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Ana Sayfaya Dön

Nous devons assumer un rapport de force clair et net avec la Commission européenne. C’est pour cela que nous défendons depuis des années « l’exception agriculturelle », c’est-à-dire l’exclusion de l’agriculture de tout accord de libre-échange.

21,301 görüntüleme • 10 ay önce •via X (Twitter)

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Vous savez jusqu’où voyagent notre vin et notre cognac ? 20 000 km. Vous savez jusqu’où voyage notre porc ? Jusqu’à la Chine. Si on remet en cause les accords de libre-échange, c’est tout une part de l’agriculture française aussi qu’on prive de capacité exportatrice. Une grande partie des produits français, ils voyagent parfois très loin. C’est notre excellence qui s’exporte ainsi ! Les produits laitiers qui ont été négociés dans l’accord du CETA – c’est près de 100 millions d’euros de plus au bénéfice de l’agriculture française. L’accord avec le Japon, c’est 200 millions. On a besoin, dans les accords de libre-échange, de mieux encore défendre les intérêts agricoles. Longtemps, l’Europe a oublié les intérêts agricoles dans ces accords. C’est pour ça que nous nous opposons au Mercosur, et que nous nous sommes opposés à l’accord australien parce que nous considérions que dans les productions qui étaient concernées, il y avait quelque chose qui dysfonctionnait et qui était déloyal. On a besoin aussi de redonner de la compétitivité à nos producteurs ovins, c’est-à-dire à leur supprimer un certain nombre de normes, à les aider dans la modernisation de leurs outils. C’est comme ça qu’on y arrivera aussi. Dans la plupart des cas, les accords ont été bénéfiques, y compris à l’agriculture française. Ils le seront encore plus si l’on fait respecter les standards qui sont les nôtres.

Marc Fesneau

280,264 görüntüleme • 2 yıl önce