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Au Mali 🇲🇱, l'armée et l'Afrika Corps russe 🇷🇺 multiplient les contre-attaques, reprenant le contrôle de plusieurs bases. Depuis Gao, les FAMA et l'AC ont repris le contrôle de la base de Labbezanga à la frontière avec le Niger, des renforts ont aussi atteint Ménaka et Hombori, tandis que la colonne se retirant de Tessalit, Kidal et Aguelhok devrait se repositionner à Anéfis. Ces victoires tactiques se sont faites contre l'Etat Islamique au Grand Sahara qui est bien moins puissant que les autres groupes et n'occupe traditionnellement pas les villes. En parallèle, les offensives du JNIM se poursuivent. Le groupe affilié à Al Qaida poursuit son blocus de Bamako, plusieurs routes restent fermées et des attaques ont été enregistrées sur plusieurs routes clés autour de la capitale. Des raids ont aussi eu lieu sur plusieurs petites villes du centre et du sud du pays, encore une fois, sans occupation des villes. Russes et Maliens escortent donc les convois entre les frontières et la capitale, notamment avec des hélicoptères. Le FLA, via son chef a de son côté réfuté une "alliance" avec le JNIM. Un journaliste français a par ailleurs expliqué que les français étaient des soutiens indirects du FLA via le GUR ukrainien qui maintient des opérateurs en soutien au groupe rebelle. En réalité, il faut bien comprendre que cette information était déjà connue depuis longtemps. Le GUR ukrainien a formé les pilotes de drones du FLA pour qu'ils frappent les forces russes de l'Afrika Corps (nombreuses preuves vérifiées). Avec toute vraisemblance, ils ont obtenu la possibilité d'accéder à la région via l'Algérie, la France se contentant d'un soutien indirect au GUR, notamment logistique et d'intelligence. Donc dire que la France soutien le terrorisme au Mali, c'est de l'indirect, de l'indirect, de l'indirect... Carte de The Cube pour comprendre assez généralement la situation.

Clément Molin

53,910 Aufrufe • vor 3 Monaten

90,80 euros par mois. C'est le prix du passe Navigo depuis janvier. Et cet été, des Franciliens qui le paient ont marché sur les voies, dans le noir des tunnels, pour sortir de rames en panne. Les vidéos tournent sur les réseaux sociaux : évacuations le long des rails, rames bloquées sans ventilation, quais saturés. Ce ne sont pas des accidents isolés. C'est le comportement normal d'un réseau qui n'a pas été construit pour l'époque où il vit — et personne ne veut vous le dire aussi simplement. Voici la mécanique, telle qu'elle est documentée. Quand il fait 37 degrés dehors, le rail monte à 55 degrés. À cette température, l'acier menace de flamber : SNCF Réseau réduit les vitesses, supprime des trains par précaution. Fin juin, sur une seule ligne du réseau Saint-Lazare, un train sur dix a été supprimé pendant la canicule — qui s'ajoutait à une crise de matériel roulant immobilisant 40 % du parc de la ligne pour des mois. À bord, la climatisation reste une loterie : environ deux tiers des trains et RER en sont équipés, la moitié des métros, avec de fortes disparités selon le matériel. Et pour surveiller la température de centaines de kilomètres de rails, l'opérateur historique met en avant... une vingtaine de capteurs connectés, déployés en quatre ans. Maintenant, la réponse officielle de l'autorité organisatrice pendant la vague de chaleur. Tenez-vous bien. « Limiter ou reporter ses déplacements. Privilégier le télétravail. Éviter les heures de pointe. Prendre les lignes climatisées. » Autrement dit : le service public de transport recommande officiellement de ne pas se servir du service public de transport. Aux heures où les gens vont travailler. Voilà le contrat réel : l'usager, lui, n'a pas le droit de « reporter » son abonnement — 90,80 euros, prélevés chaque mois, canicule ou pas, contre 70 euros en 2015, soit 30 % de hausse en dix ans pour un service que son propre organisateur conseille d'éviter. Le « bouclier tarifaire » encadre le prix. Aucun bouclier n'encadre le service : pas de garantie de régularité opposable, pas de remboursement automatique en cas de défaillance — juste des campagnes de dédommagement exceptionnelles, à la discrétion de l'autorité. Et c'est là que l'affaire devient structurelle. Les canicules sont annoncées des jours à l'avance et reviennent chaque été depuis des années. Un réseau robuste se serait adapté : rails retravaillés, matériel climatisé généralisé, maintenance massifiée. Le nôtre a préféré l'inverse — des décennies de sous-investissement dans l'entretien, compensées par des hausses de tarif et des conseils de télétravail. L'infrastructure encaisse l'argent en toutes saisons ; elle ne rend le service que par beau temps tempéré. L'été prochain, le rail montera de nouveau à 55 degrés. La seule inconnue, c'est le prix du passe à ce moment-là. Sources : Île-de-France Mobilités (tarifs 2026 et communiqué « plan de transport adapté » canicule), SNCF Réseau / Transilien (température du rail, suppressions ligne J), RATP (capteurs et solutions climatiques), Assemblée nationale (évolution du prix du Navigo 2015-2026).

ChienSurpris

27,458 Aufrufe • vor 1 Monat