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Pire que nos prisons, il existe les cachots des services. Ils pullulent : T2 au Camp Tshatshi, Renseignement de la Police, ANR, DEMIAP, CNS, CNC… Leur nombre réel échappe à tout recensement. Dans ces lieux, la torture est une routine. Notre ami le wewa, qui n’aurait pas survécu à...

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Ces cuistres qui sifflent Brigitte Bardot : la honte d'une génération sans talent, nourrie au biberon des subventions Ils étaient là, dans la salle, à siffler une légende. Ils étaient là, ces petits bobos du cinéma français, ces minables sans talent et sans avenir, à huer celle qui fut le visage de la France dans le monde entier. La scène est d'une tristesse infinie. Brigitte Bardot, l'icône absolue du 7e Art, l'égérie d'un cinéma qui faisait rêver la planète, a été conspuée par une horde de médiocres qui ne seront jamais rien. Qui sont-ils pour juger "BB" ? Qui sont ces éphémères, ces produits de la recentralisation culturelle, pour critiquer une femme qui a porté le cinéma français sur ses épaules ? Ils n'ont rien, ils ne savent rien, ils ne pèsent rien. Leur seul mérite est d'être nés au bon endroit, dans un pays qui a eu la faiblesse de créer ce qu'on appelle pompeusement l'exception culturelle française. Car parlons-en, de cette fameuse exception culturelle. Sous prétexte que la culture n'est pas "un bien comme les autres", on a mis en place un système d'assistanat monumental pour des artistes qui, sans cela, crèveraient de faim dans le caniveau où ils ramassent leurs idées. Le CNC prélève des taxes sur les billets des vrais films, ceux du public, pour redistribuer cet argent à des écervelés qui tournent des navets en que personne ne va voir . Ces abrutis vivent de l’assistanat. Ils sont le produit d'un système qui les nourrit, les loge, les blanchit, et leur accorde même des prix pour se donner bonne conscience. Ils bénéficient d'un "fonds de soutien" alimenté par les chaînes comme Canal+, obligées d'investir des millions dans leurs productions confidentielles . Si on les lâchait dans la jungle du vrai marché, sans la télévision qui est contrainte de les diffuser, sans les aides sélectives de l'État, ils disparaîtraient en une semaine. Brigitte Bardot, elle, n'a rien demandé à personne. Elle a conquis le monde à la force de son talent, de sa beauté et de son caractère. Elle n'avait pas besoin d'une "avance sur recettes" pour exister. Elle a travaillé avec les plus grands, de Godard à Vadim, et a rempli les salles sans l'aide d'un comité de bureaucrates . Elle est une œuvre d'art vivante, pas un dossier rempli au CNC. Le courage de l'insolence Et ces minus, hier soir, ont eu le culot de la siffler. Sans doute parce qu'elle dérange. Parce qu'elle dit ce qu'elle pense, parce qu'elle ne fait pas allégeance à la bien-pensance boboïste qui gangrène ce pays. Brigitte Bardot a toujours eu l'insolence des grands. Quand elle s'insurgeait contre la décadence des César, elle qualifiait la cérémonie de "requiem pour des cons qui massacrent le cinéma" . Elle avait raison. Ces cons, c'est eux. Ce sont ceux qui, ce soir, osent lever la tête pour insulter une Reine. Ils l'ont sifflée parce qu'ils savent au fond d'eux-mêmes qu'ils ne lui arrivent pas à la cheville. Ils savent que dans cinquante ans, on ne se souviendra pas d'eux. Personne ne collectionnera leurs photos, personne ne pleurera leur départ. Alors que Brigitte Bardot restera à jamais gravée dans la légende du cinéma mondial. Leur comportement est à l'image de leur œuvre : pitoyable, sans classe et sans avenir. La France culturelle est devenue un vaste hôpital psychiatrique où les malades insultent les médecins. Nous en sommes arrivés là, à voir une poignée de sous-produits de la recentralisation parisienne bafouer l'une de nos plus grandes stars. Alors oui, c'est dégoûtant. C'est intégralement, totalement dégoûtant. Mais une chose est sûre : quand ces assistés auront disparu dans les oubliettes de l'histoire, quand on aura oublié leurs petits films subventionnés et leurs noms sans éclat, Brigitte Bardot sera toujours là. Immense. Éternelle. Et eux ne seront jamais rien d'autre que les cons qui l'ont sifflée.

Alain Weber

290,430 Aufrufe • vor 3 Monaten

6. Nturo, un village martyr, évacué trois fois en 30 ans Le village de Nturo, peuplé au départ de 800 familles, illustre tragiquement le sort des Tutsis congolais. Trois fois depuis 1994, ces éleveurs ont dû abandonner leurs terres. Presque toutes leurs vaches ont été massacrées, et nombre d’entre eux ont été tués par les milices qui sévissent dans la région. Dès 1995, les génocidaires hutus et l’armée rwandaise défaite ont commencé à s’aventurer toujours plus loin à partir des camps de Goma, où ils étaient généreusement assistés par les organisations internationales, qui fermaient les yeux sur le fait qu’elles aidaient des assassins (y compris les femmes, souvent complices du génocide). Le bétail volé était abattu dans des abattoirs financés par l’aide internationale ! Dépouillés, menacés de mort simplement parce qu’ils étaient tutsis – et pour les génocidaires, il s’agissait d’achever le “travail” – ils ont dû se réfugier au Rwanda ou en Ouganda, où ils ont vécu dans des camps pendant des années. Le 5 octobre 2023, le village a été incendié par la milice hutue Nyatura, les FDLR et les FARDC. Les troupes burundaises, présentes dans le cadre d’un des multiples “accords de paix”, campaient sur une colline à quelques centaines de mètres. Elles sont restées l’arme au pied, en parfaite complicité avec les incendiaires. Les habitants, ayant eu le temps de fuir à Bwiza, en zone contrôlée par le M23, sont revenus deux mois plus tard, après la reprise de la zone par ce dernier. Ils ont trouvé leur village entièrement dévasté. Depuis, ils l’ont reconstruit, mais de manière plus concentrée : les habitations isolées – que l’on voit brûler sur les images – ont été jugées trop difficiles à défendre. Le travail accompli est impressionnant. Le bois neuf témoigne de la reconstruction récente. En journée, lors de ma visite, un seul groupe électrogène fonctionne. À quelques kilomètres de là, on voit la ligne électrique qui alimente la ferme de Kabila mais aucun village. Ces Tutsis congolais, enracinés dans le Masisi depuis toujours, ont été chassés trois fois de leurs terres en trente ans, la dernière fois il y a moins de deux ans. Ils ont été massacrés, leur bétail volé ou tué. Pourquoi feraient-ils confiance aux autorités de Kinshasa ou à la “communauté internationale” ? Le M23 est leur seul protecteur, le seul garant de leur survie. L’alternative ? Au pire, la mort. Au mieux, une vie indigne dans un camp de réfugiés dans un autre pays que le leur, sous l’assistance des ONG et des Nations Unies, le camp du bien et de la bien-pensance du monde occidental. Nturo est loin d'être un cas isolé, des centaines de villages ont vécu pire. Pour l'ONU, l'Union européenne, la Belgique ces gens n'ont sans doute pas le droit de vivre ... #Kivu2025 Légende : l'incendie du village, une partie reconstruite Plus d'images sur et

Alain Destexhe

19,635 Aufrufe • vor 1 Jahr

#RDC 🇨🇩 : À Goma, le M23 arrête plusieurs dizaines d'enfants lors d’une opération de « traque des enfants de la rue » Une vague d'indignation secoue la ville de Goma, où des combattants du M23 ont mené, ces dernières heures, une opération ciblée contre des enfants dits “de la rue”, procédant à de nombreuses arrestations dans plusieurs quartiers de la ville. Selon les images filmées au Bureau Urbain de la Police Nationale Congolaise (PNC), des enfants en situation de vulnérabilité, dont certains en situation de handicap, ont été interpellés sans ménagement. La scène suscite l'inquiétude des défenseurs des droits humains et des organisations locales. "Des enfants sans défense ont été arrêtés dans les rues. Même des handicapés n'ont pas été épargnés", rapporte un témoin de la scène. Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une opération brutale et exiger des garanties sur le sort de ces jeunes. "Plusieurs autres enfants sont déjà enrôlés dans différents groupes armés, que ce soit chez les Wazalendo ou au sein même du M23. Nous craignons pour leur sécurité," alerte Kamana Eric, défenseur des droits humains basé à Goma. "J’en appelle à la clémence des dirigeants du M23 pour épargner ces enfants et respecter leurs droits." Cette opération, non encadrée par une structure judiciaire ou sociale, renforce le climat de peur qui règne dans la ville de Goma, sous tension depuis l’avancée du M23 dans plusieurs zones du Nord-Kivu. Les ONG locales redoutent une instrumentalisation de ces enfants en cette période de conflit, notamment par le biais de recrutements forcés ou d’embrigadement. Vidéo ⤵️

Daniel Michombero /Batubenga

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#RDC 🇨🇩 : Aucune preuve n’atteste que les réfugiés Rwandais étaient pris en otage par des rebelles Rwandais (FDLR) Une enquête de terrain que j’ai réalisée depuis 2021 révèle la complexité de la situation des réfugiés rwandais au Nord-Kivu mais n’approuve pas l’idée selon laquelle les Réfugiés Rwandais étaient des otages. Pendant 4 ans, j’ai mené une enquête de terrain dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo, pour comprendre la réalité des réfugiés rwandais vivant dans l’est du pays. Ce travail est aujourd’hui présenté dans un mini-documentaire, fruit d’investigations menées entre la ville de Goma, le territoire de Nyiragongo, Masisi, Rutshuru et dans les anciens camps de déplacés. Des réfugiés sans papiers, privés d’opportunités À Goma, certains réfugiés rwandais vivent sans aucun document officiel, les privant d’accès à l’emploi, aux soins de santé et aux autres services essentiels. Si une partie de cette population a pu s’insérer dans la vie économique locale, atteignant parfois un certain niveau de confort, beaucoup d’autres vivent toujours dans une extrême précarité. Le Collectif des organisations de la jeunesse pour la solidarité en RDC (COJESKI) estime que plusieurs milliers de réfugiés rwandais vivent actuellement dans la province. Pour la plupart, l’idée d’un retour au Rwanda reste inenvisageable. Kulimushi Jackson, président de COJESKI au Nord-Kivu, revient sur cette situation dans notre première interview. Des récits poignants de refus de retour Jeudi 22 février 2022, j’ai décidé de passer une journée avec Francine Nzarora, une mère de quatre enfants. Depuis son domicile, son lieu de travail et de retour chez elle. Sans papiers, Nzarora survit tant bien que mal. Mais une chose est claire : elle refuse catégoriquement l’idée de retourner au Rwanda, son pays. Le 31 janvier 2022, lors d’une réunion de réfugiés à Goma, une autre femme a dénoncé avec fermeté les tentatives de rapatriement forcé orchestrées, selon elle, sans le consentement des réfugiés. Interview 2 : Réfugiée rwandaise (en kinyarwanda) Interview 3 : Réfugié rwandais « Au Rwanda, si vous vous éloignez de votre maison, des inconnus vous prennent de force, vous êtes jetés dans un véhicule et emmenés vers une destination inconnue. Voilà pourquoi nous craignons encore d’y retourner. » Un passé douloureux et un avenir incertain Dans l’ancien camp de déplacés de Rusayo, à l’ouest de Goma, j’ai rencontré une réfugiée présente en RDC depuis 1994. Son témoignage est glaçant. Elle affirme avoir vu plusieurs membres de sa famille assassinés après avoir tenté de retourner au Rwanda. Pour elle, la solution n’est pas le retour, mais la reconnaissance de son droit à vivre en RDC en toute sécurité. Interview 4 : Réfugiée rwandaise à Goma depuis 1994 « Tous ceux qui ont tenté de rentrer ont été tués. Mes frères ont été tués après leur retour au Rwanda. Mon beau-père a été tué. Ils organisent des cérémonies pour le retour, mais ceux qui rentrent ne reviennent jamais. Nous avons trop souffert. Que le gouvernement congolais nous accorde un endroit où vivre. » Une volonté d’intégration malgré les tensions Avant la chute de la ville de Goma, une initiative du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Peter Chirimwami, avait tenté d’apporter une solution. Le 24 juillet 2024, une grande cérémonie avait réuni au gouvernorat du Nord-Kivu, les leaders communautaires des réfugiés et les opérateurs économiques de la région, dans le but de favoriser l’intégration socio-économique des réfugiés. Ce jour-là, plusieurs chefs d’entreprises ont manifesté leur volonté de recruter parmi les réfugiés, témoignant d’un élan d’ouverture et d’inclusion. Parmi eux : Bernard Bahati, représentant des entreprises OKAPI Agro Business Interviews 5, 6 et 7 Le HCR souligne une intégration partielle 1/2 Documentaire réalisé par Daniel Daniel Michombero /Batubenga

Daniel Michombero /Batubenga

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