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Nous ne sommes pas en difficulté parce que nous manquerions d’un arsenal juridique, mais parce que les peines que la loi prévoit ne sont pas appliquées. La procureur d’Auch a préféré convoquer une quarantaine d’agriculteurs parce que certains ont publié des messages qui disconvenaient à des élus écologistes, plutôt...

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Il y a des images qui dérangent, non pas parce qu’elles sont violentes, mais parce qu’elles révèlent quelque chose de nous-mêmes. Voir un chanté Nwel organisé sur le parking de Carrefour Dillon de GBH un géant de la prédation économique, c’est exactement ça. Une scène douce en surface… mais amère en profondeur. Comment espérer que les choses changent si, à la moindre mélodie de Noël, nous déposons nos convictions au pied d’un sapin sponsorisé ? Comment parler de dignité, de combat contre la vie chère, de résistance à l’exploitation, si nous transformons un espace qui symbolise nos souffrances économiques en terrain de fête ? On dit souvent que « le peuple oublie vite ». Ce n’est pas vrai. Le peuple n’oublie pas : il est distrait. Distrait parce qu’on lui sert la fête comme anesthésie, le son comme diversion, la tradition comme couverture. Distrait parce qu’il confond joie et renoncement. Le chanté Nwel, c’est le cœur de notre culture. Mais un chanté Nwel dans les bras de ceux qui étranglent cette même culture à coups de monopoles, de prix imposés et d’indifférence profonde… c’est une contradiction douloureuse. C’est comme danser sur un champ de bataille pendant que l’ennemi nous regarde sourire. On ne peut pas vouloir la transformation tout en applaudissant ceux qui nous enferment dans la dépendance. On ne peut pas crier « Resistans ! » le lundi, et chanter chez les mêmes qui asphyxient notre économie le vendredi. La vérité, c’est que chaque fois que nous cédons à ce confort facile, nous envoyons un message clair : “Faites ce que vous voulez de nous. Tant que vous nous donnez un peu d’ambiance, on oubliera tout.” Et c’est ça, le vrai drame. Pas le chanté Nwel. Pas les musiciens. Pas la fête. Mais cette facilité à se laisser détourner du combat que nous savons nécessaire. La Martinique ne changera pas par les discours, mais par les actes. Et les actes commencent par une question simple : À qui donnons-nous notre présence, notre force, notre pouvoir collectif ? On ne brise pas ses chaînes en dansant dans la cour de celui qui les tient. La liberté ne se chante pas sur le parking de ceux qui nous étouffent. Regardez la fin de la vidéo … Source : Las Manti

🇲🇶𓂀𓋹 🆅🅸🅽🅲🅴 𓋹𓂀🇲🇶

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