du cyclisme pro. La complicité entre un ex et un coureur se fait par un pacte de détestation mutuel. Un même objectif : «baiser» les autres, comme ils disent. Leurs réactions aux affaires est une histoire de professionnels du double langage. Certains rient sous cape, faussement affligés des catastrophes qui s’enchaînent.Tous savent que rien ne peut guérir la bêtise de leur environnement, où l’esprit général de duplicité macère. La plaquette copiée collée chaque année dit :«Le temps n’est plus à la suspicion mais bien à l’espérance.» L’espoir en vélo, c’est la névrose des ex. Ils profitent de l’aubaine médiatique comme les coureurs profitent des contrôles pour attester de leur bonne foi. Les ex, experts, reconnaissent ceux qui se dopent. L’ex est un demi-dieu. Un Hercule représentant des ex a dit un jour qu’ils avaient nettoyé l’écurie du Tour. Ou comment détourner l’attention par des communiqués vainqueurs qui épousent le lit de la vertu et de la transparence. Mais en réalité l’odeur est pestilentielle. Les nez bouchés s’en accommoderont. Le bon ex est un hypocrite de première force et se rit de la morale. Les ex suivent les étapes de l’intérieur, entre eux. Ils baissent la tête pour encore avoir l’air d’un coureur. Comme avant, comme toujours.

🅰ntoine VAYER 📸🖋️

36,119 görüntüleme • 1 yıl önce

#ÉNERGIE : Une fois de plus, ce passage de Jean-Marc Jancovici m’a encore contrarié et devrait sensibiliser nos ingénieurs et notre jeunesse pour lui démontrer qu'il a tort. Dans cette interview, lui qui passe soi-disant pour l’un des plus grands défenseurs du nucléaire en France, lâche cette phrase : "Même si personnellement j'aime beaucoup le nucléaire, le fait qu'on soit dans la situation dans laquelle on est, on peut PARFAITEMENT justifier qu'on mette des ZZZEEE... renouvelables, parce que c'est LE SEUL TRUC qu'on est capable de construire dans les années qui viennent.... bla bla bla… voilà, exactement, c'EST LE SEUL TRUC." LE SEUL TRUC !!!! Pas « en attendant », pas « en complément ». LE SEUL. Franchement, si même un ingénieur pronucléaire en arrive à cette conclusion, c’est le signe d’un problème plus profond : un manque de confiance radicale dans la capacité humaine à se corriger et s'améliorer rapidement. Oui, on a accumulé des erreurs monumentales sur le nucléaire (arrêts de filière, perte de compétences, bureaucratie…). Oui, reconstruire une chaîne industrielle prend du temps. Oui, les exigences de sûreté sont aujourd’hui bien plus strictes qu’hier. Mais renoncer en disant que les renouvelables sont le seul truc possible ? C’est du malthusianisme pur déguisé en réalisme. Rappelons un fait historique qui devrait nous faire honte aujourd’hui : À la fin des années 1970 et dans les années 1980, avec des ingénieurs qui travaillaient sur des planches à dessin et des règles à calcul, sans ordinateurs puissants, sans simulations 3D, sans intelligence artificielle, sans outils de modélisation avancés, la France a bâti l’essentiel de son parc nucléaire en un temps record. Sous le Plan Messmer (lancé en 1974 après le choc pétrolier), on a construit des dizaines de réacteurs à un rythme effréné : jusqu’à 6-8 réacteurs mis en service par an à certains moments, avec des durées de construction moyennes autour de 6 ans pour les paliers 900 MW. Un effort industriel massif, standardisé, qui a fait de la France l’un des pays les plus indépendants énergétiquement au monde. Aujourd’hui, nous disposons d’outils infiniment plus puissants : IA pour optimiser la conception et la gestion de chantiers, ordinateurs qui calculent en quelques secondes ce qui prenait des mois, robots, impression 3D, modélisation prédictive. Les contraintes techniques et de sûreté sont plus élevées, c’est vrai. Mais prétendre qu’on ne saurait plus construire à un rythme proportionnellement comparable, voire supérieur, avec ces outils ? C’est un aveu de défaite insupportable et qu'on ne peut accepter. La réalité, c’est l’inverse : On doit faire confiance à notre jeunesse, la motiver, la faire grandir plus vite que par le passé. On doit mettre le paquet (ressources, financements publics massifs, simplification administrative) au rythme et à l’échelle dont on a besoin aujourd’hui. On doit bosser comme des fous pour rattraper le retard nucléaire : relancer la filière, former les gens, simplifier drastiquement les procédures. L’IA et les innovations peuvent nous faire gagner un temps monstrueux. Il est plus confortable de baisser les bras et de dire « c’est le seul truc qu’on peut faire » que de se retrousser les manches et de dire : « On va construire plus, mieux, plus vite, et produire de l'énergie moins chère que les énergies fossiles. » L’histoire l’a prouvé mille fois : faire confiance aux malthusiens qui prédisent l’impossibilité n’a jamais été une bonne idée. Au lieu d’écouter ceux qui nous expliquent pourquoi on ne peut pas, écoutons les optimistes réalistes qui savent faire grandir les gens et la jeunesse et qui ont confiance dans la capacité humaine à préserver et à améliorer le bien-être et la prospérité de notre civilisation. On a besoin d’énergie abondante, bas carbone et moins chère que les énergies fossiles. Ni le défaitisme ni le dogme ne nous y amèneront. Seul le travail acharné + la confiance en l’humain. Vidéo complète:

ERIC VAN VAERENBERGH-艾瑞克

20,053 görüntüleme • 4 ay önce

POV: Tu t'appelles Guillaume, 26 ans, BTS MUC spé sangria et tu découvres Claude Code. Y'a 6 mois t'étais encore Business Developer dans une boîte du CAC40. Le mec qui "ramène le chiffre" mais que personne n'écoute. Les clients t'appellent par ton prénom et t'envoient des vocaux WhatsApp à 22h parce qu'ils ont confiance en toi et pas en Maxime le Product Manager qui débarque en réunion sous polaire Patagonia pour parler de "sprints" alors que le client veut juste que le putain de bouton marche. T'as fais 47 remontées terrain en 8 mois. Victor le lead dev les classe toutes en "low priority" depuis son trône de 3 écrans incurvés. Il porte des t-shirts ThinkPad, mange des pokés, et pense que le client est un bruit parasite qui pollue la pureté de son architecture micro-services. Le jour où tu proposes de changer l'UX d'un formulaire parce que 4 clients sur 5 appellent le support pour le remplir, Maxime te coupe: "Guillaume, tu fais du bizdev, laisse le produit aux gens du produit." Victor acquiesce en sirotant un matcha dans un mug "sudo make me a sandwich". T'as rage quit et claqué la porte. France Travail t'accorde quand même un chomdu au bout de 4 mois via l'Instance Paritaire Régionale (wtf lol?), après un rendez-vous obligatoire entre un plaquiste intérimaire qui sent la weed et une comptable en burn-out qui joue à Candy Crush sur un Xiaomi à l'écran fêlé. C'est pendant ce purgatoire que tu tombes sur Claude Code. Truc de zinzin. Le machin comprend ce que tu lui dis en français naturel et fabrique ce que tu veux sans avoir besoin de passer par Victor et ses théories sur des personas dans un Miro board avec des post-it couleur lavande. Tu construis de l'outillage ultra-spécialisé pour les process bancals et les Excel de 47 onglets que les PME se trimballent depuis 2014. Les sous-traitants à qui tu serrais la paluche entre deux caf à la zone fumeur te rappellent. Ils n'en reviennent pas : ta "feedback loop" est implacable. Retours client le matin, ajustement livré le soir. Les virements tombent. D'ailleurs t'es pas le seul à avoir compris. Vous êtes au moins 5 anciens commerciaux à être partis. Tu scrolles Insta: l'ancien PDG de Twitter vire 60% de ses effectifs en faveur de process agentiques et Larry Ellison vire 30000 personnes chez Oracle pour financer ses datacenters IA: leurs cours en bourse explosent. Inattendu: un DM LinkedIn. Victor et Maxime, photo bras croisés en col roulé noir sur fond blanc, rebrandés "AI Engineering Consultants". Ils veulent savoir si t'as des besoins pour faire "scaler ton activité". Tu comprends pas ce qu'ils veulent mais tu les ghost: hors de question de les faire bosser. Un mardi, 14h32, le téléphone sonne. Le Responsable des Achats de ton ancienne boîte veut une série d'agents IA sur mesure et il veut virer toute l'équipe de dev. Il a entendu parler de ce que tu fais chez leurs prestataires (et il a le seum). Un sourire se dessine sur ton visage: "Dispo jeudi Thierry". C'est la victoire des généralistes mode mongol-maxxing sous perfusion de clés API américano-sionistes subventionnées par l'ARE sur les spécialistes qui dormaient sur leurs acquis.

Le ₿unker 🪖

78,496 görüntüleme • 3 ay önce

L’absence de solution possible dans la guerre USA-Israël/Iran pousse les acteurs à toujours plus de prises de risques et à une montée aux extrêmes stérile et hautement dangereuse. ✅Cette guerre n’aurait jamais dû être déclenchée. Mais elle l’a été et le monde doit faire avec. Essayons d’être factuel et d’en analyser froidement les enjeux: les stocks de missiles/drones, le facteur temps, le risque de crise financière américaine et mondiale, les stratégies possibles des acteurs, l'impasse stratégique et les risques qui lui sont liés. Les munitions des deux côtés, le premier facteur clé. Les Américains ont amené deux porte-avions et disposent de bases d’environ 40.000 hommes dans toute la région du golfe. Les forces sont surtout aériennes et navales. Ce qui compte dans cette phase de la guerre, c’est le nombre de missiles, de drones et de missiles anti-missiles pour détruire les bases militaires et les infrastructures critiques ennemies et protéger les siennes. Les données (missiles, drones, missiles anti-missiles) ne sont pas publiques. Les meilleurs experts estiment que l’Iran a encore la moitié de ses missiles et largement plus de drones. L’Iran disposait avant la guerre de 2000-2500 missiles. Les Iraniens produisent environ 50.000 drones par an dont 15.000 Shahed. Les Américains avaient préparé une guerre courte de quelques jours, les munitions sont à l’avenant. Environ 2000 Tomahawk et 800 missiles Patriotes. Les analystes estiment que les Américains ont tiré la moitié de leurs missiles. Des missiles peuvent être envoyés d’autres régions du monde mais les stocks américains sont bas après la guerre en Ukraine. Les États-Unis ne peuvent produire que 100 à 200 Tomahawks par an et 200 missiles patriotes. Les frappes iraniennes comme américaines ont baissé tout au long de la semaine. Les frappes iraniennes ont baissé de 80-85% environ, les frappes américaines et israéliennes ont baissé de 60%. Les sites de missiles iraniens sont souterrains. Les Américains les bombardent, les Iraniens déblaient ensuite la terre en quelques heures avec des engins de chantier et peuvent relancer leurs missiles. Les Américains ont la supériorité dans le domaine aérien mais pas la domination absolue. Les Iraniens disposent d’environ 5000 Manpads (missiles sol air guidé pouvant être tiré par un seul individu). La domination aérienne permet le bombardement écrasant par les avions comme les B52, ce qui permet d’éviter d’avoir à utiliser des missiles et est un atout fondamental. Le temps, deuxième facteur clé. Avec 20% du pétrole mondial qui passe par le détroit d’Ormuz, le prix du pétrole montera tant que le trafic ne sera pas rétabli. Il y a des effets de seuil : les capacités de stockage du golfe étant au bord de la saturation, les puits pétroliers commencent à être fermés au Koweït. L’Irak ne dispose que de 5 jours de stockage disponible avant de fermer les puits, les autres pays ont entre 10 et 20 jours, l’Arabie Saoudite dispose de 35 jours voire de 60 jours si elle peut basculer par ses pipelines le pétrole en mer rouge. Sans compter, le gaz naturel liquéfié qui passe par le détroit, les engrais et en retour, la nourriture chargée d’alimenter les pays du désert. Les stocks de nourriture seraient de 10 jours à Dubaï et ceux-ci passent nécessairement par le détroit d’Ormuz. Le passage par la mer rouge, tant que les Houthis ne la ferment pas est possible, mais faire traverser la péninsule par des camions de nourritures pour fournir les Etats du golfe n’est pas une solution de remplacement crédible. Dans quelques semaines au plus, le problème alimentaire va se poser dans certains Etats du golfe. Enfin, la mer rouge est ouverte mais rappelons que les Houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont réussi à la fermer partiellement il y a un an. En quelques semaines, la hausse des prix du pétrole et du gaz déclenchera très probablement une crise financière mondiale et une crise économique de forte ampleur. D’autant plus que les marchés actions américains sont fragiles, à des évaluations très élevées et qu’avant la guerre, le marché du crédit privé commençait à se bloquer aux Etats-Unis (l’interdiction de sortie des épargnants d’un fond géant de Blackrock est là pour en témoigner). A moins d’être capable de débloquer le détroit d’Ormuz, les Américains ont très peu de temps pour leurs opérations militaires. Rajoutons que si les pays du golfe étaient trop touchés par cette guerre , le risque d’un basculement progressif à l’avenir vers la Chine et la Russie est une possibilité, ce qui serait très douloureux pour la puissance américaine (rôle du dollar, affaiblissement par rapport à la Chine…). Enfin, le temps joue contre le gouvernement Trump à l’intérieur des Etats-Unis : la population américaine est majoritairement opposée à cette guerre, une partie des électeurs républicains et du mouvement MAGA l’est aussi. Plus la guerre et les dommages économiques durent, plus Trump sera mis politiquement sous pression aux Etats-Unis. Les politiques américains sont patriotes, mais un vote au Congrès contre la poursuite de la guerre est possible lorsque « le coût » de la guerre devient insupportable. Comme l’Iran ne menaçait pas d’attaquer les Etats-Unis (Pentagone), Trump n’avait pas le droit de faire cette guerre sans le demander au Congrès, autre faiblesse trumpienne. N’oublions pas que les élections de mid-terms en novembre prochain peuvent faire perdre beaucoup de siège aux élus républicains. Accepteront-ils de perdre ou feront-ils pression sur Trump ? Poser la question c’est y répondre. Le temps est du côté des Iraniens, la puissance militaire est du côté des Américains. Débloquer le détroit d’Ormuz ? La flotte américaine est cachée loin du golfe persique par crainte de voir ses navires coulés. Les Iraniens peuvent couler des navires par des attaques de missiles (hypersoniques), de drones venant de la terre et par les 300 vedettes lance-missiles qu’ils possèdent dans le golfe persique. Prendre le contrôle du détroit d’Ormuz et plus encore du golfe persique est éminemment dangereux pour les Etats-Unis. Il suffit de penser au dommage symbolique pour les USA si de lourds navires américains étaient coulés. Aujourd’hui encore, les missiles et drones iraniens continuent de toucher les bases américaines dans le golfe et Israël. Aidés probablement par la Chine, leurs guidages semblent être assez précis. Vu que les Iraniens ne risquent pas d’épuisement de leurs missiles et drones dans les semaines à venir, les Américains pourront difficilement débloquer rapidement le détroit d’Ormuz. Et l’Iran dispose de la possibilité de miner le détroit, il faudrait alors 6 mois pour le déminer. Une issue catastrophique pour l’économie mondiale. Quelle stratégie possible pour l’Iran et les USA ? Pour le régime iranien, la stratégie est simple dans cette guerre où il est le plus faible : survivre, tenir pour que les USA ne s’attaquent plus jamais à lui. Le pays subit de fortes destructions mais il n’y a pas de désorganisation visible, de faiblesse criante du régime. Le régime semble plutôt renforcé dans le désir de tenir qu’affaibli. A-t-il un autre choix ? L'enjeu pour l'Iran est de blesser les pays du golfe pour faire pression sur les USA sans les retourner contre lui. La seule sortie permettant aux Américains de revendiquer une réelle victoire, c’est un changement de régime. Problème : on ne fait pas un changement de régime avec des attaques aériennes. Ramener suffisamment de soldats américains pour faire cette attaque au sol prendrait des semaines/mois et le temps est contre les Américains, sans compter le danger d’envahir un pays de 90 millions d’habitants. Faire attaquer les Kurdes n’a pas marché et n’est pas une solution réaliste. Le changement de régime à moyen terme. Des plans d’envahir et de tenir l’île de Kharg à 20 km des côtes iraniennes circulent : ceci permettrait d’empêcher l’Iran de vendre 90% de son pétrole et asphyxierait financièrement le régime. Ceci semble encore une fois irréaliste à l’horizon de quelques semaines/mois car cela signifierait que la flotte américaine contrôle le détroit d’Ormuz et le golfe persique, et le tienne. Ce qui est infiniment dangereux vu la dangerosité des drones, vedettes lance-missiles et missiles iraniens. Sans compter que les Iraniens peuvent miner le détroit d’Ormuz, empêchant tout simplement la flotte et le pétrole de passer. Les Américains peuvent éventuellement essayer de détruire les installations de l'île de Kharg pour affaiblir durablement le régime. Les Etats-Unis sont coincés dans une impasse stratégique. Les Iraniens sont aussi coincés. Dès lors, les Etats-Unis ont le choix entre sortir rapidement de cette impasse avant que les dégâts à leur image et à leur position internationale soient trop lourds. Ou chercher une solution militaire miracle en prenant plus de risques, monter aux extrêmes, détruire au maximum l’Iran pour en sortir plus tard et crier « Victoire, nous avons détruit ce régime et ses dangers, nous partons ». Mais les Iraniens en retour feront monter les coûts causés aux Etats-Unis et aux pays du golfe. La frappe d’une usine de dessalement iranien de l’île de Qeshm par les Américains suivie par la frappe d’une usine de dessalement au Bahreïn par les Iraniens en est l’exemple même. Toucher à l’eau dans cette région et en Israël, c’est risquer d’y détruire la possibilité d’y vivre. Au Koweït et à Oman, environ 90% de l’eau potable vient du dessalement, en Israël, près de 90% de l’eau vient du dessalement ! On imagine les dégâts si des missiles et des drones frappent ces usines vitales. La frappe par Israël d’infrastructures de stockage de pétrole ayant embrasé Téhéran hier est une montée aux extrêmes. Quid si les Iraniens décident de répliquer en minant le détroit d’Ormuz, le rendant pour longtemps impraticable, ou de détruire des champs de pétrole du golfe ? Si les Américains sont humiliés, le risque est qu’ils montent toujours plus loin dans les représailles pour continuer à être craint sur la scène mondiale. Une bombe nucléaire tactique lancée sur l’Iran par Israël est une possibilité hautement destructrice pour tous. Nous sommes dans le chaos et le brouillard de la guerre, qui rend toutes les analyses difficiles et possiblement erronées, un évènement inattendu pouvanjt survenir. Semblant coincées dans une impasse stratégique, les forces en présence ne peuvent que se détruire mutuellement tant que la guerre dure. Ce qui est certain, c’est que le risque de dégât gravissime pour la région et le monde ne fait que monter. Nous avons besoin de forces de paix à l’intérieur des pays et de puissances de paix pour éviter que le chaos ne se transforme en catastrophe. Cela peut sembler des gouttes d’eau mais seules ces gouttes d’eau peuvent éviter l’embrasement.

Philippe Murer 🇫🇷

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