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Ana Sayfaya Dön

Mon pote Martiniquais de 23 centimètres m'a défoncé le cul, où j'avais laissé pousser un peu car il adore les poils. C'était grave bon d'être sa chienne blanche soumise 😜 #hot #fuck #interracial #gay #hole #lope #ass #bbc

50,277 görüntüleme • 1 yıl önce •via X (Twitter)

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PowLopa911 yıl önce

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The Caribbean Boyz 🔥1 yıl önce

🔥🔥🔥🔥

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PowLopa911 yıl önce

Oui !

Benzer Videolar

La gauchosphère (enfin surtout le parti de l'étranger LFI) se jette en meute sur Karine Lemarchand en détournant de son contexte une séquence où elle explique avoir vu des noirs et des arabes en sortant du métro à Paris et d'avoir eu peur. Précision : elle est noire par son père qui vient du Burundi, ce sont de sacrés tarés. Voici la séquence complète, où voyez vous du racisme? "de l'association "touches pas mon pote", j'avais le pins, on trouvait ça formidable... J'ai grandi à Nancy... moi, quand je suis venue à Paris, c'était en 1986, j'ai eu un choc, parce que là, j'ai vu des revendications qui n'existaient pas en Province, il faut se dire quand même qu'il y a un monde entre, peut être que maintenant avec les cités, c'est un peu partout en France, à l'époque, il y avait un monde entre les revendications qu'il y avait à Paris et la Province, et moi, je suis venue, j'étais à Chatelet, vous avez vu ma tête, j'ai vu le RER arrivé, j'ai vu tous ces noirs et tous ces musulmans qui sortaient, des têtes que je n'avais pas l'habitude de voir, parce qu'à Nancy j'étais la seule de mon école avec ma sœur à avoir cette tête là et j'ai vu plein de gens sortir et j'ai fait oh, je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un peu peur car je n'avais pas l'habitude, Paris c'était particulier, et après très vite, j'ai pris l'habitude, je n'ai plus eu peur des gens qui avaient des têtes étrangères".

🇫🇷 fred le gaulois 🇫🇷 Uniondesdroites 🐱🐱

38,385 görüntüleme • 6 ay önce

Orson Welles : "J'ai eu le coeur brisé de ne pas avoir pu continuer. J'étais absolument sûr de faire des tas d'autres films pour Universal quand j'ai été viré : c'était très traumatisant. Parce que j'étais sûr de moi. Tous les soirs, ils m'inondaient de compliments sur les rushes. "Alors, quand allez-vous nous le signer, ce contrat pour quatre ou cinq films ? N'hésitez pas à venir nous voir." Tous les jours, on me demandait de signer ce contrat. Et quand j'ai montré la version finale (La Soif du Mal), on m'a fichu à la porte. - Sans donner d'explications ? - Aucune. Le film était trop noir, trop étrange pour eux. Cela reste un mystère. Il y a quelque chose qui manque, et je ne sais pas quoi, je ne comprendrai jamais. C'est le seul problème que j'aie jamais eu dont je n'entrevois même pas la cause. Le film les a retournés d'une drôle de façon. Dans le milieu du cinéma, on n'aimait pas du tout l'humour noir, celui qu'on adore aujourd'hui. Les films n'étaient pas si noirs il y a dix ou douze ans. Ils n'ont pas compris où je voulais en venir. Et moi qui croyais enfin avoir trouvé mon chez moi ! A les entendre parler, je me disais : "Bon, je vais passer trois ou quatre ans à faire des films pour Universal". Et tout d'un coup, je n'avais plus le droit de mettre les pieds sur le plateau ! Il y avait un garde à la porte qui m'empêchait d'entrer. Ils étaient choqués, ils s'étaient sentis insultés par le film. Blessés et insultés... Je les avais entraînés dans une sinistre aventure. C'était triste pour moi que cela tourne de cette façon, car j'étais bien décidé à rester aux Etats-Unis. C'est ici que je préfère faire des films."

films7

17,921 görüntüleme • 1 ay önce

[ 🇫🇷 FRANCE ] 🔸 Dans « Le 2010 » sur M6, Michel-Édouard Leclerc est relancé sur une éventuelle candidature à la présidentielle : l’animatrice Anne-sophie Lapix rappelle qu’il a « laissé la porte ouverte à cette éventualité » car il n’est « pas plus con qu’un autre ». Face aux violences politiques, il juge le lynchage à Lyon comme « évidemment un dérapage », « un crime criminel », et martèle que « le crime, la violence c’est l’argument politique des nuls », « des gens qui savent pas convaincre » et « qui postulent pas à gérer le pays », assurant : « je déteste cette société-là, j’ai pas envie de faire de la politique comme ça ».​ Il explique ne pas avoir « complètement évacué » les demandes de partis prêts à l’associer à un « projet collectif », affirmant que « c’est ça aujourd’hui qu’il faut faire » et dénonçant une société où, faute de projet, « les gens se chamaillent », regrettant qu’il n’y ait « pas assez de fraternité » alors que ce mot figure « sur les frontons de la République ».​ Sur le climat politique, il décrit le cordon sanitaire contre LFI et le « Front républicain inversé » comme de la « tactique politique », estime que le RN « hurle avec les loups » et participe à la « récupération, diabolisation », tout en disant compter sur le fait que « les Français sont pas idiots » et appelant à « quelques hommes et femmes de bonne volonté » pour empêcher « les autocrates, les oligarques, peu importe leur alliance, [de] prendre le pouvoir ».​ Il juge que « le risque aujourd’hui », quand « tout est médiocre », est de voir surgir « celui qui a l’air très bon même au jeu d’échecs », et conclut sur sa propre popularité : « Moi je me retrouve au fond en tête des sondages parce que je n’en suis pas, pas parce que je suis quelque chose. Il suffirait déjà que je leur ressemble ».

Little Think Tank

52,037 görüntüleme • 5 ay önce

Les Rwandais sont terribles : ils envahissent leurs voisins, violent, pillent , mais chez eux, ils trafiquent aussi des femmes. Bonjour à tous, c'est Cindy. Je m'appelle Cindy. Je suis officiellement Cindy, mais je ne suis pas connue sous mon nom officiel. Beaucoup de gens me connaissent sous le nom de Cindy dans mon pays d'origine, mais d'autres me connaissent sous un autre nom à l'étranger. Je suis Cindy, c'est mon nom officiel. Je suis Cindy, de nationalité, de naissance, je suis une citoyenne américaine à part entière. Je suis née et j'ai grandi au Rwanda. Je prends la parole aujourd'hui. Je choisis de parler en anglais, puis je deviendrai Cindy au fur et à mesure que l'histoire avance. Mais ce n'est pas une histoire, je ne raconte pas d'histoire. J'appelle les autorités compétentes à agir. Je suis victime de trafic d'êtres humains. J'ai été victime de trafic par un homme appelé Gaboda, qui est citoyen américain. Il ne s'est pas contenté de s'en prendre à moi, il l'a fait à cinq autres personnes, dont certains de nos frères et sœurs. Il a agi par le biais de mariages. Il venait à Rhonda et nous mariait en suivant les procédures légales, bien sûr. Nous étions mariés légalement, c'est-à-dire mariés sur papier. Nous avons fait tout cela dans le district où il nous a… Nous étions cinq à devoir nous marier, et l'une d'entre nous, ma cousine, a épousé son frère, son frère de sang. Je vais citer les noms et tout raconter pour faciliter le travail des autorités compétentes. Je suis allée au service d'immigration. J'ai été complètement ignorée. J'y suis allée pour donner des informations, car j'ai découvert que mon père, qui est le principal problème, celui qui m'a impliquée dans cette affaire, qui m'a fait venir dans ce réseau de trafic, et qui tire les ficelles, est la personne la mieux placée pour expliquer tout ce qu'il a fait. Je suis le premier cas, mais il y en a quatre ou cinq autres. Quand il sera arrêté, il expliquera les autres cas. Je ne parle pas au nom des autres, je parle pour moi, mais je donne d'autres exemples pour montrer que c'est une opération en cours. Maintenant que je sais qu'il est dans le pays, il pourrait enlever une ou deux autres personnes. J'ai donc obtenu des informations. J'ai découvert qu'il était dans le pays. J'avais même un vol, mais j'ai dû l'annuler. Je peux être un bon citoyen et fournir les informations qui pourraient aider les autorités et me faciliter la tâche.

Cam Info

13,261 görüntüleme • 2 ay önce

Médecins sans cœur : quand le serment d’Hippocrate devient serment d’hypocrisie Il y a des jours où l’hôpital tue plus qu’il ne soigne. Et il y a des jours, comme cette semaine au Mali, où l’hôpital tue en pleine lumière, devant témoin, et s’indigne… d’avoir été filmé. Une mère débarque aux urgences avec un enfant gravement malade. L’enfant suffoque, et le temps presse. Mais voilà : ce n’est pas encore l’heure. Les médecins sont « en visite du matin », en « montée des couleurs ». Alors l’enfant attend. La douleur attend. La mère, épuisée, doit en plus aller chercher de la monnaie, refaire la queue, supplier pour qu’on lui accorde le droit de payer la souffrance. Et quand enfin elle ose filmer le mépris, le scandale éclate… non pas à cause de l’enfant mis en danger, mais parce que le médecin filmé estime que sa vie privée a été violée. Il porte plainte. L’indécence n’a plus de limites. Face à cette indignité, la ministre de la Santé, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, est sortie de son silence. Et pour une fois, nous l’avons applaudie. Elle a exhorté la population à filmer, nommer, dénoncer. À exposer les brebis galeuses qui tuent la République en blouse blanche. À ne plus tolérer que l’hôpital public devienne un abattoir pour les pauvres. Sa sortie a été salutaire. Mais elle n’a pas plu à tout le monde. Le syndicat des médecins, en bon avocat des coupables, s’est senti visé. Il a rappelé que les médecins travaillent « dans des conditions difficiles », que « certains font le travail de dix », que « les patients arrivent tard » et que « les médecins aussi sont humains ». Oui, bien sûr. Ils sont humains. Mais quand leur humanité déserte leur cœur et leurs gestes, ce ne sont plus des soignants. Ce sont des risques sanitaires. Et là, permettez qu’on rappelle un autre cas. Un autre médecin. Un autre scandale. Il y a quelques mois, le professeur Broulaye Samaké, médecin réputé, a été arrêté et placé sous mandat de dépôt par un juge. L’opinion publique s’était alors soulevée, estimant qu’il était traité comme un voleur de motos. Nous avons pris sa défense. Nous avons dénoncé la brutalité de la justice. Nous avons rappelé que les médecins ne devaient pas être jetés en prison sans preuve, sans forme, sans respect. Mais ce que l’on défendait alors, c’était un principe : la justice doit respecter les droits, même quand elle punit. Et aujourd’hui, nous défendons un autre principe : les patients aussi ont des droits. Et ceux qui les violent dans les hôpitaux ne méritent ni solidarité syndicale, ni compassion militante. Or, le même syndicat qui avait tant crié à l’injustice lors de l’arrestation de Broulaye Samaké vient aujourd’hui soutenir, sans condition, des collègues coupables de négligence grave. Il parle de surcharge, de fatigue, de précarité. Il oublie de parler d’éthique. Il oublie de parler de l’enfant qu’on a laissé souffrir parce que ce n’était pas « le bon moment ». Il oublie de parler de ces nourrissons morts par manque d’oxygène à Sikasso. De ce bébé amputé à Gabriel Touré. De ces femmes qui meurent en couches faute de surveillance. Ce syndicat-là ne défend plus la profession, il défend l’impunité. Il ne protège plus l’honneur médical, il couvre le déshonneur. Qu’ils se rassurent : nous savons faire la différence entre les médecins valeureux qui travaillent dans des conditions indignes, et les agents arrogants qui maltraitent les patients par paresse, inconscience ou mépris. Ceux-là, oui, doivent être protégés, soutenus, valorisés. Mais les autres, ceux qui laissent mourir, qui humilient, qui refusent de soigner, doivent être radiés. Sanctionnés. Mis hors d’état de nuire. Ce n’est pas une question de syndicat. C’est une question de morale républicaine. Et nous le redisons : quand une blouse blanche devient une couverture pour des comportements criminels, le silence est une complicité. 1/2 #Bèki_Takè #Hôpital #Santé #Enfant

KONATE Malick

15,602 görüntüleme • 1 yıl önce

Il y a 35 ans, le 25 mars 1991, Mgr Lefebvre rendait son âme à Dieu. en pleine nuit à l’hôtel, vers 4 heures du matin, il réveille son chauffeur, Rémy Borgeat : « Ça ne va pas, dit-il, rentrons en Suisse. » Et, à sa demande, il est hospitalisé d’urgence le 9 mars au matin à l’hôpital de Martigny dont le directeur, M. Jo Grenon, est un ami d’Écône. On le confie au service de chirurgie et à la chambre 213. Derrière les montagnes : la Forclaz et la France et, non loin, le Grand Saint-Bernard, l’Italie et Rome. Le prélat est confiant, mais il souffre : « C’est comme un feu qui me brûle le ventre et monte vers la poitrine. » L’abbé Simoulin lui apporte la sainte communion — qu’il recevra jusqu’à son opération. Il remercie : « Je vous ai fait manquer vêpres… mais vous avez fait une œuvre de charité. Vous m’apportez le meilleur Médecin. Aucun d’entre eux ne peut me donner plus que ce que vous me donnez. » Il admire le crucifix qu’on a apporté pour le petit autel monté dans sa chambre : « Cela aide à porter ses souffrances. » Les médicaments atténuent ses douleurs ; on le nourrit par perfusion. Il plaisante et dit aux infirmières : « Vous faites une bonne affaire avec moi : je paie plein tarif et vous ne me nourrissez pas ! » Il est par ailleurs très patient : les médecins sont obligés de le gronder pour qu’il parle de ses souffrances. Les infirmières le trouvent très doux, exceptionnellement discret : il n’utilise jamais la sonnette de service. Il ne veut pas déranger. Il est un peu inquiet des suites d’une opération, mais en même temps résigné et confiant. À plusieurs reprises, il dit : « J’ai terminé mon travail, je n’en peux plus, il ne me reste qu’à prier et souffrir. » Le lundi 11, sentant un froid qui lui monte dans les jambes, le prélat demande l’extrême-onction, qu’il reçoit avec beaucoup de recueillement et de simplicité, les yeux fermés et répondant au ministre très clairement. Il demande ensuite la bénédiction apostolique in articulo mortis (« à l’article de la mort »), puis rouvre des yeux paisibles, sourit et remercie. Il ajoute : « Pour les prières des agonisants, on attendra encore un peu. » Il est apaisé, mais il n’est pas encore arrivé à reprendre son bréviaire. « Alors, dit-il, je fais oraison. Je ne suis bon à rien d’autre. Mais c’est une bonne chose. » Le jeudi 14 mars, alors qu’il a déjà subi de nombreux examens, les médecins décident de lui donner enfin un vrai repas qui lui fera plaisir et le fortifiera. Mais il n’y touchera pas, afin de pouvoir recevoir la sainte communion… qui se fait attendre. Le même jour, un des médecins confie à l’abbé Denis Puga : « Monsieur l’abbé, je dois vous avouer quelque chose : j’ai passé la journée en compagnie de Monseigneur, pour les examens. C’est un homme extraordinaire, c’est vraiment un bonheur d’être à ses côtés. Quelle bonté ! On découvre la bonté divine sur son visage. Vous avez vraiment un privilège d’être un de ses proches. On ne s’en rend pas compte à travers l’image qu’en donnent les journaux. J’ai demandé à Monseigneur de prier pour moi. » Or ce docteur n’est pas catholique. Le vendredi 15 mars, Mgr Lefebvre est emmené à Monthey pour examen au scanner. Au retour à l’hôpital, ses abbés le trouvent aux prises avec ses perfusions qui provoquent des œdèmes. — Vous avez les veines trop dures, lui dit l’abbé Simoulin. — Non, c’est le contraire, il paraît qu’elles sont trop fines et délicates. Vous vous rendez compte… pour un évêque de fer ! Le samedi 16, Sitientes, ont lieu à Écône les ordinations au sous-diaconat. — Je me suis bien uni par la prière à l’ordination, dit l’archevêque à l’abbé Puga. — C’est la première ordination qui n’aurait pu avoir lieu, si vous ne nous aviez pas donné des évêques. — Oui, répond-il, vraiment, cette année 1988 a été une grande grâce, une bénédiction du bon Dieu, un véritable miracle. C’est la première fois qu’étant gravement malade, je suis parfaitement tranquille. Je dois avouer… je m’excuse… mais auparavant, lorsque j’étais malade, j’avais ce souci que la Fraternité avait encore besoin de moi, que personne ne pouvait faire mon travail à ma place. Maintenant je suis en paix, tout est en place et tout fonctionne. Le dimanche 17, dimanche de la Passion, après avoir reçu la communion, il explique qu’il sera opéré le lendemain et commente : « Que le bon Dieu me prenne, s’il le veut. » C’est donc le lundi de la Passion qu’a lieu l’opération : « Quand le médecin m’a dit de compter jusqu’à dix au moment de m’endormir, j’ai fait un grand signe de croix… et puis… plus rien. Puis je me suis réveillé et j’ai demandé : — Alors, on n’opère plus ? — Mais si, M. Lefebvre, c’est fait, m’a-t-on répondu. » Tel est le récit que Monseigneur fait de son opération. Le chirurgien a retiré une grosse tumeur de la taille de trois pamplemousses. Elle s’avérera cancéreuse, mais on n’en dira rien au patient. Il est épuisé par l’opération mais sourit derrière son masque à oxygène et sa sonde gastrique. Le mercredi soir, il devient angoissé : de forts œdèmes se manifestent aux membres, il souffre du dos et de la tête. « C’est la fin, dit-il, je souffre terriblement de la tête, il faut que le bon Dieu vienne me chercher. Je désire ardemment mourir avec, à mes côtés, quelques-uns de mes prêtres pour réciter les prières des agonisants. On ne peut me refuser cela. » Il croit qu’on empêche ses prêtres de venir le voir, l’arrivée de l’abbé Puga le jeudi matin l’apaise ; il retrouve tout son optimisme et sa vigueur morale. Le samedi de la Passion arrive, Mgr Lefebvre parle des soins humiliants et pénibles qui lui sont imposés, il dit l’épuisement où le laisse le moindre effort. Ses mains sont gonflées par les œdèmes. « Nous sommes dans le temps de la Passion », fait l’abbé Simoulin. Monseigneur ferme les yeux et répète : « Oui, c’est la Passion ! » Il ne peut encore communier : « Cela me manque… j’en ai besoin… cela me donnerait des forces », regrette-t-il. Le soir du même jour, l’abbé Puga lui parle de déclarations faites par le cardinal Gagnon à 30 Giorni, selon lesquelles il n’a pas trouvé d’erreur doctrinale à Écône. Monseigneur hausse les épaules : « Un jour, la vérité se fera. Je ne sais pas quand, le bon Dieu le sait, mais elle se fera. » C’est le dimanche des Rameaux, 24 mars, premier jour de la Semaine sainte, de la grande Semaine, que l’état du malade empire soudain. Pourtant, le vendredi, il a réclamé sa montre et son appareil auditif, preuve du mieux-être du patient, et le samedi on a songé à lui faire réintégrer sa chambre le lendemain. Mais dimanche, l’espoir fait place à l’inquiétude : Monseigneur subit une grave poussée de fièvre, le cardiologue décide de le garder aux soins intensifs. Le malade, douloureux et agité, se met à parler sans cesse, mais à travers le masque à oxygène il est difficile de le comprendre. Jo Grenon perçoit cependant : « Nous sommes tous ses petits enfants » et, au moment où il quitte le prélat, celui-ci lui sourit et lui tend la main en signe d’adieu. À l’abbé Simoulin qui lui annonce la venue de son frère, Michel Lefebvre, il sourit tant qu’il peut et la joie brille dans son regard. Mais vers 19 heures, lorsque le directeur d’Écône retourne à l’hôpital, dès l’entrée de la salle des soins intensifs, il est saisi par un son terrifiant : un râle sonore et précipité couvre tous les bruits venant des autres boxes, amplifié encore par le masque à oxygène. Le prélat est comme anéanti, il ne peut rien articuler mais il comprend tout ce que lui dit l’abbé : « La retraite, Monseigneur, que vous deviez nous prêcher, vous la prêchez d’une façon que nous n’avions pas prévue ! » et Monseigneur sourit. « Un certain nombre de Valaisans, dont les chauffeurs, font retraite avec nous. » Et le prélat sourit encore. Lorsque l’abbé aperçoit le crucifix du box et fait une remarque élogieuse sur cet hôpital et son bon directeur qui place chaque malade sous la garde du Rédempteur, Monseigneur, très lentement, tourne la tête et les yeux pour apercevoir le point que l’abbé lui désigne vers sa gauche, puis ferme doucement les yeux. Un sourire… un regard vers le Crucifié… telles sont les dernières « paroles » de Monseigneur Lefebvre. Un sourire… pour remercier, pour rassurer, pour inviter à la même sérénité, un sourire de charité et d’attention aux autres dans l’oubli de soi-même. Un regard vers le crucifix, ultime geste conscient que ses fils aient observé chez lui, le regard de l’adorateur et du prêtre. Vers 23 h 30, l’hôpital appelle Écône : Mgr Lefebvre vient d’avoir une alerte et est en réanimation. Les abbés Simoulin et Laroche trouvent le prélat respirant à grand-peine, les yeux fixes et vitreux, on lui fait un massage cardiaque, il doit avoir fait une embolie pulmonaire. Tandis que l’abbé Laroche part réveiller le séminaire et inviter la communauté à prier à la chapelle, l’abbé Simoulin reste aux côtés du malade qui cherche douloureusement sa respiration : c’est un peu l’agonie du Crucifié. Le front, au fil du temps, est de plus en plus traversé par des crispations de souffrance, tandis que les indications des appareils de contrôle diminuent peu à peu. À partir de 2 h 30, la chute s’accélère, la respiration se ralentit tandis que le front reste marqué par un pli de douleur. Tout s’apaise peu à peu. Vers 3 h 15, l’abbé dit à l’infirmière : — Son âme n’attend qu’une chose, quitter ce corps qui souffre pour rejoindre Dieu. — Je crois qu’elle est en train de partir, dit l’infirmière qui se retire alors. L’abbé Simoulin commence les prières des agonisants. « Au moment précis, dit-il, où j’achève, il est près de 3 h 20 et notre Supérieur général, l’abbé Schmidberger, pénètre aux soins intensifs. Le cadran annonce “00” pour les pulsations. Un souffle se fait encore entendre, mais est-ce Monseigneur ou l’appareil ? Je tends le rituel à l’abbé Schmidberger, qui refait les prières in expiratione. » Quelques ultimes sursauts crispent le visage de Monseigneur Lefebvre et, vers 3 h 25, la souffrance quitte à jamais son corps, tandis que le visage retrouve sa sérénité. Le Supérieur général ferme alors les yeux du père bien-aimé. On est le Lundi saint, 25 mars, fête de l’Annonciation de la très sainte Vierge Marie, le jour du sourire du Ciel à la terre et où l’espérance renaît dans les âmes, jour de l’Incarnation du Fils de Dieu et de l’ordination sacerdotale de Jésus-Christ souverain Prêtre. En ce jour, l’âme de Marcel Lefebvre a été jugée… « Quand je serai devant mon Juge, avait-il dit à Lille quinze ans auparavant, je ne veux pas qu’il puisse me dire : “Toi aussi, tu as laissé détruire l’Église.” » Alors, en ce 25 mars 1991, lorsque Dieu lui a demandé : « Qu’as-tu fait de ta grâce sacerdotale, de ta grâce épiscopale ? », que voulez-vous qu’ait répondu le vieux combattant de la foi, l’évêque restaurateur du sacerdoce catholique ? « Seigneur, a-t-il dit, voyez, j’ai transmis tout ce que je pouvais transmettre : la foi catholique, le sacerdoce catholique et aussi l’épiscopat catholique ; tout cela, vous me l’aviez donné, tout cela même, je l’ai communiqué, pour que l’Église continue. » « Tradidi quod et accepi, a dit votre grand Apôtre, et à sa suite, j’ai voulu dire moi aussi : Tradidi quod et accepi, j’ai transmis ce que j’ai reçu. Tout ce que j’ai reçu, je l’ai transmis. »

FSSPX Actualités

23,012 görüntüleme • 4 ay önce

J'arrive un peu sur le tard concernant la vidéo "d'adieu" de Jean-Dominique Michel qui aurait déserté de X. N'étant plus très présente non plus, je n'avais pas vu directement ses élucubrations à mon sujet et celui de Ariane Bilheran Officiel qui me "piloterait" selon ses dires, ainsi que sa vie soi-disant en danger. On est chez les fous là en fait, il risque quoi avec mes 1m65 ? C'est lui peut-être qui a vu deux hommes débarquer à son domicile en pleine nuit, suite à des propos tenus contre quelqu'un à qui il ne fallait manifestement surtout pas toucher dans le milieu prétendument de la défense des enfants, mais qui ne l'est pas du tout ?! J'ai pu visionner ensuite justement le droit de réponse d'Ariane à ses allégations délirantes et je vois qu'on a vraiment les mêmes personnes qui nous ont dans le viseur. Sa vidéo : Merci Ariane Bilheran Officiel pour cette mise au point et pour tout ce que vous faites depuis tant d'années. 🙏 Je ne sais pas par quel biais vous me piloteriez, mais manifestement, nous nous retrouvons prises en étau par les mêmes personnes. Francesca Gee que Jean-Dominique Michel cite, la blague, j'avais déjà répondu via ce tweet : Une "survivante" qui refuse le statut de victime, lui préférant les termes "d'ancienne compagne" et un Jean-Dominique admiratif d'un ami de Matzneff. Comme dirait David Icke : Wake the fuck up people! La manipulation et le mensonge sont vraiment omniprésents sur les réseaux sociaux. Je me rends compte que sa fuite des réseaux sociaux n'est vraiment pas anodine, car l'avocate Virginie de Araújo-Recchia V. de Araújo-Recchia a aussi pris la parole et lui avait proposé de débattre publiquement avec lui (pour rappel, c'était aussi l'avocate du Docteur Soulier qui est aujourd'hui décédé) : - - Qu'a-t-il fait depuis à part prendre la fuite ? Concernant EØR, le filleul de Pierre Hillard, il a peut-être tout simplement visé juste en fait au sujet de Jean-Dominique Michel...

Claire Gabriel

11,956 görüntüleme • 11 ay önce

J'ai lu l'article de Knack qui parle de Bouchez comme d'un petit Trump, et je voulais vous raconter une histoire par rapport à cela. 📷 Il y a 6 ans, Nicolas Sarkozy est venu à Bruxelles en dédicace chez Filigranes, et moi j'avais décidé d'y aller pour lui lire un poème pour me foutre de sa tronche (voir la vidéo dans ma publication, 3eme partie) Et alors qu'il y avait une file d'une bonne demi-heure devant le magasin, M. Bouchez est arrivé au moment où j'allais entrer dans le magasin, et il a grillé toute la file en serrant la main de Marc Filipson venu l'accueillir. Et donc, à l'époque, j'ai publié ceci, expliquant que je l'avais vu griller la file. Et M. Bouchez a commencé à m'invectiver, expliquant que non, il avait fait toute la file. Alors que j'ai des photos, des vidéos, du moment où il débarque en coupant la file. Il m'a menacé de porter plainte pour diffamation. Il a nié. En bloc. Jusqu'au bout. Alors qu'il y avait 50 témoins + mes photos. Alors fondamentalement, on s'en tape qu'il ait grillé la file, c'est pas très classe, mais c'est pas la fin du monde... Des tas de gens, dès qu'ils ont un peu de pouvoir, se sentent pousser des ailes parce qu'on les invite n'importe où, parce qu'ils ne payent plus rien, parce qu'ils sont "quelqu'un". Mais quand tu te fais prendre la main dans le sac en train de faire un truc pas très cool, tu peux soit: 1. Nier en bloc, même face aux faits, comme Trump 2. Trouver une excuse: Genre: J'étais pressé, j'avais pas le temps mais je devais absolument prendre un selfie avec Sarkozy (qui a l'air super heureux) 3. T'excuser et dire que c'était pas très classe, qu'il va faire preuve d'humilité la prochaine fois et qu'il travaille à être quelqu'un de meilleur. Aujourd'hui, quelqu'un comme Bouchez, comme Trump, comme beaucoup de gens puissants, utilisent le mensonge et les infractions légales comme morales pour assoir leur pouvoir. Quelqu'un de puissant qui te crache au visage et te dit: Tu vas faire quoi, minable ? A chaque fois qu'il arrive à faire une saloperie ET qu'il s'en sort parce que personne ne lui tourne le dos dans son entourage (pour plein de raisons) et que les médias ont peur... Il sait qu'il peut continuer à ouvrir la fenêtre d'overton et en Belgique, Bouchez est devenu un maître constructeur en veranda. C'est comme dans la scène de The Boys où Homelander explose le crâne d'un type qui a lancé une canette sur son gamin, et que les gens applaudissent. Il réalise que c'est open bar maintenant. Le problème, c'est que comme avec Trump, on a des tas de gens révoltés "en bas", et tout autour de lui, une sorte de secte MAGA ou GLB qui n'ose pas bouchez le petit doigt au risque de subir les foudres du chef. C'est profondément inquiétant de voir, ces derniers jours, que PAS UN journaliste de la RTBF n'a communiqué autrement qu'en publiant un communiqué officiel. Alors oui, il y a un devoir de réserve. Mais ce devoir de réserve, ou cette peur de perdre son job, c'est le paillasson sur lequel le fascisme s'essuye les pieds pour écraser tout. Je n'arrive pas à comprendre, dans le cas qui nous occupe, comment les syndicats de la RTBF n'ont pas ouvert leur gueule. Comment des tas de militants de gauche n'aient rien fait de cet enregistrement, de peur que quelque chose leur tombe dessus. Je peux comprendre que des gens lambda aient peur, parce que oui, ce genre de personnes peuvent détruire votre vie... Mais c'est pour ça qu'on a des institutions, syndicats, AJP,... Qui sont là pour, par leur structure morale, protéger les membres. Et il ne s'est. Rien. Passé. Profondément inquiet aussi qu'au sein du MR, il n'y ait pas une seule personne influente (ou même pas influente en fait) qui dise "Stop". Ce qui m'inquiète profondément, c'est qu'à chaque fois qu'on laisse passer un truc comme ça, ça sera pire la prochaine fois. Par la complicité du fan club et le silence de ceux qui pourraient changer les choses avec un peu de courage. Parce que oui, aujourd'hui, l'AJP, les médias, le PS, le PTB, se réveillent... mais ils avaient TOUS L'enregistrement et jusque là n'avaient RIEN FAIT. Un jour dans un meeting, Trump avait dit: "Si je tirais sur un type en pleine 5e avenue, les gens continueraient quand même à voter pour moi". Et je pense qu'en Belgique, on s'en approche à une vitesse de dingue, une vitesse d'une GLE à plus de 100.000 balles, pas la vitesse d'une putain de CLA de merde.

Vincent Flibustier 👽

12,740 görüntüleme • 1 yıl önce

Toute la sequence sur Hyli/Photon et VTO et ce pourquoi Bwipo denonce le comportement de VTO car si ce genre de comportement perdure, l'esport et les mecs comme Bwipo sont voués à mourir (ce pourquoi il est tres emotif sur le clip) Je vous retranscris 90% de ce qui a été dit pour ceux qui parlent pas anglais, ceux qui comprennent, je vous conseille de tout regarder si ça vous interesse : A chaque fois que je mettrai des guillemets "" (j'en mettre 2 pour que vous les voyez) c'est Bwipo qui parle et c'est la retranscription au mot pres de ce qu'il dit Je vous previens, c'est un peu violent - Hyli est un putain de bon joueur et qu'il a été le meilleur joueur avec qui il a joué mais ses sololaners lui ont rendu la tâche impossible (il leur dit même "Fuck you") en le blâmant de chaque mauvais resultat sur l'année Photon et VTO sont bons que en lane, mais quand la phase de lane est finie, ils sont perdus et deviennent totalement clueless Ils ont eu de la chance d'être payés cette année au vu de leurs performances médiocres ON est le même joueur que Hyli, tres agressif et qui a besoin que son equipe le backup sur ses plays (parce que ses plays sont positifs pour l'equipe) et que si ce n'est pas fait, il passe juste pour un inteur Il a offert à Chasy et Photon de leur expliquer par A+B comment jouer, qu'il etait prêt à tout leur expliquer, même ses propres secrets pour jouer avec Hyli mais qu'en 2 ans ils ont jamais daignés repondre - Il dit que VTO vit sur le dos des gens, qu'il farm juste ses creeps pendant que son equipe fait tout le reste et qu'il tue les gens une fois qu'il est feed à force de farmer, ce que tout le monde peut faire, ce n'est pas carry une game, il suffit juste d'être un peu mecanique et que si il mettait un joueur coreen/chinois ou même europeens dans les positions ou VTO etait, ils auraient carry encore + fort qu'il l'a fait ""Arrête de te comparer à Chovy (en parlant de VTO), ne me fais pas rire, tu n'es pas dans sa dimension, Chovy a progressé, il n'est plus le même joueur, il a evolué, il a mit le travail nécessaire pour comprendre comment jouer avec ses teammates, se connecter à eux en utilisant la tempo qu'il a obtenu, sur le même nombre d'années que tu as eu pour evoluer, tu es pathétique Pendant ce temps tu travaillais avec des joueurs qui savaient mieux que toi et t'ont montré qu'ils savaient mieux que toi (il parle de Hyli), ils ont joué contre toi et t'ont farmés pendant 4 ans de suite et tu as encore l'ego pour dire que tu sais mieux qu'eux et que tu avais même pas besoin d'essayer ce qu'eux voulaient alors que tu joues 200 games par mois, pathétique, pour qui tu te prends ? J'ai besoin de nommer les gens sur ce que j'ai parlé avant (car il parlait avant ce clip des gens qui jouaient egoistement pour eux et pour look good pour trouver un projet l'année prochaine, au détriment de l'equipe et en faisant passer les autres pour des clowns, et que c'etait le poison de l'esport) car ces gens la doivent partir de l'esport ou se remettre en question"" Il dit que ce genre d'attitudes penalise le niveau d'Europe, que ça va tuer ce qu'il aime (l'esport et l'ecosysteme EU car il doit tout à l'Europe et à Fnatic sinon il ne serait rien) Il dit qu'il ne fait pas ça pour le drama, que toutes ces années il a travaillé en silence mais que ça va tuer l'esport si tous les joueurs font ça, que lui si l'esport meurt demain il peut devenir streamer, coach les gens, ou même barman car il trouve ça fun et qu'il peut retomber sur ses pieds mais ce n'est pas ce qu'il souhaite car il aime trop la competition (avant le clip il disait aussi qu'il etait reconnaissant aupres des gens de le suivre, et que le public en general aimait + le jeu que certains pros en Occident et que ça le rendait malade) FIN

Crow

413,728 görüntüleme • 1 yıl önce

Dans les coulisses d'un billet : Pourquoi mon IA ne fait pas le boulot à ma place. Je le vois bien, votre petit sourire en coin quand je lâche le mot « IA » au détour d'une conversation ou dans un de mes threads. Je le connais par cœur, ce regard mi-amusé, mi-condescendant, qui crie en silence : « Ah, d'accord, le mec a juste tapé une phrase magique et la machine a pondu son texte pendant qu'il se faisait un burger ». Souvent, on me reproche, ou du moins on me suspecte, d'avoir trouvé la poule aux œufs d'or de la feignantise intellectuelle. Le mythe du distributeur automatique a la vie dure. Pour beaucoup, mon processus créatif se résume à ouvrir une fenêtre de chat, taper un truc du genre : « Fais-moi un texte de 2000 mots sur Viktor Orban, les paris en ligne et les sondages. Mets de l'humour, stp. Merci bisous. », puis de cliquer sur "Générer", faire un bon vieux copier-coller des familles, et boom, me voilà auteur. Laissez-moi vous briser une illusion tout de suite : si je faisais ça, mon compte 𝕏 ressemblerait à du Wikipédia sous Xanax. Ce serait chiant à mourir, lisse comme une carrosserie neuve, et surtout, ça n'aurait absolument pas ma gueule. Alors, asseyez-vous, prenez un café (un vrai, coulé par une vraie machine ou un humain, pas un JPEG généré par Midjourney), je vais vous montrer, autopsie à l'appui, comment on cuisine un billet quand on est un curioscepticosapioiste. On va prendre l'exemple de l'article sur les marchés prédictifs : L’Étincelle : La curiosité n'a pas de puce en silicium Tout commence toujours, invariablement, dans le monde réel (ou du moins sur la place publique de 𝕏). L'IA ne scrolle pas mon fil d'actualité en se posant des questions existentielles sur l'avenir géopolitique. C'est moi, avec mes yeux fatigués et mon cerveau qui tourne un peu trop vite, qui m'arrête sur une anomalie. Récemment, je tombe sur un tweet de ☠ Bluetouff : « 23 millions de $ de volume, ça commence à chiffrer. Orban perdrait selon les marchés prédictifs. » Je m'arrête. Les marchés prédictifs ? Parier de l'argent sur une élection pour en deviner l'issue ? Je n'y connais strictement rien. Zéro. Nada. Mon détecteur à curiosité s'affole. Je pose donc la question publiquement en répondant : « Vraie question, c'est solide comme façon de faire, ou c'est très aléatoire ? » L'échange s'engage. Shadow of a Doubt m'explique que c'est aléatoire mais que si les gens y mettent leur propre argent, c'est qu'ils ont des arguments. ☠ Bluetouff en remet une couche : « ça traduit mieux des intentions de votes que les sondages, quand tu mises de l'argent, tu ne mens pas. [...] regarde l'élection de Trump, les sondages le donnaient perdant, polymarket le donnait gagnant. » Bim. Ça y est. Le sujet m'a attrapé. C'est ça, l'étincelle. C'est 100 % organique, c'est un humain qui s'étonne et qui décide de creuser. À ce stade, l'IA est toujours éteinte. Le Terrier du Lapin Blanc : L'interrogatoire socratique C'est ici que j'invoque mon partenaire de crime : Gem. Mais attention, je ne lui demande pas de m'écrire un article. Ce serait comme demander à un prof de physique quantique de vous faire vos lacets. Non, je l'utilise comme un sparring-partner intellectuel. Je lui demande un cours. Je descends dans le terrier du lapin blanc et je le cuisine. Je pose une question. Il répond. Sa réponse fait naître une zone d'ombre dans mon esprit, alors je relance avec une question plus pointue. Je le contredis. Je lui demande de nuancer. C'est un harcèlement textuel en règle, un interrogatoire de police sous lampe à incandescence. « Comment on évite les manipulations de marché ? Et si un milliardaire décide de fausser les cotes en misant à perte ? C'est quoi la différence fondamentale avec un vulgaire bookmaker PMU ? » Pendant ce très, très long échange, je n'écris pas une seule ligne de mon futur article. Je modélise le concept dans ma tête. L'IA m'aide à tordre le Rubik's Cube du sujet jusqu'à ce que toutes les faces soient alignées et que je comprenne intimement la mécanique du "bouzin". Le but n'est pas de générer du texte, c'est de générer de la compréhension. Le Conseil de l'Ordre : L'OSINT façon rouleau compresseur Une fois que j'ai pigé la théorie, il est hors de question de s'arrêter là. C'est le moment d'être paranoïaque et rigoureux. Place à l'artillerie lourde. Fini de discuter avec un seul interlocuteur, on passe en mode investigation OSINT (Open Source Intelligence). Je mobilise le Conseil des Trois : 1. Gemini (dans sa version Pro, pas le jouet gratuit). 2. ChatGPT (pareil, on sort le moteur V8). 3. L'IA "maison" développée par mon frère (pour avoir une architecture et une réflexion différentes). Je leur lance à tous les trois des requêtes de deep recherche indépendantes sur le sujet précis que je viens d'apprendre. Je veux des chiffres, des études de cas, des failles systémiques. Je lis les trois rapports (que je tiens à votre disposition). Je les confronte. Je cherche les contradictions entre eux pour éviter d'avaler la première hallucination venue. Une fois cette masse de données ingérée, je demande une synthèse finale à Gem pour verrouiller le tout, histoire d'être absolument certain de ne pas avoir raté l'angle mort. Le périmètre intellectuel est sécurisé. Si je dois raconter des conneries, au moins, elles seront sourcées. Le Squelette : L'art de ne pas se perdre en chemin À ce stade, j'ai une montagne d'informations dans la tête et sur mon écran. Je sais exactement de quoi je veux parler, et surtout, j'ai choisi le "fil" de mon billet. L'angle d'attaque. Je demande alors à l'IA de me faire un plan de rédaction basé exclusivement sur la synthèse que l'on vient de valider ensemble. Pourquoi ? Parce que quand je me mets à écrire, je pars dans tous les sens. J'ai des digressions qui ont des digressions. Ce plan, c'est mon squelette, mon garde-fou. C'est juste un pense-bête structurel pour m'assurer que, pris dans l'élan de ma propre prose, je n'oublie pas d'expliquer une variable clé à la ligne 450. L'IA joue ici le rôle d'un simple gestionnaire de projet avec un tableau Excel. La Viande sur les Os : C'est moi qui tape, bordel Nous y voilà. L'instant de vérité. C'est le moment où toutes les fenêtres d'IA sont minimisées en bas de l'écran. La page est blanche. Et c'est moi qui pose mes doigts sur le clavier. C'est ma partie préférée. La viande, les muscles de l'article, l'humour, le sarcasme, le rythme, les tacles glissés et les références absurdes... tout ça, c'est mon ADN. Aucune IA au monde n'a mon vécu, mes obsessions, ou mon envie viscérale de troller amoureusement mes lecteurs. La machine peut vous donner la température de l'eau, mais elle ne peut pas vous raconter ce que ça fait de s'y noyer avec le sourire. Quand j'écris, je mets mes tripes sur la table. Je tape, je rature, je cherche la punchline qui va faire mouche, la transition qui va vous arracher un rictus. Si un texte n'a pas d'âme, on s'en rend compte en trois paragraphes. Mon style, c'est la seule chose que je refuse catégoriquement de déléguer. C'est Franky qui vous parle, pas un algorithme. Le Crash-Test : La finition horlogère Le texte est posé. Il est beau, il sent la sueur et le café froid. Mais l'enthousiasme a souvent la fâcheuse tendance de faire des entorses à la réalité. C'est le moment de renvoyer l'ascenseur. Je prends montexte, celui que je viens d'écrire avec mes petites mains, et je le balance dans le Conseil des Trois (les trois IA). Leur mission ? Un fact-checking impitoyable de ma propre prose. Je leur demande de traquer la moindre inexactitude factuelle, la moindre affirmation un peu trop péremptoire que mon ego aurait pu laisser passer. On vérifie que la plume n'a pas trahi les faits établis lors de la phase OSINT. Enfin, dernier passage obligatoire dans un outil spécialisé pour corriger les fautes de frappe, la grammaire et l'orthographe (parce que l'inspiration va toujours plus vite que l'index droit). C'est le polissage du cadran avant de refermer la montre. L'Exosquelette Intellectuel Voilà le secret de fabrication. Voilà la réalité crue derrière le fantasme du "bouton magique". L'Intelligence Artificielle, dans mon quotidien, n'est pas un nègre littéraire qui écrit à ma place pendant que je regarde le plafond. C'est un exosquelette pour l'esprit. Elle me donne de la force pour soulever des montagnes de données, de la vitesse pour synthétiser, de la précision pour ne pas m'étaler factuellement. Elle me permet d'être plus rigoureux, plus pointu, plus complet. Mais à la fin de la journée, c'est toujours le pilote à l'intérieur de l'armure qui décide de la destination, qui choisit le chemin, et qui ressent le frisson de la course. C'est moi qui tiens le volant. Alors la prochaine fois que vous lirez un de mes "gros pavés" et que vous penserez avec un petit rictus : « Pff, c'est ChatGPT qui lui a écrit ça », rappelez-vous ce billet. L'IA a peut-être aiguisé le couteau et préparé la planche à découper, mais c'est moi, et moi seul, qui vous ai cuisiné le plat. Et franchement, je doute qu'un algorithme sache doser le sel et le sarcasme avec autant d'amour.

Pourton.info

50,136 görüntüleme • 4 ay önce

Cette année, pour la première fois de ma vie, je suis allée au festival de Cannes, à la cérémonie d'ouverture. C'était pour des raisons professionnelles : j'avais participé à l'écriture du discours, mais là n'est pas la question. Si je vous raconte ma vie, c'est qu'il m'est arrivé, là-bas, quelque chose qui a tout à voir avec vous. Petite mise en situation psychologique avant d'en arriver au vif du sujet : il faut imaginer que quand on est journaliste, éditorialiste, spécialisée dans les sujets de société et la politique, on n'est un peu personne à Cannes. Un « nobody », comme on disait avant. Un « PNJ » comme on dit, paraît-il aujourd'hui - c'est-à-dire un personnage non joueur. C'est bien normal, Cannes c'est le festival du cinéma, des stars et du glamour : chacun sa place. Voilà pour le contexte psychologique. Ce que je voulais vous raconter m'est arrivé, au bas d'un hôtel d'où l'on partait avec la merveilleuse équipe qui avait travaillé au discours, pour se rendre au palais des festivals. Alors qu'on était en train de décoller, un jeune homme, employé de l'hôtel, aux couleurs de l'hôtel, s'est approché de moi et il m'a dit : « Bravo et merci pour votre chronique sur Anne de Gaulle ». Je n'invente pas. J'ai des témoins. Et ils ont vu à quel point j'en ai été scotchée au bitume. La semaine juste avant Cannes j'avais fait, ici même, à l'occasion du 8 mai, une chronique sur l'inspiration que le général de Gaulle avait puisée dans son amour pour Anne, sa fille trisomique - une chronique qui me tient à cœur. Et là, donc, en plein milieu d'un milieu dont je ne suis pas, « PNJ sur la croisette » dans ses petits souliers aux talons très hauts....cet auditeur m'a offert mon Cannes à moi. Mon tapis rouge. Le seul applaudissement qui m'importe, à la fin. Pas le jugement de mes pairs. Ça, je l'ai appris avec le temps : en journalisme, la recherche de l'assentiment des autres journalistes est un petit enfermement, et même une perte de liberté. Non. Dans mon métier, chers auditeurs, le seul aiguillon qui vaille, c'est vous. Et je voulais me servir de cet encouragement-là, l'encouragement de ce jeune homme cannois dont je ne sais rien, pour vous remercier. Vous et ceux des lecteurs de L'Express, qui m'envoient des témoignages, ou des mots d'encouragement, par mail, par courrier, par messages sur les réseaux sociaux, et m'offrent un contrechamp précieux au micro et à la page de magazine. Comme Jérôme, par exemple, agriculteur qui se dit « paysan saturnien », qui nous écoute sur son tracteur ou durant la traite des vaches. Je le sais, il me l'a écrit. Je ne peux bien sûr pas citer chaque mot et chaque auditeur fidèle. Mais en cette veille de grille d'été, je voulais vous dire merci. C'est tout. Merci.

Anne Rosencher

39,155 görüntüleme • 1 ay önce

Aujourd’hui le 11 mai, ça fait exactement 3 ans que mon ami Bernard Lachance est décédé; du sida selon les médias, ou d'une septicémie bactérienne en lien à une infection au VIH selon le rapport du coroner. J'ai connu Bernard lorsque je l’avais interviewé en juin 2020, alors qu'il faisait sa sortie publique pour dénoncer le fait que le VIH était la cause du sida. À cette époque, il avait déjà cessé sa trithérapie depuis 3 ans. Dès notre rencontre, Bernard et moi avons immédiatement connecté comme si on se connaissait depuis toujours, et on s'est parlé pratiquement tous les jours jusqu'à sa mort le 11 mai 2021. Qu'on soit d’accord ou non avec ses idées, Bernard était animé par une détermination sans faille à lancer l'alerte à ce sujet, même au prix de sa vie. Il le faisait par mission et par conviction et non pour de la visibilité ou une quelconque raison financière. Bernard gagnait très, très bien sa vie et comme il disait souvent, il n'avait aucun intérêt personnel à être perçu médiatiquement comme "le fif complotiste qui a le sida!" Il avait laissé tomber le milieu artistique 10 ans auparavant et n'avait plus aucune intention d'y retourner. À travers ce modeste montage vidéo, j'ai simplement souhaité rendre hommage à ses recherches, son travail, son courage, son talent et son humour ! Il est important de rappeler que Bernard était un homme articulé, brillant, charismatique, tête dure, déterminé et qui n’était pas du genre à se laisser influencer par qui que ce soit. À son décès, les médias ont prétendu qu’il était une victime manipulée par des charlatans qui l’auraient convaincu d’arrêter sa trithérapie. Ou même qu'il avait choisi d'abandonner ses traitements pour tenter de guérir du VIH avec des produits naturel!🤦🏻‍♀️ Il n'y a rien de plus faux! Bernard avait mené ses propres recherches pendant des années avant de faire sa sortie publique au début de la pandémie en avril 2020, et personne ne l'avait influencé dans ses choix. Il n’essayait certainement pas de "guérir" du VIH, puisque pour lui, il n'était PAS séropositif! Que vous soyez d'accord ou non n'a aucune importance! Bernard aimait simplement consommer des produits naturels pour maintenir sa santé au quotidien, tout comme n'importe qui le ferait. Comme moi d'ailleurs! Mais contrairement à ce que les médias ont dit, je n'ai jamais vendu de produits naturels à Bernard ou à qui que ce soit; c'est une amie commune, représente d'une compagnie réputée, qui nous les vendait. Radio-Canada avait les preuves des conversations entre la représentante des produits et Bernard qui lui passait des commandes. Mais ils ont préféré écrire que c'était moi qui lui vendais les produits, tentant ainsi de me discréditer en insinuant que j'exploitais la vulnérabilité de Bernard. Quelle belle histoire! Le plus ironique, c'est que je n'aurais aucune honte à vendre des produits naturels si c'était le cas! Ce n'est pas encore illégal à ce que je sache? Du moins... pas encore... Non seulement le 11 mai marque le triste anniversaire de sa mort, mais ça a été pour moi le point de départ d’un périple tumultueux où j'ai été confrontée à des attaques diffamatoires publiques, à la perte de contrats et même à une certaine forme de mort sociale. Encore aujourd'hui, je reçois des attaques violentes et des messages haineux régurgitant les mensonges des médias. J'ai cherché un journaliste mainstream prêt à me donner la parole pour rétablir la vérité et présenter les preuves que les accusations de Radio-Canada étaient fausses, mais je me suis heurtée à un mur. Mon intention n'était pas de débattre de théories du complot ni de prouver si Bernard avait raison ou tort; je voulais simplement clarifier les faits. Donc jusqu'à aujourd'hui, trois ans plus tard, on m'accuse encore d'être responsable de sa mort. Je vais sûrement recevoir beaucoup de haine sous cette publication, d'ailleurs! Ces gens ne semblent pas assez intelligents pour déduire que si j'avais le moindre lien avec sa mort, j'aurais été interrogée par la police ou confrontée à des procédures judiciaires. Ne vous inquiétez pas que s'ils avaient eu une façon de m'accuser de quoi que ce soit, ils n’auraient pas manqué de le faire! D'ailleurs, le rapport d’investigation du coroner sur sa mort souligne ceci : « Même si certains peuvent déplorer que M. Lachance se soit éloigné de la médecine traditionnelle et être convaincus que celle-ci aurait pu prolonger sa vie, il demeure que ce choix lui appartenait. Personne, parents ou proches, n’a jamais remis en doute les capacités intellectuelles de M. Lachance au point de recourir à des moyens légaux pour contraindre celui-ci à se faire soigner avec les moyens de la médecine. Ce choix a été exercé en pleine connaissance de cause par M. Lachance et il ne m’appartient pas comme coroner de porter un jugement sur sa décision.» La décision de Bernard de ne pas reprendre ses traitements ou de ne pas chercher d'aide médicale relevait de son propre choix, et à ce jour, je ne comprends pas pourquoi mes détracteurs tentent de m'attribuer une quelconque responsabilité quant à sa santé. Un médecin était venu chez lui pour l'alerter sur les conséquences potentiellement fatales de son refus de traitement, mais Bernard a fait le choix de ne pas suivre ces recommandations. Il est évident que je n'avais aucune influence sur sa décision. Si un ami ou un membre de votre famille refuse un traitement médical en toute connaissance de cause, allez-vous respecter sa volonté? Cette épreuve a été un véritable cadeau évolutif puisqu’elle m'a rendue plus forte et résiliente aujourd'hui. Et je suis la preuve que... tout passe! La plupart des gens oublient, à l'exception de quelques trolls payés pour répandre la haine ou quelques endoctrinés. Mais même lorsqu'on pense avoir touché le fond, parfois au point de préférer la mort plutôt que de confronter nos propres luttes – que ce soit la honte, la culpabilité, le rejet, l'abandon, l'humiliation, la peur, ou toute autre adversité –, il faut garder à l'esprit que ces défis nous offrent des opportunités de nous réaligner. Ils nous permettent de nous reconnecter avec notre véritable essence et de rebondir plus haut. Bernard Lachance n’était pas parfait. Aucun de nos héros ne l'est. Mais ses intentions étaient pures, animées par le désir de réveiller les consciences face à la fraude qui se déroule sous nos yeux et qui se révèle de plus en plus en 2024. Honte à tous ceux qui lui ont craché dessus après sa dénonciation publique pour ensuite le présenter comme une pauvre victime innocente après sa disparition, et qui se sont mis à intimider ses amis. Ces mêmes personnes qui ont été là pour le soutenir dans sa descente aux enfers jusqu’à sa mort. Bernard n’était certainement pas une victime. Il est un héros. Et un jour il sera reconnu comme tel dans les livres d’histoire. À peine quelques heures avant l'éclatement de la campagne de diffamation de Radio-Canada, le 2 juin 2021, la page Facebook de Bernard avait été supprimée. Ensuite, ils ont fermé son site SIDACENSURE, son Twitter et sa chaîne Youtube pour ne laisser aucune trace de ses vidéos et ses recherches. Merci à ceux qui garde sa mémoire vivante! Ce montage dure 11:11 ... et je n'ai pas fait exprès...

Amélie Paul

533,258 görüntüleme • 2 yıl önce

Elle est arrivée dans nos salons la nuit tombée d'un jour de printemps. Blond Marilyn ; corps spectaculaire. Jeune femme exhibée et timide. C'était le 26 avril 2001, et la France s'apprêtait à ne plus parler que de ça : le Loft, et sa star, Loana. Il y avait les accros au programme, les moqueurs, les scandalisés, les hypocrites, les vrais inquiets. Peu d'indifférents. Et tous les soirs, l'œil aux couleurs flashy qui servait de logo à l’émission s'ouvrait sur les frasques et sur le vide de la vie sous voyeurisme. Crevant l’écran, Loana, jeune Cannoise, danseuse en boîte de nuit, ne se doutait pas de l'ampleur que prenait sa notoriété, ni du vertige qui l'attendrait à sa sortie après 70 jours filmés 24 heures sur 24. D'abord : l’explosion de célébrité. Les couvertures des magazines, la production d'un disque, la parution d’un livre à succès, et même : une marque de vêtements à son effigie... Loana, petite fiancée bimbo de la France. Bientôt petite héroïne tragique de la modernité. Car après quelques mois, étirés en quelques années, est survenu, comme un accident grave qui prend son temps : le retour à l'anonymat. Et à mesure que nos millions d'yeux se détournaient d’elle, Loana s'empêtrait dans les ennuis, les drogues, les mauvaises rencontres, les troubles alimentaires et les tentatives de suicide. J'ai toujours eu le sentiment qu'elle était le portrait de Dorian Gray de la société du spectacle. Dans le roman d'Oscar Wilde, Dorian reste éternellement jeune et beau, tandis que son portrait, caché dans le grenier, s'enlaidit de ses actes et de ses vices. Même principe, ici. Pendant que le showbiz et la télé-réalité enchaînaient les émissions à succès et les nouvelles égéries, Loana, elle, dégorgeait toute la noirceur de la société du spectacle. Addiction, précarité, corps qui s’abîme et humiliation publique. Les candidats de ces jeux étaient repérés, « castés » en partie pour leur faille narcissique. Leur besoin d'attention ou d'amour. C'est ce qui à l’écran créait la gêne, l'empathie, la curiosité, bref, la télégénie. Mais les failles narcissiques ne sont jamais comblées par les quarts d'heure de célébrité : elles sont aggravées, même, par le sentiment d’abandon qui leur succède. En 2015, un assistant de production témoignait ainsi dans une enquête pour Marianne que certaines sociétés allaient jusqu’à fournir des petits Nokia jetables à leurs salariés, afin qu’ils ne soient plus assaillis, une fois l’émission terminée, par ces candidats papillons cherchant à tout prix un rab de lumière. Bien sûr, le mal-être de Loana n'est pas né avec la télé-réalité. Elle avait ses démons, elle le disait, d’ailleurs. J’ai eu plusieurs conversations avec elle. Un projet d’article, qui n’a jamais abouti. Elle disait aussi : « la télé m'a exploitée comme j'ai exploité la télé ». C’est vrai. Mais ce n'était pas à armes égales.

Anne Rosencher

38,469 görüntüleme • 4 ay önce

🏆Les Super-Athlètes MK(ultra)⤵️ Fiction ou Réalité ? ‼️ Ressortons les archives... #NoyauDur L'industrie du divertissement comporte également le sport de haut niveau et les méthodes de contrôle mental sont également appliquées pour former des super-athlètes... Le champion est tout comme un soldat d'élite dont la force physique et psychique se doivent d'être optimum dans un monde où "The show must go on" (le spectacle doit continuer), où les performances doivent être toujours plus spectaculaires. Le sport de haut niveau est un véritable show-business et les résultats doivent exceller d'années en années pour satisfaire le public et les sponsors. Dans ce contexte, on comprend aisément que le MK serve également dans le domaine sportif. Dans son autobiographie, Cathy O'Brien rapporte comment un individu avec une personnalité multiple peut avoir des facultés physiques extraordinaires, notamment au niveau du sommeil et de la faim. Le basculement d'une personnalité alter à une autre va en quelque sorte "remettre les pendules à l'heure", c'est à dire que l'horloge biologique sera différente d'un alter à l'autre et les sensations de faim et de fatigue vont donc varier selon l'alter qui est aux commandes du corps. C'est un phénomène qu'il est difficile de comprendre en raison des besoins biologiques fondamentaux du corps physiques, tout comme il est difficile de comprendre comment un alter peut être le seul à ressentir les effets d'un médicament. Les esclaves MK peuvent fonctionner avec très peu d'heures de sommeil ou une alimentation très limitée, cela a pour conséquence que leur esprit, leur cerveau, restent dans un état facilement contrôlable, facilement hypnotisable. Cathy O'Brien, qui a subi le protocole MK-Monarch depuis sa petite enfance, décrit également que lors de ses entraînements à la course à pied, son entraineur induisait en elle une transe pour qu'elle n'ait plus aucune perception du temps et de la distance. Les méthodes de contrôle mental faisaient qu'elle pouvait évacuer la douleur et la fatigue plus facilement, instantanément. Ce phénomène provoque une endurance exceptionnelle chez les sujets MK, que ce soit dans le domaine sportif ou militaire. Cathy O'Brien affirme que certains joueurs de baseball américains sont contrôlés par des codes-clés, et autres déclencheurs. Selon elle les membres de l'équipe des Dodgers étaient sous contrôle mental et conditionnés pour gagner ou perdre selon les paris et le bon vouloir de leurs 'propriétaires'. Brice Taylor affirme quand à elle que cette même équipe des Dodgers (coachée à l'époque par Tommy Lasorda) recevaient en récompense des esclaves sexuels (femmes autant qu'enfants) selon leurs résultats sportifs... Une chose peu connue du grand public est que la célèbre joueuse de tennis Serena Williams possède plusieurs alter dont un qui est nommé "Psycho-Serena", il s'agit de l'alter présent sur le terrain de tennis, c'est la super-athlète. Il semblerait en effet que la n°1 mondiale du tennis féminin ait développé un trouble dissociatif de l'identité. Dans le documentaire biographique "Venus and Serena" (2012), elle révèle et énumère face caméra ses différents alter : ➡️ « Oui, j'ai vraiment différentes personnalités et différentes attitudes. Il y a "Psycho-Serena", elle est toujours sur le court, elle s'entraîne, elle est dans le match, elle est incroyable, c'est une super-athlète. Il y a "Summer", elle m'aide beaucoup, par exemple lorsque j'ai une longue lettre à écrire ou pour d'autres choses encore, c'est "Summer" qui le fait. Et il y a cette autre fille, "Megan", c'est une excitée, vous ne pouvez la suivre. Il y a aussi "Taquanda", une dure, elle n'est pas Chrétienne (rires), elle vient du ghetto. Elle était à l'US Open en 2009 (ndlr: le reportage montre alors un extrait d'un match où l'on voit "Taquanda" insulter vulgairement et menacer violemment un garçon de balle). Lors de ce match en particulier, je n'étais pas là, mais j'ai eu les retours.» Cette dernière affirmation - "je n'étais pas là" - signifie qu'elle n'a pas le souvenir de cette scène d'énervement car ce n'était pas "elle" qui disputait ce match de l'US-Open, ce qui laisse penser qu'il y a véritablement des murs amnésiques entre ses différents alter. Serena affirme clairement dans ce documentaire biographique qu'elle possède plusieurs personnalités indépendantes les unes des autres, elle aurait donc un trouble dissociatif de l'identité, chose commune aux esclaves MK. Lors d'un match à Wimbledon en juillet 2014, Serena, considérée par beaucoup comme la meilleure joueuses de tennis de tous les temps, est apparue sur le court complètement désorientée, ne sachant littéralement plus jouer au tennis ni même attraper une balle, une scène totalement invraisemblable. Les journaux ont alors titré : "l'incroyable malaise", "désorientée et incapable de tenir une balle", "elle frise le ridicule"... La fédération américaine de tennis a prétendu que la joueuse "souffrait d'un virus" sans donner plus de détails... mais alors pourquoi est-elle venue sur le court pour se ridiculiser de la sorte ? Ou bien était-ce plutôt l'alter Psycho-Serena qui n'était pas au rendez-vous ce jour-là ? Une humiliation publique pour la numéro 1 du tennis mondial... Saviez-vous que Tiger Woods, le meilleur joueur de golf de tous les temps a des amnésies lors des compétitions et est incapable de se rappeler de ses meilleurs coups ? ➡️ Eldrick 'Tiger' Woods est le fils de Earl Woods, ancien colonel et béret vert des Forces Spéciales au Vietnam. Eldrick a été surnommé "Tiger" en mémoire d'un soldat vietnamien ayant combattu aux côtés de son père. Le "Tigre" a commencé à jouer au golf dès l'âge de 2 ans. Il a notamment fait une apparition en 1978 dans l'émission "The Mike Douglas Show" dans laquelle on voir ce petit bonhomme haut comme trois pommes faire la démonstration de son swing déjà très propre. Tiger Woods a été dès son plus jeune âge un "enfant- star" adulé par les médias et destiné à devenir le meilleur, de la même manière que le chanteur Michael Jackson. Un ex-golfeur et commentateur pour la PGA (Professional Golfers' Association of America) a publiquement déclaré que Woods avait été programmé par son père. En effet, son incroyable talent de golfeur défie la logique, les normes et les statistiques. Mais est-ce uniquement dû à l'hypnose employée sur lui ? Le père de Tiger a participé à des opérations de contrôle psychologique et de la mémoire sur des soldats lorsqu'il était dans l'armée, notamment au Vietnam. Earl Woods aurait donc décidé d'employer ces mêmes techniques sur son fils et il chargea un psychiatre militaire, Jay Bunza, de reprogrammer Tiger comme un ordinateur. Bunza a en effet travaillé sur un étrange projet consistant à hypnotiser Tiger avant ses parties de golf. Dans des interviews, Tiger a déclaré qu'il oubliait totalement des sections entières de certaines compétitions. Dans le documentaire "Tiger's Prowl: His life", il révèle : « J'ai ces moments de trous noirs, je ne me souviens pas. Je sais que j'étais là, mais je ne me rappelle pas comment j'ai joué (...) C'est comme une transe, je laisse alors jouer mon subconscient et je ne sais pas quel en sera le résultat. Il y a beaucoup de tirs où je ne me souviens de rien. Je me souviens juste m'être préparé, avoir sorti le club du sac, etc, mais une fois la balle tirée, je ne me souviens plus l'avoir vu partir... C'est une chose très étrange.» Les techniques de Jay Bunza ont produit des résultats extraordinaires, mais comment est-il possible que Tiger ne se souvienne pas de ses plus merveilleux coups ? En 2008, l'ex-athlète "multifonctions" Herschel Walker a révélé qu'il avait un trouble dissociatif de l'identité. Il explique cela en détails dans son livre intitulé "Breaking Free: My Life with Dissociative Identity Disorder" (Se libérer : ma vie avec un trouble dissociatif de l'identité). La même année, la chaîne américaine ABC News lui a consacré un reportage. ➡️ On y apprend que Walker est une véritable légende du sport : il a notamment joué dans l'équipe de football des Bulldogs de Georgie dans les années 80, il a décroché plusieurs records du monde en athlétisme et il a remporté le célèbre trophée Heisman en 1982. Mais Walker affirme aujourd'hui que ce n'est pas lui qui a remporté à l'époque ce fameux trophée. Ce champion qui a joué quinze saisons de football américain, qui a même été danseur dans le Fort Worth Ballet, un homme d'affaire, un homme public, un mari, il n'est aucune de toutes ces personnes dit-il... Il déclare : "Ce sont des personnalités qui peuvent faire des choses différentes pour vous. En compétition, je suis une personne totalement différente." Herschel Walker dit que son alter nommé "Guerrier" assumait les matchs de football en encaissant toute la douleur qui pouvait survenir lors des violents contacts physiques. L'alter "Héros" est la figure publique et médiatique, tandis que l'alter "Sentinelle" avait pour rôle de préserver ses amis et sa famille. En 1983, l'athlète s'est marié avec Cindy Grossman, aujourd'hui le couple est séparé et Cindy témoigne : « Au début, c'était juste un comportement très étrange (...) il avait la capacité de dissimuler cela parce que je pense que tous les alter à l'intérieur étaient focalisés sur le football.» Lorsque sa carrière et les compétitions se sont terminées, Cindy raconte que le système intérieur subconscient de son mari a commencé à se détraquer : « J'ai commencé à découvrir les alter (...) J'ai constaté les changements dans sa voix, il prenait parfois une voix rauque et disait des choses étranges, comme si il ne savait pas qui j'étais. Il m'appelait alors "Miss Lady". C'est quelque chose de difficile à expliquer, même son visage changeait. La première chose à laquelle j'ai pensé, c'était qu'il avait le diable en lui." Sa femme s'est alors tournée vers l'Église pour trouver de l'aide... "Je ne demandais pas forcément un exorcisme, j'essayais simplement d'avoir des réponses (...) Je pense qu'il a beaucoup d'alter, mais je ne sais pas combien, je ne peux pas le savoir, mais j'en ai rencontré un certain nombre.» Lorsque sa carrière sportive s'est terminée, Walker raconte comment ses personnalités alter ont commencé à prendre le contrôle d'une manière anarchique. C'est à partir de là qu'il a commencé à développer une fascination morbide pour les armes et la mort. Il écrit dans son livre : « La jouissance viscérale que j'éprouve à voir l'impact puis la pulvérisation du cerveau avec le sang est comme un feu d'artifice.» Il a plusieurs fois été sur le point de commettre un meurtre par arme à feu, notamment contre sa femme : « Il a mis le pistolet sur ma tempe en disant "Je vais te faire sauter la cervelle". J'ai dû alors avoir la force de Dieu en moi car je lui ai répondu dans les yeux : Vas-y appui sur la gâchette, moi je sais où je vais, mais toi, sais-tu où tu vas aller ? Il y avait en face de moi quelqu'un de fondamentalement mauvais.» Walker n'a jamais nié avoir ainsi menacé sa femme, mais il dit qu'il ne s'en souvient pas. Durant une séance de thérapie avec sa femme, le Dr. Jerry Mungadze, son thérapeute, a déclaré avoir vu émerger une personnalité alter totalement enragée qui voulait littéralement tuer tout le monde dans la pièce. Le Dr. Mungadze rapporte : « Ses yeux ont changé. Les yeux qui ont émergé n'en avaient strictement rien à faire de moi, et lorsqu'il disait qu'il allait me tuer, je le croyais volontiers... Il ne s'agissait pas de Herschel, c'était un alter enragé.» Finalement ce jour là, "Walker" détourna sa colère en faisant un trou dans la porte du cabinet par un coup de poing, c'est alors qu'un autre alter a émergé, cette fois il s'agissait d'un jeune garçon : « Il avait une douleur terrible parce qu'il venait de se casser la main.» Herschel ne se rappelle pas non plus de cette scène de violence, mais il dit clairement qu'il faut assumer toutes ces choses et que sa maladie n'est pas une excuse à la violence. Après 8 années de thérapie, sans aucune prise de médicaments, il a désormais beaucoup plus de contrôle sur ses personnalités alter. Extrait du Livre MK - page 611🧩 ✔︎ Vidéo n°1 : Cathy O'Brien sur le contrôle mental dans l'industrie du sport de haut niveau ✔︎ Vidéo n°2 : Novak Djokovic - « petites voix dans la tête et changement psycho-physiologique radical » ✔︎ Vidéo n°3 : le BUG de Serena Williams (images rares à l'époque censurées) ✔︎ Vidéo n°4 : « Incredible Kid ! » (archives montrant le petit Eldrick Woods sous influence...)

Alexandre Lebreton

43,064 görüntüleme • 1 yıl önce

Le 5 novembre dernier, un ministre de la République se présentait, devant 5 millions de français comme ayant été victime, enfant, de graves faits de cyberharcèlement. C'était une première, qui avait été beaucoup commentée. Sur 7 à 8, pendant près de quinze minutes, en une émission de prime time où tout était soigneusement écrit et préparé, un homme exposait la souffrance qu'il avait subi alors qu'il était, enfant scolarisé. Le récit, alambiqué, et la démarche, impudique et victimaire, interrogeaient de la part d'un homme qui avait toujours fréquenté les plus hautes sphères, et avait été singulièrement protégé. L'homme, qui peinait à retenir des sourires en coin à chaque fois où des faits précis étaient invoqués, invoquait cependant des buts charitables, et la volonté d'aider les plus fragiles de la société. Il invoquait une rivalité amoureuse au sujet d'une femme pour expliquer le conflit qui aurait tout originé, tout en disant qu'il avait été victime d'homophobie. Il prétendait, à 34 ans, se sentir encore persécuté par celui qui avait tout cela organisé. Ce que l'homme n'avait pas prévu, c'était qu'à peine promu suite à cette opération de communication, un entretien fut exhumé en lequel il affirmait spontanément n'avoir jamais connu de difficultés au cours de sa scolarité, se montrant "au contraire" particulièrement préoccupé par ceux qui avaient eu à connaître, et effrayé par la "rupture" que constituaient les réseaux sociaux pour les nouvelles générations. Le même homme, donc, à quatre années de différence, disait deux choses opposées. Avait-il connu une amnésie traumatique, suite aux graves faits qui l'avaient touché ? Ou cette personne, qui, comme beaucoup d'enfants privilégiés, était connu pour avoir régulièrement des comportements problématiques, notamment envers ses camarades les plus fragiles, avait-il utilisé la souffrance réelle des enfants que d'antan il victimisait pour se valoriser, instrumentalisant cette question à peine nommé à un poste particulièrement exposé, afin de séduire les français avant de rapidement s'en débarrasser ? Il se trouve que cet harcèlement n'a jamais existé, et que tout cela était le fruit d'une opération de communication rondement menée, avec l'aide d'une ancienne trafiquante de drogue et proxénète, Mimi Marchand, qui s'est décidée de le propulser à l'Elysée. Quelques années auparavant, ce même homme utilisait cette même technique sur un autre "sujet de société". C'était au sujet de la lutte contre l'homophobie. Afin de parer aux effets catastrophiques de la révélation de sa relation avec le conseiller politique du Président, qui jetait une lumière cru sur les mensonges qui déjà son parcours parsemaient, notre homme n'avait pas hésité à instrumentaliser cette question qui, du fait de sa classe sociale notamment, ne l'avait jamais intéressé. Alors qu'il vivait librement et officiellement son rapport - au point de s'être pacsé - avec celui qui l'avait, à l'Assemblée puis au gouvernement, propulsé, il avait alors prétendu, indigné, avoir été "outé", lançant une immense offensive contre celui qui l'avait révélé. Aujourd'hui, il affirme sans scrupules avoir toujours spontanément revendiqué son orientation sexuelle de façon assumée. Cet homme, tout le monde sait qui il est. Au cours de cet entretien, sans jamais me nommer, il m'a explicitement visé. Bénéficiant pour la première fois d'une exposition devant des millions de français, alors qu'il venait d'être propulsé au sommet, il a décidé de vouer pas moins de dix des quinze minutes qui lui étaient offertes à se plaindre de façon puérile de la persécution qu'encore aujourd'hui, il prétendait subir, de mon fait. A 34 ans, cet homme tout puissant se disait persécuté, devant une journaliste qui acquiesçait sans vérification ni contradictoire à tout ce qu'il disait. De cela, de jolis sourires naissaient. Cet homme, qui n'a pas hésité, devant cinq millions de français, à mentir de façon éhontée en instrumentaliser les vulnérabilités des plus fragiles de la société, sait pourquoi il le fait. De la même façon qu'il sait pourquoi, à peine nommé, ses équipes auront reçu ordre de tenter de m'intimider. Cet homme est mêlé à l'une des affaires les plus sordides que cette République ait enfantée. Elle ne va pas tarder à exploser. Patience et pensées.

Juan Branco ✊

2,621,783 görüntüleme • 2 yıl önce

Ce 22 novembre commence la diffusion d'une émission sur le modèle de Top Chef consacrée aux jeunes dans les métiers formidables de l'industrie : "Made in France : ils inventent l’industrie de demain". Une sorte de Top Fab, pour montrer les étoiles qu'ont les jeunes qui choisissent cette vie. Si vous saviez comme nous l'avons désirée, cette émission ! Depuis 4 ans ! Elle est aboutie, réelle, belle, grâce à nos amis de l'OPCO 2i et de Groupe M6. Pour mieux comprendre les mots et les mobiles des jeunes de l'industrie, j'ai réuni 12 ingénieurs travaillant chez Lacroix Électronique à Angers et chez MGA à Lyon, deux magnifiques représentants du Coq bleu de l'industrie française, spécialisés dans l'automation. Plutôt que d'écrire une tribune sur les jeunes dans l'#industrie, voici tout simplement ce qu'ils ont dit. C'est formidable : Catherine, école d'ingénieur généraliste, innovation, alternante au pôle innovation de l'entreprise. "L'industrie, c'était évident en tant qu'ingénieur. Elle permet de faire des projets très différents. Notamment liés à l'environnement et l'écologie. Je voulais faire les projets par moi-même. Beaucoup veulent être consultants par peur de l'engagement. Cette peur on ne la vois pas que sur le travail, on la voit sur tout. Or j'aime le concret. J'ai fait des études d'ingénieur pour ça. Les sciences de l'ingénieur, j'ai adoré." Anne, ingénieur en physique des matériaux. Elle a démarré d'abord au CEA sur de l'électronique de puissance, puis a développé son expertise sur le transfert de technologies. "Ma vision : la reindustrialisation est primordiale, car on a vu avec le covid les problèmes que cela posait après, quand on a tout perdu. Il ne faut plus subir. Il y a un sujet de souveraineté. Dans l'industrie, j'aime le côté "travail sur un projet précis", pour l'électronique de puissance, pour implanter un site industriel en France." Geoffroy, ingénieur innovation après avoir fait une école à Clermont spécialisée en machines mécaniques et systèmes. "J'ai fait un stage en Allemagne et en Slovaquie, notamment chez Stellantis, spécialisé industrie 4.0. Je suis très fier de travailler dans l'industrie. L'entreprise est innovante, elle crée une super alchimie entre les différents collaborateurs. L'industrie c'est rechercher des challenge à la fois intellectuels et concrets. C'est un acteur essentiel de la société. On a besoin de l'industrie, elle est un pilier du changement. Et puis j'aime la valeur sportive dans l'industrie. Il y a une culture de l'optimisation et de la performance." Léonie, école d'ingénieur généraliste à Angers, 5 ans d'alternance. "L'industrie va nous donner la possibilité de proposer aux clients des solutions concrètes avec une vraie puissance de frappe. Mon entreprise produit des automates industriels et des enregistreurs de données et nous les industrialisons. Pourquoi avoir choisi l'industrie ? Pour la technologie, qui donne une solution à nos problèmes environnementaux." Abdel, master à Clermont-Ferrand, en alternance. "On est très bien encadrés dans l'industrie. Ils partagent leur expérience sans modération. L'industrie, c'est pas sale, on travaille avec tous les moyens de confort. C'est du quasi cocooning, 4.0, robotisé." Aline, chargée RH après 3 ans dans l'agro-alimentaire et dans une entreprise de menuiserie. "On m'a dit "l'industrie c'est bien pour le développement de soi". C'était vrai. C'est un domaine en permanente évolution. Avec une vision RH, il faut bien constater que les nouveaux sites sont bien meilleurs pour les corps." Isea, en dernière année d'école d'ingénieur à Lorient. "Je suis entrée dans l'industrie par hasard, via un stage. Ça m'a plu car il y a beaucoup d'innovation surtout la nouvelle usine. A la base l'industrie ne me donnait pas envie à cause du stéréotype de l'usine. En fait il y a plein de projets, et pas de routines. Quand il y a des problèmes, il faut trouver des solutions ! Le stéréotype de l'usine, il faut le casser. Et oui, le mot Fab est moins connoté !" Tout le monde acquiesce ! Leo, en alternance chez Lacroix, école d'ingénieur à Nantes, spécialisé en robotique. "L'industrie n'est pas assez médiatisée, on est écrasés par la vision de la force de frappe des étrangers et par notre perception faiblesse relative. L'indépendance nationale, c'est important pour moi. La transition énergétique également. La montée en valeur des collaborateurs grâce à la robotique est fondamentale. Elle permet de limiter les arrêts maladie et les retraites anticipées. Tout ça converge vers des valeurs importantes." Carla, ingénieure en systèmes embarqués et en objets connectés. "J'ai fait une école d'ingénieur à Valence, en électronique. J'ai choisi l'industrie car le domaine me permettait de mettre en pratique mes connaissances. Je voulais comprendre le fonctionnement des robots. J'avais vu des vidéos sur internet très intéressantes. L'industrie permet l'indépendance nationale. Elle offre pleins de projets collectifs pour trouver des solutions à des problèmes complexes". Tout le monde acquiesce sur le plaisir du collectif, car les problématiques sont très complexes. Noémie, RH. "Je me sens super épanouie dans ce secteur. Je n'étais pas destinée à travailler là. Je venais d'une école de management. J'ai démoli tous les clichés. Il y a énormément de métiers diversifiés. On échange beaucoup avec les collègues. C'est hyper dynamique, hyper performant. Je suis arrivé la par hasard. Je m'ennuyais, j'ai vu l'annonce. Je me suis dit "On va tenter". Je ne quitterai plus ce secteur. Ça demande un effort stimulant, il faut toujours essayer de comprendre." Christophe, Insa de Lyon en alternance, ingénieur développement de produit. "J'ai toujours eu un attrait pour la mécanique. Dans cette entreprise, j'ai été attiré par le côté familial. Entre jeunes, on a formé un collectif. J'ai eu très vite des responsabilités importantes. L'entreprise est dans la santé, ça a satisfait aussi ma quête de sens. La vitesse de déploiement de la stratégie est impressionnante. Depuis 4 ans le nombre de jeunes a été multiplié par 4. On est écoutés." Dorian, DUT génie électrique informatique, et licence en ingénierie des systèmes robotisés. "Mon rôle est de promouvoir et accompagner les clients dans la mise en place des produits liés au traitement de l'eau. J'ai été attiré par l'industrie car les évolutions technologiques ne cessent d'arriver. Je dois former les clients dans toute la France. Il y a toujours, toujours du nouveau travail. La France est vraiment un pays qui veut mettre en oeuvre de l'innovation. Nos clients sont contents d'avoir des produits fabriqués en France. Grâce à cette proximité, les stocks sont mieux gérés. Et puis il faut dire et redire que ce sont les nouvelles générations qui doivent inventer les nouveaux procédés écologiques, l'ecoconception, les solutions innovantes." Après ces témoignages, nous avons débattu. ➡️ Sur le sujet de la féminisation : "que faire pour les filles ? Dans l'industrie il y a beaucoup de bienveillance. L'industrie demande la diversité. Il y a de la place pour tout le monde. Ça nous donne envie encore plus d'y aller pour faire bouger les choses. Peu de filles ? Tant mieux ! On va les secouer. Il y a dans les mentalités des préjugés sur les métiers de garçons. Il faut aller voir les plus jeunes, y compris dans le primaire, dans les collèges. On est prêtes à témoigner." ➡️ Sur l'orientation à la sortie des écoles d'ingénieurs ? En école d'ingénieurs, il y a des jeunes qui ne veulent pas rentrer à vie dans un bureau d'étude. Il faut leur dire qu'il est possible de faire autre chose. Certains ont peur de s'hyper-spécialiser trop vite. Il faut leur dire qu'on peut changer de couloir de nage. Surtout dans une PME ! Plus encore que dans un grand groupe où on peut avoir peur d'être une case. Dans une PME, on touche à tout. Nos camarades d'école? La plupart sont dans l'industrie et sont contents sauf ceux qui sont perdus dans un grand groupe, ou dans le consulting avec du mal à comprendre ce qu'ils font. Certains ont eu du mal à trouver des stages. Beaucoup d'ingénieurs sont attirés par l'argent et vont faire une école de management. Pourtant, pour faire une grande carrière, c'est pas déconnant de partir du terrain." ➡️ Le côté territoire est-il important ? "Oui et non. J'ai beaucoup bougé et je n'ai pas d'attache spécifique" , "j'étais bien content de trouver pas loin de Lyon" ; "je n'avais pas forcément cette volonté de rester" ; "non, je n'étais pas pas contre partir au contraire !" ; "beaucoup de jeunes veulent bouger, y compris par des roadtrips" ; "l'industrie est internationale et donc offre des opportunités de voyage". ➡️ La mauvaise image de l'industrie ? "Avec notre expérience, on peut contrer tous les arguments des gens hostiles. On leur dit "Vous ne savez pas ce que c'est, l'industrie". En communication il faut jouer sur les clichés pour les déconstruire. Et il faut parler des nouvelles technos. L'IA, c'est vendeur. Il faut mettre des images de l'industrie d'aujourd'hui, elle est très belle. Il faut des contenus courts, des pastilles. Des vrai/faux. Des anecdotes choquantes à détruire en story vrai/faux. Des "le saviez-vous". Des images comparant l'Industrie d'hier/de demain. Si on se compare, les pubs de l'armée sont engageantes. Il est vrai que l'armée a un avantage : le prestige. Et le lien vers "on va servir la France" est immédiat. En industrie il faut faire plein de déductions pour arriver à la même conclusion. Mais c'est possible ! Montrer tout ce qu'on a perdu et qu'on va reprendre. L'industrie c'est l'art du quotidien. Le quotidien il faut le ramener en France. Et il faut revenir à la fierté. Quand on a fait du bon travail, on est fiers. Ça compte la fierté." Tout est dit. Soyez nombreux devant vos écrans ! "Made in France : ils inventent l’industrie de demain", parrainé par Bpifrance et Avec l'industrie : diffusion du premier épisode ce samedi 22/11 à 10h10 sur M6, également disponible en replay sur M6+ dès ce samedi ➡️ Diffusion du 22 novembre au 13 décembre, les samedis matin à 10h10. 4 épisodes de 26 minutes sont prévus, qui seront également disponibles en replay sur M6+.

Nicolas Dufourcq

11,924 görüntüleme • 8 ay önce